Me voilà revenue d'entre les morts. En fait, je n'étais pas morte. J'ai juste eu le déplaisir de me retrouver submergée de travail à la fac, et puis une chose en entrainant une autre, voilà que j'ai passé plusieurs longues semaines sans écrire un mot. Quand j'ai enfin réussi à m'y remettre, il m'a encore fallu pas mal de temps pour réussir à boucler ce chapitre, donc je ne suis pas toujours pas totalement satisfaite, mais je crois que c'est aussi du au fait que je l'ai relu tellement de fois qu'il me sort un peu par les yeux. En tout cas, je m'excuse de cette très longue absence et j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop et que ce chapitre vous plaira.

Pour rappel, dans le dernier chapitre, Drago avait fini par localiser l'armoire à disparaître, et Pansy et Tracey s'étaient toutes les deux retrouvées en retenue. Ce que vous vous apprêtez à lire est un peu plus sombre que ce à quoi je vous ai habitués jusqu'ici, je crois, l'histoire m'y oblige.

Réponses aux reviews anonymes :

Bellasidious: Merci beaucoup, je suis ravie que tu aimes mon histoire (et Théo) !

Je ne vais pas blablater plus longtemps, j'aurais le temps de le faire à la fin du chapitre. Bonne lecture !

Disclaimer : La saga Harry Potter ne m'appartient (hélas) toujours pas.


CHAPITRE VIII

Pour la 32ème fois depuis qu'elle s'était couchée, Pansy changea de position avec un soupir. Comment pouvait-elle ne pas réussir à trouver le sommeil, un jeudi soir à minuit passé, elle n'en avait aucune idée, mais les faits étaient là, et la jeune sorcière commençait à en être profondément irritée. Elle savait d'ores-et-déjà qu'elle serait d'humeur exécrable en cours de métamorphose le lendemain matin, et cette simple pensée amplifiait considérablement son désespoir.

Comme si la montagne de travail que les 6ème années avaient à faire n'était pas une source suffisante de démoralisation, il fallait en plus qu'elle se mette à manquer de sommeil. Sa seule consolation était de savoir que le weekend approchait à grands pas, un weekend où elle pourrait enfin profiter d'un peu de repos, puisqu'on pouvait dire avec euphémisme que le précédent ne s'était pas distingué par son calme.

Avec un peu de chance, Théo se laisserait soudoyer et l'aiderait dans ses dissertations, ce qui lui permettait de sortir la tête de ses livres et de profiter d'avoir un peu de temps libre. Elle avait l'impression de ne pas avoir eu de vraie conversation avec Daphné depuis des semaines, alors que les cours avaient pourtant repris depuis presque un mois. Certes, elles avaient de nombreuses classes en commun, elles mangeaient ensemble, dormaient dans le même dortoir, mais leurs emplois du temps étaient cette année si chargés qu'ils ne leur laissaient guère le temps d'échanger plus que quelques mots à l'heure des repas ou avant de se coucher.

Sans parler du fait que le caractère naturellement secret de Daphné n'arrangeait rien. Pansy savait parfaitement que si elle espérait savoir comment allait véritablement sa meilleure amie, cela ne se ferait que lorsqu'elles seraient à l'abri des regards et oreilles indiscrètes, là où la blonde se sentirait suffisamment en confiance pour s'ouvrir un peu.

Quoi qu'il arrive, il était certain que cela n'arriverait pas ce soir, puisque Daphné n'était même pas là. Pansy fixait les draps de son amie d'un regard vide sans parvenir à trouver le sommeil, commençant à penser avec irritation qu'elle serait toujours éveillée quand la blonde rentrerait de son cours d'Astronomie.

