Non, non, ne me tuez pas! Je tiens à dire que ce chapitre a été écrit il y a longtemps, bien avant qu'il ne vous soit promis, et que ce qu'il contient n'a pas été écrit de cette façon dans le seul but de vous énervez. Ayez pitié de moi!
Ce chapitre, même si vous aurez l'impression qu'il s'arrête bien trop tôt, je tiens à le préciser, est plus long que les précédents. Alors ce ne sera qu'une impression.
! AVERTISSEMENT IMPORTANT !
Vous me l'avez tous dit, vous attendez les retrouvailles entre Tony et Ziva depuis longtemps et êtes tous très pressés de lire ce chapitre (Merci à tous pour vos si gentilles reviews). Mais vous me connaissez un peu depuis le temps, n'est-ce pas? Tout régler en un chapitre, ce ne serait pas à la hauteur de cette fic... Vous verrez, vous me remercierez plus tard. Du moins je l'espère... En tout cas ne dites pas que vous n'avez pas été prévenus!
Mais les premières réponses arrivent! Même si, La rencontre, n'est malheureusement pas encore pour toute suite, vous allez le voir, (ou plutôt le lire), la machine est en route!
On s'est peut-être juste un peu mal compris, mais je suis sûre que ça va s'arranger! Faites moi confiance.
(Bonne lecture... Et vive les reviews...)
Chapitre 41 : Je l'ai vue.
Timothy McGee quitta le QG du NCIS ce lundi à 18 h 30. La journée avait été longue, et Gibbs lui avait ordonné, ainsi qu'à Tony, de partir une demi-heure plus tôt. Mais il avait prit son temps. Il était passé voir le remplaçant d'Abby et n'avait finalement quitté les lieux qu'à 18 h 30.
Il était repassé par son bureau, et y avait croisé Gibbs, qui à son grand étonnement, avait entamé la conversation.
- Ziva n'a toujours rien dit à Tony, McGee?
- Euh… Non, pas que je sache, répondit Tim étonné.
Il était rare que Gibbs lui fasse ainsi la conversation, et McGee était également surpris qu'il évoque ainsi Ziva, au milieu du QG, bien qu'il n'y avait plus que quelques agents.
- Ce n'est pas sérieux McGee. Elle est censée revenir travailler au NCIS jeudi. C'est dans trois jours, et elle n'a toujours rien dit.
- Oui Boss.
- Il serait temps de prendre les choses en main Tim, avait conclut le patron avant de lui souhaiter une bonne soirée et de s'en aller en direction de la morgue.
McGee était resté quelques secondes à tenter de saisir ce qu'avait voulu lui faire comprendre Gibbs avant de quitter le NCIS. Sur le trajet, assis derrière son volant, il se dit que Gibbs ne lui aurait jamais parlé ainsi si il n'avait pas attendu quelque chose de lui. Il se saisit donc de son téléphone, et composa le numéro d'Abby, qui décrocha après plusieurs tonalités.
- McGee?
- Salut Abs. Je voulais te prévenir que je rentrerai tard. Il faut que je passe chez Tony.
- Quelque chose ne va pas? S'inquiéta la jeune femme.
- Non, tout va bien. Je t'expliquerai en rentrant, c'est promis.
- Bien, alors à plus tard. Je t'attends pour dîner?
- Je pense qu'il ne vaut mieux pas, répondit McGee après une courte réflexion.
- Bien. Fais attention à toi Timmy.
- Mais oui Abby, à plus tard.
- A plus tard.
McGee rangea son téléphone et roula encore quelques minutes, avant de se garer au pied de l'immeuble de Dinozzo. Il claqua la portière de sa voiture et monta les trois étages d'un pas décidé, bien qu'il ne sache pas encore réellement comment il allait aborder le sujet avec l'italien. Il se trouva plus rapidement qu'il ne l'aurait souhaité devant la porte de son appartement, et mit quelques instants pour se décider à sonner. Une fois que l'italien lui aurait ouvert, il ne pourrait plus faire marche arrière.
Il entendit Tony crier « J'arrive » une fois qu'il eut sonné, et quelques secondes plus tard, les deux hommes se faisaient face.
- McGee? Qu'est-ce qui t'amène? Demanda Tony surpris de voir son collègue sur son pallier à cette heure.
- J'aurais deux trois choses à te dire, répondit Tim, restant volontairement vague.
Son visage grave intrigua Tony, qui s'écarta pour le laisser entrer.
- Tu veux boire quelque chose?
- Pourquoi pas, répondit Tim.
Tony traversa la pièce principale de son appartement et ouvrit son réfrigérateur.
