Et oui, me revoilà. A vrai dire je devais poster ce chapitre ce week-end, mais j'ai un peu trop fait la fête, et j'ai oublié... Alors je me rattrape aujourd'hui!

Ce chapitre est comme une petite pause entre tous ces chapitres de retrouvailles, j'espère que vous l'aimerez. Pour ce qui est des retrouvailles entre Tony et Ziva, comme vous êtes nombreux à poser la question, ça commence au chapitre 41, alors encore un tout petit peu de patiente...

En tout cas un énorme merci à tous... Skelette, Pokilo, Chloke, Chou05, Nelly, Abva, Kaorilili, Sasaboubouille, Gwenetsi, Firesey... Je suis toujours ravie de lire vos reviews! ça me fait très plaisir à chaque fois de voir que vous aimez ma fic. Je ne pensais pas m'embarquer dans un truc pareil quand j'ai écrit le premier chapitre, et je suis super contente de jusqu'où ma mener cette fic!

Alors bonne lecture, et vive les reviews!


Chapitre 39 : Une chaussette introuvable.

Son jean. Où était son jean? Elle ne le trouvait pas. Elle avait beau regarder de tous les côtés, rien à faire, il semblait avoir disparu. Elle se retourna une fois de plus et examina le parquet. Un amas de vêtements y traînait, mais apparemment pas son jean. Elle se pencha et souleva une chemise bleue claire, il n'y avait rien en dessous. Elle pesta à voix haute, puis se reprit. Elle n'avait aucune envie de réveiller l'homme présent dans le lit à sa droite. Elle s'injuria mentalement. Que lui était-il passé par la tête?

Elle lâcha la chemise qui revint se poser au sol, et se pencha pour jeter un œil sous le lit. Elle regretta aussitôt cette malheureuse idée qu'elle avait eu, un mal de crâne l'assaillant violemment. Elle se redressa et posa son regard sur l'homme nu allongé entre les draps gris. Elle pouvait voir son buste, son bras droit qui était posé à l'endroit où elle se trouvait il y a encore quelques instants, ainsi qu'une de ses jambes à partir de son genou. Les cheveux noirs, plutôt musclé, elle comprenait avoir pu craquer hier soir, notamment vu la dose d'alcool qu'elle avait due avaler. Si il avait eu la peau plus matte, cet homme aurait très bien pu être un israélien. C'est sûrement ce qui l'avait fait craquer face à ses avances. Elle avait toujours trouvé un charme fou aux hommes originaires de sa terre natale.

Ziva se rappela son réveil, quelques minutes plus tôt dans la matinée. Des rayons de soleil traversant les persiennes l'avait tirés du sommeil. Elle avait d'abord apprécié cette sensation de chaleur, puis avait ouvert les yeux. C'est là qu'elle avait compris. Elle n'avait pas reconnu les lieux où elle se trouvait, et avait pris conscience de ce poids sur son thorax. Sans bouger, elle avait baissé les yeux et pu distinguer ce bras, et cette main, posés sous sa poitrine nue. Elle avait frissonné, la sensation de chaleur la quittant subitement, puis avait tourné son regard sur sa gauche, pour découvrir cet homme allongé à ses côtés. Elle devait se trouver chez lui. Mike, Clark, Mark… Elle ne savait plus vraiment… Ziva avait alors fixé le plafond un moment, les sourcils froncés, tentant de se remémorer sa soirée de la veille.

Elle se souvenait que c'était dimanche. Qu'elle devait aller parler à Tony, mais qu'elle n'avait pas trouvé le courage de sortir de chez elle. Elle avait déballé quelques cartons, mais elle ne voyait pas comment elle avait pu arriver où elle se trouvait.

Ziva ferma les yeux et tenta de se concentrer. Elle revoyait ce bar, et cette tequila qu'elle avait commandé, il y avait foule. Elle avait ressenti le besoin de sortir. Cet homme, quelque soi son nom, s'était assis sur le tabouret voisin au sien et avait commandé un whisky. Sa voix grave l'avait attiré et elle avait tourné la tête. C'est comme ça qu'elle avait fini dans son lit.

