Bon... Heu... Ni excuses ni demandes de reviews... N'est-ce pas Gwenetsi?

On va faire les choses simplement! Comment-allez-vous?

Bien J'espère! Car voici la suite! Je vous laisse découvrir tout ça, en espérant que ça vous plaira!

Et... Oui, vous n'aurez droit qu'à un seul chapitre... Pleurer, me supplier, me menacer, me torturer ne servira à rien. Il m'est tout simplement impossible de vous poster la suit.

A très vite, même si je ne peux pas vous dire quand.

*Ne me tuez pas!*

Bonne lecture!


Chapitre 37 : Vous comprenez?

- Bonjour.

- Bonjour, répondit Gibbs, la fixant toujours. Il ne voulait pas entamer cette conversation. Elle était venue se faire pardonner? Chercher de l'aide? Peu importe. Avant d'avoir quoi que ce soit de lui, elle devait passer par les aveux, et il ne l'aiderait pas sur ce point.

Ziva avala péniblement sa salive et avança de deux pas hésitants, en rompant un instant leur contact visuel, avant de reposer ses yeux dans les siens. Elle ne pouvait pas entrer dans le vif du sujet dès maintenant, il lui fallait trouver une amorce à la conversation. Elle se dit que l'objet que Gibbs fabriquait pouvait être un bon point de départ. Après tout, depuis quand avait-il abandonné les bateaux?

- Vous vous mettez aux rocking-chairs maintenant? L'interrogea-t-elle.

- Les gens changent dit Gibbs en posant son rabot, se contentant de ses quelques mots, ce qui ne surpris qu'à moitié la jeune femme. Il avait toujours économisé ses mots.

- C'est vrai, confessa Ziva à demi voix. Mais certains restent les mêmes.

- Je n'ai pas changé répondit Gibbs, s'imposant face à Ziva.

La jeune femme acquiesça en silence d'un geste de la tête répété.

- J'ai changé avoua-t-elle. Mais j'y ai été forcé. Et… Je tente de… depuis peu de… redevenir celle que j'étais. Que je suis, s'expliqua difficilement Ziva.

- Que dois-je comprendre? Reprit Gibbs aussitôt, ne lui laissant pas le temps de se ressaisir, en reprenant son rabot pour aller le ranger à sa place sur son établit.

- Que je suis Ziva David. Et que Ziva David est une personne qui restera toujours la même. Bien que certaines personnes la croient morte.

- En effet. C'est là que se trouve le problème.

- Moi aussi j'ai enterré Ziva David il y a plusieurs années… Gibbs, répondit Ziva, soucieuse de s'expliquer clairement. Et la déterrer n'est pas une chose facile.

- Pourtant à ce que je vois vous n'avez jamais cessé d'exister.

- Mais Ziva David est partie. Et Ava Zivdid a pris sa place pendant presque quatre ans.

- Ava Zivdid… Quel bel anagramme fit remarquer Gibbs après quelques secondes.

Ziva se tut. Elle ne savait pas ce qu'elle devait dire, ce qu'elle ne devait pas dire, et ce par quoi elle devait commencer. Gibbs l'impressionnait, et elle ne voulait pas qu'il la rejette. Il se montrait distant et amer comme elle l'avait déjà vu l'être avec certaines personnes envers qui il avait de la rancœur. Il avait été très rare qu'il se comporte ainsi envers elle durant son séjour au NCIS, elle n'y était pas habituée.

Gibbs voyant la jeune femme hésiter et commencer à se défiler se décida à relancer la conversation. Elle n'allait pas le laisser à ce point de leur discussion. Il se saisit d'un pot en verre tout en parlant, tournant toujours le dos à Ziva.

- Et si certains croient que Ziva David est morte, qui sont ceux qui ne le croient pas?

- Jusqu'à il y a quelques mois, personne ne savait rien, expliqua Ziva, remerciant intérieurement Gibbs de l'aider.

Elle le regarda verser du bourbon dans son verre avant de reprendre. Tout ça était difficile pour elle, alors autant y aller doucement.

- Quand j'ai quitté le NCIS, ce n'était en aucun cas parce que je le voulais. Le directeur du Mossad m'a contrainte à acheter ma nationalité américaine, ma liberté. Il a réclamé de moi une mission d'adieu, et ne m'a pas laissé le choix.

Gibbs reposa la bouteille et se retourna au bout d'un court instant. Il s'adossa à l'établit et la regarda. Il aurait du s'en douter, cela avait été trop beau qu'il ne se mêle pas de cette affaire.

