Disclaimer : Hormis mes OCs, les personnages et l'univers de TIGER&BUNNY appartiennent à Masakazu Katsura et aux studios Sunrise.
Bêta-Lectrice : Sayuri-Geisha que je remercie, une énième fois, pour tout le travail qu'elle fournit afin de rendre mon histoire plus agréable à lire.
Hello tout le monde ! Je suis heureuse de vous poster aujourd'hui le chapitre 38 de La triste Mascarade ! J'espère qu'il vous plaira ! A côté, j'espère aussi que vous vous portez bien, comme d'habitude. Pour ma part, je dois vous avouer que ce n'est pas la grande forme en ce moment... Du coup, toutes mes motivations sont parties, dont l'envie d'écrire. Encore une fois, je commence à prendre du retard, et je ne sais pas quand j'arriverai à me reprendre pour continuer la rédaction du chapitre que j'écris actuellement. Je n'aime pas parler de moi comme ça, mais je dois dire qu'à l'heure actuelle, ma petite déprime ne me permet pas d'avancer, et j'en suis sincèrement désolée car du coup, je ne tiens pas un bon rythme et ça vous retombe dessus. Sachez que j'ai quand même, et comme toujours, plusieurs chapitres d'avance, et du coup, j'espère sincèrement réussir à reprendre avant que tous ne soient postés... Je sais à quel point il est agaçant pour un lecteur de fanfiction de devoir attendre pour une durée indéterminée l'arrivée d'un nouveau chapitre, et sachez que je ferais de mon mieux pour que vous n'ayez pas à subir ça. Néanmoins, attendez vous peut-être à ce que je fasse une pause pour rattraper mon retard (ça sera dans le pire des cas, bien sur, et je préfère me dire que ma motivation reviendra avant ^^)
Voilà... Désolée pour la gêne occasionnée, et en attendant : Bonne lecture !
Chapitre XXXVIII : Entre mon cœur et ma raison
Bien calée dans le fauteuil de sa chambre, Karina feuilletait un magazine quelconque tout en profitant de la brise fraîche que sa fenêtre, à demie ouverte, laissait entrer. La plupart des articles portaient sur des conseils de beauté, ou sur des tests psychologiques sans grand intérêt, néanmoins, n'ayant rien d'autre à faire, elle jugea bon de terminer sa lecture. En effet, sa mère s'occupait de préparer le repas, tandis que son père lisait un de ses livres préférés. Même s'ils profitaient pleinement de leurs retrouvailles au cours de leurs journées, il ne fallait pas pour autant négliger ces instants de tranquillité. Du moins, c'est ce que la Rose pensait.
Alors qu'elle s'apprêtait à entamer la dernière partie de sa revue, un soupir s'échappa de ses lèvres lorsqu'en tournant la page, une grande image de Barnaby apparut sur la suivante.
- Décidément. Tu ne veux pas me lâcher, hein ?, dit-elle.
Inconsciemment, elle contempla plusieurs secondes l'illustration qu'ornait la page publicitaire, et adressa un sourire au Barnaby figé par la pellicule. Vêtu d'une chemise pourpre par dessus une veste noire, l'homme tenait dans sa main une rose écarlate. Par dessus son épaule, ses émeraudes fixaient n'importe quelle lectrice pour lui adresser une expression à la fois séductrice et romantique.
Qui serait l'heureuse élue ?
A qui offrirait-il la somptueuse fleur ?
Rêveuse, Karina glissa ses doigts sur le papier glacé de son magazine, puis retomba sur terre au moment où ses yeux se posèrent sur la phrase d'accroche de la publicité.
« Attrape-moi si tu peux. »
Une moue s'afficha alors sur son visage et elle referma, d'un geste vif, le livre quand elle remarqua la marque d'un parfum pour homme reconnu en guise de signature.
Rien à faire, elle ne supportait toujours pas l'image charmeuse d'homme parfait qu'il se donnait au détour de ces clichés marketing. Toutefois, elle ne pouvait s'empêcher de penser à lui.
Oui. A lui...
Que faisait-il en ce moment ? S'occupait-il des criminels, ou bien était-il chez lui à feuilleter un bouquin ? Peut-être s'ennuyait-il ?
Et si elle lui manquait... ?
« Ne sois pas stupide Karina !, pensa-t-elle. Il doit être soulagé de se retrouver à nouveau seul ! »
Blessée par sa propre déduction, ses paupières se fermèrent à moitié, et elle porta tristement une main à son cœur.
Et si depuis tout ce temps, elle n'avait été qu'un poids pour le Héros ?
Et puis, qu'adviendrait-il de leur relation à présent ?
Se reverraient-ils, au moins ?
Pourquoi Diable pensait-elle toujours à lui ?! Cela n'avait plus de sens !
- Pauvre petite fleur qui se fâne, prononça tout à coup une voix venue de nulle part.
La jeune femme sursauta à l'entente de l'élocution mystérieuse. Toutefois, elle préféra se persuader que son esprit lui jouait de mauvais tours lorsqu'elle ne vit rien aux alentours.