Elle ferma les yeux et commença à compter les hippogriffes, comme Berry, son elfe de maison, le lui avait appris quand elle était enfant. Mais c'était sans compter Tracey, qui commença à s'agiter dans son lit alors qu'elle venait d'atteindre le numéro 17. Pansy poussa un long soupir et se tourna sur sa droite en ouvrant les yeux, fixant les rideaux vert émeraude du lit de son amie. L'héritière des Parkinson avait toujours été la seule à garder ses rideaux ouverts. Fermés, ils la faisaient se sentir à l'étroit, lui rappelaient l'obscurité terrifiante de sa chambre d'enfant, durant les longues nuits qu'elle passait seule au manoir, terrassée par la peur des monstres qu'elle pensait cachés sous son lit. C'était avant de comprendre que les monstres ne se cachaient pas sous les lits, mais à l'intérieur des gens.

Cette nuit-là, les monstres cachés à l'intérieur de Tracey s'étaient de toute évidence réveillés. Au début, ils avaient seulement la forme de gémissements diffus et d'un sommeil agité, mais quand ils devinrent des suppliques aux accents terrifiés, prononcées d'une voix étranglée par les sanglots, Pansy se leva, toute sa fatigue semblant s'être envolée. Elle s'approcha doucement du lit de sa camarade, alors que derrière les rideaux de velours, les pleurs de Tracey déchiraient le silence, pleins d'une angoisse si intense que la brune sentit les tentacules de la peur s'infiltrer en elle.

Elle repoussa les rideaux et découvrit l'adolescente enserrée dans sa couette, qui avait dû s'entourer autour d'elle dans son agitation, le visage tordu par une grimace et les joues couvertes de larmes. Pansy ne prit pas le temps de réfléchir et, avant que sa camarade ne réveille tout le dortoir, elle murmura pressement :

- Tracey ! Tracey, réveille-toi !

Elle exerça une petite pression sur les épaules menues de la jeune fille, et un instant plus tard, les sanglots de celle-ci se turent alors qu'elle ouvrait les yeux en sursaut. Elle se redressa immédiatement, repoussant Pansy, le souffle erratique et le visage totalement paniqué.

- C'est moi, c'est juste moi ! Tu as fait un cauchemar, souffla la brune devant la panique de sa camarade.

Tracey ne répondit rien, et même si elle l'avait voulu, Pansy n'était pas sûre qu'elle aurait réussi. Elle respirait vite, fort, et son réveil n'avait pas tari le flot de larmes qui coulaient sur ses joues, sans qu'elle ne semble s'en apercevoir. L'héritière des Parkinson n'avait jamais vu Tracey ainsi : elle était toujours si joyeuse, si positive et si confiante, avec toujours un mot pour rire et un sourire pour charmer, qu'on avait souvent tendance à croire que sa vie n'était qu'une longue suite de plaisir et de facilité. Mais en cet instant, au cœur de la nuit, la Serpentard ressemblait à un naufrage qui aurait pris forme humaine, les membres tremblants, les cheveux emmêlés, et le visage pâle et creusé par l'angoisse et l'épuisement. On sentait bien, au fond, qu'elle était toujours la même fille, celle qui attirait durant la journée l'envie et l'admiration, car même brisée, elle gardait en elle une beauté étrangement magnétique, mais c'était comme si une brèche béante s'était ouverte en elle, une brèche d'où suintait ce que la jeune fille se donnait tant de mal à cacher : les monstres et les angoisses qui menaçaient de la dévorer toute cru. En cet instant, Tracey ressemblait à de la porcelaine chinoise : incroyablement belle et délicate, mais susceptible de se briser à tout instant.

Pansy n'avait jamais été suffisamment proche de Tracey pour se considérer qualifiée dans cette situation, et elle se sentait profondément stupide, plantée là, sans aucune utilité. Elle maudissait l'absence de Daphné, elle qui était si douée pour ça, pour trouver les bons mots, parler aux gens d'une voix douce et savoir intuitivement ce dont ils avaient besoin. Pansy elle, ne connaissait que les moqueries et les commentaires sarcastiques, les faux-semblants et la solitude. Quand on avait vécu une enfance dénuée de la moindre once d'affection, c'était difficile de savoir prendre soin des autres en grandissant.

- Tu… Tu veux en parler ?, tenta-t-elle d'une voix douce.

