Et oui! Je crois que cette fois, l'heure pour vous de lire la suite est vraiment arrivée! Je sais que j'avais dit que je posterai un peu plus tôt, mais retrouver ma clé USB m'a pris plus de temps que prévu =). Et puis même si maintenant pour moi c'est les vacances, j'ai été occupée...

Le principal, c'est que j'ai retrouvé tous mes chapitres! Je n'ai plus qu'à me remettre à l'écriture de cette fic...

Donc, au cas où vous auriez oublié, Tim a tout avoué à Tony, Tony est allé chez Ziva, ils ont commencé à dîner, mais les choses ont mal tournées. Et on reprend à ce moment là.

La suite ne devrait pas tarder. Merci à tous pour vos messages. =)))))).

Bonne lecture, et bonne journée!


Chapitre 46 : Il faut savoir pardonner.

Ziva s'aperçut que deux heures étaient passées depuis que Tony avait quitté son appartement quand elle reposa ses yeux sur l'horloge de sa cuisine.

Elle ne voulait pas en rester là avec lui. C'était pour lui qu'elle avait fait tout ce chemin, qu'elle avait tout plaqué, qu'elle s'était décidée à revenir. Elle n'avait pas le droit de tout gâcher maintenant, de tout envoyer valser si près du but.

Elle avait besoin de parler, de tout dire à quelqu'un. D'avouer ses fautes sans être jugée. Elle voulait qu'on lui dise quoi faire. Elle se sentait totalement perdue.

Ziva se leva et se dirigea vers le salon. Elle passa devant la petite table installée dans ce qui serait son petit coin salle à manger. La nappe était toujours mise, et elle n'avait pas essuyé la table. Elle tourna son regard pour ne plus être confrontée à cette image.

Elle s'approcha de son téléphone et s'en saisit. Elle s'assit dans son canapé, composa un numéro, puis porta l'appareil à son oreille, attendant qu'on lui réponde.

- Allo? S'enquit une voix féminine.

Ziva se sentit un peu plus rassurée à l'entente de cette voix. Elle se sentait en famille.

- Salut, c'est Ziva.

- Ziva? Comment ça va ma puce? Il était temps que tu me donnes des nouvelles! Je commençais à m'inquiéter.

- Excuse moi, j'ai été assez occupée, comme tu t'en doutes..

- Je sais, ne t'inquiète pas. Tu vas bien? Ça n'a pas l'air d'être la grande forme.

Ziva sourit tristement. Comment faisait-elle pour s'en apercevoir si rapidement de si loin?

- J'ai tout gâché Mélia.

- Comment ça tout gâché? Il t'ont claqué la porte au nez? Si c'est le cas ils ne méritaient pas que tu reviennes.

- Non, mais…

- Alors tout n'est pas gâché Ziva, la coupa Mélia.

- Ils ne m'ont pas claqué la porte au nez, mais je n'ai plus ma place ici.

Mélia soupira.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça?

- Ils ont leur vie, et je n'en fais plus partie. Ils vivent très bien sans moi, s'expliqua la jeune femme.

- Tu ne voulais quand même pas qu'ils arrêtent de vivre pour toi Ziva? Bien sûr qu'ils ont leur vie! Ils ont continué d'avancer pendant quatre ans. Mais je suis certaine que tu as ta place dans leur vie, il suffit que tu la reprennes. Cela peut juste prendre un peu de temps.

- Je ne crois pas, répondit Ziva en sentant ses yeux s'humidifier.

- Ziva… Je comprends, ce n'est pas facile. Mais tu ne dois pas t'arrêter à ça. Tu as revu tout le monde?

- Je n'ai pas encore revu Ducky, le légiste.

- Bien. Et est-ce que les autres ont été heureux de te revoir? Questionna Mélia pour tenter de mieux comprendre la situation.

- Oui. Je crois. Une fois que je leur ai eu expliqué la situation, ils paraissaient heureux de me savoir de retour.

