Hey Hey Hey! Encore moi... Mais cette fois, pour l'épilogue de cette fic que j'ai commencé il y a trèèèèès longtemps. Trop longtemps? J'espère que vous n'avez pas tout oublié entre temps... Comme je l'avais dit à certains, cet épilogue contient plusieurs chapitres. Mais la fin est proche, il ne vous reste plus que cinq chapitres à lire. Je suis en train d'écrire le dernier, snif!
Merci à tous ceux qui m'avaient laissé des reviews sur le dernier chapitre. J'espère que vous serez tout autant à aimer cette fin et à me suivre.
Quant à cet épilogue... et bien... je vous laisse découvrir! Qui, quoi, où, quand, comment... Surprise! Mais si j'ai un conseil à vous donner... relisez le chapitre précédent, ça pourrait être vraiment très utile!
Sur ce, bonne lecture et vive les reviews! J'attends vos impressions!
EPILOGUE.
Chapitre 61 : Chatouilles.
On toqua à la porte. Trois petits coups discrets, mais qui pourtant étaient bels et bien là. A l'intérieur du foyer, personne ne les entendit, le niveau sonore étant bien trop élevé. Ziva s'affairait dans la cuisine, éclairée par le lustre, alors que la nuit était déjà tombée dehors. Elle sortit un gratin de pâtes du four, se retourna et fit quelques pas pour le poser sur la table de la cuisine afin qu'il refroidisse quelques instants. Seulement elle fut bloquée dans son geste par Hugo, dont elle n'avait pas remarqué la présence.
- Hugo, pousse toi, tout de suite, s'il te plait, demanda Ziva, désireuse de se faire entendre.
- Mais tu n'as pas regardé mon dessin! La réprimanda le petit garçon de cinq ans, qui avait déjà un fort caractère.
- Hugo pousse toi, je le regarde dès que j'ai posé le plat de pâtes, continua Ziva, qui commençait à ressentir une vive douleur au bout de ses doigts, le torchon séparant le plat en terre cuite de sa main étant bien trop fin pour l'empêcher plus longtemps de se brûler, ce que Hugo ne semblait pas comprendre.
- Mais Maman… Reprit Hugo en brandissant son dessin sous ses yeux.
- Pousse toi! Dit Ziva en haussant brutalement le ton, surprenant Hugo alors qu'il se décalait enfin et qu'elle pouvait enfin lâcher le plat. Elle le posa sur la table dans un geste précipité.
Ziva soupira en secouant sa main dans le vide plusieurs fois. Elle se retourna ensuite rapidement vers l'évier, et commença à faire couler de l'eau froide sur sa main. Dans sa précipitation elle bouscula légèrement Hugo, à qui il ne fallut rien de plus pour pousser sa colère du jour. En l'entendant commencer à pleurer, Ziva soupira une nouvelle fois. Tony n'avait cessé de jouer avec lui toute la journée et de l'exciter. Leur fils était épuisé mais n'avait encore fait aucun caprice aujourd'hui, elle aurait dû comprendre que cela était trop beau pour être vrai. Habituée aux pleurs répétés d'Hugo pour un oui ou pour un non, Ziva ne s'attarda pas tant que ça sur ses cris, elle tenta immédiatement de le faire cesser de pleurer, avant que la situation ne devienne ingérable.
- Allez, viens là Hugo, dit-elle en lui tendant son bras gauche.
Le petit s'approcha et se jeta contre les jambes de sa mère, qui l'entoura de son bras valide. Elle lui frotta le dos plusieurs secondes jusqu'à ce qu'elle n'entende plus que quelques reniflements, puis elle se baissa pour lui coller un bisou sur le front.
- Je suis désolée mon cœur, je n'ai pas fait exprès, dit-elle.
Elle arrêta ensuite l'eau froide, même si sa main n'aurait sûrement pas été contre l'idée de rester un peu plus longtemps au frais. Elle en avait déjà vu d'autres, se dit Ziva en se baissant pour prendre son fils dans ses bras, tout en prêtant une oreille distraite aux bruits qui provenaient du salon.
Le petit Hugo se laissa faire et enserra le cou de sa mère de ses petits bras dès qu'il le put.
- Maman, dit-il seulement.
- Mais oui mon bonhomme, je suis là, répondit l'israélienne en disposant les couverts sur la table. Je suis désolée d'avoir crié, mais quand je te dis de te pousser, c'est qu'il le faut Hugo.
- Pourquoi? Demanda-t-il en relevant la tête pour regarder sa mère.
