Me revoilà! Avec un long chapitre. Suite et fin du dîner chez Gibbs. Désolée pour le retard, mais je n'ai vraiment pas eu le temps. Pour la peine je vous poste la fin de cette fic. Il ne vous manquera plus que l'épilogue, que je n'ai pas terminé. Profitez bien de ces derniers chapitres, et dites moi ce que vous en pensez!
Bonne lecture et vive les reviews!
Chapitre 56 : Vengeance.
Le repas était déjà bien avancé. Chaque assiette contenait à présent une part de lasagne entamée, et une autre bouteille avait été ouverte. Abby avait été complimentée pour sa cuisine et Ziva avait passé une bonne heure à évoquer la façon dont elle avait vécu ces quatre dernières années. Bien qu'elle ait évité les sujets fâcheux. Elle n'avait pas envie de gâcher cette soirée avec des sujets un peu trop sérieux. Hélène et Tim vantaient les mérites d'un nouveau jeu vidéo alors que Tony ne cessait de le rabaisser, Abby tentait de convaincre Palmer et Marta de l'accompagner à un concert, et Ducky et Gibbs discutaient au sujet du vin.
Ziva mangeait lentement sa part de lasagne en les observant un à un. Elle était heureuse de se retrouver à cette table où régnait la bonne humeur et où chacun était présent. Elle voulait graver cette image dans sa tête, garder cette image de sa famille au complet. Elle savait qu'elle n'était pas prête d'oublier cette soirée, elle était bien trop heureuse pour ça. Tout se passait à merveille. Elle était sûre que tout le monde ne serait pas de cette avis, Marta s'était brûlée la main, Tim ne cessait de faire des allers-retours à l'étage pour calmer Elina qui ne semblait pas décidée à dormir, et elle voyait que le genou de Gibbs le faisait souffrir. Mais c'était ainsi qu'elle les aimait. Et c'est ainsi qu'elle voulait les retrouver.
Ziva profitait de cette ambiance heureuse de repas de famille qu'elle n'avait pas connu depuis toute jeune lorsque sa mère était encore là et qu'elle se rendait chez ses tantes. Les repas se faisaient alors dans le jardin, éclairés de lampions, et elle courait alors dans tous les sens avec Tali, Ari et ses cousins. La situation était bien différente mais l'ambiance était la même. Elle était heureuse.
Elle posa son regard sur Tony, assis à sa gauche. Il était beau. Elle détailla ses traits alors qu'il continuait de descendre ce jeu vidéo qui selon lui n'avait aucun mérite. Elle savait qu'il mentait, car elle avait aperçut le boîtier de ce jeu sur sa table de salon avant-hier. Elle s'était étonnée qu'il joue encore à ce genre de jeu, et il lui avait répondu que c'était le meilleur de tout les temps. Il faisait donc ça ce soir uniquement dans le but d'embêter ses deux amis. Cette pensée la fit sourire.
Il dut sentir le regard insistant qui pesait sur lui, car il tourna ses yeux vers elle, alors que Tim et Hélène poursuivaient la discussion tous les deux. Il sourit lorsque ses yeux se posèrent sur son visage, et une lueur brilla dans ses yeux.
- Tu es magnifique, dit-il alors que Ziva allait lui demander à quoi il pensait.
- Toi aussi, dit-elle avant de déposer un furtif baiser sur ses lèvres, sachant que personne ne les regardait à cet instant. A part peut-être Gibbs, mais ils savaient tous deux qu'il ne ferait aucun commentaire.
Ils s'écartèrent aussitôt, et Tony but un gorgée d'alcool. Il vint ensuite poser sa main droite sur la cuisse de la jeune femme. Le sourire de Ziva s'agrandit.
- A quoi est-ce que tu penses? Demanda-t-il tout doucement, de façon à ce que elle seule ne l'entende.
- A ce soir, à l'ambiance, à nous tous, ici.
- Ça faisait longtemps, remarqua Tony.
- Oui, trop longtemps, répondit Ziva alors que le pouce de Tony commençait à lui procurer une douce caresse. Elle se rapprocha discrètement de lui. Elle avait envie qu'il la serre dans ses bras, mais elle savait que le moment ne s'y prêtait pas.
- Ziva, tu es déjà venue toi, à un de mes concerts, lui demanda alors Abby, la sortant de sa douce rêverie.
- Hum… Oui, une fois, répondit-elle après un léger temps de réflexion.
- Tout c'est bien passé n'est-ce pas? Et tu as passé un bon moment. Le groupe était génial, rappelle toi.
L'israélienne échangea un rapide coup d'œil avec Tony, qui elle se souvenait, était lui aussi présent ce soir là.
