Je poste avec un jour d'avance car je serais dans l'incapacité de le faire demain, donc j'ai préféré prendre les devants et vous donner le chapitre aujourd'hui ! Pas de reviews anonymes aujourd'hui, je vous laisse donc au chapitre. Bonne lecture !

Disclaimer: Rien ne m'appartient, tout est l'œuvre de JKR.


CHAPITRE IV

Quand Drago sortit du train, une poignée de minutes après les autres élèves, il était d'humeur radieuse. Le contentement que lui avait procuré les expressions stupéfaites de ses amis quand il avait mentionné sa mission pour le Seigneur des Ténèbres n'était rien, comparé à la joie de trouver Potter caché dans leur compartiment, complètement à sa merci. Il jubilait en pensant que ce stupide bon à rien serait dans très peu de temps en route vers Londres, ce qui lui garantissait plusieurs longues semaines de tranquillité à l'école. Et le fait de lui avoir cassé le nez et de l'avoir laissé incapable de bouger et de se sortir de cette situation délicate rendait toute l'affaire encore plus savoureuse.

Tirant sur sa valise, il se dépêcha de rattraper ses camarades, et fini par rejoindre Blaise, Pansy et Théo, qui se dirigeaient vers les diligences sagement alignées sur la route qui menait à Poudlard. Devant eux, Crabbe et Goyle jouaient des coudes parmi la foule d'élèves pour leur garantir une place dans les premiers véhicules. Quand Drago parvint à la hauteur de ses amis, son allégresse était visible sur son visage.

- Où t'étais ?, lui demanda Théo, tandis que Blaise l'ignorait.

- Devinez qui était caché dans notre compartiment à nous écouter, répondit le blond, l'air volontairement mystérieux.

- T'es pas sérieux ?, demanda Pansy, interloquée que quelqu'un ai pu être présent dans la pièce sans qu'ils s'en aperçoivent.

- Bien sûr que si. Les capes d'invisibilité se révèlent très utiles pour les voyeurs qui se croient plus malins que les autres…

- Potter était dans notre compartiment ?!, s'écria la brune, faisant se retourner quelques élèves.

Drago hocha la tête, visiblement très fier de lui.

- Et devine où il est maintenant ?

Tous restèrent silencieux, déjà abasourdi de savoir que le Gryffondor les avait espionné sans qu'ils en aient la moindre idée.

- Toujours dans le train, prêt à rentrer à Londres, lâcha Drago avec un demi-sourire, ravi de son effet. Stupéfixié et le nez cassé, qui plus est.

- Tu es un génie, s'exclama Pansy après quelques minutes de silence estomaqué.

- Tu lui as pété le nez, sérieusement ? Ça devait être jouissif, ajouta Théo, amusé.

Même Blaise, qui restait silencieux, devait avouer que c'était un coup de maitre.

- Je vous le dis, cette année commence merveilleusement bien, annonça Pansy avec un large sourire.

Ils suivirent le chemin dégagé par Crabbe et Goyle entre les élèves alors que Drago achevait de leur raconter en détails son altercation avec le Survivant, et ils finirent par atteindre une diligence dans laquelle un groupe de 4ème année de Serdaigle s'apprêtait à monter. Goyle bouscula d'en violent coup de coude un des élèves qui avait sa main sur la portière, et celui-ci tomba sur le chemin poussiéreux en jurant. Ses amis s'apprêtaient à protester violemment, mais quand ils virent à qui ils avaient affaire, ils préfèrent se diriger vers le véhicule suivant, tandis que les Serpentard grimpaient avec satisfaction dans la diligence.

Théo s'assit tout au fond, et tourna le regard vers l'arrière, contemplant la route bordée de pins illuminés par la lumière dorée des lampadaires voisins, pour ne pas voir les silhouettes décharnées des Sombrals. La première fois qu'il les avait vus, en 2ème année, il avait été pris de dégoût devant les animaux aux corps maigres et aux ailes luisantes. Et quand il avait croisé les regards étonnés de Pansy, Blaise et Drago, il avait cru devenir fou. Après des recherches menées avec panique et désespoir, persuadé qu'à seulement douze ans, ça y est, il perdait la tête, il avait fini par découvrir ce qu'étaient les Sombrals. Il avait été rassuré de savoir que sa santé mentale était correcte, sinon bonne, mais il n'avait jamais cessé de trouver les animaux morbides, et il les évitait autant que possible. Savoir qu'il était le seul à pouvoir les voir, et pour la seule raison qu'il avait vu sa mère mourir, lui donnait froid dans le dos et mal au cœur.

A ses côtés, le reste de la bande s'était entassé sur les banquettes en cuir, leurs énormes valises à leurs pieds, impatients d'arriver enfin au château après cette longue journée. Pansy commençait à bailler, se maudissant d'être restée discuter si tard avec la mère de Blaise la veille. L'adolescente admirait Athénaïs, tandis que celle-ci voyait en elle la fille qu'elle n'avait jamais eue, et depuis toujours, elles s'entendaient à merveille. Qu'elles discutent de chaussures ou d'art, elles ne s'ennuyaient jamais, alternant remarques spirituelles et pointes d'humour sarcastiques. C'était sûrement en grande partie à cause d'elles que Blaise avait aujourd'hui autant de style et de classe, habitué à entendre parler chiffons pendant des heures.