- Tu sais que « ton » Barnaby est en danger ?, reprit l'intonation. M'enfin, tu n'en as peut-être rien à faire.
- Qui est là ?!
Prise par la peur, l'ancienne Next quitta d'un bond son fauteuil pour balayer du regard sa chambre et ses parages. Le souffle du vent lui chatouilla le cou et l'invita à relever la tête afin d'observer la fenêtre, toujours ouverte.
Derrière les vitres se reflétait la silhouette d'un arbre qui s'était toujours tenu là, cependant, elle fut tétanisée par la peur quand ses yeux décelèrent une ombre étrange sur une des branches.
Quelque chose rodait, l'observait, lui parlait, et elle se trouvait à seulement quelques mètres d'elle. Il lui suffisait simplement de sauter et d'entrer par la fenêtre pour se retrouver face à Karina.
Et le cauchemar recommencerait.
Peut-être serait-il plus douloureux ? Plus violent ? Plus humiliant ?
A cet instant, l'image de son violeur resurgit, et ses mots inquiétants résonnèrent avec fourberie dans sa tête :
« T'en fais pas ma belle, on se reverra. »
Non.
Non, il fallait se défendre, cette fois !
Elle se répéta ces mots pour se donner du courage, hélas, l'ombre se montra plus rapide, et émit une lueur azure au moment où la jeune femme s'apprêta à hurler à l'aide. Sans qu'elle ne puisse riposter, Karina se sentit partir et peina à appeler ses parents.
Enfin, tout devint noir.
- Je vais t'ouvrir les yeux, ma chère Blue Rose, ricana Ascelin.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, Karina ne vit qu'un endroit plongé dans les ténèbres, semblable au Néant. Son cri de surprise résonna plusieurs fois aux alentours, et un sentiment à la fois inquiétant et familier s'empara d'elle : bien que vidé de toute trace de vie, elle avait l'impression de connaître ce lieu.
« Comment suis-je arrivée là ? », se demanda-t-elle.
Elle essaya de se remémorer les événements survenus auparavant, mais une atroce migraine la stoppa aussitôt et la poussa à porter une main sur son front. Il valait mieux ne pas insister.
Alors, peu rassurée, elle observa les environs dans l'espoir de détecter un quelconque indice sur sa venue. Malheureusement, seule l'obscurité s'étendait sur une distance infinie, empêchant la jeune femme d'apercevoir quoi que ce soit. Elle déduit donc que la meilleure des choses à faire, désormais, était d'avancer pour trouver une éventuelle sortie. Ce qu'elle fit.
L'écho de sa marche, d'abord hâtive, retentit aux alentours de manière lugubre. Et malgré toute la fougue qui l'habitait, celle-ci finit par s'estomper progressivement dès qu'elle comprit que l'endroit désert s'étendait à perte de vue sous ses pieds. Comme si elle faisait du surplace. Néanmoins, Karina refusa d'abandonner si vite, et entreprit de continuer son avancée sans se soucier de la fatigue qui commençait à alourdir ses jambes.
Et elle avança. Encore. Longtemps. Des minutes. Des heures. Jusqu'à ne plus avoir aucune notion du temps. Ses pieds lui procurèrent une atroce douleur dès qu'elle les posa à terre, et elle sentit ses mollets s'engourdirent au fil de sa progression. Et à côté, l'obscurité subsistait toujours, étalant continuellement son voile sombre à l'horizon, et balayant tous les espoirs de la Rose.
Face à l'angoisse qui grandissait, son cœur et sa respiration s'accélérèrent, et elle sentit ses jambes tituber sous son poids. Elle n'allait tout de même pas errer pour l'éternité dans ce lieu vide et sinistre ?! Non, elle devait tenir bon, respirer un bon coup, et se rassurer en s'adressant des phrases réconfortantes.
« Il y a forcément une sortie. »
« Un endroit pareil ne peut exister. »
« Je dois rêver. Tôt ou tard, je me réveillerai. »
C'est alors qu'un bruit sourd l'expulsa de ses pensées et l'invita à relever la tête. A sa grande surprise, une forme imposante se dessina à quelques mètres d'elle pour dévoiler, au bout de plusieurs secondes, un majestueux escalier en colimaçon.
- Cet escalier..., murmura-t-elle, les yeux écarquillés.
Au pied de celui-ci, elle crut déceler une nouvelle forme dans la pénombre. Intriguée par la curiosité, elle plissa les yeux dans l'espoir de mieux voir sa cible, et, après un instant à se concentrer dessus, elle distingua une silhouette humaine qui l'observait en silence.
Les ténèbres propres au lieu masquaient le visage de l'inconnu, ainsi que ses vêtements pour lui conférer l'allure d'un fantôme sorti de nulle part. Cependant, Karina n'en paraissait pas effrayée, au contraire ; ce drôle de personnage l'hypnotisait, l'attirait... Soudain, il enjamba rapidement les marches, l'abandonnant alors à son sort.
