Tadam! Voici enfin THE chapitre! Vous l'attendez depuis tellement longtemps... La voilà enfin, LA rencontre. Vendredi avant 20h, comme promis.
Un chapitre encore une fois plus long que les autres, très pauvre en dialogue, mais ça vous verrez bien..., qui j'espère vous plaira, car il m'a donné du mal!
Merci beaucoup à tous pour vos reviews! Comme vous le voyez j'ai survécu à vos menaces! =))
Je vous rassure les retrouvailles ne s'arrêtent pas à ce chapitre, elles s'étendent sur environ cinq chapitres. Mais il faudra attendre, car au rythme ou j'écris...
J'attends votre avis!
J'ai du mal à croire que ça y est, Tony et Ziva se retrouvent déjà...
Bonne lecture et vive les reviews!
P.S: Merci à Gwenetsi de m'avoir rappelé que j'avais oublié de séparer les pensées des personnages, et mal orthographié "enfoui"!
Chapitre 43 : Deux automates.
Par opposition à la vitesse à laquelle le temps lui avait paru s'écouler tout au long de cette soirée, ce trajet en voiture en direction de chez Ziva lui sembla bien trop court. Il était 21 h 30 et il faisait déjà nuit noire sur Washington D.C.. Seuls les lampadaires et les enseignes de magasins avaient guidées son chemin.
Il ne comprit pas réellement comment il était arrivé là. Seul, face à cette porte d'entrée, la sienne. Il avait le sentiment de sortir d'un trou noir et se sentait totalement désorienté. Les minutes précédentes s'étaient effacées.
Il voyait la sonnette, la clenche, le judas, la serrure. Alors qu'il y a encore quelques instants c'était l'intérieur de son appartement qu'il fixait. Entre? Il ne savait plus. Tout avait disparu. La machine était bien huilée, une fois de plus il avait agi par automatisme, et son cerveau n'avait rien enregistré des dernières minutes. Il avait cessé de réfléchir et avait agi, tout simplement, comme il l'avait si souvent fait après l'annonce du décès de la jeune femme, comme toutes ces fois où les journées s'étaient enchaînées sans qu'il ne comprenne vraiment comment.
Il vit sa main se lever, et il l'entendit heurter la porte d'entrée de Ziva alors qu'il frappait. Pourquoi ne sonnait-il pas? Il ne le savait pas non plus. Était-ce vraiment son bras, sa main, qui se mouvait sans qu'il ne l'ait vraiment décidé? Il n'était plus maître de rien. Il voulait voir Ziva. Il le savait au plus profond de lui-même, c'était un désir, un besoin qui lui brûlait les entrailles. Mais cela lui demandait une si grande dose de courage. C'est pourquoi il agissait comme un automate. Il réfléchirait plus tard. Son corps, comme dissocié de son esprit, agissait. Alors que dans sa tête tout un débat avait encore lieu quant à la raison de sa visite. Le tourbillon que Tim avait déclenché en lui n'avait pas cessé, et la porte face à laquelle il se trouvait contenait l'unique réponse possible.
Il entendit des bruits dans l'appartement malgré l'heure tardive, puis des pas s'approchèrent. Il était trop tard pour faire marche arrière, trop tard pour préparer un beau discours, trop tard pour fuir. Il ne pouvait que rester planté face à cette porte. Il se sentait pétrifié.
Ça ne pouvait être qu'elle. Elle était là seule à vivre ici s'il en croyait McGee. Ziva était là et était sur le point de lui ouvrir. Il venait de toquer non? Pourquoi avait-il fait ça? Qu'allait-il lui dire? Il ne se sentait vraiment pas près. Qu'est-ce qui l'avait amené ici? Était-ce vraiment Ziva qui occupait cet appartement?
Il tourna la tête à droite, puis à gauche, parcouru le couloir des yeux. Personne ne se trouvait là. Juste un alignement de portes et le silence. Les escaliers du bout du couloir lui paraissaient à un kilomètre. Il n'aurait jamais le temps de les atteindre. Il était pris au piège. Pourquoi avait-il frappé? Maintenant il allait devoir lui faire face. Qu'elle idée lui avait encore traversé l'esprit?
