Les vacances arrivent dans une semaine, j'aurai plus de temps pour écrire, pour poster... Alors oui le prochain chapitre arrivera plus rapidement, je le jure!

Mais la fin est proche, et ça m'attriste... Cette fic va ma manquer... C'est bizarre de ressentir ça.

En tout cas j'espère que mes chers lecteurs sont en forme! Prêt à lire ce chapitre qui clôt les retrouvailles entre Gibbs et Ziva.

J'attends votre avis!

Et pour ma défense pour cette nouvelle absence, pensez à des fics comme Cavale, ou Au nom du père, ou Petits secrets et compagnies... Depuis combien de temps n'a-t-on pas eu de suite pour ces fics?

Bonne lecture et vive les reviews.


Chapitre 38 : Dit le Ziva.

Gibbs tentait de se mettre à sa place. Il tentait d'envisager ce qu'elle avait vécu. Il est vrai que la situation aurait pu lui paraître tentante si il avait eu à faire ce choix. De plus Ziva ne semblait pas avoir très bonne mine. Il était maintenant clair qu'elle aussi avait pâti de la situation des dernières années, et qu'elle ne l'avait en rien décidé.

- Je comprends Ziva, dit-il enfin. Je continue de penser que ce qui s'est passé ces derniers temps est mal. Mais je vois aussi que cela n'est pas de votre faute. Et je ne sais pas ce que j'aurai fait à votre place, mais je pense que l'option d'une nouvelle vie m'aurait largement séduite.

- Merci Gibbs. Dit simplement Ziva en le regardant toujours.

Les deux personnes restèrent quelques instants dans le silence. Ziva triait ses idées, ses souvenirs qui remontaient, alors que Gibbs encaissait et enregistrait ce qu'elle venait de dire. C'est finalement lui qui reprit la parole.

- Et qu'est-ce qui vous a ramené à Washington D.C. Ziva?

La jeune femme se sentit légèrement soulagée lorsqu'il l'appela par son prénom. Auparavant il l'avait simplement vouvoyé. Elle sourit aussi à cette remarque, moins stressée, ses lèvres parvinrent à s'étirer en un discret sourire qui n'échappa pas à Gibbs.

- Pendant environ un an j'ai eu une situation instable, puis par hasard, j'ai rencontré quelqu'un, une femme, qui est devenue une amie, et qui a réussi à me faire embaucher à l'endroit où elle travaillait. J'y suis restée deux ans tranquillement. Ce métier me plaisait, j'y rencontré des gens intéressant, j'y avais ma place, je me faisais doucement à l'idée d'être Ava Zivdid, que Ziva David n'existait plus, n'avait jamais existé.

- Quel métier faisiez-vous?

- Traductrice. Dans une maison d'édition assez réputée. Je recommençais à être heureuse. Jusqu'à ce que totalement par hasard, un jour comme les autres, j'aperçoive McGee dans un des couloirs du lieu où je travaillais, expliqua la jeune femme.

Gibbs tiqua à l'entente de cette phrase. Son agent saurait donc la vérité depuis un an? Il n'aurait rien dit? Et personne, même lui, n'aurait rien remarqué?

Ziva vit les sourcils de Gibbs se froncer à mesure qu'il réfléchissait.

- J'ai réagi encore plus mal que vous à présent. Il était en compagnie de la femme dont je vous parlais précédemment, Sarah. J'ai tenté d'en savoir plus. Il travaillait avec elle sur la traduction de Deep Six.

Tout sembla alors s'éclairer pour Gibbs, à qui ce point avait échappé.

- Je ne m'y attendais vraiment pas. Tout me revenait d'un coup en plein visage. J'ai tenté au maximum de l'éviter, en vain. Ziva soupira. Les choses ont mal tourné entre lui et Sarah, et de fil en aiguille, c'est à moi qu'à été confiée la traduction de son roman. Les choses n'ont pas été faciles. Sarah m'a présenté à lui comme Ava Zivdid, il a été incapable de réagir, j'ai fui, on s'est expliqué, on s'est disputé, on s'est réconcilié… Énuméra Ziva.