- Oui… C'était…Le groupe… Pourquoi cette question Abby? Finit par demander Ziva, ne trouvant rien d'autre à dire.
- Palmer et Marta refusent de m'accompagner au prochain concert de mon groupe favori. C'est dans quinze jours.
Ziva jeta un regard rieur au jeune couple qui paraissait quelque peu effrayé à l'idée de se rendre à ce concert.
- C'est bien dommage qu'ils n'y soient jamais allés, à mon avis c'est une expérience des plus enrichissantes à vivre. C'est quelque chose qu'ils doivent faire au moins une fois dans leur vie, au minimum. Je suis certaine que vous n'en resterez pas indifférent, poursuivit Ziva à l'attention des deux jeunes gens, alors qu'elle sentit à cet instant la main de Tony descendre un peu plus bas sur sa cuisse et passer sous le tissu de sa robe. Elle se retint de réagir.
- Vous êtes sûre Ziva? Il me semble que ce genre de concert est pourtant assez violent. Et j'ai peur que le son ne soit un peu trop fort. Quand je vois déjà le volume auquel Abby met sa musique dans son labo…
- Ne t'inquiète pas Marta, à un moment, le son ne peut pas être plus fort, et je pense que même si, au pire, au début tu ne te sens pas très à l'aise, tu finiras rapidement par t'amuser toi aussi. Et arrête de me vouvoyer, ça n'est vraiment pas nécessaire, répondit Ziva.
- Bien, dit la jeune rousse en se sentant rougir.
Face à cela, Ziva se demanda combien de fois cette femme pouvait rougir par jour, car il s'agissait bien là de la dixième fois qu'elle la voyait rougir ce soir. Heureusement, cela lui allait bien au teint. Ziva regarda Abby, un fin sourire sur les lèvres. Abby savait bien que Marta aurait bien du mal à se sentir à l'aise à l'un de ses concerts, et que ce que venait de dire Ziva était entièrement faux. Mais si cela pouvait faire venir Palmer et Marta… pensait-elle.
- Dans ce cas, pourquoi ne viendrais-tu pas avec nous? Reprit Marta. Je suis sûre que je serai ainsi bien plus à l'aise.
Ziva paniqua une courte seconde, le temps de trouver une réponse négative qui tienne la route. Et qui sois suffisamment convaincante pour que cette idée de Marta ne fasse pas son chemin dans l'esprit d'Abby.
- Je suis désolée, mais je ne peux vraiment pas, commença Ziva.
Elle sentit alors la main de Tony remonter doucement le long de sa cuisse, jusqu'à atteindre le haut de ses bas. Sa main s'arrêta là, jouant avec l'élastique.
Ziva lui lança un bref regard, mais il semblait en pleine conversation avec Hélène, et aucunement décidé à tourner la tête vers elle pour la regarder, bien, qu'elle le savait, il sache pertinemment qu'elle le regardait. De l'extérieur, rien n'aurait pu laisser penser que sa main s'aventurait ainsi sur sa cuisse, ce qui rassura quelque peu Ziva, qui se dit qu'au moins leurs amis n'en avaient pas conscience. Ziva se décida finalement à reporter son attention sur Abby, Palmer et son amie afin de poursuivre.
- Vous savez je ne suis rentrée à Washington que depuis une semaine, j'ai encore plein de choses à faire. Je n'ai toujours pas déballé mes cartons, il me reste quelques formalités administratives à régler, et plein de personnes que je connais ne savent toujours pas que je suis rentrée.
Cela sembla convaincre Marta qui baissa les yeux dans son assiette.
- Excuse moi, l'espace d'une seconde j'ai oublié ta situation particulière, dit-elle pourtant.
- Ce n'est pas grave Marta. Mais je suis vraiment désolée, Abby, je ne pourrais pas être présente.
- Je comprends, répondit la gothique.
Elles se sourirent, puis Ziva frissonna sous le contact des caresses de la paume chaude de Tony sur sa cuisse. Elle avala péniblement sa salive, et entreprit de boire un verre d'eau afin de se donner une certaine contenance. Elle vida son verre rapidement puis le reposa, et remarqua alors que Tim se rasseyait face à elle après être allée une fois de plus calmer Elina, qui ne semblait décidément pas prête à dormir ce soir.
- Tu es un vrai papa poule Tim, remarqua-t-elle. Abby ne s'est pas encore levée une seule fois, et toi tu n'arrêtes pas.
Tim sourit face à la remarque de son ami.
- Elle m'a fait jurer de me lever chaque fois que nécessaire ce soir… Répondit Tim dans un léger soupir.
Ziva rit doucement.