-Alors pourquoi m'appelles-tu au lieu de rattraper le temps perdu à leurs côtés? Et puis qu'elle heure est-il à DC?

- Il est 01 h du matin passé. Je suis désolée je n'ai pas pensé au décalage horaire, s'excusa Ziva, prenant soudainement conscience de son oubli.

- Ne t'inquiète pas, le décalage horaire doit plus te déranger toi que moi à cette heure, lui répondit Mélia.

- Non. Je n'arrive pas à dormir. Je ne pense même pas à aller me coucher.

- Pourquoi? Questionna Mélia.

- J'ai revu Tony ce soir. Pour la première fois.

- Et bien il était temps! S'exclama l'israélienne. Et je présume que tout ne s'est pas déroulé comme tu l'espérais.

- Il est parti. On s'est disputé.

- A quel sujet? Tu as eu le temps de mettre les choses au clair avec lui?

- Pour des broutilles, une histoire sans importance. Je me suis entêtée, je ne sais même pas pourquoi, et il l'a mal pris. Il a eu raison d'ailleurs. À sa place je n'aurais pas aimé qu'on ait cette attitude à mon égard. Et non, je ne lui ai rien raconté, apparemment Tim m'a facilité le travail.

Mélia soupira à l'autre bout du fil.

- Es-tu certaine que Tim lui ai bien tout dit Ziva?

- Je pense oui. Peut-être n'est-il pas rentré dans les moindres détails, mais je crois que le principal a été dit.

- Ziva… Il ne fallait pas non plus espérer que les quatre années qui vous ont séparé n'aient laissé aucune trace entre vous. Je pense que vous avez tous les deux besoin de temps, et qu'il ne faut pas que vous vous arrêtiez sur ce qui s'est passé ce soir.

- Je sais Mélia, mais comment veux-tu que j'aille le voir après ce qu'il s'est passé ce soir? Il doit très certainement m'en vouloir. Je… Je suis perdue Mélia.

- Ziva, Tony a accepté la confrontation ce soir, il était près à t'entendre et à te pardonner. Alors je pense qu'il sera près à te voir de nouveau. Si il n'avait plus voulu entendre parler de toi, vous ne vous seriez en aucun cas vu ce soir.

- Tu n'as sûrement pas tort.

- Tu dois aller le voir Ziva. Et cesse de te chercher des excuses. Hier tu ne voulais pas le voir car il te croyait morte, aujourd'hui parce que vous vous êtes disputé… Je sais que ce sont de bonnes raisons, mais il y aura toujours quelque chose si tu raisonnes ainsi.

- Mmmh, répondit simplement Ziva, qui écoutait attentivement les remarques de son amie.

- Tu me fais confiance Ziva?

- Oui, répondit la jeune femme.

- Alors prend ta veste, ton sac, tes clés, et rends-toi directement chez lui. Et dis lui une bonne fois pour toute ce que tu penses, et ce que tu as vraiment envie de lui dire. Est-ce que tu as bien compris cette fois?

- Oui Mélia.

- Alors cesse de faire ta petite fille apeurée, et surtout, surtout, n'oublie pas de venir me raconter tout ça dès que tu as une minute!

- À vos ordres chef! Reprit Ziva en un sourire.

Mélia n'avait pas tort, il fallait qu'elle cesse de se laisser aller. Elle n'avait pas le droit de s'arrêter là.

- D'accord, je te rappelle dans les jours qui viennent.

- Ok. Bonne fin de soirée Ziva.

- Bonne journée.

Ziva raccrocha et resta encore quelques secondes confortablement assise dans son canapé. Il fallait qu'elle y aille, il fallait qu'elle se rende chez lui. Mélia avait toujours raison. Ziva se motiva suffisamment, puis rangea son téléphone et se prépara à sortir. Elle quitta ensuite son appartement, et prit la direction de celui de Dinozzo. Il était temps que tout deux assument leur situation, et que tous ces non-dits cessent.

