Vous vous savez me redonner le sourire avec vos reviews! Enfin, on en reparlera demain quand je serai face au sujet de mon ds de philo, que je devrais être en train de réviser… C'est que je n'avais pas prévu de poster la suite de ma fic ce soir. Mais Sasaboubouille (c'est bien ça?) et Gwenetsi m'ont convaincu.

Je suis désolée pour cette longue absence, mais noël, nouvel an, la neige, la reprise du lycée… enfin, pas mal de choses quoi…

Gwenetsi, accroche-toi, car l'attente va être longue! Comme tu peux t'en douter, rien ne sera réglé au chapitre 31. Je sais, je peux être sadique parfois! Mais en tout cas-tu as vu juste, ma fic continue avec la visite de Ziva au Mossad. Et pour me faire pardonner, je vous poste les deux chapitres qui la compose en une fois.

Bonne lecture, et vive les reviews!


Chapitre 29 : Attendre.

Inspirer, expirer. Inspirer, expirer. Inspirer, expirer. Lentement, calmement. Ne se concentrer sur rien d'autre. Juste sa respiration et les battements réguliers de son cœur. Fermer les yeux un instant, faire le vide. Inspirer, expirer. Ne penser à rien. Juste à ce qui l'attendait. Non, à rien. Oublier le stress. Cesser de se triturer les doigts. Elle n'avait aucune raison de le faire. Poser ses mains moites sur ses cuisses et ne plus y toucher. Inspirer, expirer. Elle se trouvait seulement assise sur une chaise inconfortable, au bout d'un couloir relativement fréquenté. Il n'y avait pas de quoi être si angoissée? N'est-ce pas?

Ziva soupira d'angoisse, d'impatience, de stress. Un mauvais mélange de sentiments qui lui tiraillait les entrailles. Elle rouvrit ses yeux, la relaxation ne lui servirait à rien en ce moment même. Ça n'avait de toute façon jamais eu un grand effet sur elle. Elle leva la tête et observa les alentours. Un couloir large. Du linoléum au sol, et des murs peint en blanc, aucun artifice. Elle se trouvait assise sur une rangée de 9 chaises placées contre un des deux murs de ce couloir. Le bureau d'une secrétaire lui faisait face. Un bureau bien en désordre observa Ziva.

Elle ne la connaissait pas, cette femme avait dû arriver depuis son départ. Au bout du court couloir à sa gauche, un hall. De sa place, Ziva pouvait constater de nombreux allers et venus, dans ce hall, qu'elle avait traversé si souvent. Des personnes au pas pressé, un dossier sous le bras, ou en tenue de sport.

Au bout du couloir à sa droite, une porte, une seule. Une banale et simple porte en bois. Une vieille porte, que Ziva avait toujours connu, qu'elle avait passé de nombreuses fois. Elle allait simplement la passer une fois de plus aujourd'hui, rien de bien méchant, relativisa-t-elle. Elle allait la passer deux fois, se jura-t-elle. Pas une de moins, pas une de plus. Une fois dans un sens, et une fois dans l'autre. Puis elle n'y remettrait plus jamais les pieds.

Allez Ziva, courage. Tu es arrivée jusque là, ce n'est pas pour reculer maintenant. Mélia t'a répété cent fois les bienfaits de ta présence ici. Tu as une place de réservée dans un avion pour Washington demain matin. Si tu ne passes pas cette porte deux fois, tu ne pourras pas te rendre à D.C., et tu dois te rendre à D.C.. Respire Ziva. Tu vas te calmer, et surtout arrêter de te parler à toi-même, comme une imbécile. Si tu continues comme ça, bientôt tu vas te parler à voix haute, et tout le monde ici va te prendre pour une folle. Ce qui serait d'ailleurs justifier. Et puis tu t'es déjà annoncée à la secrétaire, tu ne peux plus reculer.

C'est vrai qu'elle t'a dit de t'asseoir là et de patienter quelques instants, Mr David était en vidéoconférence. Et que ces quelques instants duraient depuis plus de vingt minutes, mais il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. Ce n'était pas ton père qui te faisait languir là pour mieux te croquer une fois de plus dans quelques minutes, non. Pas du tout. Cette secrétaire ne te connaissait pas, et tu en as profité. Tu ne cours dons aucun risque majeur.