Celui-ci, adossé au dossier de la banquette et la tête renversée vers le ciel, était à présent d'humeur plus sereine et avait presque oublié son irritation vis-à-vis de Drago. Après tout, s'il avait dû rester fâché à chaque fois que le blond fanfaronnait, ils n'auraient jamais pu être amis. Le regard perdu vers les étoiles, il écoutait distraitement le bruit des roues du véhicule quittant la gare de Pré-au-Lard, savourant le souffle de l'air nocturne sur son visage.

Personne ne parlait, même pas Drago, qui savourait en silence son premier triomphe de l'année, sans faire attention aux rires et aux conversations qui retentissaient dans la diligence voisine. Tout le monde avait faim, soif, et commençait à se sentir gagné par la fatigue, et il était définitivement temps que cette journée touche à sa fin.

Heureusement, le trajet jusqu'à Poudlard était court, et une poignée de minutes plus tard, ils posaient le pied sur l'herbe verte du parc. Blaise resserra sa cape de voyage autour de ses épaules en frissonnant tandis que Théo et Drago gravissaient rapidement les quelques marches du perron, suivit d'un peu plus loin par Pansy, qui marchait plus lentement en raison des bottines de 12 centimètres qui ornaient ses pieds.

- Tu veux de l'aide, Pansy ? demanda Crabbe à la jeune fille avec un sourire, en lui offrant son bras.

Celle-ci lui décocha un regard assassin et répliqua « Tu crois que j'ai quel âge, 5 ans ? » à son camarade qui se contenta d'hausser les épaules et de marcher à ses côtés jusqu'aux énormes portes de chêne grandes ouvertes sur le hall d'entrée. Derrière eux, Goyle se demandait comment Crabbe pouvait encore espérer séduire un jour la brune, qui redoublait de méchanceté et de froideur à son égard.

Ils se retrouvèrent tous dans le hall brillamment éclairé, leurs pas résonnant sur le sol de marbre, et ils virent leurs valises léviter au-dessus d'eux pour venir se poser près d'Argus Rusard, le concierge, qui leur barrait la route vers la Grande Salle. Théo, qui menait le cortège, s'arrêta devant l'homme, qui brandit un long objet noir devant ses yeux avec un sourire malveillant. Derrière lui, une pile de bagages s'entassait au bas de l'escalier, et les portes ouvertes de la Grande Salle laissaient apercevoir quelques élèves déjà installés.

- Qu'est-ce que c'est que ça ?, demanda Théo d'un ton dédaigneux au concierge en regardant l'objet.

- Un capteur de Dissimulation, mon garçon. Nouvelle mesure de sécurité, répondit celui-ci en le brandissant vers lui. Approchez.

Théo poussa un long soupir et fit un pas en avant, puis observa d'un air ennuyé Rusard passer le capteur le long de son corps, sans qu'il ne se passe rien, bien évidemment. Contrairement à ce qu'il aimait faire croire, le jeune homme n'était pas friand de magie noire, et il n'était certainement pas assez bête pour amener un objet maléfique à l'école.

- Laquelle est votre malle ?, questionna le concierge d'un ton aigre.

Théo désigna du menton la valise noire posée au milieu du tas, frappée des armoiries de Poudlard, et sur le côté, des lettres « T.N » en écriture cursive. Rusard l'ouvrit sous l'œil méfiant du jeune homme, qui n'appréciait guère qu'on fouille dans ses affaires, et passa le capteur au-dessus des piles de chemises et de robes parfaitement pliés, à côté desquels s'entassaient également quelques livres que Théo n'avait pu se résoudre à laisser chez lui. Le capteur de Dissimulation resta noir et inerte, et Rusard referma la malle, visiblement déçu de n'avoir rien trouvé d'incriminant.

Il effectua le même manège avec Blaise, puis Drago, sous les regards de plus en plus agacés et méprisants du groupe de Serpentard, qui se seraient bien passés de ce contrôle stupide. Aucun d'eux n'était inquiet, pas même Drago, qui savait ses notes sur les armoires à disparaitre enfouie sous ses vêtements et indétectable pour un capteur de Dissimulation, puisqu'après tout, ce n'était que des rouleaux de parchemins inoffensifs. Quand vint le tour de Pansy, elle se laissa faire sans trop rechigner, jusqu'au moment où Rusard se pencha vers sa malle, d'une couleur bleue nuit assortie à sa cape de voyage.

- Hors de question que vous touchiez à mes affaires !, s'écria-t-elle d'un ton strident.

Blaise, Drago et Théo, qui attendait près des portes de la Grande salle, sursautèrent et se tournèrent vers elle.

