Et voilà! Dernier chapitre avant l'épilogue, dernier chapitre pour aujourd'hui. Enfin, je vous ai mis de la lecture. J'espère que ces cinq chapitres vous ont plu, et que plus globalement ma fic vous a plu. En tout cas ça a été un plaisir pour moi de l'écrire et d'avoir votre avis. L'épilogue arrivera un de ces jours, il est en cours d'écriture...
Je ne vous dis pas ce qui vous attend dans ce chapitre, même si il n'y a rien d'exceptionnel. La fin est proche...
Bonne lecture et vive les reviews!
Chapitre 60 : Tu as compris?
- 18 h 45. On est pile à l'heure, déclara Tony dans un soupire de soulagement alors qu'il garait la voiture.
Ziva tourna son visage et regarda le paysage qui s'offrait à elle par la fenêtre. Ils se trouvaient visiblement dans un des nombreux quartiers de banlieue de Washington. La route était large, bien que peu de voiture y circulaient. La nuit commençait à tomber sur une multitude de maisons, qu'on pouvait appeler pavillons, alignés, bien rangés les uns à côtés des autres. Des lampadaires verts implantés à intervalles réguliers ne tarderaient pas à s'éclairer pour la nuit. L'endroit avait l'air calme et ne paraissait pas vraiment guindé. Des gens simples semblaient y habiter.
Tony observait Ziva dans sa réflexion, cherchant la moindre expression de son visage qui trahirait ses pensées.
- Ça te plait? Finit-il par demander? Ne pouvant attendre plus longtemps avant qu'elle ne lui fasse part de sa première impression.
Ziva se tourna vers lui.
- C'est calme, éloigné de l'agitation de la ville. Bien qu'on ne soit qu'à vingt minutes du NCIS, ce qui n'est pas négligeable. Je crois que sur ce point on aura du mal à faire mieux. Déclara Ziva. Le coin est plutôt joli, et il me semble qu'on est passé devant un parc, pas loin du tout, ce qui pourrait être sympa pour aller courir et se balader. Les maisons sont jolies avec leur petit terrain, sans pour autant être énormes comme dans les séries télé.
Ziva lui sourit.
- Si la maison est aussi bien je signe tout de suite!
Tony rit doucement.
- J'étais certain que ça te plairait. L'agent immobilier va nous attendre si on traîne plus longtemps. Tu viens?
- Je te suis, répondit Ziva en détachant sa ceinture.
Ils sortirent de la voiture, et côte à côte ils se dirigèrent vers la porte d'entrée, empruntant pour cela un petit chemin dallé. Tony toqua quelques coups à la porte alors que Ziva se retournait une dernière fois pour contempler le quartier. Étrangement, elle n'avait aucun mal à s'imaginer vivre ici. Ce n'était que la première maison qu'ils visitaient, même si ils avaient chacun de leur côté déjà épluché pas mal de petites annonces, mais pourtant déjà, sans trop savoir pourquoi, elle se sentait ici chez elle, ce qui selon elle était primordial dans le choix d'une maison. Tony ne lui avait rien dit, mis à part qu'ils allaient visiter une maison dans la banlieue ouest de la ville. Elle ne savait donc pas du tout à quoi s'attendre. Mais jusque là elle avait été plutôt agréablement surprise. La porte s'ouvrit, la tirant de ses pensées. Elle se retourna pour faire face à l'agent immobilier.
- Bonsoir. J'espère que vous n'attendez pas depuis trop longtemps, car la sonnette ne marche plus, il faut toquer. Je suis l'agent Huds. C'est moi que vous avez eu au téléphone, commença l'agent immobilier en tendant sa main en direction de Tony.
Tony serra sa main tout en lui répondant.
- Bonsoir. Anthony Dinozzo, et voici ma compagne, Ziva David. Ne vous inquiétez pas, nous venons d'arriver, j'ai toqué directement.
- Bien, répondit l'agent Huds, avant de saluer Ziva. Et bien entrez visiter. La maison est en vente depuis six mois. Les précédents propriétaires déménagent à Chicago. Ils son déjà partis avec leurs meubles.
Tony et Ziva acquiescèrent alors qu'ils pénétraient dans le hall d'entrée, qui était en réalité un couloir qui donnait sur une pièce à droite, ainsi qu'une autre à gauche, plus grande, avant de continuer plus loin. L'agent immobilier les laissa avancer et referma la porte derrière eux. Ziva profita de cet instant pour glisser quelques mots à l'oreille de Tony.
- Je te préviens, si on l'achète, la première chose qu'on fait c'est changer le papier peint de l'entrée, chuchota-t-elle discrètement.
- Pourquoi? Tu n'aimes pas les petites fleurs mauves et vertes? Demanda Tony ironiquement.
Ziva le fusilla du regard, et le sourire de l'italien s'agrandit.
- Rassure-toi, moi aussi je les déteste ces petites fleurs, dit-il tout de même en suivant l'agent Huds dans la cuisine.