Ziva toqua à la porte de l'appartement de Dinozzo une demi-heure plus tard. Elle devait reconnaître qu'elle avait pris son temps pour s'y rendre, et même effectué quelques détours. La circulation n'était pourtant pas dense dans les rues de Washington à cette heure de la nuit.

Elle se demanda si Tony dormait déjà, car aucun bruit ne lui parvenait de l'intérieur de l'appartement. Elle n'avait pas pensé à regarder par les fenêtres si une lumière était allumée à son étage. Mais peu importe si elle le réveillait. Elle devait s'excuser pour son comportement. Elle n'était pas vraiment fière de l'attitude qu'elle avait eue.

Dinozzo se releva de son lit à contrecœur, se doutant bien de la personne qui lui rendait visite. Ce soir et à cette heure, ça ne pouvait être qu'elle. Il repoussa les couvertures et posa ses pieds sur le plancher froid de sa chambre. Il enfila le T-shirt qu'il avait porté la veille sous sa chemise et qui était posé non loin de là, puis se dirigea vers sa porte d'entrée, où Ziva, pressée et déterminée, se montrait insistante. Il l'ouvrit en grand et sembla surprendre la jeune femme, qui, le bras levé, semblait prête à toquer une fois de plus.

- Tu vas réveiller tout le quartier, lui dit simplement Dinozzo en plongeant ses yeux dans les siens.

- Tu dormais? Questionna Ziva en comparant ses habits aux siens. Alors qu'elle portait toujours ses vêtements, par-dessus desquels elle avait enfilé son manteau, il ne portait qu'un caleçon et un T-shirt.

- J'étais au lit. C'est ce que fond les gens normaux à cette heure, dit l'italien en s'effaçant pour la laisser entrer.

Ziva regarda rapidement l'appartement dans lequel elle s'était introduite précédemment, pendant que Tony refermait sa porte d'entrée.

- Qu'est-ce qui t'amène? Demanda-t-il en laissant une certaine distance entre eux.

- Je viens m'excuser pour mon comportement, répondit Ziva immédiatement, en se retournant face à lui. Elle était venue pour être honnête, alors autant l'être.

Sa soudaine franchise étonna Dinozzo.

- Je suis désolée, je me suis laissée emporter. Je n'avais aucune envie que les choses tournent mal entre nous, mais… ça faisait tellement longtemps…

Tony hocha la tête pour acquiescer.

- La situation n'était pas simple. Si ça n'avait pas été ça, je suis sûre qu'on aurait trouvé un autre prétexte pour hausser le ton.

- Tu n'as pas tort, dit Tony dans un léger sourire.

- Tu ne m'en veux pas alors?

- Non. Je suis content que tu sois venue t'excuser. Et puis il faut savoir pardonner dans la vie, répondit Tony en songeant à ce que lui avait dit Hélène au téléphone quelques jours plus tôt.

Ils restèrent suite à cela quelques instants face à face, à juste se sourire. Ziva était heureuse que Tony n'éprouve pas davantage de rancœur à son égard.

- J'espère que notre prochain dîner se passera dans de meilleurs conditions, dit-elle enfin.

- Je l'espère aussi, répondit-il dans un sourire charmeur, qui ne fit qu'agrandir celui de Ziva.

- Tu n'as pas froid comme ça? Osa-t-elle demander après plusieurs secondes.

- Légèrement, je dois l'avouer. J'avais plus chaud sous mes couvertures.

- Je vais te laisser te recoucher dans ce cas. On se voit bientôt. Je reviens au NCIS jeudi, si tout se passe bien, expliqua Ziva en prenant la direction de la porte.

Elle s'avança vers Tony qui se tenait toujours à proximité de la porte. Ne sachant quel comportement adopter, devait-elle lui dire au revoir, lui faire la bise, ou simplement partir? Elle passa sur sa gauche, frôlant ses doigts des siens en douceur le temps d'une seconde, puis ouvrit la porte. Elle allait la refermer derrière elle lorsque la voix de Tony s'éleva dans le silence de l'appartement.

