Aïe aïe aïe aïe aïe! Non, non! Pitié ne me tuez pas! Je suis sincèrement, complètement, entièrement, vraiment, réellement, infiniment, totalement, (ça suffit là?) désolée pour cette si longue attente que je vous ai faite subir.

Des excuses? Euh... Oui, j'en ai quelques unes... Une semaine au ski sans accès à un ordinateur? Un Bac blanc qui arrive bien trop vite? Une fille bien trop atteinte par l'AIPM pour écrire quoi que ce soit? Une fic qui n'avance décidément plus? Tout cela est vrai, je le jure! Alors non, ne me tuez pas! Et puis de toute façon si vous me tuez vous ne l'aurez jamais la suite de cette histoire. Jamais! C'est compris? Alors laissez-moi la vie! Et ne me menacez plus, parce que moi aussi j'ai des verres d'eau à disposition...

Hum... Alors... la suite!

Et bien je vous poste ce soir la dernière partie des retrouvailles entre Ziva et Abby, et puis la suite de l'histoire dans la deuxième partie du chapitre. Et pour information le chapitre 35 sera posté avant mercredi. Voilà!

J'attends votre avis... =)

Et je vous remercie infiniment pour les si gentilles reviews que vous m'avez posté (il y a déjà quelques temps, mais on ne reviendra pas là-dessus) pour mon dernier chapitre.

Je vous souhaite une bonne lecture, un bon début de semaine pour ce qui travaillent ou reprennent les cours, et une bonne fin de vacances pour ceux qui, comme moi, possèdent encore quelques jours de répit.

Vive les reviews!


Chapitre 34 : Il n'était pas près de dormir.

- Vraiment?

- Oui! Je te jure! Elle était morte de rire… Et moi rouge de honte, tu penses! Je n'ai vraiment pas été futée sur ce coup là.

Abby porta une main à sa bouche, mais rien n'y fit, une fois de plus un rire bruyant sortit de sa gorge. Secouée par l'hilarité de la situation que venait de lui décrire son amie, plus rien ne la retenait.

Ziva qui elle venait de porter sa tasse de café chaud à ses lèvres faillit s'étrangler lorsqu'elle vit Abby tenter de se calmer, se tenant les côtes d'une main, se ventilant de l'autre.

- Il t'est quand même arrivé de sacrées histoires en France! S'exclama Abby au bout de quelques secondes.

- Oui, comme partout. J'ai fait des rencontres insolites, dit Ziva en secouant sa tête de gauche à droite, elle-même étonnée.

Abby pouffa.

- Mais je crois que je l'ai un peu cherché. J'ai parfois été tellement désespérée que je ne me souciais guère de savoir qui étaient les hommes qui visitaient mon lit, du moment qu'ils m'apportaient un peu de distraction.

- Ça ne te ressemble pourtant pas.

Ziva sourit et but une gorgé de son café avant de reprendre.

- Hum, je crois que j'en ai trouvé une autre que je ne t'ai toujours pas raconté!

Abby s'installa plus confortablement sur sa chaise, comme pour mieux entendre.

- Je suis tout ouï, répondit elle sans cacher son impatience.

Ziva, assise face à Abby à la table de la petite cuisine reprit son discours.

- Je devais être en France depuis seulement trois mois. J'étais sortie boire un verre dans un bar, un soir. Je venais tout juste de me faire engager comme traductrice, et je crois que c'est-ce que je fêtais ce soir là. C'était une des premières fois que je sortais comme ça, sans but précis. J'avais jusque là évité, par précaution, mais aussi car je n'en avais pas le courage. J'ai mis du temps à me faire à l'idée que mon nom soit inscrit sur une pierre tombale. Mais bon, passons, dit Ziva en chassant cette pensée d'un geste de la main.

- Ce bar était un peu glauque. Je ne connaissais pas encore de coin sympa, ni beaucoup de personnes, je n'avais pas encore eu l'occasion de trop parler avec des français. J'avais déjà bu plusieurs verres quand un homme, assis au bar depuis quelques temps lui aussi m'aborda, reprit la jeune femme.

- Wou! Fit Abby, à l'écoute des moindres paroles de son amie.

- Attend avant de dire Wou. Il a été assez… direct. Il me semble qu'il m'a dit mot pour mot : « ça te dirait d'échanger une pelle ma poulette? »

Abby s'esclaffa de nouveau.

- Je n'ai rien compris de ce qu'il me demandait… Je me suis dit que ça devait être une expression que je ne connaissais pas, alors j'ai joué carte sur table, et je lui ai dit être américaine, et ne pas avoir compris, expliqua Ziva.

