Titre : Can I take a photo ?
Pairing : Grimmjow Jaggerjack X Jushiro Ukitake
Rating : M
Warnings : langage vulgaire et violence, dois-je préciser que Grimmjow possède un flingue ?
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à Tite Kubo-sama
Résumé : Qu'est ce qu'une photo ? C'est capter un instant furtif pour le montrer à tous. Grimmjow Jaggerjack l'a bien compris et veut dévoiler au monde la banlieue qui l'a vu naître et le milieu dont il est issu. Malheureusement, son travail n'est pas reconnu et rien ne va pour lui, jusqu'à ce qu'il rencontre le fragile Jushiro Ukitake…
Réponses aux reviews anonymes :
Guest : Bah... merci, voilà la suite x)
itachihaku : Euh... Plop aussi x) Plus d'infos sur les parents de Grimm ? Patience... Plus d'infos sur Nel ? Dans ce chapitre ! Les photos de Jû ? Euh... patience...Oui, moi aussi j'adore le GrimmIchi, mais il faut bien donner une petite chance à notre Chaton Bleu et notre Perce-Neige... Et puis, si tu n'appréciais pas ce couple, tu ne serais pas ici ou sur Eclipse Totale ! :P
Allez, je te laisse savourer en paix ce chapitre 14... (et t'as vu ? pas de malédiction sur le chapitre 13 :D)
G x J
L'odeur de pétrole le prenait à la gorge. Plus que quelques secondes, seulement quelques secondes, et tout serait fini. Aizen serait fier de lui, et Nel ne courrait plus de danger. Il obtiendrait sa place à l'Espada, il exploserait ce connard de Luppi qui convoitait lui aussi le n°6, et il continuerait à devenir plus fort, jusqu'à vaincre même Barragan, le n°1 (1). Il trouverait l'assassin de sa mère et la vengerait en étalant ses viscères sur le béton du Hueco Mundo. Il le trouverait. Tout serait fini. Il suffisait de lâcher l'allumette, et de laisser brûler la villa toute entière. De laisser mourir les quatre enfants qui dormaient à l'étage et la jeune femme qui lisait dans le salon. De détruire ces innocents. De tuer.
Grimmjow Jaggerjack, 15 ans, lâcha l'allumette.
« Sans peur, sans pitié, sans attache, toujours vainqueur. »
Il s'éloigna, dos aux flammes.
Aizen serait satisfait.
G x J
Il détestait ça. Revoir ces moments si écœurants, sentir ce qu'il avait cessé d'être gronder au fond de lui. Il savait que c'était derrière lui, mais la bête sauvage continuait de jaillir à chaque occasion. Et, toutes griffes sorties, il faisait mal. Regrettait chaque fois.
Il avait encore rêvé de cette nuit. Celle où il avait tué pour la première fois. Où ses mains s'étaient couvertes de sang. Définitivement.
Il se haïssait.
G x J
Les draps étaient trop lourds sur son corps. Il étouffait. Il n'arriverait pas à se rendormir. Alors il se leva, et posa le regard sur le flingue posé sur la table de chevet. Peut-être qu'Urahara le laisserait tirer ce soir… Il avait besoin de s'entraîner, ou il perdrait la main. Il était déjà bien assez peu habile pistolet au poing…
Il attrapa l'arme et son holster et le mit en place. Puis il enfila son blouson de cuir, celui qui ne le quittait jamais lors de ses séances de tir. Silencieusement, il quitta l'appartement. Pas besoin d'inquiéter Nel par trop de bruit.
Dans la cage d'escalier, il y avait Chad.
« 'Lut… » fit Grimmjow en passant devant lui.
Le grand mexicain ne répondit pas, jetant seulement un regard vers le bleuté. De toute façon, il n'aurait pas pu répondre. Une violente altercation avec des junkies du coin l'avait laissé muet. Cordes vocales tranchées net. Grimmjow l'aimait bien. Sympa, protecteur avec sa famille et ses amis, il veillait toujours sur ces marches lorsque sa sœur travaillait. Il vérifiait que les hommes qu'elle amenait chez elle ne lui fassent aucun mal.