- Parce que c'est important. Là j'étais en train de me brûler la main.
- Ça fait mal?
- Bien sûr que ça fait mal. Tu te souviens quand Sarah t'a poussé et que tu t'es coincé la main dans la porte de ta chambre, alors que Tony était censé vous surveiller? Ajouta Ziva.
- Oui, j'étais tout rouge répondit Hugo.
- Et bien ça fait mal pareil, conclut Ziva en le reposant à terre.
Ziva sortit quatre assiettes et les plaça correctement sur la table.
- Va dire à papa et Sarah qu'on mange mon chéri.
- D'accord, mais pendant ce temps tu regardes mon dessin, insista-t-il en se plantant dans l'encadrement de la porte. Si tu le regardes pas, je prends pas mon bain demain.
- Ok Hugo, ok, céda Ziva en s'approchant du dessin. Hugo usait de plus en plus du chantage, ce qui ne la rassurait pas pour l'avenir. Car quand son père et lui décidaient de s'allier, elle avait peu de chances de s'en sortir.
Ziva finit de mettre la table correctement en attendant que sa petite famille revienne, tout en prenant le temps de jeter un œil au dessin.
Trois nouveaux coups furent donnés sur la porte, mais Ziva plongée dans ses pensées ne les entendit toujours pas. L'homme debout sur le perron, bien droit dans son costume, commençait à s'impatienter. Il se demandait s'ils n'avaient réellement pas remarqué sa présence où si ils le laissaient volontairement se glacer les extrémités dehors par ce temps. Il se dit que ça l'étonnerait un peu, étant donné que personne n'était au courant de cette petite visite qu'il leur rendait. Mais il avait tout de même déjà sonné trois fois avant de se décider à toquer. L'idée que la sonnette puisse ne pas fonctionner lui effleura l'esprit. Il repensa à ce qui l'avait amené jusqu'ici. Il avait congédié tout le monde, plus tôt dans la journée, après avoir réglé ses dernières affaires importantes. Il avait demandé à rester seul ce soir. Il avait des choses importantes à régler. Toutes aussi importantes que la raison première de sa présence dans ce pays, mais davantage personnelles. Il n'avait aucune idée de comment il allait être reçu, bien qu'il savait déjà que l'accueil qu'on lui réserverait ne serait qu'à la hauteur de ce qu'il méritait, de ce qu'il avait gagné tout au long de ces années. Un léger sentiment de regret s'empara de cet homme, toujours stoïque sur le perron, alors qu'un cri parvenait jusqu'à ses oreilles.
- Papa! On mange! S'écria Hugo en pénétrant dans le salon qui n'était séparé de la cuisine que par un petit couloir qui menait vers les chambres et les salles de bain, et qui donnait sur la salle à manger. Hugo escalada le dossier du canapé où se trouvaient Tony et Sarah pour leur sauter dessus.
Des images défilaient encore sur l'écran de la télévision qui leur faisait face, mais plus aucun n'y prêtait attention. Le son n'avait pas été coupé, ce qui n'arrangeait pas les choses. Il s'agissait d'un vieux Walt Disney, un classique selon Tony, qu'il fallait impérativement que leur petite dernière connaisse. Tony avait multiplié les arguments pour convaincre Tim de télécharger ce film, de le copier sur un DVD, afin que Sarah puisse enfin regarder Blanche neige et les sept nains. Ziva avait eu beau lui dire qu'il le trouverait en magasin, Tony s' était refusé à l'acheter. C'était beaucoup mieux comme ça selon lui. Ça éviterait à Tim de perdre la main en informatique, car il avait de plus en plus tendance à devenir un papa gâteau qui donne l'exemple parfait de ce qui est bien et de ce qui ne l'est pas à Elina et sa sœur qui venait tout juste de naître. Et puis, de plus, avait-il dit à Ziva, en ne l'achetant pas on économise quelques euros supplémentaires, que tu seras bien heureuse de dépenser quand on partira en vacances en mars. Ziva avait fini par céder, et Sarah connaissait à présent le DVD par cœur. Mais elle ne semblait pas s'en lasser.
Hugo, qui avait remarqué que plus personne ne prêtait attention à la télévision s'empara de la télécommande et appuya sur un bouton au hasard. Sarah, qui n'avait pourtant que trois ans à peine, réagit immédiatement.
- Hugo! On va rater le meilleur moment, quand les nains rentrent chez eux après le boulot. C'est l'heure de leur chanson.