- Toujours être honnête en amour l'interrompit Abby.

- Donc cet homme, déjà bien ivre, s'est sentit poussé des ailes, et m'a dragué en anglais, il devait vraiment vouloir me mettre dans son lit.

- Et qu'est-ce qu'il t'a dit?

- Hey! She is American! I love the United States darling.

- Rien de bien grave… Juste un mec collant.

- Sauf qu'après il m'a dit : « Do you know what is the french kiss Darling? » Et puis persuadé que je ne comprenais pas un mot de français, il s'est tourné vers le barman, et il a continué dans sa langue maternel « Je vais lui apprendre moi ce que c'est que le french kiss, tu vas voir, je vais lui apprendre plein de trucs. Elle va pas en revenir la poulette! Yes Darling! »

- Non! Répondit Abby en faisant de grands yeux.

- Tu l'aurais vu! Il était tellement arrogant et prétentieux…. Tellement sûr de lui!

- J'imagine bien le sort que tu lui as réservé s'exclama Abby, de nouveau secoué par un fou rire.

- Et bien… Non. Le pire je crois, c'est que je l'ai suivi jusque chez lui, avoua Ziva.

- Tu as couché avec ce porc?

- J'étais vraiment désespérée Abs… Ajouta Ziva comme pour se défendre.

- Quand même Ziva! J'aurai eu honte à ta place je pense. Mais tu as passé une bonne fin de soirée au moins?

- Je pourrais te dire que je ne sais plus vraiment, que j'étais ivre moi aussi, mais non. Je me souviens très bien qu'il s'est endormi sur moi au bout de deux minutes.

Les deux amies se regardèrent, et se remirent à rire en même temps des déboires de Ziva. De longues secondes passèrent, et rien ne sembla les calmer. Seule l'apparition de McGee au bout de plusieurs minutes sembla apaiser l'ambiance euphorique qu'avaient généré les retrouvailles entre les deux amies.

- Vous ne pouvez pas rire moins fort! Il est deux heures du matin, je travaille moi demain. J'aimerais pouvoir dormir un peu.

- Pardon Tim, s'excusa Ziva.

- Ce n'est rien… Je ne vous en veux pas. Au moins vous êtes heureuse de vous retrouver, ce qui n'était pas gagné.

Abby sourit face à l'allusion que faisait son compagnon au début de soirée.

- Ne t'inquiète pas Timmy, notre amitié n'a finalement pas pris une ride. Tu veux un café? Lui proposa-t-elle en lui tendant la cafetière.

- Non merci, pas de caféine, je vais me recoucher. J'aimerais dormir quelques heures.

- N'espère pas trop fort. Dans un quart d'heure tu seras de nouveau debout. Tu ferais mieux de te servir une tasse, le contredit Abby.

- Pourquoi? L'interrogea Tim alors qu'il avait déjà fait quelques pas en direction de sa chambre à coucher.

- Parce que se sera l'heure de la tété Timothy, glissa Abby avec une moue enfantine, bien consciente des répercussions qu'aurait cette phrase sur l'humeur de Tim.

- Oh non…

L'expression du pauvre Timothy ainsi que le ton sur lequel Abby avait fait sa déclaration déclencha de nouveau le rire Ziva, qui était plus qu'heureuse d'avoir retrouvé ses deux amis et leur humour.

- Tu peux dès maintenant chercher une bonne excuse pour Gibbs demain matin Tim, réussit elle tout de même à dire.

- Toi, tais-toi. Car je peux très bien lui dire la vérité, la menaça-t-il en la pointant du doigt.

- Le pauvre Timmy est toujours grognon quand il n'a pas eu son compte de sommeil, se sentit obligée d'ajouter Abby avec humour pour clarifier la situation.

Les regards des deux jeunes femmes se croisèrent, et une fois de plus leurs rires retentirent dans l'appartement.

McGee s'éloigna en soupirant en direction de son lit. Abby avait raison, il n'était pas prêt de dormir…


Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Timothy soupira. Il était vraiment temps qu'il ouvre les yeux… Il songea avec regret au confort de son lit, ainsi qu'aux quatre maigres heures de sommeil qu'il était parvenu à grappiller cette nuit. Sa fille s'était réveillée trois fois cette nuit, et Abby et Ziva ne s'était couchées qu'aux alentours de 4 h du matin. Face à Abby, Ziva avait cédé et était restée pour la nuit. Ses quatre heures de sommeil avaient donc étaient ponctuées de nombreux réveils.