Ziva eut la sensation de se sentir brûlée par ce regard.

- Vous évitez toujours autant de l'appeler « Papa » à ce que je vois. Je prends ça pour un point positif.

Si Ziva l'avait pu, elle aurait sourit face à cette réplique. Mais ses lèvres ne bougèrent presque pas, elle était trop crispée pour ça.

- Le connaissant je me doutais que cette mission ne serait pas sans risques, c'est pourquoi je n'ai rien dit. Je suis simplement partie. Je ne vous ai pas dit au revoir car je comptais revenir. Je ne voulais pas d'au revoirs qui se transformeraient en adieux, et je ne voulais pas de votre aide. Je voulais régler mes comptes avec Eli David, une bonne fois pour toute. Je voulais en finir avec lui. Je voulais vous cacher mes difficultés, mais comme souvent sur ce point, j'ai eu tort. Et les choses ont mal tourné.

- Ce qui signifie? L'interrogea le Marin, ne voulant pas lui épargner les détails.

Ziva inspira fortement et se retourna au bout de quelques secondes. Elle se dirigea vers les escaliers, et monta sur la première marche. Elle s'y assit face à Gibbs. Elle ne pouvait plus rester debout. Elle était en position de faiblesse et elle le savait. Elle savait aussi ce qu'elle allait devoir dire, les forces que cela allait lui demander, elle choisit donc de s'asseoir, trouvant cela préférable.

Gibbs la regarda faire sans rien dire.

- Je me suis retrouvée seule, sans aucun plan de secours, aucun contact avec qui que ce soit, dans la bande de Gaza. La mission qui m'avait été donnée était quasiment irréalisable. Pour la deuxième étape de cette mission je devais agir dans un café. Celui-ci a explosé la veille de mon opération, une attaque terroriste. Il n'y a eu aucun survivant. Le directeur du Mossad n'avait plus de nouvelles de moi, il m'a fait chercher pendant environ deux jours dans la région, il ne m'a pas trouvé car par peur que cette explosion ait un rapport avec ma mission, je m'étais cachée. Il m'a déclaré morte et n'a pas cherché plus loin.

- Et qu'avez-vous fait? Demanda Gibbs au bout de plusieurs minutes.

Ziva s'était tue et n'avait plus continué son récit, elle repensait à tout ce qu'elle avait vécu à cette époque et tentait de faire l'impasse sur ses sentiments, elle fuyait toutes ces images qui lui revenaient en mémoire. Mais elle n'y parvenait que difficilement. Gibbs la ramena à la réalité.

- J'étais seule. J'ai appris par un contact ce qu'avait fait mon père, et, et j'ai tenté d'y survivre. J'étais anéantie confessa Ziva, regardant le sol, n'ayant pas la force pour plus. Je ne doutais pas qu'il ait pu faire ça. Seulement je n'avais aucun moyen de me sortir d'où j'étais, je tentais alors simplement de survivre au jour le jour, et je n'avais aucune idée de combien de temps cela me prendrait avant de pouvoir rentrer à Washington. Je pensais à vous et je me demandais ce que vous pouviez penser, ce que mon père vous avez dit. Je me demandais comment j'allais pouvoir revenir après ça. Comment vous réagissiez, surtout après la façon dont j'étais partie. Vous me manquiez.

- Dinozzo te manquait reprit Gibbs.

Ziva releva la tête et regarda Gibbs, surprise par cette soudaine intervention. Elle ne réfléchit que très peu avant d'acquiescer.

- Oui.

Ziva se sentait de trop à cet instant, elle aurait voulu disparaître. Et si Dinozzo avait dit à Gibbs ce qui avait eu lieu avant son départ? Si il lui avait parlé de sa visite nocturne? Elle ne savait pas quoi penser. Bien trop de non-dits régnaient dans cette histoire.

- Pourquoi dites vous ça? Osa-t-elle enfin demander, bien qu'elle ait acquiescé quelques secondes plus tôt.

Cette question fit doucement sourire Gibbs. Ces deux là n'avaient pas changé. En un sens c'était rassurant.

- Dinozzo a vraiment mal réagi à votre départ, encore plus à l'annonce de votre mort, expliqua Gibbs. Je ne pense pas qu'il ait tourné la page, même maintenant. Et vous avez toujours été très liés tous les deux. Alors si il vous a manqué comme vous lui avez manqué, enfin, de ce qu'il m'a laissé voir… Mais, peut-être qu'il connaît la vérité, ajouta Gibbs.

- Non.