- Hey ! Attends !, s'exclama-t-elle.
Sans plus réfléchir, elle se hâta vers sa nouvelle destination. Au fil de ses pas, le coffre des souvenirs s'ouvrit petit à petit, avant de dévoiler totalement son contenu.
Oui, maintenant, Karina se souvenait, cela coulait de source, comment avait-elle pu oublier ? Si cet endroit lui semblait si familier, c'est parce qu'elle l'avait déjà vu dans ses rêves. Et tout se déroulait exactement comme dans ces songes si récurrents et effrayants : l'errance dans le Néant, l'apparition du grand escalier en colimaçon, puis de l'ombre étrange qui l'invitait, de manière involontaire ou non, à la suivre... et ce afin de la faire errer à jamais sur ces marches sans fin.
Voilà pourquoi elle n'osait pas les monter dans l'immédiat, préférant les observer plus en détails pour voir où elles menaient. Hélas, cela ne servit à rien tant elles s'élevaient vers l'infini.
Pourtant... quelque chose l'encourageait à reprendre son avancée, à l'instar d'une petite voix lui murmurant doucement à l'oreille des mots rassurants. De toute manière, aucun autre chemin ne s'ouvrait à elle. Par conséquent, elle devait prendre son courage à deux mains pour franchir, une bonne fois pour toute, la première marche.
D'abord hésitante, elle posa finalement le pied dessus, puis poussa un long soupir en ne remarquant que rien d'étrange ne se produisait. Elle franchit ensuite les autres marches d'un pas plus hâtif.
- Attends !, répéta Karina, lorsqu'elle revit la silhouette un peu plus haut.
Mais l'ombre préféra continuer son ascension, poussant l'ancienne héroïne à accélérer la cadence. Au bout de plusieurs minutes, ses jambes s'affaiblirent, sa respiration se saccada, et ses poumons lui procurèrent une atroce sensation de brûlure. Si bien qu'une toux violente s'échappa de ses lèvres au moment où elle voulut reprendre son souffle. Affaiblie, elle se laissa tomber à genoux, s'accrocha à la rampe, et écouta le rythme rapide de sa respiration se mêler aux battements de son cœur. Des gouttes de sueur perlèrent sur son front, et un sentiment de honte se joua d'elle en comprenant sa position dégradante.
Tandis que la silhouette avançait toujours, sans même se retourner, Karina se mordit les lèvres et s'appuya sur la rampe pour se relever : abandonner si vite ne lui ressemblait pas, il fallait tenir bon. Avec ces phrases en tête, elle reprit son chemin et essaya de faire abstraction des nombreuses douleurs qui assaillirent son corps. Chaque nouvelle marche franchie alourdissait un peu plus ses jambes, prêtes à la lâcher à tout instant. Néanmoins, le simple fait d'apercevoir au loin l'ombre continuer son avancée, lui permit d'oublier toutes ses souffrances.
Combien de temps dura l'incessante poursuite ? A vrai dire, la Rose s'en fichait tant la douleur se transformait, à présent, en quelque chose d'abstrait. Elle était attirée, tirée de force par une aura à la fois familière et mystérieuse, et plus ses pas l'élevaient vers la destination inconnu, plus elle sentait l'étrange silhouette se rapprochait d'elle.
Ne pas s'arrêter.
Tenir bon.
Continuer.
Encore et toujours.
Ne pas « la » laisser partir.
Non.
- Je veux te voir..., murmura Karina, sans savoir à qui elle s'adressait.
Un bruit semblable à du verre qui se brise résonna dans les environs, sans que la jeune femme ne le relève. Peu après, la dernière marche s'offrit à elle pour lui arracher une expression stupéfaite.
Alors, c'était terminé ? Elle avait enfin réussi ?!
Elle posa avec hésitation son pied dessus, puis sursauta en sentant un vent, venu de nulle part, chatouiller ses jambes et glisser dans ses cheveux.
Et les ténèbres se transformèrent en lumière. Une lumière si éblouissante qu'elle l'obligea à fermer les yeux pour ne pas se faire aveugler.
Quand la Rose les rouvrit, elle découvrit un nouvel environnement. Tout était prisonnier dans de la glace, sans qu'aucune fissure ne vienne souiller la pureté du lieu. Dans ce paradis blanc, Karina peina à distinguer les limites de la scène, camouflée par un rideau de saules pleureurs.
L'air était magique. Si frais, si léger, qu'un doux frisson s'empara d'elle lorsqu'il pénétra dans ses poumons. Hypnotisée, elle s'avança lentement pour déambuler au milieu d'une treille recouverte de fleurs blanches, et observa les environs figés dans le temps : bon nombre de rosiers dominaient les alentours, accompagnés de plusieurs arbres aux fruits immangeables.