Le regard gris de Tracey, auquel la tristesse avait donné des airs métalliques de tempête orageuse, rencontra celui de Pansy, et quelques secondes s'égrenèrent dans le silence avant qu'elle ne se décide à ouvrir la bouche :

- C-ça va aller.

- D'accord… Je suis à côté, si t'as besoin. Enfin, je suis là, quoi.

La brune fit alors volte-face sans même regarder sa camarade et regagna prestement son lit, tout en maudissant sa bêtise. « Je suis à côté », quelle idiote, bien sûr qu'elle était à côté, un mètre et demi à peine séparait leurs lits ! Pas étonnant les gens qui parvenaient à la supporter se comptent sur les doigts d'une main…

Au bout de quelques instants, quand elle eut fini de se molester mentalement, elle jeta un coup d'œil vers le lit de Tracey, qui avait refermé ses rideaux, mais pas suffisamment pour que Pansy ne puisse apercevoir sa silhouette prostrée et secouée de pleurs silencieux. De toute évidence, les monstres l'avaient suivies hors du cauchemar et étaient plus éveillés que jamais. Il y avait quelque chose de profondément étrange dans le fait de voir Tracey dans un tel état de désarroi et de chagrin, et c'est peut-être ce qui expliquait que Pansy était incapable de la laisser à ses tracas et de s'endormir sans y penser davantage. Deux petites voix se battaient dans sa tête, l'une préconisant de laisser Tracey se débrouiller seule, arguant que s'en mêler ne ferait qu'aggraver les choses et que la jeune fille ne voulait sûrement pas de son aide, tandis que l'autre trouvait inconcevable de ne rien faire.

C'est le souvenir diffus d'une Daphné de 12 ans aux yeux bouffis et aux joues trempées de larmes lui disant « Tu n'as pas forcément besoin de parler. Juste être là, c'est bien. » qui fit pencher la balance en faveur de la seconde voix, et qui poussa Pansy à se lever à nouveau. Si c'était remonté aux oreilles du reste de Poudlard, la plupart n'aurait sans doute pas cru que l'héritière des Parkinson cachait bel et bien un cœur derrière cette façade de pierre et de fierté, et pourtant. Force était de constater que l'égoïsme qui caractérisait la jeune fille était capable de se taire pour quelques personnes particulières.

Elle retourna vers le lit de Tracey, sentant la fraicheur du parquet s'infiltrer dans ses pieds nus, et écarte doucement le rideau pour ne pas effrayer la jeune fille. Celle-ci releva la tête tandis qu'un air surpris se dessinait sur son visage, alors que Pansy ouvrait la bouche :

- Tu… Tu veux que je reste un peu avec toi ?

Les quelques millièmes de secondes qui s'égrenèrent alors firent l'effet de plusieurs minutes à la brune, qui n'était pas certaine que son ego aurait pu encaisser l'humiliation d'un refus, et c'est avec soulagement qu'elle vit sa camarade hocher la tête avec douceur. Celle-ci se décala un peu pour lui laisser la place de s'asseoir sur le lit, et Pansy s'exécuta, avec une gêne qui ne lui était pas coutumière. Peut-être était-ce dû à l'heure tardive, à la pénombre environnante, ou plus vraisemblablement, au fait qu'elle n'avait jamais été habituée à la proximité, qu'elle soit physique ou émotionnelle, mais la confiance qu'elle portait habituellement comme une armure semblait s'être fait la malle. Elle sentait le regard de Tracey fixé sur elle, comme si la jeune fille se demandait ce qu'elle faisait là, et elle commençait à penser que sa présence n'était peut-être pas du tout désirée, quand elle sentit un mouvement à sa gauche, un instant à peine avant que la petite main de Tracey ne se glisse dans la sienne, posée sur le lit. Ce geste dissipa l'essaim de questions qui bourdonnait dans la tête de Pansy, et instinctivement, elle exerça une petite pression sur les doigts de son amie. Après tout, Tracey n'était sans doute pas la seule à avoir besoin d'un peu de chaleur humaine.


