Un éléphant qui se balançait, Sur une toile, toile, toile, Toile d'araignée.
Il trouvait ça tellement, Tellement amusant, Que bientôt...
Deux éléphants qui se balançaient, sur une toile toile toile, toile d'araignée.
Ils trouvaient ça tellement, tellement amusant, que bientôt...
Ba da boum!
Ridicule n'est-ce pas? Pas autant que moi me dires-vous... Hum, hum... Je sais.
(Mais j'en étais dingue de cette chanson! Et je le suis toujours! ça vous donne peut-être une idée de mon état mental... Et dire que la rentrée arrive...)
Mais ça représente quoi 63 jours dans une vie? Pas grand chose hein? Bon, pour un papillon c'est énorme... Mais vous n'êtes pas des papillons! Vous n'êtes pas des petites bêtes fragiles! Vous êtes des durs, des vrais! Comme Gibbs! Alors vous n'allez pas vous laisser abattre simplement parce que ça fait 63 jours que vous attendez la suite de ma fiction tout de même! Non! Bien sûr que non! Et mon petit doigt me dit que vous n'allez même pas m'en vouloir d'avoir disparu si longtemps! Oui bon, il n'est peut-être pas digne de confiance ce petit doigt. Il faut que je pense à changer mes sources.
Mais puisque vous l'attendez tant que ça le suite, et bien allez la lire enfin! Et cessez de lire cette... heum... introduction? =)
Bonne lecture et vive les reviews!
Chapitre 48 : Frissons.
Dinozzo sortit de la salle de bain, les cheveux encore humides. Il se rendit dans le salon, où il trouva Ziva dos à lui, face à la fenêtre. Ils avaient pris leur temps pour déjeuner, discuter encore un peu. Les minutes étaient passées doucement, sans que Ziva ne quitte l'appartement de l'italien. Elle était partie se doucher, le laissant seul quelques instants, avant qu'il ne gagne à son tour la salle de bain. Depuis, elle l'attendait.
Voyant que Ziva ne l'avait pas entendu sortir de la salle de bain, et qu'elle semblait perdue dans de profondes réflexions, il s'arrêta sur son chemin pour l'observer, tout en se remémorant la conversation téléphonique qu'il avait eu avec Gibbs alors que la jeune femme était partie se laver.
- Gibbs.
- Salut Boss, avait dit Tony après une légère seconde d'hésitation, se demandant soudain si ce coup de fil était vraiment une bonne idée.
- Dinozzo. Tu sais qu'elle heure il est?
- Et bien ma montre affiche 11 h 03. Pourquoi, tu as perdu la tienne? Demanda-t-il le plus innocemment possible.
- Non, mais j'en connais un qui pourrait perdre son emploi, se força-t-il quelque peu à répondre d'un ton froid à son agent, acceptant une fois de plus de rentrer dans son jeu.
- Pour cela il faudrait que mon patron notifie mon léger retard à mon directeur. Mais celui-ci est parti en réunion à Los Angeles depuis trois jours. Alors j'ai un peu d'espoir.
- Tu as de la chance Dinozzo. Il y a longtemps que j'aurais pu te virer répondit Gibbs pour la forme.
- Et oui je sais, mais que veux-tu, je suis le plus chanceux des hommes, et tu n'y peux strictement rien. Je viens même de découvrir que j'avais des pouvoirs magiques Gibbs, des superpouvoirs, tu te rends compte?
Gibbs soupira au bout du fil. Qu'est-ce que son agent allait encore bien pouvoir inventer?
- Et ce sont tes superpouvoirs qui t'empêchent de venir travailler ce matin? Questionna-t-il toutefois, le suivant dans ses gamineries. Car quand était-ce la dernière fois que son agent senior s'était adressé à lui sur ce ton enjoué? Quand était-ce la dernière fois qu'il était arrivé en retard au NCIS, mise à part la veille? Impossible pour Gibbs de se remémorer ces instants. Il était bien trop heureux de retrouver ce Tony pour jouer les trouble-fête.
- Le grand Manitou a encore raison! Je vais finir par croire Abby, toi aussi tu as des superpouvoirs Boss!
Tony s'arrêta un instant dans sa phrase. Il venait d'entendre l'eau s'arrêter de couler dans la salle de bain. Ziva n'allait pas tarder à revenir.
- Dis Gibbs, si je te dis mon superpouvoir, tu me dis le tien? Demanda Tony d'un ton enfantin.
- Parle Dinozzo, avant que je n'appelle le directeur, le reprit son patron, lui tout à fait sérieux. Du moins en apparence.
- Bien, bien... Je vais tout t'avouer. Alors voilà, en fait, et bien, je viens de découvrir que j'avais le pouvoir de ressusciter les morts. C'est pas magique ça Patron? Tu crois que je peux essayer avec ma mère? Elle reviendra elle aussi si je l'appelle? Je devrais tenter ma chance pour voir.
- Dinozzo. Le coupa Gibbs.
- Oui?
- Ne la laisse pas s'envoler une seconde fois, continua-t-il, se doutant bien de ce que Tony déguisait derrière l'humour, comme souvent.
- Alors là Gibbs, dans tes rêves peut-être, mais jamais dans la réalité! Répondit Tony. J'aurai bien trop peur que mes superpouvoirs ne fonctionnent pas deux fois!
- N'y a-t-il donc aucun espoir pour que je retrouve demain au boulot le Tony bosseur de ces derniers temps? Demanda Gibbs faussement désespéré.
- Aucune chance. Ce Tony est quant à lui bel et bien mort.
Gibbs soupira fortement.
- A demain Dinozzo, et à l'heure, ajouta-t-il.
- Bien sûr Boss, avait conclut Tony avant de raccrocher, puis de gagner la salle de bain à son tour, heureux que Gibbs comprenne.
Et maintenant il était là, à admirer Ziva qui restait pensive, le regard perdu dans la vue qui lui faisait face. Il décida de s'approcher en silence pour voir jusqu'où il pourrait avancer sans qu'elle ne s'en aperçoive. Il fut étonné de parvenir jusqu'à elle. Peut-être l'avait-elle finalement remarqué depuis le départ? Il s'approcha davantage et posa ses mains sur sa taille. Elle sursauta et tourna la tête en sa direction. Ils se sourirent.
- Je pensais que tu m'avais entendu arriver, dit il en se collant contre son dos.
- Non. Je réfléchissais.
- J'ai vu ça. Qu'est-ce qui te demande tant de concentration?
- Je pensais à Tali, et à ma mère, répondit Ziva d'une voix paisible, en appréciant la présence de Tony contre elle.
- Je ne m'attendais pas vraiment à cette réponse, dit l'italien en déposant un léger baiser au creux de son cou.
- Tu aurais préféré que je pense à quoi?
- A moi. Répondit Tony avant de l'embrasser une deuxième fois.
Ziva sourit.
- Je ne vais pas non plus constamment penser à toi… On pourrait s'imaginer des choses.
- Ça ne me dérangerait pas. Ce ne serait de toute façon pas très loin de la réalité. Mais dis moi plutôt pourquoi tu penses à elles maintenant, questionna Tony en passant ses bras autour de sa taille.
Ziva posa ses bras sur les siens avant de lui répondre.
- Tu m'as rendu mon étoile. Retrouver ce bijou me fait me remémorer pas mal de choses de mon enfance, et de mon adolescence.
- De bons souvenirs j'espère.
- Je sélectionne les bons, et je chasse les mauvais, expliqua Ziva. Je n'ai pas du tout envie d'être triste aujourd'hui.
- Ça tombe bien parce que moi non plus. Je n'ai pas envie d'avoir des pensées moroses aujourd'hui. Je préfère conserver mes pensées actuelles. Et surtout ma pensée actuelle.
- Et à quoi penses-tu en ce moment? Demanda Ziva.
- Je suis face à un dangereux dilemme, expliqua Tony en déposant un troisième baiser dans son cou.
- Explique-moi, je pourrais peut-être t'aider, répondit Ziva en réprimant un frisson.
- Je suis sûre que tu pourrais apporter la solution à mon problème.
- Alors qu'attends-tu pour m'en faire part? Demanda Ziva, qui appréciait de plus en plus le contact de ses lèvres sur sa peau.
- À vrai dire je me demande si tu accepterais que je t'embrasse.
Le sourire de Ziva s'agrandit. Elle était heureuse de le savoir prêt lui aussi à aller de l'avant avec elle. Tout en restant dans ses bras elle se retourna pour lui faire face, et Dinozzo pu admirer son sourire.
- Qu'attends-tu alors? Que je reparte?
- Ah non, surtout pas. D'autant plus que cette fois-ci je subirais les foudres de Gibbs. Dit-il en approchant son visage du sien.
- Comment ça? Questionna Ziva alors que leurs visages n'étaient plus qu'à quelques millimètres l'un de l'autre.
Dinozzo plongea ses yeux dans les siens, et lui répondit tout en échangeant avec elle un regard rempli d'amour.
- Je lui ai promis de ne plus jamais te laisser partir.
Les lèvres de Ziva s'étirèrent encore un peu plus alors qu'elle comprenait tout ce que cette phrase pouvait signifier, juste avant que les lèvres de Tony ne viennent se poser sur les siennes et que chacun profite de ce contact. Ils laissèrent leur baiser s'intensifier peu à peu, et Tony et Ziva ne se séparèrent qu'une fois à bout de souffle.
L'italien prit le visage de Ziva entre ses mains et posa son front contre le sien.
- J'avais oublié à quel point c'était bon ce genre de moments.
- Moi aussi, lui répondit-t-elle en souriant toujours.
- Si on aime tant, on ferait peut-être mieux de recommencer tu ne crois pas? Pourquoi s'en priver? Reprit Ziva après une courte pause, sur un ton joueur. Elle était bien plus qu'heureuse de l'intimité qui peu à peu s'installait entre eux depuis qu'elle était venue s'excuser la veille au soir
Tony ne se le fit pas dire deux fois, dès que Ziva eut fini de parler il s'empara une fois de plus de ses lèvres. Il laissa une de ses mains se perdre dans ses cheveux alors que l'autre descendait doucement le long de son corps. Ziva elle lui caressait doucement la nuque.
Il se décida finalement à séparer leurs lèvres, surprenant Ziva. Mais il vint aussitôt les reposer dans le creux de son cou, y déposant des dizaines de petits baisers plus doux les uns que les autres. Ziva le laissa faire en frissonnant.
- J'ai envie de plus, lui chuchota alors doucement Tony entre deux baisers.
Ziva soupira de bonheur, puis le fit lentement prendre le chemin de sa chambre sans pour autant qu'ils ne se séparent.
Ziva s'éveilla seule. Cependant, les plis sur l'oreiller placé aux cotés du sien attestaient de la présence de Tony dans ce lit cette nuit. Il était 9 h du matin, et elle s'éveillait seulement. Elle n'avait aucune envie de se lever. Il était rare qu'elle ressente ainsi l'envie de flemmarder au réveil, alors elle décida de repousser son jogging matinal. Et puis après tout, elle avait fait assez de sport hier, ainsi que cette nuit.
Elle pensa à Tony qui devait à présent être au NCIS. Elle se demanda à quelle heure il y était arrivé, et ce qu'il avait pu dire à son sujet face aux regards inquisiteurs qu'avaient dû lui lancer Tim et Gibbs. Ils n'avaient pas abordé ce sujet. Ils savaient tous deux que tous les membres de l'équipe savaient ce qu'ils pouvaient éprouver l'un pour l'autre, et que Gibbs leur avait donné sa bénédiction à sa manière.
Cependant, ils ne s'étaient pas décidés sur ce qu'ils diraient ou ne diraient pas à leurs collègues et amis. Ils ne savaient pas eux même encore réellement vers quoi ils s'engageaient.
Ziva se retourna dans son lit. Elle repensait à cette merveilleuse journée qu'elle avait passé hier. Elle avait retrouvé sa complicité d'antan avec Tony. Ils avaient vécus cette journée comme dans une bulle, où seuls eux deux existaient. Le monde extérieur leur avait paru lointain, et totalement étranger à leur journée. Tony était arrivé lundi soir dans son appartement à la recherche d'explications et de certitudes, puis c'était elle qui avait sonné à sa porte. On était mercredi matin, et elle était toujours dans son appartement, confortablement installée dans son lit. Durant tout ce temps ils avaient laissé leurs sentiments les guider et les faire avancer. Les faire se retrouver.
Finalement, après cet instant où ils s'étaient embrassés pour la première fois depuis bien trop longtemps à leurs goût, ils n'avaient échangé que peu de mots, que ce soit pour des banalités ou bien au sujet de leurs sentiments. Ils avaient passé le reste de leur temps à s'aimer ou bien à se chamailler, avant de finalement s'endormir dans les bras l'un de l'autre.
Ziva referma ses yeux à la recherche de quelques minutes de sommeil supplémentaires. Elle profita de cet instant de paix, où seule dans son appartement, elle n'avait rien à faire. Elle ne savait pas quand est-ce qu'elle pourrait de nouveau retrouver un instant similaire, car dès demain elle regagnerait le NCIS. Elle repartirait pour de nouvelles aventures, et exposerait au grand jour le fait que Ziva David était revenue. Une fois l'effet de surprise passé, sa vie serait de nouveau rythmé par la succession des enquêtes.
Elle se cala plus confortablement dans les couvertures, appréhendant légèrement cette journée de demain, tout en se disant que finalement, elle avait bien fait de revenir à Washington. Sa place avait toujours été ici.
Bon bah, j'espère vraiment que ça vous a plu, et que vous n'avez pas oublié toute l'histoire. Et si vous voulez la suite, il vous suffit de cliquer sur "chapitre suivant". =D.