Par curiosité, Karina cueillit sur un buisson une rose gelée dont la tige se cassa aisément. Mais les pétales superposés se désagrégèrent et lui glissèrent entre les doigts avant de disparaître entre les brins d'herbe ivoire à ses pieds. Interloquée, elle se retourna vers le rosier, et retint un cri de stupéfaction en remarquant qu'une fleur identique à la précédente était réapparue. Elle déglutit et se persuada qu'il ne valait mieux pas s'attarder sur ce détail et continua sa traversée pour se changer les idées. Peu après, son attention s'arrêta sur une fontaine reposant au centre du jardin. Elle comprit, en s'approchant de l'eau gelée, que le froid ne l'avait pas non plus épargné.
- Mais où suis-je ?!, s'inquiéta-t-elle.
- Allons... Tu ne le sais pas ?
La voix provoqua un sursaut chez Karina. D'instinct, elle se retourna pour en découvrir l'origine.
Jamais, elle n'oublierait cette vision.
D'abord surpris, ses yeux s'habituèrent petit à petit à la silhouette, qui se révéla être une femme. Seulement, pas n'importe quelle femme ; elle lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. De plus, elle la fixait, immobile, un sourire au coin des lèvres, les mains dans le dos. A l'image d'une statue grecque à la pierre polie et parfaite, elle ne bougeait pas et conservait son éternelle expression.
Déboussolée, Karina se figea sur place, et frissonna de peur en remarquant que son double s'avançait vers elle. Néanmoins, dès que leur regard se croisa, la Rose sentit ses craintes s'évaporer, et un soulagement envahit son cœur. En effet, les pupilles cuivrées de son clone brillaient d'un éclat de douceur et de bienveillance, et non de malveillance telle qu'elle le craignait. Une fois rassurée, elle voulut l'interroger sur son identité, la cause de sa venue, le pourquoi du comment, toutefois son double se montra plus rapide, et la coupa dans son élan :
- Ce jardin est endormi. Il attend un été qui ne viendra peut-être pas...
- P-Pardon... ?, bredouilla la Rose.
- Tu ne poursuivais pas quelqu'un à l'instant ?
L'interpellée se perdit dans les iris de sa jumelle, et celle-ci en fit de même. Dans l'incommensurable silence des enivrons, elles restèrent ainsi sans s'adresser un mot de plus. Jusqu'à ce que Karina se souvienne de l'ombre inaccessible, et qu'elle fasse le lien avec la question qu'on venait de lui adresser.
- Tu sais de qui il s'agit... ?!, demanda-t-elle.
- Je le sais parce que tu le sais.
- H-Hein... ? Que veux-tu dire ?
Les paupières du double se fermèrent doucement, et un soupir s'échappa de ses lèvres. Sans un mot, elle s'approcha de la fontaine tarie, et leva la tête vers Karina.
- Selon toi, sommes nous dans un rêve absurde, ou dans la réalité ?, énonça-t-elle d'une voix énigmatique.
- Je ne peux que rêver. C'est évident !
- D'accord. Alors supposons que tu rêves en ce moment même. Tout ce que tu vois, tout ce qui t'entoure, tout ce que tu ressens n'est qu'une succession de symbolismes cherchant à être expliqués...
L'alter ego s'arrêta un instant dans ses explications pour effleurer du bout des doigts l'eau gelée de la source. Son expression impénétrable fascinait Karina, tel le démon charmant sa proie par ses paroles captivantes.
- Sais-tu ce que représente la fontaine dans la psychanalyse des rêves... ?, questionna le clone, sans pour autant attendre la réponse de la jeune femme. C'est un symbole purement féminin.
- « Un symbole purement féminin » ?, répéta Karina.
- Oui. Elle incarne l'intimité charnelle, la fertilité... l'ultime exaltation.
Saisissant le double sens de ces définitions, Karina sentit le feu lui monter aux joues, et la gêne l'immobiliser. Ce qui amusa la réplique.
- Tes expériences t'ont conduite à refouler tes émotions... à me rejeter..., déduit cette dernière, en observant son reflet dans la glace.
- « Te » rejeter ? Mais tu es moi.
- Et vice versa.
La Rose comprenait de moins en moins les paroles de son interlocutrice. Si bien qu'elle se massa la tempe pour calmer le mal de crâne qui commençait à l'assaillir.
- Tu caches tes émotions en refusant de voir la réalité en face.
- Je dis ce que je ressens. J'ai toujours été honnête, c'est dans ma nature, souffla Karina qui perdait patience.
Un sourire empli de tristesse se dessina sur les lèvres de l'alter ego.
- Tu le sais que c'est faux. Ces sentiments que tu dissimules... Ces désirs que tu caches... Ne sont-ils pas le reflet de ta propre peur ? Pourquoi la fontaine est tarie ? Pourquoi ne me demandes-tu pas mon identité ?
A l'entente de ces mots et des interrogations, les disques de bronze de la Rose s'élargirent.
Effectivement. Pourquoi ne cherchait-elle pas à comprendre le pourquoi du comment ? Pourquoi ne posait-elle pas la question qui lui brûlait les lèvres ?