Sa respiration s'accéléra. Cette porte allait s'ouvrir, et bien qu'il en soit incapable, il fallait qu'il réagisse. Dans un instant il ferait face à Ziva. Il essuya ses mains moites sur son manteau alors qu'une nouvelle bouffée de stress l'envahissait, et jeta un autre regard aux alentours, ses pieds étant toujours rivés au sol. Dans une poignée de seconde il allait faire face à Ziva. Il avala sa salive et entendit le verrou de la porte tourner. Ziva allait lui faire face. Ziva était là. Qu'allait-elle penser? Elle allait le voir. Il allait la voir. Était-il sûr de ne pas rêver? Comment une soirée aussi folle que celle-ci pouvait-elle être réelle? Ziva allait lui faire face. De toutes les pensées qui s'étaient agitées dans sa tête durant ce court instant qu'avait duré cette réflexion, il ne garda que cette phrase. Obsédante, tel un leitmotiv. Il ne savait plus que cela. Ziva allait lui faire face. Ziva allait lui faire face.
Il se dit que ce serait vraiment la plus grande des erreurs de sa vie que de faire demi-tour maintenant, alors que la clenche se baissait sous ses yeux, et que son cœur battait à tout rompre. On lui offrait enfin une chance de connaître la vérité sur toute cette histoire. Il ne pouvait pas la laisser passer, trop de questions et de regrets l'avaient hantés toutes ces années. Il fixa la clenche, comme au ralentit, et observa la porte s'ouvrir. Ziva allait lui faire face. Il en avait tant rêvé. Il ne parvenait toujours pas à y croire. Il se sentait toujours pris au piège dans une grande supercherie dont il ne contrôlait rien. Il était totalement mort de trouille et aurait eu le plus grand mal à dire ne serait-ce que son nom, à croire à tout ce qu'il était en train de vivre quand il se réveillerait demain matin. Car tout perdait de son sens ce soir. Tout lui semblait si irréel.
Il enfouit une main dans la poche de sa longue veste noire et la referma sur l'écrin de velours bleu marine. Il le serra à s'en faire mal à la main, sachant que ce qui allait se passer maintenant resterait à jamais un des instants les plus importants de sa vie, même si ça tournait mal. Tim n'aurait pas pu inventer toute cette histoire et jouer ainsi avec ses sentiments, c'était impossible. Ziva était là, il ne pouvait qu'y croire, il l'avait tant espéré.
C'est alors que lentement, sans la moindre assurance, fébrile et essoufflé, il releva la tête, tandis que cette fois la porte s'ouvrait en grand, laissant apparaître la jeune femme.
Et c'est là qu'il croisa son regard. C'est à cet instant que sa respiration se coupa et qu'il se sentit totalement perdu, encore plus que l'instant d'avant, même s'il avait cru cela impossible. Il se sentit totalement subjugué par les yeux sombres dans lesquels il avait enfoui les siens. Il plongea dans ce regard, intégrant peu à peu le fait que, oui, elle était bien là. Que c'était bien Ziva qui était là, droite et raide devant lui, une main crispée toujours sur la clenche.
Il ne sut combien de temps il resta à fixer ses yeux et à tenter de redescendre sur Terre, mais finalement il laissa son regard glisser sur le reste de son visage. Détaillant chaque parcelle de sa peau, vérifiant silencieusement que sa vue ne le trompait pas, que sa tête ne lui tournait pas à cause d'une trop grande dose d'alcool ingérée. Il aurait bien besoin d'un verre là. Il baissa dans un geste rapide son regard jusqu'à ses pieds, puis le remonta jusqu'à ses yeux. Ziva était là.
C'était totalement surréaliste, impensable, inconcevable, mais elle était là, il pouvait l'entendre respirer bruyamment et rapidement. Ziva était là, et cette constatation le laissait incapable de la moindre réaction.
Elle tournait rapidement les pages d'un classeur, cherchant depuis plusieurs minutes déjà la partition d'une cantate qui venait de lui revenir en mémoire. Mais rien n'y faisait, elle ne parvenait pas à remettre la main dessus. Elle était déjà assise à son piano depuis deux petites heures, et plus rien ne l'arrêtait à présent. Elle se sentait voyager au fil que ses mains glissaient sur les touches, rejouant, morceau après morceau, les notes qui avaient bercées sa vie.