Gibbs acquiesça. Il s'était douté de cette réponse. Dinozzo était bon comédien, mais tout de même Et puis il ne l'aurait pas laissé partir.

- Vous m'avez tous manqué, reprit Ziva, avant de de nouveau baisser les yeux.

Elle réfléchit quelques instants avant de reprendre son récit.

- Par la suite j'ai été faite prisonnière, et je passerai sur les détails de cette période, mais plusieurs semaines plus tard je me suis retrouvée en France, dans un hôpital tenu par la croix rouge. J'y suis restée quelques temps, puis quand j'ai pu sortir, je n'ai pas su où aller. J'étais officiellement morte depuis quatre mois, et je n'avais que ce que je portais sur moi.

- J'ai longuement réfléchi, reprit Ziva, la voix frêle, et je me suis dit à contre coeur que je ne pouvais pas revenir aux Etats-Unis et simplement dire bonjour comme si rien ne s'était passé. Je n'avais aucune idée de comment vous auriez réagi, j'aurais du m'expliquer, raconter ce que je venais de vivre et je n'y étais pas prête, et matériellement, je n'avais pas de quoi me payer le billet d'avion. J'ai alors tenté d'envisager la situation sous un autre angle.

Ziva se leva et fit quelques pas dans la cave. Gibbs la suivit du regard buvant la dernière gorgée de son verre de bourbon. Ziva soupira une fois de plus. Elle sentait toujours cette boule dans sa gorge, et elle n'appréciait pas.

- J'ai essayé de distinguer le côté positif des choses, continua Ziva alors qu'elle était à présent derrière le rocking-chair. Elle continua en reprenant son chemin, pour aller s'adosser contre la rambarde d'escalier. Gibbs l'écoutait attentivement.

- Je me suis dit que la situation qui se présentait à moi pouvait me permettre de repartir à zéro. De tout reprendre depuis le début, d'enfin vivre ma vie sans subir l'influence d'Eli David. Je me suis dit que je pourrais enfin être moi, ne plus subir l'influence de personne sur ma vie. Je me suis donc créée une nouvelle identité, Ava Zivdid, et je me suis créée une nouvelle vie. Je pensais toujours beaucoup à ce que j'avais perdu, ce que j'avais laissé ici, mais j'apercevais aussi ce que je pouvais gagner dans cette nouvelle vie à Paris. Et je me suis dit que si les choses se passaient mal, dès que j'avais suffisamment d'argent, je m'achetais un billet d'avion et je rentrais. Seulement il a fallu que je me paie un logement, que je vive. Je me suis endettée, j'ai remboursé, et le temps que j'ai de quoi revenir, cela faisait un an que j'étais partie. Un an que vous me pensiez morte, et je me suis dit que c'était trop tard, que je ne pouvais alors plus faire marche arrière. Que je devais me faire à ma nouvelle vie qui n'était pas si mal et vous oublier. Je n'avais pas le choix. Je ne voulais pas vous faire souffrir davantage. Je souffrais moi-même de la situation. Je n'ai pas agi ainsi par égoïsme Gibbs. Ma vie d'adulte a vite démarrée et s'est tout de suite fait sous le crochet d'un père qui n'en était plus vraiment un. C'étai une bouffée d'espoir pour moi. Alors même si ça signifiait vivre loin de ma vraie famille, c'était un coup à tenter. Vous comprenez que j'ai pu faire ce choix Gibbs? N'est-ce pas?

Ziva s'arrêta de parler et planta son regard dans celui de l'homme qui serait toujours son patron, et en partie son père. Elle cherchait son approbation. Elle voulait qu'il comprenne. Car si il ne comprenait pas, son retour n'aurait guère de sens. Et tout lui serait plus compliqué. Il devait l'accepter pour quelle ait sa place à Washington.

Gibbs regarda ses yeux qui lui imploraient une réponse positive. Il ne savait toujours pas pourquoi elle était subitement réapparue dans sa cave ce matin, si elle avait fait tout ce chemin seule, et si non, qui l'avait aidé. Mais il pouvait à présent se faire une idée des événements qui avaient fait les quatre dernières années de vie de la jeune israélienne. Et tout cela ne semblait pas très gai. Il voyait également tout ce qu'elle pouvait attendre de lui au travers de son regard. Il réfléchit à ce qu'elle venait de lui dire, et connaissant Ziva, tenta d'imaginer ce qu'il aurait pu faire s'il s'était trouvé à sa place. Rien n'était simple dans cette histoire, comme souvent quand NCIS et Mossad se côtoyaient.