Bien, pour la semaine prochaine, vous m'écrirez 50 centimètres de parchemin sur le cycle lunaire. Vous pouvez y aller.

Avec un bâillement retentissant, Blaise secoua sa baguette et son télescope se replia. En haut de la tour d'Astronomie, le professeur Sinistra venait enfin de libérer les 6ème années, qui semblaient reprendre vie après deux heures passées à contempler les étoiles avec léthargie. Blaise avait l'impression d'être à moitié mort tant il était fatigué, et il déprimait à la simple idée de devoir se lever six heures plus tard. Mais pour le moment, sa préoccupation première était de quitter la tour d'Astronomie et de rejoindre son lit bien-aimé, et il se dépêcha de ramasser ses affaires avant de dépasser ses camarades pour dévaler l'escalier qui menait aux étages inférieurs. Une Poufsouffle aux grands yeux verts lui jeta un regard qui ne laissait aucun doute quant à ses intentions, mais il n'y prêta guère attention et s'enfuit de la tour à grands pas, revigoré par le fait de bouger après deux heures d'immobilité.

Cependant, quelqu'un était, de toute évidence, encore plus pressé de quitter la tour d'Astronomie que le jeune homme. Les longs cheveux d'un blond pâle qui accrochèrent le regard de Blaise quand il pénétra dans le couloir du 4ème étage ne laissaient aucun doute sur l'identité de leur propriétaire, et le sorcier ne put s'empêcher d'accélérer le pas pour rattraper Daphné. Sans réfléchir à ce qu'il allait lui dire, poussé par une curiosité mal-placée, une dévorante envie de se disputer avec quelqu'un, ou bien une irrésistible force inconnue et inexplicable, il parvint à son niveau, surplombant de plusieurs centimètres la silhouette mince de sa camarade.

- Je peux savoir pourquoi tu me suis ?, lâcha-t-elle en remarquant sa présence.

La voix glaciale de la jeune fille se répercuta contre les murs de pierre, alors qu'ils s'avançaient dans le couloir menant à l'aile sud du château.

- Je te suis pas, mais il n'y a pas 12 000 chemins de descendre à la salle commune, répliqua-t-il, ouvertement moqueur.

- Peut-être, mais là, on s'éloigne de la salle commune.

Blaise, qui avait le regard penché sur la jeune, releva brusquement la tête, et s'aperçut qu'effectivement, le chemin qu'ils avaient emprunté ne menait absolument pas aux cachots. Il ferma les yeux et poussa un léger soupir irrité, parfaitement conscient qu'à côté de lui, Daphné arborait le mince sourire narquois dont elle avait le secret.

- Et… je peux savoir pourquoi tu ne rentres pas à une heure pareille ?, finit par lâcher Blaise, avec le mince espoir de retourner la situation à son avantage.

A peine la réplique était-elle sortie de sa bouche qu'il se sentit stupide. Une chose qui lui arrivait très rarement, car Blaise maniait les mots avec facilité et talent, et qu'il détestait au plus haut point. Mais de toute évidence, à deux heures du matin, les yeux penchés sur la chevelure blonde de Daphné et en déroute dans la joute verbale qui s'annonçait, il avait un peu plus de mal à trouver la réplique qui ferait mouche.

- Bien essayé, mais aux dernières nouvelles, mes allées et venues ne te concernent en rien, rétorqua la jeune fille avec facilité en commençant à fouiller dans son sac.

Blaise la regarda faire en silence, son cerveau comme ralenti par la fatigue et l'atmosphère feutrée de l'école plongée dans l'obscurité, ne ressentant même pas le besoin de réagir à la pique qu'elle venait de lui lancer. C'était l'avantage avec Daphné, il n'y avait pas de faux semblants, d'artifices ou d'hypocrisie, comme on pouvait souvent le craindre avec les Serpentard. Ils ne s'aimaient pas, ne s'étaient jamais aimés, et ne s'en étaient jamais cachés. Ils n'avaient pas à surveiller leurs faits et gestes dans le souci de plaire ou de ne pas décevoir, car on ne peut pas décevoir quelqu'un qui a déjà une si basse opinion de nous. Et parfois, la simplicité de cet état de fait apparaissait comme un certain réconfort, dans leur monde où tout relevait du double-jeu et de la dissimulation.