- Vraiment?
- Elle m'a dit qu'elle ne tenait pas à rater une miette de ta présence ce soir, et qu'elle ne voulait donc pas avoir à se lever toutes les cinq minutes.
- Et tu as cédé.
- Elle avait des arguments. Elle m'a dit qu'on se revoyait depuis longtemps toi et moi, plus longtemps qu'elle et toi, et que j'avais donc déjà eu plus de temps pour profiter de toi, que ce soir c'était à son tour… Et puis tu connais Abby. J'ai préféré dire oui avant qu'elle ne se lance dans une argumentation de plus d'une heure.
- Je vois, répondit Ziva dans un sourire.
- Mais Tim reste un vrai papa poule, ajouta Hélène à l'attention de Ziva. Il est toujours en train de vérifier que sa fille ne manque de rien.
Cette fois Ziva ne put se retenir de rire.
- Ça ne m'étonne pas tant que ça, dit-elle avant de finir son verre de vin. Ce rôle te va à merveille Timothy.
- J'espère, car ce ne sont pas vos sarcasmes qui me feront changer de comportement à l'égard de ma fille.
Ziva et Hélène se sourirent. Tony s'approcha davantage encore de Ziva, plaçant son visage à seulement quelques millimètres du sien. Le bout de ses doigts frôlant la partie intérieur de sa cuisse, il murmura à son oreille :
- Tu veux un autre verre de vin Ziva?
Le contact de sa peau sur sa peau, et de son souffle chaud dans son cou la firent frissonner une fois de plus, alors qu'une certaine chaleur s'emparait d'elle.
Tony saisit la bouteille de vin de sa main gauche qui restait libre et remplit le verre vide de Ziva, et remit un peu de liquide dans le sien qui n'était pourtant pas encore totalement vide. Ziva le remercia puis en but une petite gorgée. Elle finit ensuite son assiette de lasagnes.
Hélène les regarda faire, silencieuse. Elle était la seule autour de cette table à avoir remarqué le petit jeu qui se déroulait entre ses deux amis. Elle n'avait qu'une idée flou de ce qui pouvait se passer sous la table, mais le reste de leur comportement ne trompait pas, surtout pour quelqu'un comme elle. Elle avait vu ce petit sourire en coin apparaître sur le visage de Tony, accompagné d'un nouvel éclat dans ses yeux. Et elle le connaissait suffisamment bien pour savoir que cela signifiait qu'il préparait un de ses nouveaux tours. Il en avait rarement usé devant elle, mais elle savait reconnaître cette expression sur son visage.
Et l'attitude soudainement gênée que Ziva, ainsi que cette légère rougeur qui était apparue sur le haut de ses joues, ses gestes par moment précipités, n'avaient fait que corroborer ses pensées. Elle prit alors conscience seulement à cet instant, de ce qu'un tel mélange entre ces deux personnes pouvait donné, et de ce que ça devait être de les supporter ensemble au quotidien.
Ziva but une nouvelle gorgée de vin après avoir reposé ses couverts aux côtés de son assiette. La main de Tony se fit à ce moment encore un peu plus entre prenante, alors que son pied remontait maintenant également le long de sa jambe.
Rien de bien méchant, se dit-elle. Il n'y avait rien de plus classique. Mais elle ne pouvait nier que cela avait eu son effet, et qu'il avait réussi à l'exciter. Elle allait le tuer. Si elle ne lui sautait pas dessus avant ça. Elle frissonna une troisième fois, et cela lui fit l'effet d'un électrochoc. Elle se leva précipitamment de sa chaise, la repoussant derrière elle. Elle respirait difficilement et tentait de se calmer, se demandant comment tout cela allait finir, alors que tous les regards étaient maintenant tournés vers elle. Elle aperçut un franc sourire sur les lèvres de Tony, qui la fixait avec une lueur de désir dans les yeux. Elle détourna rapidement les yeux, évitant de recroiser son regard pour un certain temps.
- Je vais débarrasser, se décida-t-elle enfin à dire en remarquant que tous ces regards ne la quittaient pas. Elle commença à empiler les assiettes, regroupant tous les couverts dans celle du dessus.
- Tu veux que je t'aide? Demandèrent quasiment simultanément Abby et Marta.
- Non, c'est bon les filles, ça va aller. Je n'ai qu'à ramener cette pile d'assiette à la cuisine et apporter celles à dessert. Je peux me débrouiller seule.
- D'accord, répondit Marta.