C'est furieuse qu'elle s'était levée de son tabouret lorsque trois coups avaient retentis sur le bois de sa porte d'entrée. Elle avait abandonné ses partitions mécontentes, en jetant un œil à sa montre, se demandant qui avait le culot de venir la déranger à cette heure, alors qu'elle était pleinement plongée dans ce qu'elle faisait.
Elle traversa son appartement en se demandant si elle n'avait pas rangé une partie de ses partitions dans un carton qu'elle n'avait toujours pas déballé. Elle n'avait jamais été très ordonnée et avait toujours laissé traîner ses partitions partout. Une mauvaise habitude qu'elle avait prise très jeune.
Elle déverrouilla rapidement la porte, désireuse de retourner à son piano, et de remettre des notes sur cette mélodie qui la hantait. Elle posa sa main sur la clenche et ouvrit la porte en grand, ne prenant pas le temps de regarder qui était ce visiteur inopportun par le judas.
Elle était déjà prête à crier, à montrer à quel point cette visite lui déplaisait, se montrer distante et énervée envers cette personne qui la dérangeait. Mais tout cela s'envola rapidement quand elle vit qui se trouvait sur son pallier. Elle distingua sa silhouette et pensa que sa vue lui jouait un tour. Mais il finit de redresser la tête et son regard croisa le sien alors qu'elle ne s'y attendait vraiment pas.
Elle se sentit faiblir et se raccrocha à la clenche, se demandant où s'était envolé le sol qui la seconde précédente se trouvait encore sous ses pieds. Elle ne parvenait à aligner deux pensées cohérentes, bien trop surprise pour ça. Elle ne pouvait détacher ses yeux des siens. Était-ce vraiment lui? Qui lui avait dit qu'elle se trouvait là? Qui lui avait donné son adresse? Depuis quand savait-il qu'elle était là? Tout se mélangeait.
Elle vit ses yeux quitter les siens pour la détailler. Elle s'aperçut rapidement que lui non plus n'avait pas réellement les pieds sur Terre. Ils se sentaient tous deux hors du temps et de l'espace. Elle garda ses yeux dans les siens alors que lui s'attardait sur son corps. Il remarqua qu'elle n'avait pas bougé lorsque ses yeux reprirent place dans les siens. Que savait-il de ce qu'elle avait vécu ces dernières années? Allait-elle devoir tout lui expliquer ce soir? Était-il venu en ami, ou pour exprimer sa rancœur et lui crier dessus? Ziva ne savait pas sur quel pied danser.
Elle se sentait incapable du moindre mouvement. Elle se sentait prise sur le fait d'une grosse bêtise comme lorsqu'elle était enfant. Elle ne savait pas quoi faire, comment agir ni quoi dire. Les secondes lui paraissaient durer des heures. Elle se sentait jugée et assise sur le banc des accusés, elle n'osait faire le moindre mouvement par peur d'une quelconque réaction de sa part.
Et en même temps, il était là. Son corps, sa présence, ses bras réconfortants qui lui avaient tant manqués. Son cœur se serra en pensant à cela. Peut-être que jamais il ne la reprendrait dans ses bras. Elle aurait aimé pouvoir le toucher, sentir le grain de sa peau sous ses doigts, mais un je-ne-sais-quoi l'en empêchait.
Son visage, dont elle ne parvenait à déchiffrer l'expression en ce moment, lui avait tant manqué. Elle était si heureuse de pouvoir actuellement plonger ses yeux dans les siens. Ce bonheur qui contrastait tant avec le taux de stress qu'elle ressentait et qui l'envahissait peu à peu la fit frissonner un court instant. Anthony Dinozzo… Son pouvoir sur elle n'avait pas diminué constata-t-elle. Mais ces dernières pensées s'envolèrent bien rapidement, et la peur revint lui ronger le ventre.