Lorsque Ziva était arrivée elle s'était présentée comme étant un officier revenant d'une mission à l'étranger, venant faire son rapport au Directeur. La secrétaire l'avait regardé un instant d'un mauvais œil. En effet elle travaillait à ce bureau du Mossad depuis presque un an, et elle n'avait jusque là jamais vu cette personne. Mais elle connaissait les ressorts du Mossad, et avait donc acquiescé en silence avant de se saisir de son téléphone et de prévenir le Directeur qu'un officier était là pour lui faire son rapport. Il lui avait dit de le faire patienter quelques instants, et depuis, Ziva attendait…

Ça pourrait être pire se dit-elle. Elle était parvenue jusqu'à ce bureau sans encombres. Elle avait traversé entièrement le QG du Mossad sans se trouver confrontée à de trop grosses embûches. Elle ne devait pas faiblir maintenant. Elle avait vu pire après tout. Ziva se remémora son arrivée au Mossad, une demi heure auparavant, voyant là une bonne manière de tuer le temps, car elle ne pouvait nerveusement plus rester là à simplement attendre.

Elle avait poussé la porte du QG avec des allures faussement assurées, car à l'intérieur, elle n'en menait pas large. Elle avait baissé les yeux, pour éviter de croiser le moindre regard d'agents qu'elle connaissait ou avec lesquels elle avait déjà travaillé. Elle avait slalomé entre plusieurs personnes, et également évité de trop s'attarder sur les lieux qui l'entouraient. Elle avait continuellement regardé droit devant elle. Elle fuyait les souvenirs.

Ziva avait foncé vers l'ascenseur au fond à gauche, qui elle l'espérait se trouvait toujours là et fonctionnait toujours. Elle n'avait aucune envie de le voir en panne et de devoir retraverser l'entrée pour atteindre les escaliers à l'autre bout. Non, une fois qu'elle serait dans l'ascenseur, ce serait bon. Elle aurait alors quelques minutes pour souffler.

Elle avait atteint cet ascenseur avec peine, le plus rapidement possible. Elle avait ensuite appuyé sur le bouton, puis attendu, attendu… L'ascenseur était au cinquième étage. Le temps qu'il redescende au premier… Ziva soupira, et se décida à jeter un œil derrière elle. Car entendre tout ce monde grouiller derrière elle, tout ce monde qui l'avait peut-être repéré, ça la rendait folle.

L'officier Menit qu'elle avait connu il y a longtemps discutait à une trentaine de mètres d'elle avec l'officier Ezra. Ziva avait partagé de nombreuses missions avec Ezra lorsqu'elle était revenu au Mossad après la mort de Rivkin. La jeune femme repensa alors à ces événements, et se tourna de nouveau vers l'ascenseur, priant pour qu'il se dépêche. Elle avait aussi cru voir plus loin un ami d'adolescence avec lequel elle avait suivi l'entraînement du Mossad pour y entrer. Elle n'avait pas envie de le voir plus en détails, mais fut tout de même heureuse de le savoir toujours en vie. Il lui rappelait une époque où elle avait foi en la vie, en sa famille qui était encore complète.

L'ascenseur arriva enfin, et Ziva se pressa de pénétrer dans la cabine. Elle appuya sur le bouton qui indiquait le sixième étage, puis baissa la tête, faisant semblant de fouiller dans son sac à main pour éviter que quelqu'un ne voit son visage et ne la reconnaisse en attendant que les portes se referment. Ziva se sentit un instant soulagée lorsque celles-ci commencèrent à se fermer, mais fut rapidement parcourue de frissons lorsqu'une voix lui parvint.

- Attendez, retenez l'ascenseur s'il vous plait!

Elle connaissait cette voix.

Une main agrippa une des deux portes et la retint au dernier moment. Les portes s'écartèrent, et Ziva put distinguer la femme à qui appartenait cette voix. Il s'agissait de Silhem, avec qui elle avait effectué une mission de près de deux mois dans le nord d'Israël il y a déjà plusieurs années. Ziva sourit légèrement à cette femme un peu plus âgée qu'elle en se reculant de deux pas pour lui permettre d'entrer elle aussi dans l'ascenseur. Elle n'avait pas le choix. Elle resta sans voix fasse à l'expression de Silhem. Qu'aurait-elle pu dire de toute façon?

