Bon, alors tout d'abord je me dois de vous prévenir, peu à peu, on tombe dans de la pure guimauve... Et ça ne va pas aller en s'arrangeant... Même si le Tiva ne gagnera tout de même jamais le monde des bisounours! Je vous rassure!
Donc, encore du Tiva dans ce chapitre (posté à l'heure! Je m'étonne moi-même!). Peu à peu la discussion se met en place. Et une des choses que tu attends, Gwenetsi, va se faire dans ce chapitre. Mais bon, si j'en crois ta review, tu attends beaucoup de choses!
Merci à chacun d'entre vous pour votre review. Je suis satisfaite que le retour de Mélia vous plaise et vous paraisse réaliste, car il s'agit d'un passage rajouté. Et puis je suis ravie qu'après 46 chapitres l'histoire vous plaise toujours autant.
Je suis décidément bavarde aujourd'hui... Je vous laisse découvrir ce chapitre. Bonne lecture et vive les reviews!
Chapitre 47 : Confiance.
Un rayon de soleil traversa les persiennes qui étaient fixées à l'unique fenêtre de la chambre de Dinozzo. Le visage tourné vers celle-ci, il ouvrit les yeux en se réveillant doucement, distinguant les raies de lumière qui balayaient son plancher. Il prit peu à peu conscience de la masse qui reposait sur lui. Il baissa la tête pour découvrir Ziva, les cheveux emmêlés, encore endormie. Collée à lui, elle était toujours dans ses bras et son visage reposait sur son torse.
Tony ne sut comment qualifier le sentiment de bonheur qui l'envahit à cet instant. Il aurait été bien incapable de mettre des mots sur ce sentiment. Tout lui paraissait encore bien trop irréel, sa vie avait pris un tournant bien trop important en à peine une nuit pour qu'il réalise vraiment ce qu'il s'était passé. Il était déjà bien étonné de ne pas avoir rêvé. Sa vie lui paraissait tellement différente de la veille.
Dinozzo resta de longues minutes à simplement observer la jeune femme. Il détaillait ses traits, un à un, dans la lumière qui emplissait de plus en plus la pièce. Il revisitait chaque espace de son corps, se le réappropriant, s'en imprégnant. Il ne voulait pas la réveiller. Il voulait qu'elle continue de saisir chaque minute de sommeil qui lui était nécessaire.
Il repoussa une mèche de cheveux qui barrait son visage, puis se décala doucement d'elle. Le plus discrètement possible il tacha de s'éloigner un peu pour avoir plus de liberté dans ses mouvements. Une fois cela fait, il se leva et prit la direction de l'entrée de son appartement. Il s'approcha de son portemanteaux et commença à fouiller les poches de sa veste à la recherche de l'écrin à bijou qu'il y avait déposé la veille au soir. Il finit par mettre la main sur cette petite boîte de velours bleu marine. Il l'ouvrit alors pour y vérifier la présence de l'étoile, puis le referma et reprit d'un pas léger le chemin de sa chambre à coucher. Il devait la lui rendre. Ziva David n'était pas Ziva David sans cette étoile, se dit-il en poussant la porte de sa chambre.
Il en profita pour jeter un œil à son réveil avant de se recoucher aux côtés de Ziva, qui ronflait légèrement, ce qui le fit sourire. 08 h 00. Il devrait être en train de se présenter au NCIS. Tony pouvait très bien imaginer Gibbs en train d'éplucher un quelconque rapport, son éternel café à la main, tandis que le bruit emplissait peu à peu l'open-space. Il voyait Tim arriver, sortir de l'ascenseur et saluer leur patron tout en jetant un œil aux deux bureaux qui restaient vides ce matin. Le NCIS était vraiment sa famille.
Tony se dit qu'il n'était pas près de se présenter au NCIS aujourd'hui, puis il se dit également qu'il n'en avait pas grand-chose à faire. Actuellement le plus important pour lui ne se trouvait pas au NCIS. Et les gens qui le connaissaient suffisamment comprendraient qu'il s'accorde cette journée. Et puis après tout, vues les heures qu'il faisait, il avait bien droit à une petite journée de congés. Des congés improvisés, certes, mais tout congé est bon à prendre.
Tony s'allongea aux côtés de Ziva et replaça la couette sur lui. Il caressa d'un doigt la joue de Ziva, puis posa son bras sur elle, pour venir mettre le petit écrin face à son visage. Il chuchota son nom à son oreille plusieurs fois, jusqu'à ce qu'il la sente se réveiller.
Ziva bougea légèrement en se sentant sortir du sommeil. Elle avait envie de s'étirer. La jeune femme ouvrit légèrement les yeux et aperçut le soleil qui lui faisait face au travers des persiennes. Elle sourit à la vue de tant de lumière. Elle appréciait. Puis Ziva réalisa que la fenêtre de la chambre de son nouvel appartement ne possédait pas de persiennes. Une once d'inquiétude s'empara d'elle, rien qu'un court instant, le temps qu'elle reconnaisse les lieux. Le temps qu'elle réalise qu'elle n'était pas seule dans ce lit, qui n'était pas le sien. Le temps qu'elle se rappelle et qu'elle comprenne.