Ce fut la faible lueur d'une flamme qui sortit Blaise de ses pensées et de sa léthargie, et quand il se reconcentra sur le visage pâle de sa camarade, une cigarette au bout rougeoyant était pendue au coin des lèvres de celle-ci. L'image de la princesse de glace des Serpentard expirant la fumée de l'objet banni relevait toujours de la même étrangeté, comme si deux univers parallèles étaient entrés en collision, et Blaise en resta aussi pantois que le samedi précédent.

- Je peux te savoir ce que tu fais encore là ?, marmonna la blonde après quelques secondes, sortant son camarade de sa contemplation choquée.

- Tu sais que je pourrais dire à tout le monde que tu fumes ? éluda-t-il d'un ton mesquin, comme pour se redonner une contenance.

- Si tu avais voulu le faire, toute l'école serait au courant à l'heure qu'il est. Si tu ne l'as pas fait, c'est soit parce que tu n'en as pas vraiment envie, soit parce que tu penses que personne ne te croira.

Avec un léger rire désabusé, sachant que d'une manière ou d'une autre, elle avait touché juste, elle attrapa sa cigarette entre ses doigts fins et en aspira une bouffée. Blaise aurait voulu faire preuve d'une répartie plus spirituelle, rapide et tranchante, mais il était captivé par les gestes si singuliers de Daphné, et cette fascination combinée à la fatigue ralentissait considérablement le fil de ses pensées. Et puis, elle avait effectivement raison, et sans savoir pourquoi, Blaise n'avait aucune envie de révéler son secret. Peut-être parce que cette révélation lui paraissait bien trop fascinante pour qu'il décide lui-même d'en provoquer l'anéantissement. Mais ça, bien sûr, il ne le lui dirait jamais, et il opta pour la contre-attaque.

- J'ai fait courir des rumeurs bien plus invraisemblables que ça.

- Mh… Et c'est supposé m'intéresser ?

Blaise laissa échapper un soupir agacé. C'était Daphné tout craché : dès qu'elle se sentait en manque de répartie, elle lui rappelait qu'elle n'avait que faire de son existence, et qu'elle avait autant de considération pour lui que pour un veracrasse. Le jeune homme aurait voulu la faire sortir de ses gonds, comme lui seul en était capable, mais ce soir, elle semblait s'être drapée dans sa froideur et son calme olympien, et il lui semblait que rien de ce qu'il aurait pu dire ou faire n'aurait réussi à l'atteindre.

- Pourquoi tu fumes ?, finit-il par lâcher.

Cette fois, il n'y avait pas la moindre nuance de moquerie ou de sarcasme dans sa voix. Il était juste purement, totalement et indéniablement curieux et intéressé par ce qu'elle allait dire, et quand Daphné lui jeta un regard du coin de l'œil, cela se voyait sur son visage. C'était inscrit dans ses grands yeux sombres qui l'observaient avec calme et attention, dans ses lèvres charnues qui, pour une fois, n'étaient pas esquissées en un sourire goguenard. Et de cette considération, de cette étrange absence de jugement, Daphné n'en voulait pas. Alors elle répondit d'un ton féroce :

- Pourquoi tu me harcèles ?

Et sans surprise, le regard tranquille de Blaise s'assombrit, et les traits de son visage d'aristocrate se durcirent avec aigreur.

- Tu sais quoi Greengrass ? Va te faire foutre, cracha-t-il avec colère. Profite bien de ta liberté, bientôt tout le monde saura que la petite pimbêche au sang-pur que tu es fricote avec les moldus.

Et sur ces mots, avec un sourire mauvais, il fit volte-face, et disparut en direction de la salle commune, laissant Daphné seule, sa cigarette à la main, et une douloureuse sensation d'angoisse au creux du ventre.