- Elle va nous faire une crise le jour de la rentrée, je rêve, soupira Blaise d'un ton las.

- Tout ça parce qu'elle veut pas que Rusard voit ses petites culottes, ricana Drago, railleur.

- Vous croyiez qu'on devrait intervenir ?, demanda Théo, les bras croisés.

- Si elle se met à se rouler par terre, on ira, répondit Blaise, observant la scène avec attention.

Rusard ne prêta aucune attention aux hurlements furieux de la brune, et avait à présent ouvert la malle, elle aussi parfaitement rangée. Effectivement, les sous-vêtements en dentelle de Pansy étaient visibles, bien pliés dans un coin, et les garçons ne purent s'empêcher de rire devant l'expression horrifiée de leur amie.

- Vous êtes complètement malade, espèce de vieux pervers ! Je vous ferais renvoyer, je vous le jure !

Le concierge resta sourd aux menaces de l'adolescente, et referma la malle. Pansy passa devant lui en lui jeta un regard quasiment aussi venimeux que celui d'un Basilic, et rejoignit les garçons.

- Non mais vous avez vu ça ? J'ai été humiliée !, vociféra la brune, dans une colère noire que ses amis connaissaient bien, depuis le temps.

- Oui, Pans'. Tu lui règleras son compte plus tard, d'accord ? J'ai faim, dit Théo avec indifférence en avançant vers la Grande salle.

Ils croisèrent le professeur McGonagall, qui avait sans doute été attirée par les hurlements de Pansy, et ils l'entendirent indiquer à Rusard de continuer les contrôles dans une salle voisine qui donnait sur le hall d'entrée, pour préserver la vie privée des élèves. Visiblement, elle n'avait aucune envie de recevoir une lettre assassine d'une Moira Parkinson furieuse, et Pansy consentit à aller prendre place à la table des Serpentard.

Elle savait bien que jamais elle n'aurait prévenu sa mère de cet incident, car celle-ci lui aurait sans doute répondu qu'elle faisait honte au nom des Parkinson, si seulement elle avait pris la peine de lui répondre, mais tant que le reste de l'école continuait à penser qu'en l'attaquant, on s'attirait également les foudres de sa famille, l'une des plus puissantes de Grande-Bretagne, cela suffisait.

Les quatre amis s'avancèrent dans la Grande Salle brillamment éclairée, sans qu'aucun d'eux ne pense à attendre Crabbe et Goyle, alors que le premier se faisait confisquer une tête réduite par un Rusard réjoui. Ils rejoignirent rapidement la table des Serpentard, où plusieurs de leurs camarades étaient déjà attablés. Ils gagnèrent rapidement leurs places favorites, alors que les élèves les plus jeunes les regardaient avec admiration, impressionnés par la prestance et le charisme qui se dégageait du groupe. Tout chez eux, de leur démarche jusqu'aux mouvements de leurs cheveux, en passant par leurs tenues, respirait l'opulence, le pouvoir et la supériorité des gens qui se savent exceptionnels.

- J'ai l'impression que cette journée dure depuis une éternité, dit Blaise en s'asseyant en face de son assiette.

- Je te le fais pas dire, répondit Pansy, visiblement calmée, en étouffant un bâillement.

Pansy était comme ça, impulsive et lunatique, colérique une minute puis réjouie la suivante, et ses amis tentaient de ne plus prêter attention à ses sautes d'humeur, car essayer de la suivre représentait une trop lourde perte d'énergie et de temps.

Les autres élèves continuaient de se presser aux portes de la Grande salle, et bientôt, les quatre Serpentard furent rejoints par des connaissances de 5ème et 7ème année, qui les saluèrent chaleureusement. Les récits de vacances allaient bon train, entre anecdotes amusantes et rebondissements imprévus, et la fatigue se dissipa quelque peu dans cette heureuse agitation. Enfin, Pansy aperçut Daphné et ses autres camarades de dortoir pénétrer dans la grande salle, et elle lui fit signe, désignant les places libres à ses côtés.

Sa meilleure amie traversa d'un pas gracieux la Grande Salle, indifférente aux nombreux regards qu'elle attirait, avec la même attitude princière et intouchable qui la caractérisait, suivie de près par Tracey, qui resplendissait dans sa cape de voyage d'un rouge profond, un grand sourire sur ses lèvres carmin qui s'agitaient avec animation. Juste derrière venait Aliyah, respirait le charisme et la confiance, ses cheveux noirs attiraient le reflet des bougies qui enchantaient la salle. Elles gagnèrent toutes les trois la table des Serpentard, suivies des yeux par bon nombre des garçons présents dans la salle, tandis que derrière elles, Milicent, comme d'habitude, paraissait invisible, avec son visage banal et ses kilos en trop. Depuis le temps, elle avait appris à accepter qu'elle serait toujours le vilain petit canard de la bande, à côté de ses amies si belles, si minces, si parfaites. Elle n'avait pas de quoi se plaindre, déjà trop heureuse que ces filles l'acceptent parmi elles.