C'est alors qu'elle le vit avancer, faire un pas, et son cœur s'emballa davantage. Que venait-il faire si près d'elle? Pourquoi pénétrait-il ainsi dans son espace personnel? Jusqu'où comptait-il s'avancer, et pour quoi faire? Elle se sentait plus vulnérable que jamais. Tout se mélangeait en elle. Il était là devant elle, ce que jamais elle n'aurait cru possible il y a encore quelques temps, et il ne cessait d'approcher. Elle voulait crier, hurler de peur, de stress, de joie, elle ne savait pas. Trop d'émotions s'entrechoquaient en elle à cet instant pour qu'une seule prenne le dessus. Elle se sentait exploser de l'intérieur. Et pourtant cette masse de questions, de doutes et d'incertitudes quant à ses intentions l'assaillait toujours. Elle n'osait pas bouger, ne pouvait pas bouger. Alors que lui avançait toujours.
Cette distance entre eux avait commencé à lui devenir pénible, trop pesante. Tant de kilomètres les avaient séparés ces dernières années que de la voir là, maintenant, à deux pas de lui, et rester si loin d'elle, lui était apparu comme un calvaire.
C'est pourquoi, une fois qu'il eut intégré le fait qu'il s'agissait bien de Ziva, face à lui, il avait fait un pas en sa direction. C'était un besoin viscéral qu'il ressentait là. Il la sentait perdue elle aussi. Il voyait toutes ces questions bouillir dans ses yeux, alors que c'était à lui de demander des explications.
Trop de choses s'étaient passées entre eux, trop d'événements les avaient séparés. Il ne savait pas par quoi commencer, sur quel fil tirer pour que toute cette histoire se démêle. Alors il avait remis ça à plus tard, et il était allé chercher la preuve évidente que tout ce qu'il avait vécu ce soir n'était pas un rêve, il était parti à la conquête d'un contact physique. Il avait fait un pas en sa direction, puis un deuxième. Il avait fait disparaître la distance physique qui les séparait avant de s'attaquer à une autre sorte de distance.
Il s'était avancé vers elle. Il avait levé sa main droite, et doucement l'avait dirigé vers son visage. Fixant toujours son regard, elle n'avait pas bougé. Lui non plus ne parvenait à détacher ses yeux des siens. Il la regardait toujours, comme pour qu'elle reste là, que plus jamais elle ne parte si longtemps, comme s'il avait peur qu'elle ne disparaisse de nouveau. Alors qu'elle, elle faisait face à cet homme, et se le réappropriait doucement, profitant de sa présence, ne comprenant toujours pas comment il était arrivé sur son pallier. Elle guettait cette main qui doucement et de façon mal assurée s'approchait d'elle.
Sa main s'était lentement approchée de sa joue droite, et le bout de ses doigts s'étaient doucement posés sur sa peau. Il avait fermé les yeux à ce contact, imprégnant au plus profond de lui-même que oui, sa Ziva était là, et qu'elle ne lui avait toujours pas claqué la porte au nez. Tandis qu'à cet instant elle frissonnait à ce contact en regardant ses yeux clos. Ses doigts étaient remontés doucement jusqu'à la racine de ses cheveux, près de son oreille, puis en rouvrant les yeux il avait posé à plat sa main sur sa joue, cherchant un plus grand contact entre eux, tout en replongeant son regard dans le sien.
Profitant silencieusement de cet instant, ne voulant qu'il ne cesse jamais, elle tourna légèrement la tête en direction de sa main comme pour mieux la sentir. Quelques secondes passèrent, alors que Tony n'était qu'à un petit mètre d'elle. Puis il commença à caresser sa joue de son pouce dans une grande douceur.
Surprise par ce geste, qui l'avait réveillé et l'avait ramené sur Terre tel un électrochoc, elle se recula brutalement, le regardant toujours, ne sachant plus comment agir. Cette soudaine intimité l'avait surprise, elle n'avait pas su si elle était prête pour ça. Elle s'était totalement abandonnée à ce contact, ne se souciant plus de rien, et se le reprochait à présent.
