Bonjour à tous! Me revoilà pour l'avant dernière fois ici... Bientôt la fin les amis! Merci à tous ceux qui m'ont laissé une review sur le chapitre précédent =)
Dans ce chapitre, suite et fin de la soirée chez Ziva et Tony, avec Eli et les enfants. J'espère que ça vous plaira toujours autant!
A bientôt pour le dernier chapitre. Bonne lecture et vive les reviews!
Chapitre 64 : Souvenirs
- Papi? Elle était comment Maman quand elle était petite? Elle était pas sage tout le temps hein? Demanda Sarah, alors que tout le monde était encore à table, et que l'ambiance restait légèrement tendue entre les adultes.
- Qui est-ce qui t'as dit qu'elle était sage tout le temps? Demanda Eli directement à la petite fille.
- Des fois quand je fais des bêtises, maman elle râle et elle dit que elle quand elle était plus petite elle faisait pas toutes ces bêtises, expliqua Sarah.
- Je crois qu'elle dit ça pour que tu sois un peu plus sage, et elle n'a peut-être pas tort, ajouta Eli David après avoir jeté un bref coup d'œil à sa fille. Mais je peux t'assurer qu'elle n'était pas la dernière pour faire des bêtises. Elle en a fait des grosses même tu sais.
- C'est vrai? Questionna Hugo, soudainement curieux d'en savoir plus sur l'enfance de sa mère.
- Bien sûr. Vous voulez que je vous en raconte une? Leur demanda Eli, qui sentait que ses deux petits enfants portaient toute leur attention sur lui.
Les deux enfants hochèrent rapidement la tête pour faire comprendre à leur grand-père qu'ils avaient hâte d'entendre la suite de son discours. Eli prit le temps de regarder sa fille et de lui demander silencieusement son approbation. Ziva le regarda et hocha la tête, un très léger sourire sur les lèvres, alors qu'elle finissait son assiette.
Elle se demandait quelle histoire il allait bien pouvoir leur raconter. Car il est vrai qu'elle en avait fait des sottises étant enfant, elle avait entraîné Tali dans bien des embrouilles. Elle avait très rapidement fait preuve d'un fort caractère. Le sourire de Ziva s'agrandit un peu en repensant à cette période de sa vie.
- Quand Ziva était plus petite, commença Eli David, nous habitions une grande maison à l'extérieur de Tel-Aviv, en Israël. C'était un peu la campagne. Il y avait une rivière qui coulait pas très loin, derrière la maison.
Eli David marqua une pause après cette entrée en matière. Il put voir sur les visages de ses petits enfants qu'ils avaient cessé de manger pour pouvoir mieux l'écouter. Même Ziva qui s'était légèrement détendue au fil du repas semblait attendre la suite, afin de savoir quel évènement il allait leur conter.
- Un après-midi où il faisait très chaud, je devais être au travail, Ziva a décidé d'aller jouer dans la rivière avec sa sœur Tali et quelques amis afin de se rafraîchir. Elle savait pourtant que je lui avais interdis de s'approcher du cours d'eau si je n'étais pas là pour la surveiller, j'avais trop peur qu'il lui arrive quelque chose. Elle n'était pas très grande, elle devait avoir huit ans, pas plus. Si je me souviens bien, ils avaient empruntés une vieille barque qui trainait par là pour jouer aux pirates.
Eli vit les yeux de Sarah et Hugo briller à tenter de s'imaginer leur mère petite dans un pareil moment.
- Le problème, continua Eli David, c'est que sa sœur Tali, qui bien sûr ne savait pas nager, a fini par tomber à l'eau. Ziva et ses copains se sont alors débrouillés je ne sais pas comment pour aller la repêcher au fond de la rivière et la ramener jusqu'à la rive. Quand elles sont rentrées une heure plus tard à la maison alors que leur mère les cherchait partout, elles étaient trempées jusqu'aux os, toutes boueuses, leurs habits étaient complètement sals. Tali en avait même perdu le petit bracelet en argent que sa tante lui avait offert. En plus de ça, elles ont été malades pendant plusieurs jours. Mais quand j'ai demandé à Ziva ce qu'il s'était passé, elle a levé le visage, m'a regardé, et d'un air effronté elle m'a répondu : "bah, rien."
Les rires des deux enfants succédèrent au court récit de leur grand-père qui souriait à ce souvenir.