- Comme vous pouvez le voir il s'agit d'une cuisine intégrée, à l'américaine. J'ai envie de dire qu'il ne manque qu'une table et quelques chaises dans cette pièce. La fenêtre donne sur le petit jardin de devant la maison, mais rassurez-vous, les maisons sont relativement éloignés et vous n'aurez quasiment aucun vis-à-vis avec vos voisins d'en face.
Tony se déplaça dans la cuisine en l'écoutant parler. Il ouvrit deux ou trois portes de placard, le four, puis se retourna vers Ziva.
- C'est bon, on a de quoi faire cuir une pizza, déclara-t-il à son attention.
La jeune femme fit mine d'être exaspérée, puis pour en rajouter l'ignora et s'adressa directement à l'agent immobilier.
- Et sinon il y a une salle à manger? Car la pièce n'est pas grande si nous voulons recevoir des amis.
- Bien sûr, de l'autre côté du couloir, répondit celui-ci alors que Tony refermait le four. Il suffit de traverser l'entrée, et vous entrez dans cette grande pièce, continua-t-il en se déplaçant. Vous avez largement la place d'y mettre un salon et une salle à manger. Les précédents propriétaires avaient mis la salle à manger ici à l'entrée de la pièce, et le salon plus loin pour pouvoir bénéficier des grandes fenêtres sur le mur du fond.
Ziva, qui l'avait suivi, jeta un œil à Tony pour savoir ce qu'il en pensait.
- Moi je mettrais le salon ici et la salle à manger au bout, dit-il simplement.
- Pourquoi? Demanda alors la jeune femme.
Tony avança dans la pièce et en fit le tour plusieurs fois, imaginant déjà la façon dont elle serait meublée.
- C'est simple, si on met le salon dans le fond, nous sommes obligés de mettre mon écran plat sur le mur de gauche. Partout ailleurs il y a des fenêtres.
- Je te signale que moi aussi j'ai une télé Tony, nous pouvons très bien prendre la mienne. Et en quoi est-ce un problème que la télé soit ici? Poursuivit Ziva.
- C'est clair comme de l'eau de roche, Zi, aussi clair que le fait que nous prendrons ma télé. Parce que la tienne ne fait pas le poids contre la mienne. C'est de la gnognote à côté de mon super écran plat dernière génération. Si on met la télé ici, on subira obligatoirement, quelque soit l'heure à laquelle on la regardera, les reflets de la lumière entrant par les fenêtre. Et ça peut devenir très gênant à la longue.
Ziva soupira d'exaspération.
- Mais si on met la salle à manger dans le fond ça fait faire de grands allers-retours entre la table et la cuisine, rétorqua-t-elle.
- Je ne te savais pas fainéante Ziva, la reprit Tony.
- On en reparlera quand on aura des invités et qu'il faudra débarrasser Tony.
Tony soupira. Il ne pouvait en aucun cas mettre sa télé ici. Le canapé, la télé, la table basse et sa collection de DVD iraient dans la première partie de la pièce, et nulle part ailleurs.
- Bien, je débarrasse la table en intégralité les dix premières fois que nous recevons du monde si tu me laisses mettre la télé ici, déclara Tony en pointant un endroit bien précis au sol dans la première partie de la pièce.
- Marché conclu, répondit Ziva en s'approchant de l'endroit qu'il désignait. De toute façon elle n'aurait été à sa place nulle part ailleurs dans cette grande pièce, déclara-t-elle en le regardant et en lui souriant, un brin de malice dans les yeux.
Tony fulmina, réalisant qu'il venait de se faire avoir.
- Et ce couloir? Où est-ce qu'il mène? Reprit Ziva en avançant.
L'agent immobilier avança rapidement en sa direction pour la rattraper et la guider, encore surpris par la dernière remarque de la jeune femme.
- Ici vous avez quatre autres pièces et deux salles de bain, reprit-il. Il y a un cabinet de toilette dans chaque salle de bain.
L'agent Huds s'arrêta au milieu du couloir et s'assura que le couple l'écoutait avant de reprendre.
- La maison a été construite selon un plan simple. A gauche il y a une pièce, une salle de bain, puis une autre pièce. Il y enfin une porte qui donne sur le garage. A droite, du fait que la pièce que nous venons de quitter se prolonge, il n'y a qu'une pièce. La porte du fond qui nous fait face donne sur une autre pièce, plus vaste. Dans cette pièce, dans le coin de droite, poursuivit-il en la désignant de la main, se trouve une deuxième salle de bain, qui communique avec la pièce de droite dont je viens de vous parler.
Suite à ce long discours, l'agent immobilier se retourna pour faire face à ses potentiels acheteurs et voir si il s'était montré clair et s'était bien fait comprendre.
Ziva hocha la tête pour faire signe que oui à sa question muette, tandis que Tony, qui avait loupé le début des explications restait plus dubitatif. Ziva décida donc d'intervenir.