« Qui es-tu ? », se répétait-elle, sans oser libérer ces mots pourtant si simple à prononcer.
En vérité, sa conscience la poussait à se restreindre, à se taire et enfermer sa curiosité dans un coffre d'argent. De plus, un mauvais pressentiment gonflait en elle. Si elle osait demander l'identité de sa jumelle, alors quelque chose de terrible se produirait. C'est ce que son intuition lui murmurait à l'oreille, en tout cas.
- Je t'ai toujours poussé à rattraper cette personne que tu voyais au loin dans tes rêves, reprit la copie. Néanmoins, tu ne voulais pas admettre que tu avais besoin d'elle. Voilà pourquoi tu finissais toujours par errer sur ces marches sans fin.
- Tais-toi... !, s'emporta Karina.
- Voilà. Tu recommences. Tu t'enfermes dans une coquille et tu t'en sers comme bouclier. Tu masques la vérité de peur de souffrir. Et te voila enfermée dans tes idées, c'est comme si tu niais tes propres émotions. Mais au fond, tu ne les détestes pas.
Les mots tambourinèrent avec violence dans le crâne de l'ancienne Héroïne pour lui procurer une atroce migraine. Si bien qu'elle perdit son calme et hurla à sa copie de se taire, d'arrêter, de la laisser tranquille, avant de plaquer les mains sur sa tête. Sa voix tremblante ne faisait que confirmer les propos insondables de son autre « elle ». L'ambiance si particulière et angoissante laissait désormais présager qu'une révélation douloureuse ne tarderait pas à sonner, à l'image d'un clairon funèbre au cœur d'une parade meurtrière. Cependant, Karina ne se sentait pas prête à l'entendre.
C'est alors qu'une forme apparut aux côtés du clone avant de se tourner vers la Rose qui la fixa avec stupeur. Sans parvenir à déceler son visage, elle reconnut facilement l'ombre inaccessible. A cet instant, la peur la paralysa sur place.
- Tu n'as pas à avoir honte. Tu mérites un homme comme lui.
- Arrête... Je t'en supplie... Tais-toi... !, implora Karina.
- Il t'a aidé, protégé, soutenu... insista le double.
- Je ne veux pas savoir !
- Tu as besoin de lui. Oui. Tu as besoin de Barnaby Brooks Jr. !
Les paroles de trop. Celles qui permirent à la silhouette d'ôter son manteau noir pour se dévoiler entièrement aux deux jeunes femmes.
Lui, Barnaby Brooks Jr.
Son regard émeraude se posa sur elles, et un sourire en coin se dessina sur ses lèvres rosées pour leur offrir deux sentiments contradictoires. Alors que le clone le contemplait avec une certaine admiration, Karina, en état de choc, sentit les larmes couler en abondance sur ses joues froides et ses lèvres trembler sous le poids de l'effarement. Enfin, la honte s'empara d'elle, en même temps qu'une chaleur étrange se propagea dans sa poitrine.
- Tu insinues que cette ombre que je n'ai jamais cessé de pourchasser dans mes rêves... C'était Barnaby ?, gémit-elle, en plaquant les mains sur son visage. Ne me fais pas rire... Ne me fais pas rire ! Pourquoi aurai-je besoin de lui ?!
- Tu sais pourquoi.
- Non ! Je n'en sais rien ! Comment pourrais-je savoir ?!
- ... S'il-te-plaît... Arrête de me repousser, murmura l'alter ego. Certes, il est parfois préférable d'écouter sa conscience, mais il faut savoir aussi écouter son cœur...
Karina releva doucement la tête et fixa de son regard humide son double, qui lui adressa une expression déchirante.
- Mais... Qui es-tu à la fin ?..., bredouilla-t-elle.
La reproduction ferma les yeux avant de porter à nouveau ses mains dans son dos. Elle réfléchit minutieusement aux mots qu'elle emploierait, et, après plusieurs secondes de réflexions, elle se lança :
- … Je suis la voix de ton cœur. Celle que tu refuses d'écouter depuis un moment... Nous sommes séparées, et pourtant, nous nous connaissons mutuellement car nous nous complétons. Émotions, lucidité. C'est la vérité.
Plus les mots de son alter ego retentissaient, plus la douleur dans la poitrine de Karina, qui n'en revenait pas, s'agrandissait.
Cela ne pouvait être possible.
Bien qu'elle ait enfin atteint cette ombre, le songe se transformait à présent en un affreux cauchemar. Et maintenant qu'elle connaissait sa véritable nature, elle maudissait amèrement sa détermination qui l'avait poussé, jusque là, à chercher la vérité.
Quelle atroce révélation. Quelle pathétique désillusion !
A cet instant, seule la question « pourquoi ? » tourna en boucle dans son esprit. De plus, l'expression bienveillante du Barnaby irréel réussissait à la plonger dans l'embarras.
- Pourquoi... Pourquoi aurais-je besoin de lui..., répéta-t-elle, en enfonçant ses ongles dans la paume de sa main. Ses airs parfaits, son sourire hypocrite, sa manière d'agir... Il m'insupporte ! Pourquoi aurais-je besoin de lui ?!