Silhem entra dans la cabine et appuya sur le bouton du deuxième étage. Celui du gymnase pensa Ziva. Elle n'aurait pas pu prendre les escaliers pour un étage? Surtout si après elle allait faire du sport, fulmina Ziva.

Silhem se retourna, et fit face à Ziva.

- Ziva?

- Shalom Silhem, répondit simplement la jeune femme.

- Mais que fais-tu là?

- J'ai rendez-vous avec le directeur.

Silhem resta un instant sans rien dire, ce qui étonna Ziva. Silhem était un excellent agent du Mossad, et elle n'avait pas pour habitude de montrer son trouble.

- Et tu n'es pas censée être morte en mission?

- Si, il y a quatre ans, répondit Ziva, pressée que cette conversation touche à sa fin.

Ziva jeta un œil au dessus des portes de l'ascenseur, cet imbécile avait décidé de monter jusqu'au sixième avant de redescendre au deuxième. La cabine atteignait seulement le quatrième étage, elle allait devoir s'expliquer…

Silhem hocha la tête.

- J'en suis étonnée, tout le monde ici était persuadé que tu étais morte.

- Il n'y a pas meilleure couverture que la mort, on te l'a enseigné à toi aussi. Mais maintenant que je suis passée et que tu le sais, tout le monde ne va pas tarder à être au courant de ma résurrection.

Cinquième étage… Il fallait qu'elle gagne encore un peu de temps.

- Et ton père sait que tu es vivante? Tu étais en mission?

- Non. Mon père ne sait rien. C'est pour ça que j'ai rendez-vous avec lui.

- Je vois. Alors tu reviens au Mossad maintenant? Demanda Silhem, cherchant à en savoir un maximum quant à la présence de l'officier David dans cet ascenseur, quitte à prêcher le faux pour savoir le vrai. C'est ce côté de sa personnalité que Ziva n'avait jamais apprécié.

- Non. Je rentre chez moi très bientôt, en Amérique.

- C'est vrai que tu t'es découverte une vraie passion pour ce pays. Plus grande que pour le tien.

Sixième étage. Ziva vit avec soulagement les portes de la cabine s'ouvrirent. Sa « passion » pour l'Amérique n'était vraiment pas un point qu'elle voulait aborder.

- Si tu veux Silhem, répondit Ziva en lui lançant un dernier regard avant de sortir précipitamment de l'ascenseur.

Elle aurait pu croiser de nombreux officiers, et il avait fallu que ce soit Silhem. Sa visite commençait mal, elle n'avait pas eu de chance jusque à présent.

Et depuis Ziva était là, assise dans ce couloir simple à attendre que son père finisse sa vidéoconférence. En y repensant, elle en était arrivée à la conclusion que ça aurait pu être pire. Elle n'avait « que » croisé Silhem. Elle aurait pu se faire reconnaître dans l'entrée, et alors attirer l'attention de toutes les personnes présentent Elle n'aurait dans ce cas pas eu d'autre choix que de se justifier, et l'un d'entre eux aurait certainement prévenu son père. Elle aurait alors perdu cet effet de surprise qu'elle possédait du fait qu'il la croit morte et non à quelques mètres de lui, effet de surprise dont elle comptait bien profiter.

- Vous pouvez entrer Officier, le Directeur a terminé sa vidéoconférence, il vous attend, la coupa dans sa réflexion la voix de la secrétaire.

Ziva lui fit comprendre qu'elle avait saisi par un faible sourire. La peur lui tenaillait toujours le ventre, de plus en plus. Elle se saisit de son sac à main et se leva. Ziva s'avança timidement vers la porte de bois, puis marqua un temps d'arrêt alors que sa main allait se refermer sur la clenche. Dans un instant elle allait faire face à son père. Avait-elle vraiment raison de passer par ce bureau? Etait-elle vraiment prête pour ça? Ziva se maudit de tant douter, ce n'était vraiment pas ce genre de comportement qu'il lui avait appris et qu'elle devait avoir maintenant