- C'est simple Tony, répondit-elle. Je vais t'expliquer ça plus concrètement, commença-t-elle en souriant légèrement. Dans la chambre de gauche tu mets notre première enfant, une fille ou un garçon, ça m'est égal. Il pourra bénéficier de la salle de bain qui suit. Dans la deuxième chambre tu mets notre deuxième enfant, la par contre, si le premier est une fille, tu t'arranges pour que le deuxième soit un garçon, et inversement. Lui aussi bénéficiera de la même salle de bain. La dernière porte donne sur le garage où tu bichonneras ta mustang. Au fond, c'est notre chambre, un peu plus grande que les autres, avec une salle de bain personnelle à l'intérieur. Enfin la pièce de droite donne sur une dernière pièce où je verrais bien une chambre d'amis en attendant de voir si on agrandit davantage notre famille. Bien sûr, si les chambres me plaisent autant que ce que l'on vient de voir, tu peux dès à présent sortir ton porte feuille et ta boîte à outils. Parce que notre salle de bain ne communiquera pas avec cette pièce. Les amis, ou notre troisième enfant partagera la même salle de bain que nos deux premiers enfant, c'est-à-dire celle-ci, dit Ziva en la pointant du doigt. Et pour finir, toujours avec ta boîte à outils, tu t'arranges pour que la sonnette fonctionne. C'est important une sonnette qui fonctionne, conclut-elle. Ah oui, et tu changes le papier peint de l'entrée.
Tony la regarda droit dans les yeux sans savoir quoi lui répondre. Il était clair que cette maison lui plaisait, ce qui était un bon point pour lui. Mais de là à déjà y caser deux enfants, voire trois, sa mustang, le papier peint de son choix sans même lui laisser le temps de dire « ouf », elle y était allée un peu fort sur ce coup.
- Est-ce que tu as compris? Reprit Ziva, voyant qu'il ne réagissait pas.
- Oui, mais… Commença à répondre Tony, encore sous le choc de son long discours, qui apparemment avait également laissé pantois l'agent immobilier.
-Si tu as compris c'est le principal répondit Ziva en lui souriant de toues ces dents.
- Mais tu sais je n'ai dit oui que pour un enfant, et ce n'est que la première maison que nous visitons, trouva enfin le courage de dire l'italien.
- Elle me plait, déclara Ziva en haussant les épaules avant de s'approcher. Elle l'embrassa rapidement avant de continuer.
- Tu sais, tu as le droit de dire non, dit-elle soudainement plus sérieusement. Si tu n'as pas envie, si ça ne te plait pas, tu le dis et on quitte cette maison, continua Ziva.
Tony posa sa main sur son bras.
- Je ne vois pas pourquoi je quitterais cette maison, lui répondit-il. Laisse moi simplement le temps d'assimiler.
Ziva lui sourit doucement en comprenant qu'il ne lui mentait pas quand il disait indirectement vouloir les mêmes choses qu'elles. C'est vrai qu'elle avait pris des risques en se lançant dans de telles explications, et qu'elle se demandait encore un peu où elle avait trouver le courage de partir dans une telle déclaration.
- Tu sais quoi? Poursuivit Tony en captant de nouveau l'attention de Ziva.
- Non, répondit celle-ci pour la forme.
- Depuis le temps qu'on en parle, je crois qu'il serait peut-être tant de passer à la pratique, comme dit Hélène.
Ziva partit dans un rire franc.
- Tu ne changeras jamais mon petit derrière poilu, déclara Ziva avant de s'arrêter brutalement et de continuer sur un tout autre ton. Tu as parlé de ça avec Hélène?
- Ce n'est pas de ma faute, elle m'a coincé dans l'ascenseur, dit Tony pour se défendre, dans une grimace exagérée.
- Au sinon, maintenant que j'ai compris, on peut voir l'intérieur de toutes ces pièces? Demanda Tony à l'agent Huds et en s'écartant de quelques pas de Ziva.
- Bien sur, suivez-moi, répondit à l'agent immobilier en entrant dans la première pièce de gauche, suivit par Tony qui se retourna au passage pour jeter un œil à Ziva, qui était toujours debout dans le couloir. Il l'invita à entrer et lui tint la porte.
- Je te préviens, tu viens de perdre une semaine de travaux pratiques, lui dit-elle en passant devant lui.
- Tu te pénalises autant que moi ma chère, tu éloignes tes rêves de famille d'une semaine supplémentaire. Et puis tu ne tiendras pas une semaine.
- Détrompes-toi, je tiens aussi longtemps que je le veux. Et puis de toute façon, si tes petits soldats sont aussi puissant que tu le dis, la phase de travaux pratiques ne durera pas si longtemps que ça.
Tony, une fois de plus piégé à son propre jeu, se tut suite à cette dernière réplique de sa ninja, et se concentra enfin sur ce que disait l'agent Huds. Sans toutefois l'écouter vraiment, puisqu'ils avaient visiblement déjà décidé d'un commun accord muet de l'acheter cette maison.