- Oh mon dieu, je vais vomir.

Attablée à la table des Serpentard, bondée en cette heure de petit-déjeuner, Pansy porta brusquement la main à sa poitrine avec une mimique écœurée. Tracey et Aliyah, qui écoutaient Milicent leur raconter la dernière rumeur dont elle avait eu connaissance, portèrent leurs regards dans la direction indiquée par la brune, imitées par Théo.

A la table des Poufsouffle, Stephen Cornfoot semblait se demander quelle profondeur sa langue pouvait atteindre dans la gorge de Megan Jones, sa petite amie. Des murmures de dégoût ne tardèrent pas à s'élever parmi le petit groupe.

- Il faut qu'on m'explique où j'ai signé, en venant à Poudlard, pour subir ça ?, s'exclama Aliyah en détournant le regard.

- Que quelqu'un dise à ces abrutis de prendre une chambre, renchérit Milicent.

- Déjà que les couples me filent la gerbe, mais alors là !

La grimace de Pansy arracha un rire amusé à Drago, assis à sa droite. Sa remarque n'étonnait personne, car l'héritière des Parkinson aimait faire croire à tout le monde qu'elle n'avait pas de cœur, et ses diatribes contre les relations amoureuses revenaient donc régulièrement sur la table. Mais Drago savait bien que c'était faux : il se souvenait avec précision d'une Pansy encore plus petite qu'elle ne l'était aujourd'hui, ses cheveux sombres nattés en deux tresses bien nettes, âgée de sept ans et en train de discourir sur son futur mariage, qui serait, bien évidemment, grandiose. Il se souvenait aussi d'une Pansy Parkinson aux joues trempées de larmes, à cinq ans cette fois, après avoir appris que ses parents étaient partis en Russie sans lui dire au revoir. Sans parler de l'image particulièrement vive d'une Pansy Parkinson enragée du haut de ses quatre ans, après que Blaise ait cassé sa poupée préférée, et de la cicatrice en croissant de lune que celui-ci se trainait désormais sur l'avant-bras gauche, après que, dans sa crise de nerfs, la brune l'ait mordu… Il se souvenait de tout, des rires, des larmes, de la colère et de la honte, de la joie et de l'euphorie. Pansy faisait partie de chacun de ses souvenirs, et elle pouvait bien dire ce qu'elle voulait, lui savait bien que derrière cet extérieur froid et cynique se cachait un cœur bel et bien humain.

C'est peut-être pour cette raison, ou à cause de tous ces souvenirs, qu'il évita le regard de son amie quand il se leva prestement pendant la distribution du courrier et prétexta devoir aller chercher un livre à la bibliothèque pour s'éclipser. Blaise, attablé en face de lui, ne releva même pas la tête, et Drago quitta la Grande salle, remarquant à peine la lettre que son ami venait de recevoir.

Bien évidemment, quand il fut parvenu dans le hall d'entrée, il ne se dirigea pas vers la bibliothèque. Ça aurait été trop beau. Au lieu de ça, il prit le chemin du 7ème étage, empruntant avec rapidité les couloirs du château, presque vides à cette heure-ci puisque la plupart des élèves étaient encore dans la Grande salle. Quand il retrouva face à l'armoire à disparaitre, ce fut à la fois avec soulagement et avec lassitude. Il ne savait même pas avec précision pourquoi il était là, ce qu'il était censé faire. Il se sentait perdu et stupide, et il détestait ça. S'il y avait bien une qualité que Drago possédait, c'était l'intelligence, et il était habitué à savoir se sortir de n'importe quelle situation, depuis toujours.