Ziva referma les yeux en souriant. Elle était dans le lit de Tony. Dans les bras de Tony. Son sourire s'agrandit, puis elle rouvrit les yeux et vit sa main sur cet écrin à bijou qui lui faisait face. Elle tourna la tête en direction de Tony et l'interrogea du regard.
- Bonjour.
- Bonjour, lui répondit Ziva. Elle ne pouvait s'empêcher de le trouver beau en cet instant. Lui aussi souriait.
- Qu'est-ce que c'est? Demanda Ziva en faisant un léger mouvement de tête en direction de le boîte de velours.
- Ouvre la et tu le sauras, répondit Tony, énigmatique, ce qui ne rassura pas la jeune femme, qui ne savait pas de quoi elle avait peur.
Ziva se replaça face à l'écrin à bijou et Tony en enleva sa main. Il l'observa se saisir de la petite boîte et en apprécier la texture sans toutefois l'ouvrir.
- Qu'attends-tu?
- Je ne sais pas, avoua-t-elle. J'ai un peu peur de ce que je vais y trouver.
- Je ne suis pas un monstre tu sais, lui chuchota Dinozzo à l'oreille, profitant de cet instant de complicité qu'ils partageaient.
- Je sais. Je sais te connaissant qu'il ne doit rien y avoir de bien méchant dans cet écrin.
- Alors ouvre-le.
Ziva resta encore quelques secondes à regarder l'écrin, avant d'enfin l'ouvrir. Elle aperçut le petit bijou doré à l'intérieur, et son cœur se serra. Elle regarda plus attentivement le collier, sa chaîne dorée, le pendentif. Elle était émue, beaucoup trop émue à son goût. Son étoile était là, brillant au milieu de cet écrin.
Il l'avait gardé. Il en avait pris soin et l'avait conservé durant toute ces années où elle avait été absente. Et aujourd'hui il la lui rendait. Ziva ne sut comment remercier Tony de ce geste qui représentait tant pour elle.
Elle posa un doigt sur l'étoile et revit le visage de Tali quand elle la lui avait offerte pour son anniversaire, peu de temps avant qu'elle ne parte en mission. Elle se réentendit lui promettre que jamais elle ne quitterait son cou. Qu'elle en prendrait toujours soin. Ziva repensa à toutes ces fois où elle s'était raccrochée à ce collier après le décès de sa cadette.
Ses yeux s'embuèrent et elle ne put retenir quelques larmes. Qu'avait-elle à tant pleurer ces jours-ci? Ziva se retourna enfin vers Tony et plaça ses yeux mouillés dans les siens. Avait-il conscience de tout ce que ce geste représentait pour elle?
- Merci Tony. Merci infiniment de l'avoir gardé.
- De rien. C'était normal Ziva.
Il essuya les quelques larmes qui roulaient toujours sur son visage et lui sourit en déposant un léger baiser sur son front.
- Tu… Tu n'imagines pas l'ampleur que ce geste a pour moi.
- J'imagine. Je sais que tu tiens énormément à cette étoile. Il était normal pour moi d'en prendre soin à ta place.
-Merci Tony. Merci encore, reprit Ziva.
Ils se sourirent quelques instants, puis Ziva se saisit de l'étoile et demanda à Tony de la lui accrocher autour du cou. Une fois fait, Ziva plaça sa main sur ce bijou qui pendait à son cou, et sourit de bonheur en sentant son étoile sous ses doigts. Ce contact lui avait énormément manqué.
- Là je retrouve ma Ziva.
La jeune femme laissa échapper un rire léger. Elle était sereine, entière. Elle était elle. Elle se blottit dans les bras de Tony, et garda le silence plusieurs secondes.
- Je ne regrette pas de te l'avoir laissé. J'ai fait le bon choix.
- J'ai pourtant bien failli la faire passer par la fenêtre plus d'une fois.
Ziva rit de nouveau.
- Je veux bien le croire.
Ziva ferma les yeux et laissa ses doigts se perdre sur le torse de Tony recouvert de son T-shirt blanc, tandis qu'il repassait inlassablement sa main dans ses cheveux dans une douce caresse. L'un comme l'autre appréciaient simplement ce moment de tendresse, ce moment auprès de celui qui leur avait tant manqué.
- Pourquoi m'avoir laissé ton étoile Ziva? Tu aurais très bien pu la garder autour de ton cou.
- Parce que je savais que je partais, tenta d'expliquer Ziva après avoir pris quelques secondes pour réfléchir. Je savais que je partais et pourtant je suis venue te voir, et surtout je ne t'ai rien dit.
Ziva sentit Tony se tendre légèrement à l'évocation de cette soirée.
- J'ai en quelque sorte profité de toi, mais je ne voulais surtout pas que tu en aies cette impression. Je ne voulais pas que tu penses que j'avais joué avec toi cette nuit-là. Je n'avais pas le courage de te parler, de te dire quoi que ce soit, mais je voulais que tu comprennes que cette nuit comptait pour moi. Je pensais encore que j'allais revenir à cette époque, mais je ne savais pas exactement combien de jours je partais. Tout ce que je savais c'est que je ne voulais pas perdre ce que nous avions commencé à construire cette nuit-là.