D'une mine attristée qui frôla la déception, le reflet la regarda sans rien dire. Peu après, un silence s'imposa entre elles avant de se métamorphoser en un mur inaccessible. Cependant, le double n'y prêta aucune attention, préférant reprendre la parole pour ouvrir, une bonne fois pour toute, les yeux de la jeune femme bornée :
- Tu dis ça, mais je sais que tu ne te cherches que des excuses dans le but de refouler tes sentiments. Et puis... au final... Ne nous ressemble-t-il pas un peu ?
- P-Pardon ?, sursauta Karina.
- En travaillant en tant qu'Héroïne, Blue Rose nous a conditionné dans un rôle que nous n'apprécions pas forcément. On devait être quelqu'un d'autre, adopter une attitude aguicheuse, arborer un sourire hypocrite, prendre des airs qui ne nous ressemblaient pas.
Elle fit une courte pause et observa un moment le visage déconfit de l'ancienne Héroïne. A en juger son expression, elle venait de toucher le point sensible.
- Rejettes-tu tous tes regrets sur Barnaby ? Pourtant, au fond, tu sais qu'il a une personnalité plus sérieuse, plus protectrice et touchante.
- Arrête...
- Pourquoi ne veux-tu pas l'admettre ? Il nous a sauvé !
- ASSEZ !
Aussitôt, l'intonation provoqua une explosion chez le Barnaby irréel, qui se transforma en une cascade de sable. Une brise s'infiltra et emporta avec elle les milliers de petits grains. Il avait disparu.
Sans porter attention à ce qui venait de se produire, Karina se laissa tomber à genoux, plaqua ses mains sur ses oreilles, et secoua négativement la tête. Ses larmes s'écrasèrent sur le sol glacial, et ses sanglots ne tardèrent pas à se dénouer dans sa gorge pour résonner aux alentours. Une douleur profonde, invisible, l'étripait, et la dévorait de l'intérieur, si bien que, d'instinct, elle enroula ses bras autour de ses épaules, avant d'être prise par de violents soubresauts.
- J'ai assez souffert comme ça..., dit-elle. Toi aussi, non ? Si tu n'es qu'une image représentative de mon cœur, alors tu devrais savoir de quoi je parle ! Ne te souviens-tu pas de cette douleur qui t'a assaillie le jour où Kotetsu a décliné nos sentiments ? Pourquoi veux-tu à ce point me blesser ? C'est pour me punir de ma lâcheté ? Parce que je préfère écouté ma raison ?! Arrête... Je t'en supplie... Arrête...
Tandis que Karina continuait de pleurer d'un air misérable dans son coin, son clone observait son œuvre de haut. Il lui fallait apprendre maintenant. Et accepter.
Pourtant l'esprit de Karina n'en démordait pas et se débattait toujours avec force contre son cœur. Il lui répétait que tout cela n'était que mensonges, que l'arbre des sentiments ne fleurissait pas comme le laissait supposer cette voix, et qu'elle souffrirait si jamais elle avait le malheur de l'écouter. A ces indications, son cœur bondissait dans sa poitrine, et lui criait, dans un faible murmure recouvert par la puissance du cerveau, qu'il existait réellement un petit bourgeon qui naissait dans une partie de son âme. Et que ce bourgeon, si elle le désirait, pouvait grandir, croître, et lui procurer de merveilleuses sensations. Seulement pour cela, elle devait faire confiance à son instinct, et non à sa raison.
Les larmes de la Rose poursuivaient leur chemin sur ses joues désormais mouillées. Des soubresauts secouaient son corps à maintes reprises, et elle se sentait perdre totalement pieds.
Finalement, après une bataille acharnée, elle prit le parti de suivre le conseil de son cœur et se remémora ces instants avec Lui.
Lui qui avait tant fait pour elle.
Lui qui l'avait sauvée de ces abîmes de l'hôpital.
Lui qui lui avait tendu la main en l'emmenant loin des ces personnes en tenue blanche qui lui faisaient examen sur examen, loin de ses angoisses qui l'assaillaient dès qu'elle fermait les yeux, loin de tout.
Lui qui l'avait acceptée telle qu'elle est, et qui lui avait permis de prendre son temps, de se ressourcer.
Lui qui ne l'avait jamais forcée à affronter ses peurs, à redevenir celle d'avant.
Lui qui l'avait simplement soutenue et écoutée dans les moments les plus sombres.
Lui qui était toujours là pour elle.
A n'importe quelle heure de n'importe quel jour. Même quand son boulot l'éloignait d'elle, elle savait qu'elle pouvait compter sur son retour dès sa tâche terminée.
Et puis, petit à petit, ils avaient fini par se parler, à découvrir des choses sur l'autre qu'ils n'imaginaient pas lorsqu'ils n'étaient que de simples collègues. Sans se mentir, elle appréciait ces longues discussions avec lui, et depuis qu'elle se vivait à nouveau chez ses parents, cela lui manquait.