- Une bière?
- Ok.
Timothy observa quelques secondes l'appartement de son collègue, pendant que celui-ci ouvrait les deux cannettes Il était mieux rangé que la dernière fois qu'il était venu, et seul la lumière de la cuisine était allumée, ce qui créait une lumière tamisée dans la pièce principale, qui se composait de la cuisine, et du salon.
Il revint et lui tendit une des deux canettes. McGee s'en saisit et resta debout à regarder l'intérieur de ce logement sans réellement le voir. Il ne cessait de se demander comment engager la conversation. Il se demandait pourquoi cette tâche lui revenait à lui.
- Assied-toi, tu me fais peur à regarder mon appart comme ça, dit Tony sur le ton de la rigolade alors qu'il s'asseyait sur le canapé.
McGee le regarda, hésita, puis vint finalement s'asseoir à sa gauche. Ils restèrent quelques secondes à écouter le silence, goûtant à leur bière.
- Qu'est-ce que tu veux Tim? Osa enfin demander Tony, impatient de savoir de quoi il en retournait. Il n'était pas dans ses habitudes de voir son collègue arriver chez lui si soucieux, un lundi soir.
Tim tourna ses yeux vers ceux de son ami un instant, puis regarda de nouveau le mur face à lui en buvant une gorgée supplémentaire de sa bière. Pourquoi est-ce que c'était à lui de faire ça?
- Il faut que je te parle de quelque chose.
Tim marqua une pause.
- Mais ce n'est pas moi qui était censé te le dire, alors je ne sais pas vraiment comment aborder le sujet.
- Ça à l'air sérieux en tout cas, fut la seule chose que Tony trouva à répondre. Il se demandait ce qui avait pu ainsi se tramer autour de lui ces jours-ci sans qu'il ne s'en aperçoive, et qui puisse autant stresser McGee.
Il regarda Tim, mais il ne semblait pas près à parler. Il continuait de fixer un point invisible sur le mur de son salon.
- C'est Gibbs qui t'envoie? Demanda Tony, voyant bien que son ami avait besoin d'aide.
- En partie. Gibbs m'a fait comprendre qu'il était temps que toi aussi tu sois au courant.
Tony acquiesça d'un signe de tête.
- Si je comprends bien tout le monde est dans la confidence sauf moi.
- Non, répondit Tim, un léger sourire ironique sur les lèvres. Je crois que Ducky, Palmer et Vance ne savent toujours rien.
Tony sourit à son tour.
- Au moins je pourrais dire que je n'ai pas été le dernier à l'apprendre, dit-il avant de boire une gorgée de sa bière lui aussi.
- C'est vrai.
- Ça veut dire que même Hélène sait ce que tu dois me dire? Demanda Tony après un court silence.
- Toujours aussi perspicace… C'est pour ça qu'elle est partie, répondit Tim en regardant Dinozzo.
- Je comprend mieux son coup de téléphone si énigmatique de l'autre jour, dit Tony en se levant.
Il se retourna et fit face à McGee.
- Qu'attends-tu pour parler Tim? Tu m'effraies pour rien là.
Timothy hésita un instant. Il ouvrit la bouche, la referma. Il leva finalement la tête et regarda Tony.
- Ce que j'ai à te dire est très sérieux Tony, et, je ne veux pas t'inquiéter mais… tu as raison de ne pas prendre ma visite à la légère.
- Alors dis le McGee. Comme un pansement qu'on enlève. Rapidement, soit sûr de toi, et parle, se moqua Tony en mimant la situation.
- Je ne peux pas faire ça de cette façon.
Tony soupira et partit en direction de sa cuisine, qui était ouverte sur le salon.
- J'ai une pizza dans le four. Tu m'excuseras, mais je n'ai pas envie qu'elle grille.
McGee serra les mâchoires. Comment le lui dire sans l'anéantir? Sans qu'il ne lui en veuille? Comment lui faire comprendre toute cette histoire en quelques mots?
- Quelqu'un est en ville, se décida-t-il enfin, alors que Tony ouvrait un placard à la recherche d'un dessous de plat.
- Qui ça? L'interrogea-t-il de sa cuisine, sans se douter que c'était justement ça que son ami cherchait à lui dire.
- Quelqu'un que tu n'as as vu depuis longtemps.
Tony posa le dessous de plat sur son plan de travail et ouvrit un autre placard, cette fois à la recherche d'un plateau.
- Mon père? Demanda Tony en s'arrêtant un court instant. McGee se leva du canapé pour lui faire face.
- Non, ce n'est pas ton père.