McGee envia à cet instant Ziva de ne pas avoir repris son poste au NCIS, et Abby d'être en congé de maternité. Il se résolut finalement à quitter la cage métallique et débuta son chemin en direction de son bureau. Il était 09 h 15, et il avait une heure et quart de retard, Gibbs allait forcément le lui faire payer. Il pourrait être indulgent pensa Tim en chemin. Car contrairement à Tony ou Hélène, arriver en retard n'avait jamais été une habitude pour lui. Mais le patron était le patron, et Tim devait s'estimer heureux de ne pas avoir à pointer à l'usine.

Les traits tirés et les yeux mi-clos, Tim déposa finalement son sac à dos sur son bureau, s'attirant un regard inquisiteur de la par de Dinozzo, qui cependant ne dit rien, car Gibbs se trouvait lui aussi présent à ce moment là dans l'open-space. Timothy s'assit, et son regard croisa involontairement celui de son patron, qui n'avait toujours rien dit, lorsqu'il releva les yeux. McGee se décida donc à entamer la conversation.

- Désolé Boss, Elina est malade, elle s'est réveillée dix fois cette nuit, et Abby était déjà épuisée de s'être occupée d'elle toute la journée, alors .… Alors c'est moi qui me suis levée à chaque fois.

- Vous savez ce que je pense des excuses et des mensonges McGee, lui répondit la voix grave de Gibbs.

- Euh oui Boss… Répondit Tim, se demandant comment son patron pouvait être si sûr qu'il mentait.

- J'espère que vous aviez de bonnes raisons.

- Oui patron, je vous jure, bafouilla Tim. Mais ça n'arrivera plus.

- Vous ne savez donc pas où est Hélène? Reprit Gibbs en contournant son bureau pour se poster devant celui de son subalterne.

- Heu… Non… Répondit Tim en déviant son regard vers le bureau de sa collègue. Celui-ci était vide, et aucune veste ni aucun sac à main n'était présent sur la chaise. Timothy, étonné, jeta un œil à Tony, qui lui fit comprendre qu'il n'en savait pas plus que lui.

- Vous et Hélène aviez prévu d'aller interroger notre témoin à son domicile dés votre arrivée. On pensait que vous vous étiez retrouvés là-bas, expliqua Tony.

Timothy sentit le regard lourd de son patron toujours posé sur lui. Il fut surpris de toute l'attention que portaient les deux autres agents au retard d'Hélène. Arrivée après neuf heures lui était déjà arrivé plusieurs fois sans que personne ne s'en inquiète. Il dévia donc de nouveau son regard vers le bureau d'Hélène et le regarda plus attentivement.

Timothy ne put s'empêcher de constater que la pile de dossier qui y traînait habituellement en avait disparu, et même qu'aucune feuille n'apparaissait plus sur le dessus de ce bureau. L'ordinateur était éteint, le téléphone bien rangé dans un coin, et la chaise de bureau impeccablement poussée contre celui-ci.

Cette fois lui aussi bien inquiet, le jeune homme se leva et se dirigea vers le bureau en question. Il en fit le tour, mais avant de faire quoi que ce soit, Il lança un regard vers son patron.

- Vous avez regardé ses tiroirs?

- Non. Pas encore, répondit Gibbs.

Timothy se décida avec peine, et ouvrit finalement le premier tiroir du bureau. Vide. Sous le choc, il resta muet. Il dirigea sa main vers le second tiroir, retint sa respiration, puis d'un geste hésitant en tira la poignée. Vide. Pour la forme, il ouvrit par la suite le troisième et dernier tiroir, bien qu'il ait su avant de l'ouvrir que celui-ci ne contiendrait rien lui non plus.

Le jeune homme releva finalement les yeux vers Tony et Gibbs qui le fixaient toujours.

- Tout est vide, dit il simplement, n'ayant pas suffisamment de forces pour plus.

- Elle était pourtant là hier soir, prononça Gibbs dans sa barbe, plus pour lui-même que pour ses agents.

Tony lâcha, ou plutôt lança violemment sur son bureau le stylo qu'il avait jusque là eu dans la main.

- Elle ne va pas elle aussi nous faire le coup, s'exclama-t-il rageur.

Timothy fixa son collègue lorsqu'il l'entendit prononcer ces paroles, et la raison de l'absence d'Hélène lui parut soudainement évidente lorsqu'il comprit l'allusion que faisait Tony au départ de Ziva. Il vit Gibbs se saisir de son téléphone et composer brutalement un numéro, sans aucun doute celui de la jeune femme. Il s'approcha alors du combiné.