- Tu ne m'avais pas parlé de cet épisode, commenta Tony en se tournant vers Ziva.
- Tu sais, si je commençais à te raconter toutes les bêtises que j'ai faite, on n'en finirait pas, répondit-elle avec un regard malicieux qui fit rire Tony.
- Là-dessus elle a bien raison, répondit Eli, alors que ses yeux croisaient ceux de sa fille, et que tous les deux voyageaient vers une époque qui était bien lointaine.
Après cet échange, le silence reprit place autour de la table. Le temps était passé vite et les assiettes étaient toutes presque vides, même si Tony et Ziva ne parvenaient à se détendre complètement. Ziva se leva et ouvrit le réfrigérateur pour sortir le fromage, ainsi que quelques yaourts dont ses enfants raffolaient.
- Maman elle pourra pu dire que elle elle était sage quand elle était petite, déclara alors Sarah.
- Ah non Sarah, ne la laisse jamais prétendre ça! Elle avait déjà un fort caractère répondit Eli David, alors que Tony sortait quelques cuillères pour les yaourts.
Sarah laissa trainer ses yeux encore quelques instants sur le visage de son grand-père qui l'intriguait toujours autant.
- J'ai oublié comment c'était ton prénom, déclara-t-elle alors, sa spontanéité faisant sourire Tony.
- T'es bête? Il a dit qu'il s'appelait Eli, lui répondit aussitôt son frère.
- Ah oui c'est vrai, reprit la petite. J'avais oublié. C'est parce que je connais personne d'autre qui s'appelle comme ça conclut-elle en attrapant un yaourt que sa mère lui tendait en écoutant l'échange.
- C'est un prénom que peu de gens portent aux Etats-Unis. Mais tu sais dans mon pays on est beaucoup à s'appeler Eli. En tout cas toi tu as un très joli prénom juif, expliqua Eli David.
- C'est vrai maman? Demanda la petite, en se tournant vers Ziva qui s'était rassise, alors que le regard d'Eli glissait de Sarah sur Ziva.
- Oui ma puce.
- C'est pour ça que tu m'as appelée comme ça? Reprit l'enfant.
- Oui. Mais aussi parce que j'ai eu une amie qui s'appelait Sarah et qui était très gentille, qui m'a beaucoup aidé à une époque. Je l'aimais beaucoup, et j'aimais beaucoup son prénom aussi, alors je t'ai donné le même. Et puis de toute façon, il était hors de question de t'appeler Lydia, comme voulait le faire ton père, ajouta Ziva à l'intention de Tony, avec qui elle échangea un regard entendu.
- C'est moche Lydia! Je suis contente de m'appeler Sarah, reprit la petite.
Ziva sourit à sa fille. Après cet échange la conversation reprit. Eli David posait quelques questions de temps à autre, principalement sur le quotidien de cette famille qu'il découvrait. Chacun participait à la conversation, même si bien souvent c'était Eli qui parlait. Les deux enfants ne cessaient de le questionner sur qui il était, sur sa vie, l'endroit où il vivait. A peine le vieil homme avait-il fini de répondre à une question, que déjà une nouvelle lui était posée. Le repas se termina tranquillement. Un à un les derniers couverts avaient été posés sur la table, mais chacun avait gardé sa place. Personne n'avait bougé, les enfants ne cessant de poser des questions. La conversation ne s'arrêtait pas, Tony et Ziva laissaient aller, même si les enfants auraient dû être au lit depuis longtemps. La soirée était déjà bien avancée quand Ziva avait commencé à cuisiner, alors l'arrivée d'Eli David et la durée du repas n'avaient rien arrangé.
Peu importait. Ziva voyait que ses enfants étaient heureux de passer une telle soirée. D'ailleurs elle les avait souvent entendu rire ce soir. Leur grand-père avait accepté d'en raconter un peu plus au sujet des bêtises qu'avaient pu faire sa fille, si à lui aussi on lui racontait celles qu'avaient faites ses deux petits enfants. Eli et Tony alternaient donc leurs anecdotes, les enfants intervenant régulièrement. Ziva était contente de voir que Tony avait fini par se détendre et trouver sa place dans la conversation. Elle finissait par croire que son père avait été sincère quand il avait déclaré n'avoir pour seul objectif que de passer une bonne soirée en famille, d'en apprendre un peu plus sur eux tous.