Ziva se maudit. Si au moins elle avait tout de suite accepté ses avances… Mais non, elle s'était montrée têtue une fois de plus. Elle avait refusé, il lui avait payé un verre, puis un second. Ils avaient discuté, elle avait cessé de compter ses verres. Il l'avait embrassé. Cette scène revenait à Ziva, qui rouvrit les yeux et tenta de se sortir du lit sans réveiller son autre occupant.

Ziva s'était tordu dans tous les sens pour se démêler des draps puis retirer ce bras de sur son corps. Mais ce brun d'un soir avait bougé, et alors qu'elle avait été sur le point de se lever, c'est sa cheville qui s'était retrouvée coincée sous le poids de la jambe gauche de cet homme. Ziva avait préféré attendre avant de continuer dans sa fuite, de peur de le réveiller, ce qu'elle ne voulait en aucun cas. Elle ne voulait pas le voir ouvrir les yeux et avoir à lui dire « Merci bien pour hier soir, mais maintenant je dois partir », « c'était très bien, mais ça n'ira pas plus loin », « Désolée, mais on aurait pas du. », « J'étais ivre vous comprenez? »

Ziva avait fait le tour de ces formules alors qu'elle était en France et qu'elle tentait de se reconstruire une vie, et noyait son chagrin dans un fond d'alcool ou bien les bras d'un inconnu, qui elle avait beau chercher n'était jamais Tony. Elle ne voulait pas avoir à revivre ça ici et maintenant. C'est pourquoi en attendant d'être sûre qu'il ait bien replongé dans les profondeurs du sommeil, la jeune femme tenta de se souvenir plus en détails de la soirée de la veille.

Elle avait voulu partir, quitter ce bar, sentant qu'elle ne résisterait plus bien longtemps aux avances de cet homme. Mais le barman s'était emparé de ses clefs de voiture, et avait tenté de lui faire comprendre qu'avec la dose d'alcool qu'elle avait ingéré, il était hors de question qu'elle prenne le volant. Elle avait essayé de lui expliquer qu'elle avait déjà fait bien pire, qu'elle avait des réflexes, mais rien n'y avait fait, et elle s'était laissée raccompagner par Mike, Mark ou Clark peut-être?

Bref, il avait conduit, s'était trompé de route, et avait finalement trouvé plus simple de la conduire chez lui. Elle avait cédé, et elle avait fini dans son lit. Ziva soupira. Encore un homme d'un soir.

Elle s'était ensuite dégagée tant bien que mal et avait réussi à s'extraire du lit. C'est alors qu'elle avait commencé cette véritable chasse au trésor, ses vêtements se trouvant éparpillés aux quatre coins de la pièce, mélangés à ceux de cet homme.

Ziva avait revêtit ses sous-vêtements, son débardeur et son maillot, ainsi qu'une chaussette. La deuxième ainsi que son jean étant introuvable. Elle était donc là, à tenter de les retrouver.

Sur la pointe des pieds, Ziva fit le tour du lit. C'est là qu'elle aperçut enfin son jean près de la tale de chevet placée du côté du lit qu'occupé le beau brun. Ziva s'en saisit et l'enfila. Elle remarqua ensuite qu'aucune autre de ses affaires n'étaient présentes dans la chambre, elle avait du se débarrasser de sa veste, ses chaussures et de son sac à main ailleurs dans l'appartement. Sa deuxième chaussette devait se trouver non loin, mais Ziva, pressée de quitter les lieux, renonça à la trouver, et à pas de loup elle sortit de la chambre, refermant la porte derrière elle en faisant le moins de bruit possible.