Gibbs sourit.

- On a reconstruit notre amitié tout doucement. Je l'ai supplié de ne rien vous dire. Je n'étais pas prête. Mais je lui ai demandé de vos nouvelles à tous. Il a accepté de ne rien dire pour un temps. Mais il m'a dit qu'une fois que son roman serait traduit il ne me laisserait pas le choix. Soit il vous le disait, soit je revenais. J'ai réfléchi et j'ai choisi la deuxième option. Tout ça n'a pas été simple. J'ai du traduire le roman de Tim tout en organisant mon retour. Refaire mes papiers, trouver un logement, démissionner… Retourner en Israël pour mettre les choses au clair avec le directeur du Mossad. L'aide de Tim m'a été précieuse, et il a eu beaucoup de mal à ne rien dire.

- Il a bien fait les choses. Je n'ai jamais rien vu.

Ziva sourit. Gibbs ne la mettait pas à la porte. Il réagissait positivement à ce qu'elle lui disait, les choses ne se passaient pas si mal.

- J'ai énormément appréhendé mon passage au QG du Mossad. Mais ça aurait pu être pire. J'ai mis mon père au pied du mur, il ne s'attendait pas à me voir. Bref, tout est réglé de ce côté. Je suis arrivée à D.C. il y a quelques jours. McGee m'a récupéré à l'aéroport et m'a amené chez lui.

Gibbs qui avait laissé traîner son regard sur la sol de sa cave replaça son regard dans celui de Ziva. Il était à la fois curieux de savoir que Ziva avait prit la peine de faire un détour par Israël, mais aussi de savoir comment Abby avait réagi face à Ziva, car il savait qu'elle et Tim vivaient ensemble.

- Les retrouvailles avec Abby n'ont pas été simple. Elle m'a mise à la porte, on a pleuré, j'ai bien cru que tout était fini et que je n'aurais jamais du revenir, puis elle m'a rouvert sa porte, et on a discuté toute la nuit. McGee a très peu dormi cette nuit là, termina Ziva dans un sourire.

- C'est donc pour ça qu'il est arrivé en retard, conclut Gibbs, qui avait maintenant regroupé toutes les pièces du puzzle, et se montrait moins hostile.

- En effet, répondit Ziva.

- Eli David, Tim et Abby, et moi, sommes donc les seuls à savoir que Ziva David est de retour dit Gibbs en faisant quelques pas en direction de la jeune femme. Il s'arrêta à un bon mètre d'elle.

- Oui, répondit Ziva en acquiesçant d'un signe de la tête.

Gibbs la regarda droit dans ses yeux, tous les deux comprenant ce que cela sous-entendait. Elle n'avait rien dit à Tony. Il ne savait toujours rien.

- Quand comptes-tu lui dire? Questionna Gibbs après l'avoir fixé un bon moment.

- Je ne sais pas. Bientôt, je sais… Je dois lui dire. On va finir par se croiser quelque part… Et il va mal le prendre. Et il n'attend que ça, que je revienne, s'emballa Ziva en baissant les yeux comme une enfant prise en faute. Mais…

Elle se mordit la langue, ne parvenant pas à avouer ce qu'elle voulait dire. Tout lui paraissait si compliqué. Elle sentait cette boule dans sa gorge prendre du volume, et la menacer à tout moment d'exploser. Elle respirait de plus en plus vite.

- Dit le Ziva, lui dit Gibbs, la mettant au pied du mur.

Ziva releva les yeux et le regarda.

- J'ai peur Gibbs, dit-elle enfin. J'ai… J'ai tellement peur qu'il le prenne mal. Je ne cesse de repousser cet instant. J'avais prévu d'aller le voir avant vous mais…

Une larme lui échappa. Elle baissa les yeux puis le visage pour la cacher.

- J'ai si peur qu'il m'en veuille et qu'il ne me pardonne pas, qu'il ne veuille pas de moi ici, qu'il ne comprenne pas que… que…

Une deuxième larme lui échappa.