Il lui manquait à vrai dire.
Oui, Barnaby Brooks Jr. lui manquait.
Et terriblement !
Elle voulait le revoir, lui parler, passer des instants avec lui, se promener avec lui, contempler son visage. Elle voulait être près de lui. Elle ne demandait rien d'autre que de se tenir une dernière fois à ses côtés. Elle voulait...
Pourquoi ce genre de chose lui arrivait-il ? N'avait-elle pas assez souffert avec Kotetsu ? Pourquoi son coeur la poussait-il dans une énième relation qui ne lui provoquera que tristesse et désillusion ? Certes, elle avait appris à voir au-delà du masque de Barnaby, et elle savait maintenant qu'il n'était pas celui qu'elle croyait. Seulement pourquoi ressentait-elle autant de sentiments contradictoires dès qu'elle pensait à lui ? La joie se mêlait à la tristesse, l'espoir se mélangeait à la crainte, l'euphorie se noyait dans la douleur. Toutefois, ce qu'elle redoutait le plus était sans nul doute qu'il la repousse. Qu'il rejette son amour.
Son amour ?
Oui, elle était amoureuse.
Une nouvelle fois.
Et elle l'acceptait à présent.
Qu'importe ce qu'il se passerait, qu'importe ce qu'il lui dirait, elle devait le revoir ! Elle aviserait ensuite.
Karina releva la tête, les yeux rougis.
Les larmes ne coulaient plus.
Le bourgeon avait fleuri.
- Tu te souviens des mots qu'a prononcé cet homme ?, murmura soudainement son clone. « Il » est en danger.
A cette annonce, Karina releva la tête pour fixer son reflet, le visage ravagé par le tourment et l'incompréhension.
Que pouvait-elle faire ? Sans son pouvoir, sans sa force, sans sa détermination... elle n'était qu'une jeune femme faible et inutile.
- Qu'attends-tu pour aller le secourir ?, continua le double, sans détourner le regard du sien. Si tu veux nier tes sentiments, c'est ton droit. Mais si tu ne pars pas à son secours... Je n'aurais plus aucune raison d'exister...
Sa voix se mit à trembler sous le poids de la dernière phrase. Ce qui attrista Karina.
Elle le savait, elle le savait qu'elle s'automutilait à renier ses émotions naissantes et qu'elle blessait son cœur à agir ainsi, mais elle pensait qu'en renfermant ses sentiments, elle garderait ce masque de bravoure et de vigueur.
Est-il seulement possible d'oublier le passé ? Est-ce que les épreuves difficiles qui se dressent devant nous ne peuvent s'effacer ?
Le jour de son viol, involontairement elle avait espéré que Kotetsu vienne la sauver...
Et plus tard, elle crut vainement que, à l'image du chevalier servant, il l'arracherait de cet hôpital sans vie qui la renvoyait sans cesse à son pitoyable état.
...Hélas, il ne vint jamais. Préférant laisser sa place à Barnaby.
Et encore aujourd'hui, Karina ne comprenait pas pourquoi c'était lui qui avait osé franchir l'interdit pour venir la chercher. Car jusque là, leur relation ne se basait que sur de la taquinerie ou sur une rivalité puérile...
Alors, pourquoi lui ?
Qu'importe, de toute façon. Ces sentiments avaient mûri, et à présent, elle ne désirait plus vraiment les fuir.
Alors, faiblement, elle s'appuya sur son genou pour se relever, et adressa avec douceur une phrase de remerciement à son reflet. Ce dernier lui répondit d'un timide sourire en coin, avant de lui tendre la main.
- Prends ma main. Nous pourrons ainsi quitter cet endroit.
Karina observa sa réplique qui lui souriait affectueusement, ce qui l'encouragea à lui obéir. Dès que leurs doigts se touchèrent, l'ancienne Héroïne sentit quelque chose la quitter, à l'image du papillon qui se libère de sa chrysalide étouffante. Sans pour autant prêter attention à cette drôle d'impression, elle s'accrocha fermement au bras de son double, et se laissa guider.
- Ne la suis pas..., murmura soudainement une voix presque inaudible.
La Rose ne l'écouta pas. Et tandis qu'elle disparaissait dans les ténèbres, accompagnée de son reflet, la Chose, laissée derrière elle, se releva et tenta de les rattraper. Malgré le peu de forces qui lui restait, elle tendit la main dans l'espoir fou de saisir la jeune femme, et ainsi, de la raisonner.
- Tu ne dois pas te laisser manipuler par les paroles de ton cœur..., continua-elle de sa faible élocution. Tu vas souffrir...
En vain. Karina ne l'entendait plus.
Puis, durant un instant, un flash lumineux recouvrit les lieux, et sa silhouette s'effaça définitivement. Comprenant qu'elle ne pourrait plus rien faire, la Chose se laissa tomber à genoux, et fixa de ses yeux humides le ciel inexistant.