- Tracey, Stephen Cornfoot te dévore du regard, l'informa Aliyah en s'asseyant à côté de Pansy.

- Oh, pitié, qu'il me laisse tranquille ! Il est déplorable en travaux pratiques, si vous voyez ce que je veux dire, lui répondit la concernée avec un clin d'œil.

- Tracey !, s'exclama Daphné, l'air de se demander si elle devait éclater de rire ou être choquée.

Ce n'était un secret pour personne que la jeune Davis n'était plus une novice en matière de garçons, mais l'éducation puritaine de Daphné faisait qu'elle ne pouvait s'empêcher de protester quand son amie en parlait aussi librement et publiquement.

- Tu sais Daphné, c'est la nature, répliqua Blaise qui, assit à côté de Pansy, avait tout entendu. Peut-être qu'un jour toi aussi, quelqu'un t'écartera les jambes, poursuivit-il, l'air narquois.

La blonde se tourna vers lui d'un mouvement raide, et lui décocha un regard glacial, qui donnait à ses yeux des airs d'icebergs.

- Et ce jour-là, je m'assurerai que ça ne soit pas un bouffon de ton espèce, Zabini, répliqua-t-elle d'un ton acerbe, avant de se détourner vers ses amies, apparemment bien décidée à ignorer le jeune homme.

- Daphné 1 – Blaise 0, ne put s'empêcher de railler Drago.

- Comme si les réflexions de cette petite prude m'importaient, marmonna le jeune homme en haussant les épaules.

A ses côtés, Théo observait le plafond magique parsemé d'étoiles, signe que la journée se terminait sans être ternie par le moindre nuage. L'adolescent songea que cela aurait été une agréable soirée à passer en haut de la tour d'astronomie, comme il aimait tant le faire avec Pansy, Drago et Blaise, mais ses amis étaient bien trop fatigués pour en profiter en cette nuit de rentrée. Il ne doutait pas que leurs sorties nocturnes reprendraient bien vite, et il espérait que les nouvelles mesures de sécurité ne les empêcheraient pas de se balader en paix en dehors des heures où ils y étaient autorisés.

Finalement, un grand bruit se fit entendre, interrompant les pensées du jeune homme et les vives conversations de la table des Serpentard : les lourdes portes de bois de la salle réservée aux élèves de 1ère année en attente de la répartition s'ouvrirent dans un grincement, et une nuée de nouveaux élèves apparue, suivant le professeur McGonagall qui tenait entre ses mains le Choixpeau et son tabouret.

Quand ils parvinrent au niveau de la table des professeurs, les conversations s'étaient définitivement tues, et tous les anciens élèves observaient avec amusement et nostalgie les visages tantôt confiants, tantôt terrorisés des enfants de 11 ans qui s'apprêtait à découvrir leur maison, alors que le Choixpeau magique entamait sa chanson, que plus personne n'écoutait après tant d'années.

Pansy et Drago se souvenaient d'avoir fait partie des enfants assurés, certains d'être répartis à Serpentard, comme tous leurs ancêtres avant eux, ne s'imaginant pas une seule seconde pouvoir faire partie d'une autre maison. Théo, lui, avait été un peu plus inquiet, sa mère ayant été une Serdaigle, mais son simple nom de famille lui avait donné un aller simple pour la maison des vert et argent, et il avait rejoint ses amis avec soulagement, en ignorant avec application la petite voix perfide qui lui avait murmuré que finalement, il devait plus ressembler à son père qu'il ne voulait bien le croire. Blaise, enfin, malgré la confiance et l'assurance qui le caractérisait, avait été le plus anxieux. Dernier élève de la liste et ne pouvant se baser sur les maisons de ses parents, dont aucun n'avait fait ses études à Poudlard, il avait jeté un coup d'œil nerveux à ses amis, qui l'attendaient à la table des serpents, priant Merlin de le laisser les rejoindre, et fort heureusement, le Choixpeau n'avait pas hésité une seule seconde. Aujourd'hui, Blaise pouvait se targuer d'être le seul à savoir avec certitude qu'il avait eu à sa place à Serpentard non pas en raison de son nom de famille, mais bien pour ce qu'il était.

Et six ans après, alors que les noms des nouveaux élèves étaient lentement égrenés par le professeur McGonagall, tous les quatre observaient leurs camarades, en qui ils avaient effectivement trouvé une seconde famille. Les choses n'étaient pas toujours simples chez les Serpentard, et il était souvent difficile de tisser des liens profonds avec des camarades qui avaient tous été élevés dans le culte des apparences, de la retenue et du secret, mais tous savaient qu'ils étaient dans le même camp, envers et contre tout. Ils étaient seuls contre tous, contre le reste des élèves incapables de les comprendre et préférant souvent s'arrêter à leur façade froide et prétentieuse ainsi qu'à leur réputation d'adeptes de la magie noire. C'était sûrement la raison pour laquelle les vert et argent étaient si soudés et si loyaux les uns envers les autres. Et, alors que la nouvelle promotion de serpents rejoignait les bancs de leur maison, la famille des Serpentard s'agrandit, sans que les plus jeunes ne réalisent vraiment que désormais, leurs ainés veilleraient sur eux, quoi qu'il arrive.