Surpris par sa réaction, il ne baissa sa main que plusieurs secondes plus tard. Il vit dans son regard à quel point elle était effrayée. La peur qu'elle ne le renvoie le saisit de plein fouet. Elle ne pouvait pas lui faire ça. Pas maintenant. Il la sentait fondre de peur sous ses yeux. Et il ne voulait pas de ça. Il voulait qu'elle comprenne que le temps des explications viendrait plus tard. Que pour le moment, il voulait simplement profiter de sa présence. La sentir contre lui et prendre pleinement conscience qu'elle était là, au près de lui.
C'est pourquoi de nouveau il avança, pénétrant cette fois dans son appartement. De ses yeux il chercha à la rassurer, mais se demanda si il y était réellement parvenu. Il ne fit guère attention à l'espace qui l'entourait, il ne vit rien du bazar qui pouvait régner dans l'appartement. Il ne voulait voir qu'elle. Ne sentir qu'elle.
Dans une deuxième tentative il leva sa main en direction de sa joue droite et dans une douce caresse il commença à sentir la peau de la jeune brune contre son épiderme. Elle se laissa faire dans cette nouvelle approche, gardant ses yeux dans les siens, la respiration toujours saccadée.
Elle ne savait plus vraiment pourquoi elle avait reculé la seconde précédente. N'était-ce pas ce qu'elle avait tant désiré qu'il avait voulu faire? Pourquoi avait-elle pris peur? Elle pouvait lire dans ses yeux à quel point lui aussi voulait y aller doucement, à quel point il avait conscience de l'ampleur de ce geste. Il ne voulait pas lui faire de mal, il ne voulait pas la briser.
Elle laissa donc sa main s'attarder sur sa joue rougie alors qu'elle était toujours raide face à lui. Il avait fait le premier pas, c'était à elle de faire le deuxième songea t'elle. C'était à elle d'avancer vers lui, de se faire pardonner de son absence.
Elle aussi avait besoin d'un contact physique pour la faire redescendre sur Terre et lui assurer qu'elle n'allait pas se réveiller dans quelques minutes dans la chambre exiguë de son studio parisien. Son cœur battait toujours à une vitesse folle, sa respiration était saccadée, et elle ne parvenait pas à se lancer dans de plus longues réflexions actuellement. Elle n'avait qu'une peur, que tout cesse à la seconde suivante.
Une seule chose s'imposait à elle à cet instant. Elle ne voyait plus que cela, elle ne voyait pas ce qu'elle pouvait faire d'autre. Elle avait besoin de lui.
Elle savait que rien n'était réglé entre eux, que tout restait à faire, que peut-être, dès la minute prochaine il la rejetterait et l'assaillerait de questions auxquelles elle devrait répondre dans les moindres détails. Qu'ils étaient simplement en train de renouer un contact physique car ils ne parvenaient plus à réfléchir sous le poids de l'émotion, mais que dès l'instant où ils recommenceraient à avoir des pensées cohérentes, tout pourrait prendre fin en une seconde. Le lien qu'ils étaient en train de retisser ne tenait toujours qu'à un fil. Elle n'avait aucune idée de comment allait se finir cette soirée, et de si, une fois qu'il aurait quitté son appartement, ils se reverraient. Ils ne vivaient que l'instant présent. Aucun futur ne s'était encore dessiné. Alors cet instant présent était à saisir.
Ziva fit deux pas précipités dans la direction de Tony et se jeta rapidement contre son corps, posant sa tête dans le creux de sa nuque en fermant les yeux. Elle y inspira profondément son odeur en soupirant de bonheur. Elle passa ses bras autour de son corps et le serra fortement contre elle, le plus fortement possible.
Tony, surpris par ce soudain et rapide mouvement de la jeune femme la reçue de plein fouet. Puis sentant son souffle chaud contre sa peau et ses bras le serrer, il referma ses bras autour de son corps lui aussi. Une de ses mains se plaça dans le creux de ses reins tandis que l'autre montait dans son dos, s'arrêtant un moment entre ses deux omoplates, avant de monter jusque dans ses cheveux. Il la serra le plus fort qu'il le pu contre lui, voulant lui aussi profiter au maximum de cette étreinte. Elle était là, au creux de ses bras. Il ne pouvait rien demander de plus.