C'était terminé. Il n'existait plus de raison à lutter. Karina avait préféré écouter la voix de son cœur, et enfouir celle de la raison.
Un sourire perfide se dessina sur les lèvres d'Ascelin, spectateur de la scène psychique depuis le début. La réussite de son plan le faisait trépigner de joie, surtout en voyant l'expression absente de sa victime, désormais captive des griffes de ses sentiments. En effet, grâce à son don, le marionnettiste pouvait se servir de l'illusion romanesque pour conduire la Rose vers le piège dans lequel elle devait tomber. C'est ainsi qu'à l'image de la Belle au bois dormant hypnotisée par l'aura de sa destinée, Karina quitta sa chambre, descendit les escaliers sans un bruit, puis s'enfuit de chez elle sans prévenir ses parents. Son regard vide fixait l'horizon lumineux de la métropole, et les gouttes glacées de la pluie s'écrasaient sur son corps engourdi. Tel un pantin manipulé par ses émotions, elle se dirigea vers une destination à la fois incertaine et évidente. Ses pas maladroits et nonchalants la conduisirent instinctivement vers le centre ville pour l'amener vers des résidences aux noms anodins. Elle descendit des pentes, en remonta d'autres, et s'enfonça enfin dans la petite allée où l'attendait un Barnaby inconscient.
A cet instant, la flamme de vie se ralluma au fond des pupilles de la jeune femme, et l'image qui se dressa devant elle lui procura un frisson d'angoisse : le corps du Next gisait à terre, à l'instar d'un cadavre à jamais perdu dans les méandres du Néant.
Puis la macabre mélodie de la pluie se transforma en un puissant orchestre, lorsque les éclairs fendirent le ciel en deux.
Et la réalité rattrapa Karina.
La vision du corps inanimé de Barnaby l'affola, la tortura, lui arracha un hurlement de désespoir en même temps que ses yeux libérèrent des larmes d'amertume.
Ce n'était pas possible...
Non, cela ne se pouvait pas...
- B-Barnaby... !, bredouilla-t-elle, affaiblie.
Elle ne savait pas vraiment comment ses jambes flageolantes l'avaient conduite jusqu'à lui, cependant, elle préféra ne pas s'attarder sur ce détail, car malgré la peur qui l'assaillit, elle ne put se permettre de faire des conclusions trop hâtives. Elle porta alors avec hésitation sa main sur son poignet pour prendre, non sans mal, son pouls.
Son stress et son angoisse la déconcentrèrent à plusieurs reprises, et ses doigts chevrotants l'empêchèrent d'analyser convenablement l'état de son collègue. Toutefois, après une profonde inspiration et une succession de phrases rassurantes qu'elle se répéta intérieurement, elle sentit quelque chose tambouriner contre ses doigts.
Il battait.
Son cœur continuait de battre !
Heureuse et bouleversée, elle porta sa main à sa bouche avant de fondre en larmes quand elle comprit qu'il était simplement inconscient, et qu'il suffisait de contacter les secours pour le sauver.
- Comme c'est touchant, déclara soudainement une voix nasillarde derrière elle.
Sans qu'elle n'ait le temps de se retourner, Karina sentit un poids l'immobiliser pour lui plaquer un mouchoir sous le nez qui lui fit tourner la tête. Effrayée, elle se débattit dans l'espoir vain de se libérer de l'emprise inconnue. Elle tenta même de frapper son ravisseur, mais ses coups ne touchèrent rien d'autre que le vide.
Finalement l'image de Barnaby s'effaça peu à peu, et les ténèbres l'engloutirent
Note de l'auteur : Ah, comment dire... J'ai adoré rédiger ce chapitre ! Vraiment ! les scènes, les images, les symbolismes... tout était bien encré dans ma tête dès le moment où j'ai commencé à rédiger le plan de cette fanfiction ! De ce fait, j'appréhende un peu pour votre avis, et surtout, je stress à l'idée d'imaginer vos réaction face à la "grande révélation". Peut-être que certain s'en douté au vu des chapitres précédents, mais avec ce chapitre là, c'est plus ou moins confirmé : Karina éprouve quelque chose pour Barnaby. Et oui. Je sens venir les "What the fuuuuck ?!" au loin, et je peux les comprendre, ils sont légitime je présume... Arf, j'espère quand même que ça ne vous... dégoutera pas ? Je ne sais pas si l'expression est exacte, mais bon.
Une grosse pensée à Sayuri-Geisha qui m'a bien aidé à écrire le passage sur les sentiments de ma petite Rose :3 Un énorme merci à elle ! Sans elle, ma fic serait bien fade !
N'hésitez pas à me faire part de votre avis de toute façon, bon ou mauvais ! :)
Je vous dis à dans deux semaines, le 12 Mars, pour la suite ! (Par ailleurs, je me demande si je ferais pas mieux de passer à un chapitre toutes les trois semaines en attendant de récupérer mon retard... Qu'en pensez vous ?)
See ya !