Ziva regarda une courte seconde Tony, puis de nouveau posa sa tête au creux de ses bras avant de continuer. Elle n'avait pas l'habitude de se dévoiler, de s'étaler ainsi sur ce qu'elle ressentait, mais elle savait qu'elle devait le faire ce matin, que c'était nécessaire pour eux deux.
- Alors je t'ai laissé mon étoile. C'était comme une promesse pour moi. La promesse que je ne t'oubliais pas, et que j'allais revenir. Pour que tu le comprennes je te confiais en mon absence ce qui comptait le plus pour moi.
- Je vois, répondis Tony plusieurs secondes après que Ziva se soit tue.
- J'ai mis du temps à comprendre ça, commença à expliquer Tony. Sur le coup j'ai surtout eu beaucoup de mal à comprendre. Et je me suis senti bien perdu. Tout ce que je voyais c'est que tu n'étais plus là. Puis je me suis levé, préparé pour aller au NCIS. Avec bien du mal, car je m'attendais à t'y voir, et je ne savais pas comment réagir face à ton départ. Puis avant de partir je suis allé refaire le lit, et c'est là que j'ai trouvé on étoile. J'ai été un instant rassuré, puis je me suis dit que jamais tu n'enlevais cette étoile de ton cou, alors je me suis vraiment demandé ce qui avait pu te pousser à le faire. Au final j'avais encore plus de questions. Alors tu imagines bien l'état dans lequel je me suis trouvé quand j'ai découvert en arrivant au NCIS que tu ne t'y trouvais pas. Puis que ton bureau était vide, ensuite que ton appartement ne contenait plus que quelques cartons, et enfin que tu avais totalement disparu de la surface de la Terre. J'étais perdu au fond d'un trou noir.
Ziva sourit tristement en imaginant ce que son collègue avait pu ressentir. Elle n'avait jamais voulu lui faire autant de mal.
- Et un jour ton père nous a dit que tu tais morte, lâcha Tony dans un soupir. Là, j'ai eu l'impression d'être un pion dans un grand terrain de jeu. Je me suis senti mourir moi aussi.
Tony s'arrêta là dans ses explications en fixant le plafond de sa chambre. Ziva garda le silence plusieurs minutes en se rappelant tout ce qu'il venait de lui dire. Elle se releva finalement sur un coude et lui fit face. Elle avait un léger sourire sur les lèvres lorsque leurs yeux se croisèrent. Elle pouvait lire de la peine sur son visage. Tous ces souvenirs ne lui avaient pas fait du bien. Mais elle elle paraissait paisible.
- Je suis là Tony, dit-elle simplement. Aujourd'hui je suis là. Toute cette histoire est terminée. On reprend à zéro.
- On ne peut pas effacer ce qu'il s'est passé pendant toutes ces années Ziva. Jamais on ne l'oubliera, on y repensera toujours.
- J'en suis sûre Tony, mais on ne va pas vivre dans ce passé alors qu'on a maintenant toute la vie devant nous. J'ai trente quatre ans, pas quatre-vingt. J'ai encore plein de choses à faire, à voir, à vivre. Ce ne sont pas ces dernières années qui vont m'en empêcher. C'est un autre mauvais souvenir à surpasser et à ranger au placard. Mais je crois que je commence à être habituée. Si tu es avec moi j'y arriverai. Or ces dernières heures tu m'as laissé croire que tu serais avec moi. Je ne fais que dire tout haut ce qu'aucun de nous n'a encore osé dire Tony. On est libre, on est ensemble, on a plein de belles années devant nous, j'ai envie d'y croire Tony. Et au cas où tu ne l'aies toujours pas compris, ces années j'ai envie de les vivre avec toi. Et je ne suis pas une habituée de ce genre de déclarations, alors je t'en prie dit moi quelque chose Tony, termina Ziva dans un sourire timide.
Tony la regarda, surpris par tout ce qu'elle venait de lui dire. Il ne s'était pas vraiment attendu à ça. Il l'attrapa par la taille et la fit rouler sur lui.
- Je ne te jure pas qu'on y arrivera Ziva. Tout n'est pas réglé. Il y a encore plein de choses qu'on ne s'est pas dites. Mais je te promets d'essayer. J'essaierai du plus fort que je le pourrais.
- Alors moi aussi.
Ils se sourirent, heureux de s'être retrouvés, heureux d'être sur la même longueur d'onde, heureux de la promesse qu'ils venaient de se faire.
- Mais là… J'ai surtout faim… Reprit Ziva toujours sur Tony.
- Ah! Enfin! J'ai bien cru que jamais tu ne dirais ça s'exclama Tony en repoussant Ziva doucement et en sortant du lit.
Ziva ne put se retenir de rire, avant de se lever à son tour pour quitter la chambre et le rejoindre dans la cuisine. Elle avait retrouvé l'homme qu'elle aimait.