Tony la lâcha et cessa de la chatouiller quand il l'entendit se plaindre. Il remarqua alors que la télé était éteinte.
- Hugogogogogogogo, fit-il d'une grosse voix. C'est toi qui a éteint la télé?
- Non. Déclara-t-il.
- Sarah? Questionna Tony en tournant la tête pour regarder sa fille cette fois.
- Si c'est lui, dit-elle en pointant son frère du doigt.
- Tu vas voir un peu ce que tu mérites pour nous empêcher de regarder ce chef d'œuvre jusqu'au bout, reprit Tony en s'avançant vers son fils en remuant les doigts, signe évident qu'il allait lui aussi le chatouiller.
Cependant, Hugo ne se démonta pas pour autant.
- Mais vous ne regardiez même pas! Et puis vous le connaissez par cœur.
- Et alors, il est génial ce film, hein Sarah?
La petite hocha la tête en signe d'affirmation, alors que Tony commençait à faire courir ses doigts sur le petit ventre de son fils.
- Papa arrête! Réagit aussitôt celui-ci en commençant à se tordre sous les doigts de son père.
Mais Tony était bien décidé à le faire rire aux éclats avant de le lâcher, et le rire de Sarah à cette vue l'encouragea encore davantage. Il porta son fils sur le canapé, auprès de sa fille, et commença alors à les chatouiller tous les deux. Ils se tordaient de rire sous ses doigts, à son plus grand plaisir. Ils ne résistaient jamais aux chatouilles, bien qu'Hugo se montre de plus en plus résistant. Il se demandait combien de temps encore il pourrait continuer à l'avoir à ce jeu, avant qu'il ne soit hélas trop grand pour ça aussi. Ses enfants grandissaient bien trop vite. Ils avaient fêté les trois ans de Sarah il y a un mois, et Tony commençait à se demander où était passé son petit bébé, sa petite puce au sourire ravageur. Bien sûr le sourire était toujours là, mais ça n'était plus pareil.
Sarah, qui tentait de se libérer des mains de son père et de quitter ce canapé car elle commençait à suffoquer, posa un pied sur la télécommande, et les nains réapparurent en gros plan sur l'écran plat, chantant leur chanson à tue-tête. Tony sursauta, ce qui permit à Sarah de se libérer complètement.
- Tu m'auras pas! Dit-elle à son père en fuyant en direction de la cuisine pour retrouver sa mère.
- Je me vengerai! Lui cria Tony en la suivant des yeux alors que Hugo était toujours hilare. Il lui fit sa plus belle grimace puis lui passa une main dans les cheveux.
- Tony! Entendit-il alors. Ne viens pas te plaindre si ton assiette est froide.
- J'arrive Zi, j'arrive, répondit-il. Laisse moi le temps de faire comprendre à ton fils qui est le plus fort entre lui et moi.
- C'est lui sans hésiter, entendit-il Ziva lui répondre.
Il releva la tête et la vit à l'entrée du salon. Il planta ses yeux dans les siens.
- Il fait ce qu'il veut de toi, reprit Ziva, un fin sourire sur les lèvres. Puis elle fit demi tour et retourna en cuisine. Dépêche-toi, car nous on commence, ajouta-t-elle toutefois à son attention.
- Ça va les filles, on arrive, répondit Tony en chatouillant une dernière petite fois son fils.
Il finit par le libérer de son emprise, et le petit garçon s'enfuit en riant vers la cuisine en narguant son père.
- La prochaine fois tu ne m'échapperas pas déclara Tony à son fils alors qu'il disparaissait dans la cuisine.
Tony s'assit sur le canapé et s'autorisa une petite seconde de pause avant d'aller dîner. Ils allaient l'épuiser à ce rythme là. Il était certain qu'un mélange entre Ziva et lui ne pouvait être qu'explosif, mais ils avaient tous les deux eu un peu d'espoir à la naissance de leurs enfants. A cette époque ils envisageaient encore la possibilité d'une maison calme le soir, alors que leurs enfants seraient couchés. Ils avaient cessé d'espérer depuis longtemps. Tony se demandait d'ailleurs si ses enfants connaissaient la signification du mot calme. Il faudrait qu'il leur en touche un mot. Sinon Ziva et lui n'allaient pas survivre.