- C'est moi ou ils sont de plus en plus petits ?, demanda Drago en observant les 1ère années.

- C'est pas toi. On dirait des gobelins…, répondit Blaise, l'air effaré.

- Vous dites ça tous les ans, fit remarquer Pansy.

- C'est parce que ça empire tous les ans… Avec un peu de chance, d'ici quelques années, tu seras plus grande qu'eux, railla Théo dans un chuchotement, alors que Dumbledore se levait pour leur souhaiter la bienvenue et ouvrir le festin.

Pansy roula des yeux et ignora son ami, bien trop habituée aux blagues sur sa petite taille pour s'en préoccuper. De plus, des quantités de plats dorés venaient d'apparaitre sur la table, et tout le monde avait à présent autre chose à faire que de discourir sur la taille des nouveaux élèves.

- Vous avez vu, l'autre balourd n'est pas là, lâcha Drago en montrant d'un signe de tête la place vide d'Hagrid.

- Peut-être qu'il a enfin été renvoyé !, dit Pansy avec espoir.

- Tu n'aurais pas dû parler aussi vite…, souffla Daphné alors que le garde-chasse entrait dans la salle par une porte latérale.

Il alla s'asseoir avec lourdeur à côté du professeur McGonagall, et réussit à renverser son verre de jus de citrouille dans son assiette, sous les regards moqueurs des Serpentard.

- Heureusement que j'arrête le cours de soin aux créatures magiques, déclara Théo en se servant des frites.

- Moi aussi, s'exclamèrent en cœur tous ceux de ses amis qui avaient suivis cette matière jusque-là.

- Quels cours tu vas suivre cette année Théo ?, demanda Aliyah, assise un peu plus loin.

- Sortilèges, Métamorphose, Défense contre les forces du mal, Potions, Arithmancie, Botanique et Etude des runes.

- C'est énorme ! Moi j'ai seulement Sortilèges, Métamor…, commença Milicent.

- On pourrait ne pas parler de cours, s'il vous plait ?, l'interrompit Blaise avec un soupir. Il nous reste encore quelques heures de quiétude.

Daphné roula des yeux et s'apprêtait à envoyer une réflexion acide à son camarade mais Pansy leva sa main devant son visage, lui intimant silencieusement de ne pas entamer d'un nouveau conflit. Les disputes étaient rares parmi les Serpentard, tant ils étaient tous passés maitres dans l'art de garder leur sang-froid et de maintenir leurs émotions sous contrôle, mais quand Daphné et Blaise se trouvaient un peu trop près l'un de l'autre, cela produisait immanquablement des étincelles. Et pas dans le bon sens du terme : leurs altercations avaient un air de sortilège raté, et quand un de leurs règlements de comptes éclatait, mieux valait ne pas être dans les parages, au risque d'être blessé. Ce qui était d'autant plus étonnant que Blaise était d'ordinaire aussi nonchalant que Daphné était impassible, mais de toute évidence, chacun faisait ressortir le pire de l'autre. La jolie blonde se renfrogna imperceptiblement, et seul son camarade aux yeux d'un marron profond remarqua le regard mauvais qu'elle lui lançait, avant de se tourner vers Milicent.

- Regardez, Alice Vance est là, indiqua Aliyah en désignant une adolescente brune au regard éteint, assise à la table des Serdaigle.

Théo suivit son regard jusqu'à la silhouette frêle de la jeune fille, qui semblait perdue et amorphe au milieu de cette foule bruyante et animée. Comme tout le monde, il savait que sa mère, Emmeline Vance, avait été assassinée par des Mangemorts au cours de l'été, et la plupart des élèves s'étaient attendus à ce qu'elle ne revienne pas à l'école après ce drame. Mais Théo n'était pas étonné de la voir, car il savait mieux que quiconque que se morfondre dans les recoins d'une maison trop vide n'apportait jamais rien de bon. En observant l'expression vide et le visage pâle de la Serdaigle, il ne put s'empêcher de ressentir un soulagement coupable : celui de savoir que son propre père n'était pas à l'origine du malheur de la jeune fille. Il avait déjà connu trop de fois la culpabilité que lui apportait cette place de fils d'assassin.

- Vous avez vraiment aucun de sujet de conversation qui ne soit pas déprimant ?, s'exclama Blaise en arrêtant d'observer la malheureuse Alice.

- Qu'est-ce que tu proposes ? demanda Tracey en léchant une goutte de ketchup sur son petit doigt, sans faire attention aux nombreux regards masculins qui convergeaient vers elle.