Grimmjow descendit presque en courant. Il lui fallait de l'air frais, une rue mal éclairée, le râle de la nuit sur la peau, et la lumière crue des néons d'Urahara.
Dehors, il enfonça ses mains dans ses poches. Il faisait très froid, et les trottoirs verglacés n'étaient pas très accueillants pour le SDF qui fouillait dans la poubelle en face de lui. L'interpellant, il lui désigna l'immeuble derrière lui :
« Eh, mec ! Si tu veux pas crevez d'froid c'te nuit, installe-toi dans l'local au sous-sol. Y'a personne et y fait pas trop froid. Pis l'entrée est jamais fermée. »
Le vieil homme lui lança un sourire édenté. Le bleuté se hâta. Il espérait que Kisuke serait ouvert malgré l'heure avancée.
Derrière l'enseigne d'un magasin de friandises se dissimulait le stand de tir Urahara, repaire de tous ceux qui désiraient apprendre à tirer sans débourser un seul centime. Le gérant avait vite compris que dans ce genre de quartier, il lui fallait s'adapter. Lui aussi issu de milieu, il s'était fait pas mal d'amis en laissant ceux qui possédaient une arme à feu s'entraîner dans son sous-sol. Sans jamais poser de questions.
G x J
Dans le petit hall gris, Urahara faisait face à trois policiers qui tentaient de passer derrière lui.
« Enfin, messieurs, ceci est ridicule ! »
Grimmjow leur lança :
« Eh, la flicaille. Laissez c'mec tranquille. L'est sous la protection d'Aizen. »
L'un d'entre eux leva un sourcil, sceptique. Le bleuté releva son blouson dans son dos puis son T-shirt, révélant son tatouage en forme de 6 gothique sur les reins.
« Z'avez compris ? Cassez-vous. »
Les agents quittèrent à regret le magasin. Kisuke se tourna vers lui avec un grand sourire.
« Bonsoir, Grimmjow ! Cela faisait longtemps ! Je suis très heureux de te voir ici ce soir, mais es-tu sûr qu'il soit très prudent de mentir ainsi ?
- Avoir été dans l'Espada, ça donne des avantages. J'vois pas pourquoi j'en profiterais pas. »
L'autre hocha la tête et l'entraîna dans l'arrière boutique.
« J'imagine que tu ne viens pas m'acheter du chocolat…
- Non. »
Le regard qu'ils échangèrent en disait long. Le gérant avait bien compris que quelque chose n'allait pas. Mais il ne se mêlait jamais de ce qui ne le regardait pas.
G x J
Sentir la crosse dans sa main. Serrer, serrer à s'en déchirer les jointures. Armer le chien, lentement. Expirer. Bloquer son souffle. Viser. Et puis appuyer sur la détente.
Le coup se répercuta violemment dans son épaule. Epaule qui s'était fragilisée avec le manque d'entraînement.
Il ôta son casque de protection, et regarda la cible. Il avait manqué le centre d'au moins vingt bons centimètres.
« Fait chier… » grommela-t-il.
Comme par magie, un des gosses qui travaillaient pour Urahara, Jinta, apparut derrière lui.
« Ben dis donc… ça fait longtemps que t'as pas tiré, non ?
- J'ai pas trop eu l'occasion d'm'exercer.
- C'est plutôt une bonne nouvelle, non ?
- Ouais. La moins bonne nouvelle, c'que j'ai de nouveau besoin d'mon flingue.
- Et que t'as perdu la main…
- Fait chier… » répéta Grimmjow.
Il laissa le gosse remplacer la cible et remit son casque. Une fois le gamin parti, il reprit sa position.
Plus rien ne comptait à part ce rond rouge qu'il lui fallait toucher. Absolument.
Son souffle ralentit. Le métal froid se réchauffait contre sa peau. C'était comme un courant entre lui et l'arme. Oui, il le sentait.