Tony se saisit de la télécommande et éteignit la télévision. Il se leva, replaça les coussins sur le canapé, ainsi que la petite table basse qui avait été écartée du canapé. Il la remit à ce qui lui semblait être le bon endroit. Puis pour vérifier il se rassit sur la canapé. Il leva ses pieds et les posa sur la table basse. Ça avait l'air d'être bon, constata-t-il. Il pourrait de nouveau boire une bière en se prélassant devant sa télévision, la table était à la bonne place. Encore faudrait-il qu'il en trouve le temps. L'italien sortit le DVD du lecteur et le rangea dans son boîtier, alors que de nouveaux éclats de voix parvenaient de la cuisine. De ce qu'il en entendait, il s'agissait apparemment cette fois d'une histoire de paille. Ils ne s'arrêteraient donc jamais? Se demanda Tony.
Il entendit Ziva élever la voix et un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle était folle de leurs deux enfants. Elle serait prête à tout pour eux, il le savait. Il savait aussi qu'elle avait toujours du mal à hausser le ton, mais elle avait fini par s'y mettre, ils ne lui laissaient pas vraiment le choix. Elle aimait ses enfants, mais elle ne voulait pas qu'ils aient le droit de faire tout ce qu'ils veulent. Plusieurs fois elle et lui s'étaient déjà expliqués à ce sujet. Car souvent ils n'étaient pas d'accord. Oui, il fallait qu'ils sachent se faire respecter. Mais comment faire obéir leurs enfants quand l'un pensait oui et l'autre pensait non? Cela avait donné lieu à de nombreuses discussions, ou chacun avait expliqué ce qui leur semblait être le mieux pour leurs enfants. Souvent l'un finissait par céder, mais pas systématiquement.
Tony se dirigea vers la cuisine alors qu'une fois de plus quelques coups retentissaient sur le bois de la porte.
- J'arrive Ziva, je vais ouvrir, dit-il à l'attention de la jeune femme, qui il s'en doutait, devait commencer à s'impatienter, ce qui n'était pas forcément bon signe. Tony jeta un œil à sa montre et se demanda quelques instants qui pouvait bien venir à 20 h. Ce devait être un membre de l'équipe, se dit-il en arrivant dans l'entrée et en déverrouillant la porte.
L'homme qui se trouvait sur le perron commençait réellement à s'impatienter. Il commençait sérieusement à avoir froid, et il s'énervait à l'idée que personne ne se soit encore décidé à venir lui ouvrir. Il les entendait se chamailler à l'intérieur, ce qui le rendait heureux, il ne pouvait le nier. Le cacher oui, mais pas le nier. Le bonheur semblait irradier dans cette maison de banlieue où Tony et Ziva s'étaient construits une vie de famille. Une vie dont il ne savait que peu de choses, et dont le peu qu'il savait, il l'avait découvert de lui-même en farfouillant, pas toujours légalement.
Le vieil homme se demanda pourquoi il était venu jusque là ce soir. Il recula de quelque pas pour apercevoir Ziva par la fenêtre de la cuisine. Elle était penchée sur un plat et remplissait des assiettes, alors que la petite fille qui se trouvait à ses cotés jouait avec une fourchette. Il n'aurait pas cru voir un tel tableau un jour. Ziva aura toujours su le surprendre. Il ne lui en voulait pas. Une deuxième petite tête brune apparue ensuite. Le petit garçon se haussa sur une chaise et tira la langue à sa sœur en attrapant la paille qui se trouvait dans son verre.
Aussitôt il la vit réagir au quart de tour, et il ne parvint cette fois à retenir le très léger sourire qui étira le coin de ses lèvres. Mais que lui arrivait-il? Il s'attendrissait vraiment. Il soupira en se reprenant. Ziva tentait de régler le nouveau conflit, alors qu'une fois de plus des éclats de voix parvenaient jusqu'à lui. Il n'aurait pas aimé être leur voisin. Ce ne devait pas être une place de tout repos.
Il se décida ensuite à toquer une troisième fois. Ils formaient un joli tableau, tous les quatre réunis, mais maintenant qu'il était là, il n'allait pas faire demi-tour. Il lui avait fallu du temps et de nombreuses réflexions pour arriver jusque devant cette porte. Même si il n'était plus sûr de rien, il était hors de question qu'il fasse machine arrière maintenant.
Il remonta les marches du perron et se remit devant la porte en attendant que celle-ci s'ouvre. Il n'avait aucune idée de la réaction qu'allait avoir l'italien en ouvrant la porte, car il savait que c'était lui, qui était en train de lui ouvrir. Il ne savait pas comment il allait réagir. Mais il savait qu'il était trop tard pour reculer. La porte s'ouvrait, et il venait perturber pour quelques instants le bonheur de cette petite famille.