De plus elle était satisfaite que Sarah et Hugo aient eu l'occasion de rencontrer leur grand-père. Elle ne savait pas si cela aurait été possible autrement. En tout cas ce qu'elle savait c'est qu'elle, elle n'aurait jamais fait le premier pas dans cette direction. Ses enfants avaient déjà posé quelques questions au sujet de leur grand-père. Il lui avait déjà demandé pourquoi eux n'en n'avaient qu'un, alors que les autres à l'école en avaient deux. Elle leur avait expliqué que eux aussi en avaient deux, mais qu'ils ne le connaissait pas, tout simplement. Elle n'était pas rentrée dans les détailles, ses explications étaient restées très vague, mais elle leur avait un peu parlé de son père. Désormais ils ne pourraient plus lui reprocher de ne pas connaître leur grand-père. Et ils auront des histoires à raconter à l'école demain. Après une soirée si riche en fou-rires, ils ne pourraient plus en manquer!
Ziva étaient tentée d'y croire elle aussi. De ne voir que le vieux monsieur et ses anecdotes, comme pouvaient le voir ses enfants. Mais elle ne pouvait oublier tout le reste. Même si au fond d'elle elle était heureuse qu'il soit venu, et que ses enfants n'aient pas la même image qu'elle de cet homme. D'autant qu'elle savait combien cela comptait pour ses enfants. Elle laissait donc passer les minutes sans rien dire. Il était plus de 22h, ses enfants baillaient de plus en plus souvent. Elle participait de temps à autre à la conversation. Elle vit Tony chercher une position un peu plus confortable sur sa chaise et se dit que d'ici une dizaine de minutes, elle mettrait fin à cette conversation.
En attendant elle profitait des derniers instants. Elle cessa de regarder ses enfants dont elle constatait la joie pour s'attarder un peu plus sur son père. Il avait vieilli. Elle ne l'avait pas vu se comporter comme ce soir depuis des années, depuis son enfance. Elle regrettait que les choses aient si mal tournées entre eux. Elle aurait aimé avoir un père comme les autres, une famille comme les autres. Une vie sans toutes ces horreurs et ces trahisons que sa propre famille avait pu lui causer. Mais elle ne pouvait pas changer le passé. Ziva détailla les traits de cet homme qui s'agitait ce soir comme il n'avait pas dû le faire depuis longtemps. Elle ne savait pas si elle le reverrait un jour. Elle ne savait d'ailleurs pas si il en avait encore beaucoup des jours devant lui. Elle pensa que peut-être, certainement même, c'était la dernière fois qu'elle le voyait. C'était très certainement la première et la dernière fois qu'il venait dans cette maison. Sûrement aussi la dernière fois qu'il voyageait jusque Washington. Et partir pour Tel-Aviv ne faisait pas vraiment parti de leurs projets actuels à Tony et elle. Peut-être un jour. Peut-être d'ici un an ou deux, quand Sarah serait un peu plus grande. Peut-être alors ils iraient tous les quatre. Elle savait déjà que Mélia serait plus que ravie de tous les accueillir. Elle pourrait alors faire découvrir à ses enfants le pays dans lequel leur mère avait grandi. Elle leur montrerait là maison où elle avait habité, de loin elle leur indiquerait l'endroit où leur grand-père travaillait. Elle irait faire un tour du côté de la tombe de sa sœur. Oui. Ce serait une bonne idée. Les enfants seraient contents, et Tony ne dirait pas non. Dans un an ou deux, quand Sarah serait un peu plus grande. Pour l'instant, elle la voyait mal passer des heures et des heures dans un avion.
Eli David sentait le regard de sa fille posait sur lui depuis un moment déjà. Elle ne disait rien depuis quelques temps, il sentait qu'elle restait là à l'observer. Il termina de raconter à Sarah et Hugo la fois où Ziva avait voulu adopter un serpent, puis posa ses yeux dans ceux de sa fille, et attendit qu'elle en prenne conscience et qu'elle le regarde. Cela prit plusieurs secondes, mais elle finit par ancrer son regard dans le sien. Il lui sourit doucement et constata avec joie que les lèvres de sa fille s'étirèrent elles aussi légèrement, en un fin sourire. Un maigre sourire qui toutefois lui fit très plaisir. Il savait que cela représentait beaucoup pour eux deux.