Son regard se précisa. Tout était plus net. Il voyait parfaitement les contours de sa cible.
Il tira.
Dans le mur.
G x J
Son grognement de frustration résonna dans la petite salle. Une jeune femme, dans le box d'à côté, pouffa.
« Ben alors, Grimminou, on a du mal ?
- Nel ?! »
Il remit précipitamment sa protection en entendant le cliquetis si reconnaissable du chien qu'on armait. Il fixa la cible de sa sœur. Voilà, il était près pour la plus grande humiliation de sa vie.
« Pan ! » murmura-t-elle après avoir tiré.
Le rond rouge était orné d'un petit trou bordé de noir. En plein cœur de la cible.
Ouais. Nel, elle, n'avait pas perdu la main.
G x J
Ils s'installèrent dans une autre petite pièce, et laissèrent Urahara leur servir à boire.
« Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas exercée… dit-elle avec un petit sourire.
- 'Tain, ça doit faire au moins 3 ans qu'tu t'es pas entraînée, et tu touches la cible en plein milieu !
- Je te rappelle que j'ai appris dès 8 ans, Grimm. Je ne peux pas oublier autant de pratique et de travail en trois ridicules années. En plus, je m'en sortais plutôt bien.
- T'étais la meilleure. Si t'avais pas été trop jeune pour rentrer à l'Espada, j'suis sûr qu't'aurais pu prendre le numéro 3. Cirucci(2) valait rien, à côté de toi.
- N'exagère pas. Elle ne se débrouillait pas trop mal.
- Pfff, de toute façon, avec la nouvelle génération qu'Aizen était en train de former, elle avait aucune chance de rester.
- Mmmh. Mais regarde-toi. T'es pas trop mauvais ! Ça fait quoi, 2 ans, que tu n'as pas touché ton arme ? Au moins tu ne te déboîtes pas l'épaule à chaque coup.
- Tsss, c'est ça, fous-toi de ma gueule…
- Allez, Grimm, te vexe pas. On sait tous les deux qu'au corps à corps tu m'exploses.
- Ouais, ça… »
Ils discutaient en riant, rappelant les bons souvenirs et les amis qu'ils avaient eu. Mais dans leurs yeux brillait cette petite lueur triste, cet éclat de nostalgie. Ce regard qu'ont tous ceux qui se disent :
« C'est fini. Et jamais ça ne reviendra. »
Alors ils rentrèrent bras dessus bras dessous, unis face à la nuit. Et dans les ombres, ils écoutaient leurs compagnons du passé les escorter.
« Ensemble. » avaient juré les membres de l'Espada.
Mais leur amitié s'était disloquée dans les tourments de la vie.
Connard d'Aizen.
G x J
(1) et (2) ne sont pas des erreurs. Je vous rappelle que ça se déroulait il y a quelques années par rapport à la narration de Grimmjow. Donc la hiérarchie a un peu changé depuis :P
G x J
Hey hey hey, les gens ! J'espère que vous avez la pêche ! Moi ça va, sûr que l'automne me fout le blues vu l'ambiance de ce chapitre...
Désolé pour l'attente, j'ai commencé plein de trucs en même temps et ma productivité sur Citap en a pâti. Mais bon. Vous serez sans doute heureux(ses) d'apprendre que je planche sur un petit GrimmIchi...
Eh eh eh ! Z'avez vu ! Citap a une couverture ! Elle est belle, heiiiiiiiiin... :D C'est moi qui l'ai dessinée, d'abooord !
Sinon, qu'est ce que vous en pensez ? Balèze, hein, ma p'tite Nel ! :P Pis moi, j'aime bien Chad ! Quoi, comment ça il se passe rien ?! Allez, promis, ça avance plus dans la suite !
Bisous à tous ! Tout particulièrement à Nana Umi et Itachihaku, et puis Zazou-chan, parce que vous êtes là depuis le début et vous êtes trop cools ! :3
Une p'tite review ? Allez, pour assurer l'écriture du chapitre 15...