Ziva ajouta la dernière assiette à la pile, et partit en direction de la cuisine, d'un pas légèrement pressé, mais aussi assuré qu'elle le put. Une fois arrivée à destination elle posa les assiettes sur le plan de travail et ouvrit le lave vaisselle. Elle y plaça les couverts, puis entreprit d'y mettre les assiettes. Elle n'en avait mis que deux lorsqu'elle se redressa et s'adossa au plan de travail.
Mais à quoi jouait Tony? Se demanda-t-elle alors. Ça l'amusait de jouer ainsi? Elle allait finir par perdre pied si il continuait ainsi. Elle osait à peine imaginer la honte qu'elle ressentirait si ses amis devenaient témoins de se qu'il se passait à cet instant entre eux. Car bien que chacun sache qu'il se passait quelque chose entre eux, ils n'avaient encore rien officialisé.
Ziva resta plusieurs secondes à ne rien faire afin de se calmer, puis elle continua d'aligner les assiettes dans le lave vaisselle. Elle se passa ensuite les mains sous l'eau, et commença à ouvrir les placards un à un à la recherche des assiettes à dessert. Soit Gibbs avait complètement réorganisé sa cuisine, ce qui l'étonnerait, soit elle avait complètement oublié où elles se trouvaient. Ziva allait demander de l'aide à un de ses amis, quand elle les entendit tous, sans exception, partir dans un rire franc. Elle réalisa alors que c'était la première fois qu'ils riaient tous ensemble ainsi. Son retour les avait tous libéré d'un certain poids, elle en prenait conscience.
Elle entendit alors Elina commencer à pleurer. Ça faisait pourtant un moment qu'elle n'avait pas donné signe de vie. Ils avaient dû la réveiller, se dit-elle, en prenant le chemin de la chambre d'ami de Gibbs. Tim n'allait pas se lever une fois de plus alors qu'il s'amusait, pensa-t-elle. Elle arriva dans la chambre dont elle laissa la porte ouverte afin de bénéficier de la lumière du couloir. Elle s'approcha doucement du lit pliant qui avait été installé dans la pièce, et se pencha au-dessus d'Elina, qui les yeux grands ouverts, ne cessait de se faire entendre.
Ziva tendit ses mains en sa direction, et se pencha pour la prendre dans ses bras. Elle se fit alors la réflexion qu'elle n'avait toujours pas prit cette petite fille dans ses bras. Elle la cala contre son corps et resserra ses bras autour d'elle. Elle lui tapota doucement le dos pour tenter de la calmer, tout en se demandant à quand remontait la dernière fois qu'elle avait ainsi pris un bébé dans ses bras. Elle ne s'en souvenait même pas. Elle craignit alors un instant de ne pas avoir les gestes appropriés, puis finalement décida de se détendre et de se faire confiance, ce bout de chou n'allait pas la manger.
Elle entreprit de la bercer doucement tout en lui chuchotant de se calmer, qu'il n'allait rien lui arriver. Elle se sentit alors beaucoup plus à l'aise, et commença à faire quelques pas dans la chambre. La petite se calmait peu à peu. Une vieille comptine que sa mère lui chantait à elle et à sa sœur quand elles étaient enfant lui revint alors en mémoire, et elle commença à la fredonner. Des bribes de paroles lui revinrent peu à peu, et finalement sa voix s'éleva dans le silence de la chambre à fait que les notes de cette comptine hébraïque défilaient.
Enfin Elina se tut complètement, attentive à cette voix et à ses yeux noisettes qui la fixaient. Ses paupières s'alourdirent et Ziva l'observa refermer ses yeux en souriant. Elle continua de chanter plusieurs secondes, puis se tut en se rapprochant du petit lit. Elle garda toutefois le corps du bébé contre elle un peu plus de temps que nécessaire.
Tony, appuyé contre la chambranle de la porte la regarda faire. Tous assis autour de la table de la salle à manger, ils avaient commencé à trouver longue l'absence de Ziva. L'italien, qui connaissait les véritables raisons de son départ pour la cuisine s'était donc dévoué pour se lever et aller voir ce qu'elle faisait. Il avait été surpris de trouver la cuisine vide, avec quelques portes de placard ouvertes. Puis il l'avait entendu chanter. Très étonné il s'était laissé guidé par sa voix, et c'est ainsi qu'il était arrivé jusqu'à la chambre improvisée d'Elina, qui apparemment refusait toujours de dormir. Un sourire attendri s'était dessiné sur ses lèvres en voyant ainsi la femme qu'il aimait s'occuper de la fille de ses amis, et il avait choisi de l'observer sans rien dire, attendant qu'elle remarque sa présence.