- Je ne sais pas, pourquoi ne nous raconterais-tu pas ta passionnante vie, Tracey ?, lui répondit-il avec un sourire charmeur.

- Je n'ai malheureusement rien de très intéressant à te raconter, Blaise, lâcha celle-ci avec un sourire trop large pour être totalement sincère.

Tracey ne parlait jamais de sa famille, ou de sa vie à l'extérieur de l'école. Personne ne savait ce qu'elle faisait, hors de Poudlard, et en général, on évitait de lui poser la question. Blaise et Pansy avait toujours été intrigués par ce mystère, si épais que même après cinq années de dortoir commun, la brune n'avait jamais réussi à connaitre ne serait que le métier de ses parents. Tracey changeait de sujet avec une dextérité étonnante, si facilement qu'on s'en apercevait souvent à peine. Drago, lui, était trop centré sur lui-même et pas assez intéressé par les ragots pour se préoccuper de la vie privée de sa camarade, quant à Théo, la curiosité de ses amis lui portait parfois sur les nerfs. Il comprenait qu'on puisse ne pas vouloir raconter ce qui nous arrivait en dehors des murs rassurants du château, et lui-même détestait qu'on lui pose des questions à ce sujet.

- Laisse la tranquille, murmura-t-il à son ami quand Tracey eut tourné la tête pour discuter avec Milicent. Tu sais que ça ne mène à rien, et elle a le droit de ne pas vouloir te raconter sa vie, à ce que je sache.

- Ça va, c'était juste pour rigoler, éluda Blaise avec désinvolture.

Théo secoua la tête, désabusé de voir à quel point son camarade pouvait parfois être obtus et dépourvu de tact.

En face de lui, Drago, qui était auparavant occupé à grignoter un morceau de poulet, se figea soudainement, en voyant apparaitre aux portes de la Grande salle l'indésirable de sa vie : Harry Potter en personne, couvert de sang et mortifié d'arriver en retard au banquet à la vue de tous, mais bien là, en chair et en os.

- Non mais c'est pas vrai !, s'écria le blond, faisait sursauter ses amis, qui se retournèrent vers le nouveau venu. Ce connard est increvable.

- Dire que je me réjouissais de passer quelques semaines sans voir sa sale tête de balafré…, soupira Blaise.

- Au moins, on aura une distraction, tenta de relativiser Pansy, alors que Potter allait s'asseoir à la table des Gryffondor sous le regard médusé du reste de l'assemblée.

- Certes, admit Drago qui se dit qu'avoir un punching-ball vivant à portée de main ne lui ferait pas de mal à l'aube de cette année particulière. Mais quand même…

- De quoi vous parlez ?, questionna Milicent, qui semblait totalement perdue.

La même expression d'incompréhension s'étendait sur les visages de ses amies, excepté Pansy, et Drago se rappela qu'elles ne savaient rien de son altercation avec le balafré. Il n'eut pas à se faire prier pour reprendre le récit de son aventure vieille de quelques heures, à grands renforts de gestes animés montrant comment il avait cassé le nez de son vieil ennemi, et bientôt, l'histoire s'était répandue à toute la table des Serpentard, aux quatre coins de laquelle on s'esclaffait en observant le visage ensanglanté de l'Elu.

La fin du banquet se déroula dans les rires et la bonne humeur, et bientôt, Albus Dumbledore se leva de la table des professeurs, surplombant de toute sa hauteur la foule d'élèves assemblés dans la Grande salle. Il n'eut pas besoin de prononcer un mot pour que toutes les conversations s'éteignent, et quand il fut sûr que le silence se soit installé, il ouvrit la bouche :

- Je vous souhaite chaleureusement le bonsoir !

Les bras largement écartés du directeur laissait voir une main cadavérique, noire comme un vieux morceau de bois carbonisé, et la plupart des élèves froncèrent les sourcils, tandis que de nombreux chuchotements s'élevaient devant ce membre à l'étrange aspect. Drago fut d'autant plus intrigué qu'il était conscient que toute faiblesse du directeur était bonne à exploiter, et il se promit de garder l'œil ouvert à ce propos.

- Rien d'inquiétant, reprit le directeur en faisait disparaitre sa main abimée sous sa manche ample. A présent… je souhaite la bienvenue aux nouveaux élèves et je salue le retour des anciens ! Une nouvelle année d'apprentissage de la magie vous attend…

Blaise leva les yeux au ciel à l'entente du discours déjà entendu tant de fois, mais continua d'écouter Dumbledore, avec l'espoir mince que, pour une fois, il dise quelque chose d'utile. Malheureusement, cette journée lui prouva encore une fois qu'il était trop naïf, et le directeur se contenta de se lancer dans une liste des recommandations de ce cinglé de Rusard à propos des objets interdits, et ne mentionna le Quidditch que pour les informer de se faire connaitre auprès de leurs directeurs de maison s'ils souhaitaient jouer dans l'équipe. Vraiment, très utile.

- Nous sommes heureux d'accueillir cette année un nouvel enseignant dans notre équipe, le professeur Slughorn.