- Reste. Tu ne vas pas retraverser tout Washington à une heure pareille, j'aurais trop peur que tu aies un accident et que tu meures vraiment cette fois, dit il en se retournant en même temps que la jeune femme.

Ainsi face à lui, elle hésita un court instant. Était-ce vraiment raisonnable? Bien sûr que ça l'était, pourquoi repartirait-elle si il lui proposait de rester, se dit Ziva.

Elle referma donc la porte dans un sourire.

- D'accord, je reste.

- Bien.

- Bien, reprit Ziva.

Tous les deux face à face, aucun n'osait bouger ou en dire plus. Ce fut finalement Ziva qui reprit la conversation, coupant court à ce silence gênant qui commençait à s'installer.

- On ferait peut-être mieux d'aller se coucher dans ce cas. Tu travailles demain.

- C'est vrai. Je dois dire qu'avec tous ces événements j'avais oublié…

Ziva sourit. Tony recula d'un pas pour jeter un œil à l'heure qu'affichait son four. 02 h 15.

- Quoique, reprit-il. Au point où on en est… Je suis censé me lever dans quatre heures. Je peux déjà dire que je serai en retard au NCIS demain matin. Gibbs a envoyé Tim me parler ce soir, je crois qu'ils comprendront et accepteront facilement que j'arrive en retard demain. Et si ce n'est pas le cas, tant pis pour eux.

Le sourire de Ziva s'agrandit.

- Ils se sont donc tous ligués contre moi ce soir.

- Apparemment.

Tony laissa son regard balayer le corps de Ziva quelques secondes, tout à fait conscient qu'elle savait qu'il la regardait. Il prit finalement la direction de sa chambre en s'adressant à elle.

- Je dois bien avoir un T-shirt à te prêter pour la nuit.

Ziva le regarda partir puis ôta son manteau et le posa sur le canapé. Elle était heureuse d'être là. D'être dans l'appartement de Tony, avec lui, sans non-dits, sans craintes, et sans disputes.

Il revint un T-shirt à la main et le lui tendit.

- Je t'attends au lit. J'ai beau dire, je ne tiens plus debout.

- D'accord, répondit Ziva avant de prendre le chemin de la salle de bain pour se changer. Elle y prit ensuite le temps d'observer les lieux, et s'observa dans le miroir placé au-dessus du lavabo.

Elle était heureuse de ce qu'elle y voyait. Heureuse d'y voir Ziva David. De se sentir pleinement être elle-même. Heureuse de se reconnaître, ainsi vêtue d'un T-shirt de Tony, dans sa salle de bain. Elle était à sa place.

Ziva prit la direction de la chambre de Tony et en poussa doucement la porte. Seule sa lampe de chevet était allumée. Elle le distinguait dans cette lumière tamisée, sous les couvertures, occupant le côté gauche du lit qui lui faisait face.

L'avait-il fait exprès? Se souvenait-il qu'il y a quatre ans c'est le côté droit qu'elle avait occupé? Savait-il qu'elle avait toujours préféré le côté droit? Elle sourit à cette pensée et contourna le lit pour venir à son tour se glisser sous les couvertures. Elle s'installa sur le dos à la place qu'il lui avait laissé, et regarda le plafond, gardant ses distances avec celui dont elle occupait le lit.

Elle sentit alors son bras venir se poser sur son ventre, et elle en profita pour s'approcher, et vint se coller contre lui. Il l'entoura de ses bras et la serra contre lui. Elle ne protesta pas et ferma les yeux, profitant de cet instant où, dans l'intimité de l'obscurité, aucune barrière n'existait plus entre eux. Il déposa un baiser dans ses cheveux, et elle se serra plus fort contre son torse. Qu'est-ce qu'elle était bien, contre lui, se dit Ziva en se détendant doucement. Il la sentit se détendre contre lui, et un sourire étira ses lèvres. Il avait du mal à croire que quatre années s'étaient écoulées depuis la dernière fois qu'il l'avait ainsi serré dans ses bras.