La jeune femme balaya l'espace du regard et aperçut son sac à main près de la porte d'entrée. Elle s'en approcha, et des flashs de la soirée de la veille lui revinrent en mémoire. Elle se rappela qu'il l'avait plaqué contre la mur à peine entrés, embrassant son cou. Puis il l'avait soulevé en l'attrapant par les hanches avant de venir la caler plus fortement contre le mur. Elle avait alors enroulé ses jambes autour de sa taille, et alors qu'il l'embrassait toujours, se laissant aller à la douce sensation qui s'emparait d'elle, elle avait descendu ses mains de ses épaules pour les glisser sous sa chemise. C'est la que son sac à main était tombé de son épaule à son poignet, et qu'il l'avait gêné dans sa tache. Elle s'en était donc débarrassée et il avait atterri où il se trouvait toujours, à un mètre à peine de la porte d'entrée.

Ziva tourna encore plusieurs minutes dans l'appartement, puis une fois qu'elle eut récupéré l'ensemble de ses affaires, mis à part cette chaussette introuvable à laquelle elle avait renoncée, elle passa la porte d'entrée et la referma doucement, satisfaite que cet homme dont elle ne se souviendrait probablement jamais du prénom ne se soit pas réveillé.

Elle emprunta les escaliers et descendit rapidement les trois étages, pour se retrouver en un court instant sur le trottoir devant l'immeuble qu'elle venait de quitter. Ziva constata en soupirant qu'elle ne connaissait pas la rue où elle se trouvait, elle y était peut-être passée une fois ou deux, mais elle ne s'y était jamais attardée. Elle marcha une centaine de mètres à la recherche d'un panneau où d'un nom de rue qui pourrait lui indiquer le lieu où elle se trouvait, se promettant que dès qu'elle serait chez elle, elle avalerait un doliprane.

Ziva trouva finalement l'information qu'elle cherchait, et elle fut forcée de constater que son appartement se trouvait à l'opposé de Washington, et que sans voiture, elle en avait pour un moment avant de pouvoir rentrer chez elle.

La jeune femme prit quelques minutes pour réfléchir à la meilleure des options qui s'offraient à elle, puis la foule l'entourant ne faisant qu'aggraver ses maux de tête, elle se décida à appeler Abby pour qu'elle vienne la chercher. Elle sortit son portable et composa le numéro.

- Abby Sciuto, fit la gothique d'une voix claire.

- Salut Abby, c'est Ziva. Je ne te réveille pas dis moi?

- Oh non! Ne t'inquiètes pas! Elina s'est chargée de ça il y a au moins une heure et demi, répondit Abby.

- Ah, tant mieux pour moi.

- Mais tu dois tout de même avoir une bonne raison pour m'appeler un lundi matin à 7 h, McGee vient tout juste de partir au NCIS.

- À vrai dire j'aurais besoin d'un service.

- Dis moi tout!

- Je suis coincée à l'angle de la 4e et de Barton square, je n'ai pas de voiture, et j'aimerais rentrer chez moi.

- Barton square! Mais c'est à l'autre bout de la ville Ziva! Comment es-tu arrivée là sans voiture? Et à une heure pareille?

- Et bien au départ j'avais ma voiture, commença à expliquer la jeune brune, mais j'ai trop bu, et un barman m'a confisqué mes clés. Un homme a proposé de me ramener chez moi, j'ai accepté, mais, c'est chez lui qu'il m'a conduite, et… Je ne vais pas rentrer dans les détails, maintenant que les effets de l'alcool se sont dissipés j'ai envie de rentrer chez moi, mais je ne peux pas.

- Je vois… Ne bouge pas j'arrive. Tu as de la chance, je suis trop gentille. Mais tu vas devoir attendre, car je suis en pyjama, et je suis obligée de prendre Elina avec moi.

- D'accord, je t'attends. Merci beaucoup Abby. Fit Ziva reconnaissante.

- Ah la la, heureusement que je suis là, dit Abby avant de raccrocher.

Ziva avança de quelques mètres en direction d'un banc, puis s'assit et attendit Abby, qui arriva environ une demi-heure plus tard. La jeune femme monta dans la voiture et salua son amie. Ziva lui expliqua qu'elle irait récupérer sa voiture plus tard, le bar où elle s'était rendue hier soir devant être fermé à cette heure, et Abby prit donc la direction du nouvel appartement de Ziva. La conversation allait bon train entre les deux amies de longue date.

- Je me demande comment tu as réussi à fixer le siège auto de ta fille dans ta vielle voiture rouge. Elle ne doit pas être adaptée pour ça, remarqua Ziva.

- Tu as tout à fait raison, lui répondit Abby, c'est pour ça que le plus souvent on prend la voiture de Tim quand Elina est avec nous. Le siège auto est simplement posé su la banquette, ce qui est assez dangereux. Mais là je n'avais pas le choix.

- Je vois.

- Gibbs nous a rendu visite hier soir, reprit Abby, changeant soudainement le sujet de la conversation.

- Vraiment? Et pour quelles raisons? L'interrogea Ziva.

- Il nous a dit que tu étais passée le voir.

- Oui. Samedi matin.

- Tu as bien fait. Il était content de t'avoir revu. Il avait quelques questions auxquelles à répondu Tim.

- Oui, je ne lui ai pas tout expliqué dans les moindres détails, ça aurait été trop long.

- Je comprends. Abby marqua une pause. Comme à nous ça lui à fait un choc de te savoir vivante, mais je dois dire que ça nous à fait du bien à tous les trois de parler de toi entre nous, et de tous ce qui s'est passé ces dernières années.

- Il n'en veut pas trop à Tim de n'avoir rien dit j'espère? Demanda Ziva en jetant un œil à son amie.

- Non. Au contraire. Chose assez étrange, il l'a remercié.

- Vraiment? Et pour quelles raisons? S'étonna Ziva.

- Pour avoir réussi à te faire revenir. Et pour lui si ne rien dire était le seul moyen de te faire quitter Paris, alors McGee a bien fait.

- J'ai toujours aimé la logique de Gibbs remarqua Ziva.

- Moi aussi, répondit Abby en échangeant un léger sourire avec l'israélienne.

- Toutefois j'apprécie moins la tienne, reprit la scientifique.

- Et pourquoi?

- Ça fait déjà six jours que tu es revenue à Washington Ziva.

- Oui.

- Et tu es amoureuse.

- Pardon?

- Tu le sais aussi bien que moi Ziva, ne fait pas la sourde oreille. Tu es complètement folle de Tony, et tu as la chance que cela soit réciproque.

- Et? Ziva s'impatientait, elle n'aimait pas s'étendre sur ce sujet.

- Et tu n'as toujours rien dit à Tony. Il ne sait toujours pas que tu es rentrée. Ne me dis tout de même pas que tu vas aller faire part de ton retour à Ducky avant de le dire à Dinozzo?

- Je vais lui dire Abby, tu le sais.

- Je sais, mais je veux que tu le lui dises maintenant.

Ziva soupira.

- Ce n'est pas si simple.

- Tu n'as pas d'excuses Ziva. C'est la dernière fois que je viens te chercher ce matin.

Abby s'arrêta à un feu rouge, et profita de cet arrêt pour mieux argumenter sa cause. Elle se tourna vers son amie, et reprit son discours.

- J'espère que tu t'es bien amusée hier soir, car crois-moi, c'était la dernière fois que tu couchais avec un autre homme que Tony. Tu vas lui dire, aujourd'hui, et vous allez enfin vous dire ce que vous avez à vous dire.

Ziva baissa les yeux face à ce que lui disait Abby. C'était direct, mais ça avait le mérite d'être vrai. Elle devait parler à Tony, rapidement. C'est en partie pour ça qu'elle était revenue non?

- Jure le moi Ziva, reprit Abby.

Ziva releva les yeux et regarda son amie.

- Je te le jure Abby.

- Bien. Je t'ai dit que Gibbs nous avait offert un rocking-chair qu'il avait fait lui-même en nous rendant visite? Reprit Abby, comme si les dernières paroles qu'elles avaient échangées n'avaient pas existées.

- Non, répondit Ziva dans un sourire sincère. Abby ne changerait jamais, songea-t-elle, alors que la voiture redémarrait.

- Il est magnifique, il a encore fait un travail formidable. Et il a bien fait, car le mien n'était plus en bonne état. Elina en est ravie! Reprit Abby enchantée.