Mais là, c'était complètement différent. Il se sentait pris au piège, pris au piège des rouages d'un destin implacable dont il ne pouvait se défaire et sur lequel il n'avait pas le moindre contrôle. D'enfant choyé et privilégié, il était passé à héros de tragédie grecque, promis à un avenir funeste sur lequel il n'avait aucune prise. Quelle ironie, pour lui qui avait toujours détesté les tragédies. Ils les haïssaient tous, lui, Pansy, Théo, Blaise, depuis le premier jour où leur précepteur les avaient forcé à s'y intéresser. Car leurs vies ressemblaient bien trop à ça : à celles des héros et princesses grecques, célèbres et adulés, mais incapables de choisir leur destinée, déjà toute tracée. Ces histoires, si extraordinaires et passionnantes pour d'autres, avaient un goût amer pour eux qui savaient déjà, du haut de leurs neuf ans, que leur avenir consisterait à faire exactement ce que l'on attendait d'eux.

Seul dans l'immense salle des objets perdus, semblable à une goutte d'eau dans une mer de souvenirs et de fragments de passé, Drago regardait la forme sombre de l'armoire à disparaitre, qu'il avait désormais le sentiment de connaitre par cœur tant elle hantait ses nuits. Il savait qu'elle était cassée, mais il n'avait aucune idée de comment le vérifier, et encore moins de comment la réparer. Sentant le fil de ses pensées s'embobiner à mesure que les secondes s'égrenaient, et la petite voix pessimiste lui annonçant sa mort prochaine se faire plus forte dans sa tête, il fit la première chose qui lui vint à l'esprit pour éviter de rester ainsi immobile, et se saisit d'un livre posé sur un meuble cassé à sa droite. Il ouvrit l'armoire, y balança presque l'ouvrage relié de cuir, et referma la porte brusquement. Il resta là quelques instants, la main sur la poignée, se sentant stupide et désemparé. Quand il rouvrit finalement la porte après avoir pris une grande inspiration, le livre n'était plus là. Ce qui prouvait déjà que l'armoire était bel et bien cassée, puisqu'il n'aurait pas dû disparaitre seul, mais seulement après que Drago ait prononcé le sort, comme les livres qu'il avait lu tout le mois d'août l'expliquaient. Il répéta la manœuvre, et quand il rouvrit l'armoire pour la seconde fois, elle était toujours vide. Le livre avait disparu. Et jamais il ne pourrait le récupérer, ou savoir où il était passé.

Sans savoir pourquoi, cette réalisation terrifia Drago. Ca n'avait aucun sens, ce n'était qu'un stupide bouquin, mais il avait disparu, et par sa faute on ne le retrouverait jamais. Il n'avait même pas pris le temps de l'observer, d'en lire le titre. Peut-être que c'était un livre important. Peut-être que Dumbledore allait s'en apercevoir et découvrir toutes les manigances de Drago. Peut-être qu'il le renverrait de l'école, qu'il le forcerait à retourner au manoir, là où Voldemort serait libre de le torturer avant de lui infliger une mort lente et douloureuse.

Une chape de plomb tomba sur la poitrine du jeune sorcier, et il lâcha brusquement la poignée de l'armoire comme si elle l'avait brûlé, sans même la refermer. Il se voyait déjà couvert d'ecchymoses, soumis à la torture du sortilège Doloris, le visage reptilien du Seigneur des Ténèbres tordu en un sourire au-dessus de lui. Dans ses pensées, tout n'était plus que sang, mort et destruction, alors que l'air commençait à lui manquer, au fur et à mesure que l'étau invisible qui lui enserrait la poitrine se resserrait. Il bouscula un fauteuil et une pile d'assiette s'écrasa au sol dans un fracas épouvantable quand il tomba un sol, les mains sur la gorge comme pour se défaire des liens qui l'empêchaient de reprendre son souffle, la respiration erratique. Mais le plus effrayant était ce sentiment de certitude qu'il allait mourir, là, maintenant, seul et effrayé, dans cette immense salle qui serait toujours debout bien après sa disparition.

Quand il put enfin reprendre son souffle, après ce qui lui avait semblé être des heures, Drago s'aperçut qu'il pleurait. Il ne s'en était même pas aperçu, mais ses joues étaient trempées de larmes et il tremblait de la tête au pied. Il était en train de devenir fou. Complètement fou. