Titre : Can I take a photo ?

Pairing : Grimmjow Jaggerjack X Jûshirô Ukitake

Rating : M

Warnings : langage vulgaire

Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à Tite Kubo-sama

Résumé : Qu'est ce qu'une photo ? C'est capter un instant furtif pour le montrer à tous. Grimmjow Jaggerjack l'a bien compris et veut dévoiler au monde la banlieue qui l'a vu naître et le milieu dont il est issu. Malheureusement, son travail n'est pas reconnu et rien ne va pour lui, jusqu'à ce qu'il rencontre le fragile Jushiro Ukitake…

Note : Désolé vous l'avez attendu très longtemps, mais le voilà ! Tisama l'a lu et m'a dit qu'il était bien... En tout cas j'espère qu'il vous plaira !

G x J

Elle. Elle, partout, étalée sur les draps et la moquette. Elle et son sourire. Elle et sa beauté. Elle qui dansait, elle qui peignait, elle qui riait. Tout en vitalité douce, en énergie contenue. Elle virevoltait autour de lui, l'entourait de son éclat passé, de sa jeunesse envolée.

Trahison. Voilà ce que son visage, autrefois adoré, lui évoquait. Elle l'avait trahi, l'avait blessé, et n'avait même pas eu le courage de l'achever. Il l'avait tant aimée. De toutes ses forces. Il avait fait tout ce qu'il pouvait pour la protéger et la rendre heureuse. Il était prêt à l'épouser. Mais elle avait tout fait tomber en poussière.

Jûshirô ne pleurait pas. Il refusait de pleurer pour elle. Peu importait qu'elle soit partie. Peu importait qu'elle l'ait abandonné. Il se devait d'avancer. De laisser derrière lui ses remords et ses regrets. Même si elle le poursuivait, encore et encore, étalant sous ses yeux le bonheur de l'avoir quitté pour un autre, même si elle restait près de lui pour le faire souffrir. Même s'il avait encore l'espoir imbécile de revoir au fond de son regard cette lueur bienveillante qu'il aimait tant.

Alors il rassembla les portraits de la jeune femme, les rangea soigneusement dans une pochette, et la laissa sur le bureau. Hors de question qu'il montre ces photos-là à Grimmjow. Parmi les anciens clichés de l'atelier du lycée que lui avait ramenés Shunsui, il ne lui dévoilerait que les paysages et les bâtiments. C'était plus prudent. Les visages contenaient trop de sentiments.

La sonnerie de son téléphone le tira de ses pensées nostalgiques.

« Allô ?

- Bonjour, Jûshirô. Comment te portes-tu ?

- Tiens, Retsu, je pensais justement à toi.

- Ah, et que te disais-tu sur ton médecin préféré ?

- Qu'il y a des blessures que le temps refuse de fermer. »

G x J

Il fallait qu'il sorte de chez lui, qu'il aille se perdre dans les rues de Paris. Que quelque chose chasse son fantôme. Alors il quitta la chambre d'hôtel, partit rejoindre la foule.

Ses pas le faisaient flotter au-dessus des passants. Ils ne pouvaient pas comprendre, eux, pourquoi cet homme marchait courbé, pourquoi ses épaules étaient voûtées, pourquoi, sous ce lourd manteau noir, on devinait une silhouette fatiguée. Le vent se battait avec ses cheveux, ses longs cheveux blancs qui le faisaient paraître bien plus vieux qu'il ne l'était en réalité. La maladie l'avait rongé. Les épreuves de la vie également. Mais il lui fallait continuer à marcher. Après tout, il y avait des choses qui en valaient la peine.

La photographie, par exemple. C'était quasiment toute sa vie. Et en même temps, ce n'était pas lui. Parce que tous ses clichés, c'était Snowdrop qui les prenait. Les gens ne voyaient que l'artiste. Il ne pouvait pas montrer l'homme. On s'était joué de lui. Elle s'était jouée de lui. Elle ne l'avait gardé que pour se voir dans le miroir des pellicules, avant de comprendre que ce reflet n'était pas ce qu'elle était vraiment, et de réaliser que cet amour n'était pas fait pour elle. Tout ce qu'elle attendait de lui, c'était le bruit du déclencheur et le toucher froid du papier glacé. Alors il se cachait. Laissait son double, son avatar, récolter les honneurs, vivre par son art. Lui, Jûshirô Ukitake, simple être humain, voulait être apprécié, aimé, tel qu'il était.

Et s'il révélait à Grimmjow qu'il était Snowdrop, cela éclipserait tout le reste. Il ne voulait pas perdre cette amitié toute neuve, encore balbutiante. Il voulait boucler ce projet sans avoir à supporter l'admiration mal placée du jeune homme.

La terrasse du café où il s'installa était presque vide, à cause du froid glacial. Mais il s'assit tout de même dehors, et lorsque le serveur grelottant vint prendre sa commande, il demanda un thé. Il n'avait vraiment pas besoin du regard curieux des autres clients, à l'intérieur, sur cet individu sombre au visage triste, qui paraissait attendre quelqu'un sans vraiment en être sûr.

G x J

Grimmjow aimait bien Ichigo. Bon, ok, il lui avait piqué sa sœur. Mais c'était un copain génial pour Nel. Et il avait tout de suite compris ce que le bleuté avait essayé de lui faire comprendre.

Attablés à une petite table dans un tout petit café pas cher et pas très loin du quartier où vivait le roux, ils discutaient de Nelliel.

« Donc, si je résumé bien, dit Ichigo, tu veux que j'emmène ta petite sœur en voyage, loin de Paris, pendant un bon moment, parce que l'Espada risque de se lancer à vos trousses à cause d'une de tes conneries.

- C'ça. Mais j'suis pas totalement responsable.

- Et tu crois sérieusement qu'elle ne va pas se douter de quelque chose ?!

- Si tu t'en sors bien, elle devrait pas s'poser d'questions. Propose-lui, j'sais pas, un truc en amoureux, au bord d'la mer, ou chez ton père…

- Des vacances en amoureux chez mon père ?! Tu l'as jamais rencontré, toi… De toute façon, la famille c'est pas vraiment romantique.

- Démerde-toi. J'veux pas qu'elle reste en ville.

- Elle peut se défendre, tu sais, Grimmjow. Moi aussi j'ai tendance à la surprotéger, mais elle m'a très bien fait comprendre qu'elle pouvait se débrouiller toute seule. Je te rappelle qu'elle m'a présenté Urahara… et ses propres talents avec.

- 'Tain, elle te fait confiance… Elle a pas d'permis pour son flingue.

- Je sais. Mais je m'en fous. Tant qu'elle est en sécurité. Donc, c'est d'accord. Je l'embarque loin de l'Espada.

- T'es cool, comme mec, Ichi.

- Ouais… fais gaffe quand même. Je sais pas si Nel appréciera beaucoup de retrouver son frère mort à son retour de vacances.

- T'inquiète, je gère. »

Sur ce, Grimmjow se leva, et quitta la table en réglant sa part de la note. Il ignora les têtes qui se tournèrent vers lui lorsqu'il traversa le café. Qu'ils aient un problème avec sa couleur de cheveux lui était complètement égal.

Lorsqu'il sortit sur la terrasse, il s'attendait à ne voir personne. Mais, malgré le froid intense, quelqu'un était installé dans un coin, une grande tasse à la main, le regard perdu dans le vide. Quelqu'un qu'il connaissait…

« Eh, Jûshirô ! »

Celui-ci leva le visage vers lui. L'apercevant, il sourit faiblement.

« Oh, bonjour, Grimmjow. »

Frissonnant, le bleuté s'assit en face de lui, les mains bien enfoncées dans les poches de son sweat.

« Bah, qu'est c'que tu fous là ? T'vas attraper la mort. J'croyais qu'tu faisais gaffe à ta santé.

- Tu as raison, je ne devrais pas être dehors. Mais je ne veux pas aller à l'intérieur.

- Pourquoi ? T'es bizarre, parfois…

- Je ne veux pas sentir leurs regards dans mon dos.

- Tsss, tu passes inaperçu, mon vieux. »

A ces mots, l'autre fronça les sourcils et se tut. Puis il reprit :

« J'ai une question à te poser…

- Ouais ?

- Quel âge me donnes-tu ?

- Ah non ! protesta Grimmjow. Ca, c'est l'genre d'question que posent les gonzesses pour te piéger. T'vas quand même pas m'faire l'coup…

- J'aimerais vraiment savoir.

- Euh… d'ac'… j'dirais… Autour d'cinquante ans ? Et t'as blanchi vite. »

Jûshirô eut un petit sourire triste.

« Impressionnant.

- Quoi ? J'ai dit une connerie ?

- Un peu. Je vais te dire quel âge j'ai, Grimmjow.

- Bah vas-y…

- J'ai trente-huit ans.

- T'es sérieux ?!

- Extrêmement sérieux.

- Putain… il s'est passé quoi ? C'la maladie ?

- Oui.

- Ca craint… »

Leurs regards s'évitaient. Leurs souffles s'envolaient en buée blanche. Et leurs silences se mêlaient ensemble, gênés, troublés.

« J'pensais pas qu't'en avais bavé au point de…

- Si on pouvait éviter d'en rajouter une couche, ça m'arrangerait, Grimmjow. Je n'ai pas vraiment envie de m'attarder là-dessus maintenant.

- Okay… »

Le porte-parole se leva, et tendit un petit papier à son compagnon.

« Prochain lieu de rendez-vous.

- D'ac'. Quand ?

- Demain. 18h.

- Ca fait un peu tard, non ? On risque de s'faire surprendre par la nuit.

- C'est exactement ce que je veux.

- …ok. »

Puis Jûshirô s'éloigna en lui adressant un petit signe de la main, et disparut lentement dans la foule. Grimmjow resta immobile quelques instants.

« J'sais pas c'qu'il a, mais ça va pas… » se fit-il remarquer.

Mais, haussant les épaules, il repartit vers le métro. Après tout, ça n'était pas ses affaires…

G x J

Voilà ! Et maintenant... C'est l'heure de la PUB ! (oui, j'ose u.u c'est ma fic, après tout)

...

HEY ! Vous !

Oui ! VOUS !

Vous qui lisez cette fiction, vous qui avez laissé une review (ou pas), vous qui me suivez, moi ou cette fic, (ou pas), vous qui avez ajouté cette fic à vos favoris (ou pas), bref, vous qui appréciez le pairing représenté ici ! (Non, pas de "ou pas" parce que là ça s'adresse aux gens qui aiment ce couple VRAIMENT)

Vous voulez plus de Grimmjow x Jûshirô ?

Alors venez lire Eclipse Totale, ma coécriture avec Tisama, publiée sur son profil ! Vous y retrouverez ces deux personnages dans une épistolaire qui, pour l'instant, n'a eu que des retours positifs, et en est déjà à son 25ème chapitre ! Publication tous les dimanches !

Ah, et puis y'a aussi La panthère et l'ours blanc, de BakaUshi, qui est très sympa aussi ^^

Voilà ! Courez lire ces fics ! (si vous aimez celle-ci, bien sûr... 'Fin je suppose que si vous avez lu jusqu'au chapitre 15, c'est que vous appréciez x))

Bisous à toutes et à tous ! A la prochaine !