Drago, Pansy et Théo purent observer leur nouvel enseignant jusqu'alors inconnu se lever avec difficulté en raison de son gros ventre, sur lequel était tendu le même gilet de velours élimé qu'il portait déjà dans le train. Blaise, lui, regarda le professeur en se rappelant de son voyage désastreux, tandis que Dumbledore reprenait la parole :

- Le professeur Slughorn est un de mes vieux collègues qui a accepté de reprendre son ancien poste de maitre des potions.

- Des potions ?, répéta Théo, incrédule, en se tournant vivement vers le professeur Rogue, qui garda un visage impassible.

- Dumbledore a finalement perdu la tête ou…, commença Pansy, n'osant croire que leur directeur de maison avait enfin obtenu le poste dont il rêvait depuis tant d'années.

- Le professeur Rogue, quant à lui, se chargera des cours de défense contre les forces du mal, annonça le directeur en haussant la voix pour couvrir les murmures étonnés des élèves.

A cette nouvelle, la table des Serpentard fut instantanément plongée dans un bruit assourdissant, alors que tous les élèves applaudissaient à tout rompre. Les autres tables restèrent silencieuses, mais les vert et argent se contentèrent d'augmenter leur vacarme, et Rogue leur adressa un signe de tête, assorti d'un furtif et mince sourire triomphant. Dumbledore se racla la gorge pour faire cesser le tapage créé par la joie des Serpentard et les chuchotements des autres élèves, et attendit que le silence soit de retour pour continuer son discours :

- Autre chose à présent : comme tout le monde le sait, Lord Voldemort et ses partisans sont à nouveau en liberté et se renforcent de plus en plus. Je n'insisterais jamais assez sur les dangers que représente cette situation et sur les précautions que chacun d'entre nous doit prendre…

Alors que le directeur continuait d'une voix sombre dans un silence pesant, Pansy observa Drago, qui, semblant estimer que les recommandations du responsable de l'école étaient indignes de son attention, se mit à faire voler sa fourchette au-dessus de son assiette. Elle repensa à ses fanfaronnades du Poudlard Express et sentit une mince chair de poule recouvrir sa peau, tandis qu'à son oreille, le discours sinistre de Dumbledore s'achevait sur l'injonction pour tous les élèves d'accorder « la plus grande attention à leur sécurité et à celle des autres ». Un mutisme lugubre s'était emparé de la Grande salle, et les Serpentard se sentaient d'autant plus mal à l'aise qu'ils sentaient les regards perçants de certains de leurs camarades tournés vers eux, comme s'ils arboraient déjà tous la marque des ténèbres. Enfin, le directeur annonça la fin du banquet, les enjoignant à aller se coucher, et l'assemblée se leva d'un même mouvement dans un grand bruit de raclement de bancs et de conversations qui redémarraient, la vie reprenant son cours après ces paroles funestes sur la guerre à venir.

- Les premières années, suivez-moi ! hurla Pansy pour tenter de couvrir le vacarme.

Malheureusement, du haut de son mètre cinquante, les nouveaux élèves remarquèrent à peine la préfète, ne sachant pas encore que l'on n'ignorait jamais, au grand jamais, Pansy Parkinson, même si elle était minuscule.

- Drago, aide moi putain !, poursuivit la jeune fille en voyant que ses efforts étaient vains.

Son meilleur ami se détourna avec nonchalance, abandonnant sa conversation avec Daphné, et plaça ses mains en porte-voix autour de sa bouche.

- Les premières années, vous vous rassemblez et vous vous taisez !, tonna-t-il d'une voix tonitruante et sans appel.

Instantanément, une nuée de tous nouveaux Serpentard se rassembla autour des deux préfets, et Pansy put leur donner les premières instructions, qui consistaient à la suivre et à ne pas se perdre, tandis que Drago adressait un signe de tête à Théo et Blaise.

- Allez-y, on vous rejoint en bas.

Les deux garçons disparurent dans le couloir qui menait aux cachots, tandis que derrière eux, leurs amis guidaient les premières années à travers le dédale de passages en pierre. Pansy se tenait droite et faisait claquer ses talons sur le sol froid, comptant bien asseoir son autorité auprès des plus jeunes aussi vite que possible, tandis que Drago la suivait avec désinvolture en desserrant sa cravate. Bientôt, ils furent arrivés devant le pan de mur en apparence ordinaire qui dissimulait l'entrée de la salle commune de Serpentard, où les attendaient déjà Blaise, Théo, ainsi que quelques autres élèves qui, comme eux, s'étaient dépêchés de quitter le banquet.

- « Pureté », déclama Pansy d'une voix claire et forte face aux pierres usées.

Instantanément, le mur se transforma pour laisser apparaitre une porte, qui coulissa sur une ouverture sombre. A la seconde où la préfète mis un pied dans la pièce, un feu ronflant s'alluma dans l'imposante cheminée d'onyx, et une multitude de lampes rondes s'allumèrent, diffusant une douce lumière verdâtre sur l'ensemble de la salle de commune.