- Je vais rentrer à l'hôtel, déclara- t-il alors. Il se fait tard, et mon avion décolle demain matin. Il ne vaut mieux pas que je le rate.
Ziva hocha doucement la tête. Les enfants protestèrent.
- Votre grand-père à raison, dit Tony. Cela fait déjà un moment qu'il est là. Vous avez bien eu le temps d'en profiter. Si vous n'allez pas vite vous coucher vous allez être insupportable à l'école demain.
- On s'en fiche, c'est la maîtresse qui nous supportera, pas vous, répliqua Hugo, fier de sa réplique qui les fit tous sourire.
- Non Hugo, il est tard. Même les meilleures choses ont une fin mon bonhomme.
- D'accord, déclara le petit garçon dans un soupire.
Eli David se leva, et fut suivi par tout le monde. Il enfila son manteau qu'il avait posé sur le dossier de sa chaise alors que Tony avançait vers la porte d'entrée. Hugo et Sarah suivirent leur grand-père jusque dans le couloir alors que Ziva fermait la marche.
Sarah s'approcha la première du vieux monsieur. Elle avança jusqu'à ses pieds et tendit ses bras vers lui. Eli comprit le message et la prit dans ses bras. Une fois à bonne hauteur, la petit colla un gros bisous sur la joue de son grand-père.
- Je suis contente que tu sois venu Papi.
- Moi aussi Sarah, répondit-il avant de la serrer dans ses bras plusieurs secondes.
Puis elle se décida à le lâcher. Ils échangèrent un dernier regard, et Eli reposa la petite à terre. Hugo qui jusque là était resté aux côtés de sa mère s'approcha alors à son tour. Il s'arrêta devant Eli et le regarda.
- On se reverra hein Eli? Questionna-t-il.
- Je ne sais pas Hugo. Mais je l'espère.
Le petit, pas vraiment satisfait de cette réponse, hocha la tête. Voyant qu'il ne bougeait pas, Eli se baissa afin d'être à sa hauteur. Il le regarda en lui souriant, et Hugo finit par s'avancer pour serrer son grand-père dans ses petits bras. Eli passa une main dans son dos et le lui frotta plusieurs fois en signe d'affection. Alors qu'il sentait le petit garçon s'éloigner de lui il resserra sa prise pour le ramener contre lui.
- Si tu insistes beaucoup beaucoup, tu réussiras peut-être à motiver tes parents pour venir me voir en Israël, lui glissa-t-il alors à l'oreille, puis relâcha le petit garçon.
Hugo se dégagea et adressa un sourire plein de malice à son grand-père.
- Je commencerai demain, et je n'arrêterai que quand ce sera fait, chuchota-t-il en réponse.
- Bien, déclara Eli, avant de passer une main dans les cheveux en broussaille de son petit fils. Ensuite il se releva.
- Allez les enfants, allez mettre vos pyjamas, j'arrive pour vous mettre au lit. Maman viendra vous embrasser après, déclara Tony.
Il y eut une seconde de flottement, puis les enfants finirent par lui obéir, après avoir jeté un œil à leur mère pour savoir si elle était du même avis.
- Au revoir Papi, dirent une dernière fois Hugo et Sarah avant de s'enfoncer dans le couloir pour obéir à leur père.
- Au revoir les enfants, répondit Eli en leur souriant et en les regardant s'éloigner, se demandant si il les reverrait un jour.
Après cela Eli ferma sa veste pendant que Tony ouvrait en grand la porte d'entrée. Ziva restait en retrait, sans rien dire.
- Au revoir Eli, dit Tony en tendant sa main à son beau-père.
Eli David le regarda une courte seconde avant de serrer sa main.
- Au revoir Tony. Merci de m'avoir laissé entrer, reprit-il après une courte pause.
- Merci à vous d'être venu, répondit Tony. ça a fait très plaisir aux enfants.
- J'ai vu ça. Prenez bien soin de toute ma famille Tony, je vous fais confiance.
- J'y compte bien.
Les deux hommes se regardèrent encore quelques secondes, puis Eli passa la porte et descendit les quelques marches du perron.
- Je vais voir où en sont les enfants, je te laisse le raccompagner jusqu'à sa voiture, déclara Tony à l'attention de Ziva avant de partir rejoindre Hugo et Sarah.
- D'accord.