- Laissez moi l'appeler Boss, je pense savoir pourquoi elle est partie.

Gibbs le regarda interrogateur et hésita longtemps. Ce n'est que lorsqu'il entendit une voix féminine lui dire « Allo. » qu'il lui tendit l'appareil. Si McGee pouvait connaître la raison de cette absence, il devait en profiter. Cette fois, il ne devait négliger aucune piste.

McGee se saisit du combiné, et débuta la conversation, anxieux.

- Bonjour Hélène, c'est Tim.

- Ah. Salut Tim, répondit-elle après un moment.

- Écoute Hélène, reprit-il, comprenant qu'elle ne dirait rien de plus d'elle-même. Nous avons tous remarqué ton départ, et… On se pose pas mal de questions. Est-ce que tu es partie à cause de la conversation que nous avons eue dans l'ascenseur au sujet de mon voyage en France, il y a quelques jours?

- Oui. Elle est bien arrivée? Tout le monde est bien heureux de son retour que vous ne remarquez mon absence qu'à cette heure? Fit Hélène sarcastique.

- Oui, elle est arrivée, lui répondit Tim, mais pas encore au NCIS. Il cherchait à s'expliquer et à calmer Hélène, sans trop en dire car il savait que ses deux collègues lui prêtaient une oreille attentive.

- Elle est chez moi avec Abby. Reviens Hélène. Où es-tu?

- Le directeur Vance m'a donné une semaine de vacances. Je pense aller voir mes parents en Californie. Vance a accepté de me donner un autre poste, dans l'équipe de Grif lorsque je reviendrai. Je lui ai dit qu'un autre agent prendrait bientôt ma place dans votre équipe, qu'il n'avait pas besoin de chercher. Et je lui ai demandé de faire croire qu'il m'avait ordonné ce changement d'équipe. Au cas où tout ne soit pas réglé avec Ziva. Apparemment j'ai bien fait. Je n'ai plus ma place dans votre équipe Tim…

- Hélène…

- Non, ne dit rien Tim. J'ai fait le bon choix. C'était le mieux à faire. C'est sa place, pas la mienne. Mais je resterai au NCIS, et on continuera de se voir. On restera ami.

- Mais tu fais toi aussi partie de l'équipe Hélène. Ça fait quatre ans que tu es là, avec nous. Tu as autant ta place.

- Vous méritez d'être heureux avec elle Tim. Alors arrête de chercher à me convaincre, car il n'y a qu'une place pour deux. Maintenant je vais raccrocher. On se voit dans une semaine, donne le bonjour à tout le monde.

Timothy allait répondre, mais déjà elle avait déjà raccroché. Il reposa le téléphone sur son socle, et attendit deux secondes avant de relever la tête. Comment dire à ses amis pourquoi Hélène était partie sans leur dire que Ziva était revenue? Car Ziva avait était claire, c'est elle qui leur dirait tout.

- Hélène n'est pas vraiment partie… Commença Tim timidement à l'intention de ses deux collègues en relevant les yeux.

- Comment ça, pas vraiment? S'impatienta son patron.

- Elle… Elle est partie une semaine en vacances en Californie, voir ses parents, bafouilla Tim.

- Dans ce cas pourquoi son bureau est vide? Le questionna Dinozzo.

Timothy se sentait de plus en plus anxieux, il n'appréciait vraiment pas de sentir toute l'attention de Dinozzo et toute celle de Gibbs braquées en même temps sur lui

- Parce que Vance l'a fait changé d'équipe. Elle intègrera celle de l'agent Grif à son retour.

- Et pourquoi Vance déplace-t-il mes agents comme des pions? S'énerva Gibbs en haussant le ton.

- Je ne sais pas, mentit Tim. Apparemment, un autre agent doit arriver rapidement. Hélène m'a dit de faire confiance à Vance, ajouta Tim. Il ne voulait pas que cette magouille lui attire en plus les foudres du Directeur.

- Mais Hélène fait partie notre équipe, intervint Dinozzo.

- Elle a l'air de plutôt bien prendre la chose. Et puis elle a dit qu'on en reparlerait à son retour de vacances. Elle veut profiter de ses vacances pour ne fois qu'elle en a.

McGee vit Gibbs s'éloigner vers l'ascenseur d'un pas pressé, certainement en direction de la machine à café et se dit tout en regagnant son bureau que la journée allait vraiment être longue, surtout qu'il allait devoir rester longtemps seul avec Dinozzo, comme maintenant.