- Vos dortoirs sont derrière cette porte pour les garçons et derrière celle-ci pour les filles, annonça Pansy aux premières années, qui s'empressèrent d'aller visiter leur chambre.

- Je me demanderais toujours pourquoi Dumbledore t'as nommée préfète, Pans'. Tu hais les enfants, fit remarquer Théo, juste derrière elle.

- Je sais, mais ça rend super bien sur mon dossier, répliqua celle-ci en lui adressant un sourire calculateur.

- Bon, c'est pas tout ça, mais je suis épuisé, personnellement, annonça Blaise en baillant.

- Moi aussi, je vais me coucher, renchérit Drago.

Le blond adressa un signe de la main à ses camarades et disparut derrière la porte qui menait au dortoir des 6ème années, rapidement suivit par Théo. Blaise s'apprêtait à les imiter, mais Pansy le retint par le bras.

- Attends, chuchota la jeune fille en le trainant près de leurs fauteuils préférés.

- Qu'est-ce qui t'arrives ?, demanda Blaise, surprit, en se laissant néanmoins faire.

- Je voulais te parler de Drago, murmura son amie en croisant les bras sur sa poitrine. Il est bizarre. Tu l'as entendu dans le train ?!

Blaise éclata de rire devant le visage préoccupé de la brune.

- Pans', c'est Drago, il faisait le fier, comme d'habitude ! Comme s'il allait rejoindre Tu-Sais-Qui, s'esclaffa-t-il. Et puis, si c'était vrai, il ne l'aurait pas crié sur tous les toits, justement.

Pansy le regarda fixement, se sentant un peu bête de s'être inquiétée de la sorte, alors que de toute évidence, il n'y avait rien à craindre.

- T'as sans doute raison, finit-elle par lâcher. Je voulais juste savoir ce que tu en pensais.

- T'as pas à t'en faire, je t'assure, la rassura son ami avec un sourire. C'est bon, je peux aller dormir ?

- Oui, répondit-elle, légèrement amusée par le ton solennel de la question de Blaise. Au fait, ne dis rien à Théo, il pèterait un câble.

Le brun hocha la tête, l'air plus sérieux, avant de souhaiter bonne nuit à son amie. Derrière lui, il entendit la voix de Daphné retentir à la porte de la salle commune, signe que les camarades de dortoir de Pansy venaient de la rejoindre. Il ouvrit la porte menant à son dortoir, dévala quelques marches de pierre, et pénétra dans une pièce rectangulaire baignée par l'étrange lumière des plantes fluorescentes qui poussait dans le lac noir. En effet, tout un pan de mur de son dortoir était constitué d'une paroi vitrée donnant directement sur les eaux, tandis que contre le mur opposé étaient alignés cinq larges lits à baldaquins en bois sombre, tendus de rideaux de velours vert. Deux des lits étaient déjà occupés par Drago et Théo, qui se redressèrent quand il entra.

- Qu'est-ce que tu foutais ?, questionna le blond.

- Aliyah est arrivée et elle voulait me demander quelque chose, mentit Blaise avec facilité. Les sirènes sont là ?, demanda-t-il en rejoignant son lit.

Théo hocha la tête de façon négative par-dessus son livre, et la conversation s'arrêta là, la fatigue se faisant cruellement ressentir.

Une petite heure plus tard, la plupart des Serpentard étaient au lit, et il n'y avait plus un bruit dans la salle commune à part celui du feu crépitant dans la cheminée. Pansy s'était couchée avec un masque magique sur le visage, bien décidée à avoir un teint parfait pour son premier jour de cours, tandis que Blaise s'était endormi comme une masse seulement quelques secondes après s'être allongé dans son lit. Drago n'avait pas non plus tardé à trouver le sommeil, trop heureux d'être de retour à Poudlard, dans cet endroit si familier et réconfortant. Théo, comme souvent, était le seul à être encore éveillé, occupé à lire un énorme ouvrage et bercé par le doux clapotis de l'eau contre la vitre. En dépit de tout ce qui avait pu arriver durant l'été, et de tout ce qui arriverait par la suite, ils étaient tous rassurés par cette certitude : ils étaient, enfin, de retour à la maison.


Bien, j'espère ce que 4ème chapitre vous a plu ! Les Serpentard sont enfin de retour à Poudlard, et on découvre un peu plus de choses sur eux. Je voulais vous préciser une chose primordiale: tout est important. Chaque information que je vous donne est pensée et voulue, alors gardez l'œil ouvert ;)

N'hésitez pas à me laisser une petite review concernant votre avis sur ce chapitre (l'attitude des Serpentard à Poudlard, ce qu'on apprend sur chaque personnage, vos envies ou idées pour la suite, tout ce qui vous passera par la tête), cela me ferait vraiment très plaisir, en plus de m'aider énormément.

Je vous embrasse, à dans deux semaines.