Warning : lemon ! J'avoue avoir eu du mal avec ce chapitre. Je n'écris plus ce genre de scène de cette façon. J'ai décidé de garder ma manière de décrire cet échange de l'époque au profit de celle plus crue et détaillée de maintenant.


Un an passe. Tu as maintenant deux disciples. Tu dois repartir en Sibérie pour eux. L'un est le futur chevalier de Cristal, l'autre celui du Cygne. Les dieux nous séparent de nouveau et ton visage se pare d'un sourire énigmatique. Tu me laisses avec frères d'arme au sanctuaire. Mü, le chevalier d'or du Bélier qui nous a rejoints peu de temps après ma confession, me prend sous son aile.

Je comprends finalement ton attitude étrange. Notre confrère m'apprend l'art de la téléportation. Je vais être capable de pouvoir te rejoindre sans la moindre restriction, si ce n'est mon apprentissage ardu. 8 Février, j'arrive enfin à me manifester dans ton salon. A ta plus grande surprise. Isaac et Hyoga ont d'abord eu peur, avant de comprendre par un simple relâchement dans tes épaules que je suis un allié.

Avec un empressement, caché brillement pour tes protégés qui ne te connaitront jamais aussi bien que moi, tu les envoies se coucher. Tu rajoutes des bûches dans l'âtre. Nous avons 15 ans, pourtant nous en paraissons bien dix de plus. La magie d'être un Saint d'Athéna. Ton regard se mêle au mien, intense et impatient. Nos corps ont soif d'un contact que nous n'avons jamais osé entreprendre.

C'est aujourd'hui que nous allons le faire. Dans un consentement et un besoin mutuel qui résonnent avec force dans nos cosmos liés.

Je t'embrasse tendrement. Je te savoure, toi que je n'ai pas vu depuis bien trop longtemps. On s'allonge d'un même mouvement sur le sol. Le tapis épais rend la chose bien plus confortable. Je ris tout contre tes lèvres humides. Nos doigts s'entrecroisent. Je t'embrasse, te murmure que je t'aime encore et encore. Inlassablement, on s'embrasse et on se sert l'un contre l'autre. Dans la stupeur de cet instant magique, je ne sais pas comment nous nous sommes dévêtus.

Ton corps est frais et tremble de désir contre le mien. Bouche, nez, paupières, joues, cou, épaules et torse n'échappent pas à mes lèvres qui t'embrassent et te vénèrent. La pulpe de tes doigts roule sur mon corps et dans mes cheveux. Je glisse le long de ta peau d'un blanc enneigé. Elle se réchauffe à mon contact. Ton ventre, aux abdos ciselés, se contractent dans l'attente de nouvelles caresses.

Tu gémis des mots dans un français trop brouillon pour que je le comprenne. Ma langue mutine effleure l'un des parties les plus intimes de ton corps. Elle pulse sous ses investigations. La chaleur de ma bouche t'engloutit. Je détourne ton attention alors que de l'huile recouvre mes doigts pour te préparer à ma venue. Le temps se fige alors qu'une bulle se forme autour de nous.

Tu me fais signe qu'il est temps.

Je souris, taquin. Je lâche ton sexe et pars à la découverte de ton antre que mes doigts occupent. Je les retire et les remplace de ma langue gourmande. Tu jures et tu t'agrippes à moi comme tu le peux. Je rajoute de nouveau mes doigts. Tu n'en peux plus, tu me demandes plus. Tu me forces à me redresser, de ta douce main tu me couvres d'huile et me chevauches. Malgré la douleur qui t'accable, tu continues de t'affaisser.

Tu sais que bientôt, très bientôt, tu vas retrouver un plaisir que moi seul peut t'offrir. Puis, ton fessier contre mon bassin, nous avons réalisé que je suis entièrement en toi. Oh, mon amour. Nous voilà pris dans un tourbillon de sensations inconnues et charmantes. Nos cosmos s'unissent tout autant que nos chairs.

Pris dans un long, fougueux et savoureux baiser, nous atteignons un orgasme commun qui nous souffle sous puissance. Je sors prudemment de toi. Tu t'écroules sur moi, aussi satisfait que je le suis. Tu chuchotes contre ma peau un « je t'aime » auquel je réponds d'une embrassade. Nous profitons de ce moment puis, une fois remis de cet échange révélateur, tu me fais tien.

L'aube se pose sur nous et me rappelle mes devoirs. On s'enlace avant que je ne me téléporte, seul dans mon temple et ton odeur sur moi. Je pense à toi, même quand nos frères m'entourent. Ils tentent d'égayer ces longues journées où ton absence est pesante. Mon Camus, nous sommes amis, amoureux et maintenant amants.

Et nous le restons encore, même avec la guerre du Sanctuaire à nos 20 ans. Les chiffres m'aident à tenir : le 5 représente notre amitié enfants, le 8 symbolise la distance qui a été nôtre pour nos entraînements, le 6 évoque notre amour. Le 0 immortalise le début d'un fratricide où tu vas nous être arraché trop tôt avec d'autres frères.