- Tu m'as fait peur Tim, dit Tony en replongeant le nez dans son placard. Il en sortit un plateau qu'il posa non loin du dessous de plat. Puis il se tourna vers le four, qu'il ouvrit. Il se saisit d'un torchon et entreprit de sortir sa pizza du four. Il l'avait tout juste en main quand Tim, qui le regardait s'agiter, choisit de parler.
- C'est Ziva.
Tony s'arrêta subitement dans son geste et resta quelques secondes à fixer le fond de son four, à chercher à comprendre le sens des paroles de Tim. Il avait cru l'entendre parler de Ziva, dire que Ziva était en ville.
- Qu'est-ce que tu racontes Tim? Osa-t-il enfin demander, en levant la tête.
McGee fit face aux sourcils froncés de son partenaire, et se demanda un instant si il devait vraiment lui dire la vérité.
- J'ai dit que Ziva était en ville, répéta Tim, toujours debout sa bière à la main, en s'étonnant de la dose de courage que ça lui demandait de prononcer ces paroles.
Tony resta encore quelques secondes sans bouger, puis se releva en soupirant. Il posa la pizza sur le dessous de plat et reposa le torchon.
- Je n'ai pas envie de parler de Ziva ce soir McGee, et j'aimerais que tu arrêtes de dire des âneries pareilles.
Timothy ne fut pas si étonné que ça que son ami n'y croit pas et rejette ce qu'il venait de lui dire. Il posa sa bière sur la table basse et s'approcha de Tony.
- Crois moi Tony, je ne me moque pas de toi. Ziva est à Washington, elle vient d'emménager dans un appartement sur la treizième, au numéro 144.
Dinozzo transféra d'un geste brusque la pizza sur le plateau qu'il avait sortit, puis se retourna vers Tim, qui fut effrayé face au soudain changement de comportement de son collègue. Cette fois, il avait réussi à l'énerver, ce qui n'allait pas arranger les choses.
- Tu me dis que Ziva vient de s'acheter un appart à Washington Tim? Non mais tu entends ce que tu dis? Ziva est morte Tim, continua Tony en haussant le ton. Elle est morte il y a quatre ans Tim, il serait peut-être temps que tu te rentres ça dans le crâne. Elle est morte, elle a une tombe à son nom, elle a disparu, elle ne reviendra plus. Elle est partit Tim, il faut te le dire en quelle langue? Hurla presque Tony cette fois.
McGee s'efforçait de rester impassible face à la colère de son ami. Une colère qu'il trouvait justifiée.
- Je sais tout ça Tony, intervint McGee pour couper Tony dans son élan avant que ce ne soit trop tard.
- Mais je sais aussi, comme toi, que cette tombe est vie, que personne n'a jamais retrouvé son corps.
- Il y a des explications à ça Tim. Une bombe a explosé, commença Tony en se rapprochant de Timothy. Ziva était dans ce café quand il a explosé, tu bosses au NCIS Tim, tu sais ce que c'est qu'une explosion. Tu en as vu pourtant des corps démembrés, des squelettes calcinés qui n'avaient même plus la peau sur les os. Tu aurais préféré qu'on retrouve le corps de Ziva? Qu'on soit face à un corps semblable à ce que je viens de dire, un corps méconnaissable qui aurait été celui de Ziva? Qu'on s'embête pendant des heures à trouver une quelconque ressemblance entre Ziva et ce corps calciné, et que par la suite on n'arrive plus à s'enlever cette image horrible de la tête? Je crois que je préfère encore un caveau vide Tim, termina Tony en pointant son collègue du doigt.
Son collègue qui fut bien heureux qu'un canapé les sépare, car il commençait à craindre les représailles.
- Tony. Calme toi.
- Comment veux-tu que je me calme McGee avec les imbécillités que tu me racontes. Ça te plairait que j'arrive un soir chez toi et que je te dise comme ça, sur un coup de tête : « Ah! Au fait je ne t'ai pas dit? Kate est vivante! On s'est croisé au supermarché!» La bonne blague que ce serait! Combien de verres as-tu bu avant de venir chez moi McGee? L'interrogea Tony hors de lui.
Tony ne savait plus quoi dire à Tim. Il avait plein de choses à lui dire, mais il ne parvenait plus à trier correctement ses idées. Tim s'entêtait à lui dire que Ziva était vivante, alors que ça n'avait aucun sens. Il débarquait un soir chez lui, comme ça, et le lui disait, simplement. Cette histoire n'avait ni queue ni tête. Combien de fois Tony avait-il rêvé qu'une telle scène se produise? Il n'avait qu'une envie, se réveiller sur son canapé, la pizza brûlée dans le four, et s'apercevoir que tout ça n'était qu'un mauvais rêve.