Gibbs la regarda encore quelques instants tenter de se reprendre et de cacher cet instant de faiblesse. Non. Elle n'avait pas changé. Ziva David était restée la même.

Gibbs s'approcha et la prit dans ses bras. Doucement il la serra et elle se cacha dans le creux de ses bras. Là elle se laissa aller. Elle laissa ses larmes couler et ses doutes, ses craintes s'exprimer. Gibbs passa une main dans son dos et l'autre sur sa tête. Comme il l'avait déjà fait avec elle, il se retrouvait à la réconforter comme si c'était une enfant. A la calmer dans ces rares moments où elle avouait avoir ses faiblesses.

- Doucement Ziva. Calme toi. Tout va bien se passer. Je peux t'assurer qu'il ne t'a pas oublié, et qu'il a encore moins tourné la page. Tous les jours je vois son regard s'assombrir au moins une fois, et je sais qu'alors il pense à toi. Il te pardonnera Ziva, va lui parler, lui dire tout ce que tu penses, il ne rêve que de ça. Dit lui la vérité, et quand il aura compris, il ne te chassera pas. Lui dit Gibbs pour la réconforter.

- Et Ziva?

- Oui? Dit elle péniblement en relevant à contre cœur la tête de cet endroit où elle était si bien.

- C'est censé te calmer ce que je dit là. Alors reprend toi.

Ziva rit doucement en séchant ses larmes.

- Vous m'avez tellement manqué, tous. J'avais si peur de revenir. Tout n'est pas encore réglé surtout avec Tony, mais, mais j'étais si stressé ces derniers temps…

- Il ne fallait pas Ziva. Tu fais parti des nôtres. On est une famille.

- Merci Gibbs, répondit la jeune femme en le regardant.

- De rien Ziva. Tu sais bien que je ne te laisserai pas tomber. Et tu as intérêt à vite régler tes comptes avec Tony car je t'attends au NCIS.

Gibbs s'aperçut seulement en disant cela de ce que ça impliquait pour Hélène. Ziva remarqua cet instant de doutes passer sur son visage.

- Je sais pour Hélène Gibbs, se sentit-elle obligée de dire.

Il la regarda de nouveau, se doutant que le départ en vacances d'Hélène avait un rapport.

- Hélène sait que je ne suis pas morte. Elle l'a découvert et s'est expliquée avec Tim. Je ne savais pas comment les choses se passeraient une fois mon retour au sujet de ma place au NCIS, mais apparemment elle a demandé à être transférée dans une autre équipe. Elle a expliqué à Tim que c'était ma place plus que la sienne, et que vous continueriez de vous voir. Je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure solution, et je ne sais pas non plus si elle a conscience de tout ce que représente son geste pour moi.

- J'aurai dû me douter de tout ça remarqua Gibbs.

- Vous ne pouvez pas toujours tout savoir avant tout le monde lui répondit Ziva en souriant.

Les deux amis restèrent encore quelques instants à se regarder, puis ils reprirent leur discussion pendant plusieurs minutes, sur des sujets plus légers, jusqu'à ce que Ziva ne rentre comme elle était venue, repensant en courant à ce qu'il venait de se passer. Elle était vraiment heureuse que Gibbs l'accepte à D.C. et ne lui en veuille pas. Car l'accord de Gibbs représentait énormément pour elle. Elle avait le sentiment d'avoir à présent légalement le droit d'être là.

Gibbs quant à lui repensait aux derniers instants. Il avait bien cru halluciner quand il avait vu la jeune femme descendre les escaliers de sa cave. Mais une fois de plus elle s'était fait piéger par son père. Il est vrai que cette fois la situation était allée bien trop loin. Mais il n'y pouvait rien. Il ne pouvait que profiter de la joie de l'avoir de nouveau auprès d'eux. Et l'aider à reconstruire sa vie, tout en calmant tous ces sentiments qu'elle avait refoulé durant toutes ces années, car il se doutait bien qu'elle avait du vivre bien des choses qu'elle s'était refusée à extérioriser, et que cela devait encore lui peser lourd parfois.


Alors, vous avez aimé?