Il était là depuis une vingtaine de secondes quand il choisit de s'approcher le plus silencieusement possible. Il s'avança vers elle, jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'à quelques centimètres derrière elle. Il pouvait apercevoir le visage endormi d'Elina par-dessus l'épaule de la jeune femme. Il se décida finalement à poser une main sur l'épaule gauche de la jeune femme, qui sursauta légèrement, puis tourna vivement la tête en sa direction.
- Tony, chuchota-t-elle en frissonnant. Mais pourquoi frissonnait-elle maintenant? Se demanda-t-elle, alors qu'elle vérifiait que la petite dormait toujours.
- Tu as fui si soudainement, je commençais à m'inquiéter, répondit-il à voix basse lui aussi.
Ziva sourit alors que Tony s'approchait davantage encore et collait son buste contre son dos, une main sur sa hanche.
- Elle pleurait? Demanda-t-il alors.
- Oui. Vous riiez tous, je n'avais pas envie que Tim se lève une fois de plus.
Il déposa un baiser sur sa tempe.
- Qu'est-ce qui t'a pris de jouer ainsi avec moi tout à l'heure? J'ai cru que tu allais me rendre folle, poursuivit la jeune femme.
- Je t'avais bien dit que je me vengerai, lui souffla-t-il à l'oreille.
Ziva eut un soupir amusé.
- Je vois. J'aurai dû m'en douter. C'est bon? Tu as eu ta revanche?
- Hum… Je crois… Répondit Tony en l'attirant à lui pour déposer un léger baiser sur ses lèvres.
- Mais maintenant que nous sommes tous les deux frustrés… Tu ne crois pas qu'on pourrait faire quelque chose pour remédier au problème?
Ziva sourit contre ses lèvres alors que la petite, qui n'avait que peu d'espace entre leurs deux corps, bougeait légèrement dans ses bras.
- Avec plaisir mon petit derrière poilu. Mais il va falloir attendre. Il nous reste le dessert, et je suis sûre qu'on ne pourra pas s'éclipser sitôt celui-ci avalé.
- Pourquoi? Se plaignit Tony.
- Parce que c'est comme ça, répondit-elle malicieuse.
- Pourquoi attendre si longtemps alors qu'on pourrait faire ça maintenant…
- Tony! Dit Ziva un peu plus fort. Elina dort dans mes bras, et tout le monde nous attend en bas.
- Elle connaîtra bien ça un jour, et ne me dis pas qu'ils ne se doutent de rien. Ils savent tous. Ils attendent juste une preuve qu'on se refuse à leur montrer ouvertement.
- Dans tous les cas, il va falloir que tu attendes, répondit-elle en s'écartant de lui.
Elle se retourna et se pencha afin de déposer doucement Elina dans son lit. Elle l'installa et vérifia qu'elle ne s'était pas réveillée, puis se retourna vers Tony et remarqua qu'il l'observait.
- Qu'est-ce qu'il y a? L'interrogea-t-elle.
- Je ne dirais rien sinon tu vas me dire que je me répète.
- Dis moi à quoi tu penses, reprit-elle en s'approchant et en le fixant.
- Je me disais que tu étais belle avec un bébé dans les bras, avoua-t-il enfin en la prenant dans ses bras. Elle se serra contre lui et posa sa tête contre son torse.
- Oui, tu te répètes. Mais ça ne me déplait pas.
Elle s'écarta doucement et entreprit de se diriger vers la porte de la chambre.
- Reste encore un peu, dit cependant Tony en la retenant par la main.
Ziva se retourna et le regarda ainsi l'empêcher de partir. Elle vit alors dans ses yeux que même si il ne s'en rendait pas compte, il lui demandait bien plus que de rester une seconde de plus dans ses bras, là, maintenant.
Elle distinguait dans ses yeux à cet instant combien son départ avait pu le blesser quatre ans plus tôt. Elle sourit et se rapprocha de lui. Elle lâcha sa main pour le prendre dans ses bras et lui donner la confirmation qu'elle ne partirait plus. Ils échangèrent un baiser puis se serrèrent l'un contre l'autre. Tony ferma les yeux, profitant de sa simple présence.
- Heureusement que tu me trouves belle avec un bébé dans les bras, reprit Ziva plusieurs longues secondes plus tard.
- Parce que notre maison risque d'être bien vide sans bébé, continua-t-elle après s'être assurée d'avoir son attention.
Tony lui sourit et s'écarta.
- C'est bon David, je les ai comprises tes allusions douteuses. Tu peux arrêter.
- D'accord, répondit-elle en répondant à son sourire.
- On y retourne? Demanda Tony après un court instant en l'entraînant vers la porte. Ils ne vont pas nous laisser de dessert sinon.
- On y va, répondit Ziva en le suivant et en refermant la porte de la chambre derrière eux.