- Je l'ai vue Tony. Dit simplement et calmement Tim dans l'espoir de contrer la colère de Dinozzo, et de le ramener à la réalité. Il crut y parvenir car son ami se tut dès qu'il eut prononcé ces paroles.
Tim vit la lueur de colère changer dans les yeux de Tony et faire place à une curiosité, un fort sentiment d'incompréhension. Il voyait que Tony était complètement perdu. Il le sentait pendu à ses lèvres.
- Je l'ai vue et je lui ai parlé Tony. Je suis allé chez elle.
Tony resta muet. Il n'arrivait pas à croire ce que lui disait Tim. Il avait l'impression qu'on se moquait de lui. Et pourtant ce n'était pas le genre de McGee, qui savait qu'ils abordaient là un sujet sensible.
- C'est impossible Tim, dit il enfin, beaucoup plus calme qu'auparavant. Elle est morte.
Il paraissait totalement dépassé par les événements.
- Elle a dormi chez moi mercredi soir.
- Mais…
Tony sentait tout son monde qui s'écroulait autour de lui.
- Comment…
- Demande à Abby si tu ne me crois pas Tony. Elle était là elle aussi mercredi soir. Demande à Gibbs, il l'a vu lui aussi, dit Tim pour apporter des preuves concrètes à son ami.
- Ce n'est pas possible Tim, elle est morte. Elle est morte, répéta Tony en regardant Tim, cherchant désespérément à comprendre comment une telle chose était possible.
- Elle est vivante Tony. Elle est revenue.
- Mais pourquoi elle est partie dans ce cas? Demanda Tony, n'y comprenant vraiment plus rien. Pourquoi elle a disparu comme ça? Pourquoi elle…
Tony soupira Il fit le tour du canapé et se rassit là où il se trouvait quelques minutes plus tôt, ne trouvant plus la force de rester debout plus longtemps.
Tim le laissa reprendre ses esprits quelques secondes avant de l'alourdir de nouvelles révélations.
- Elle n'en n'a pas eu le choix Tony, dit-il finalement en s'asseyant sur la table basse pour rester face à Tony.
- Son père l'y a obligé, il l'a menacé, ajouta Tim. Elle t'expliquera cette partie plus en détails que moi.
- Ce salaud nous a dit qu'elle était morte, reprit Tony en baissant la tête.
- Il a crut qu'elle l'était. Vraiment, comme toi et moi. Mais Ziva n'était que blessée, elle se cachait, expliqua McGee.
Tony écoutait Tim attentivement.
- Mais c'était il y a quatre ans ça Tim!
- Je sais, laisse moi finir. Ziva était en France quand un jour elle a appris qu'elle était officiellement morte depuis deux mois, reprit McGee. Elle a voulu revenir, mais elle n'a pas pu, elle n'avait pas assez d'argent.
- Elle n'avait pas assez d'argent? S'indigna Tony en prenant sa tête entre ses mains. Eli a dit qu'elle était morte, et elle, elle n'a pas eu assez d'argent pour revenir… C'est insensé, ajouta-t-il en relevant la tête.
- Ziva en a, en quelque sorte, profité. Elle était obligé de rester en France, elle en a profité pour se reconstruire une nouvelle vie, loin de l'emprise de son père.
Tony avait de plus en plus de mal à comprendre. Il se demandait qui avait pu permettre qu'on joue ainsi avec ses sentiments. Cela faisait quatre ans qu'il se battait pour survivre à la mort de Ziva, qu'il regrettait chaque jour de ne pas avoir eu le courage de lui dire le fond de sa pensée, qu'il ressentait ce manque qui lui étouffait le cœur, et aujourd'hui il apprenait qu'elle était vivante, qu'elle aussi avait passé ces quatre années, mais loin de lui. Il ne parvenait à y croire réellement. Il se demandait qui avait pu permettre cela.
- C'est pas possible Tim… Reprit Dinozzo.
- Si Tony. Je ne m'amuserais pas à te faire ce genre de blague. Il faut que tu me crois. Moi aussi j'ai trouvé ça invraisemblable quand j'ai été confronté à la réalité, mais c'est la vérité.
Tony acquiesça d'un signe de tête en soupirant, même s'il avait toujours beaucoup de mal à y croire.
Oui, je sais, c'est fini pour aujourd'hui... Mais je tiens à la vie, et j'aime toujours autant les reviews. Alors s'il vous plait, s'il vous plait, ne criez pas trop fort...
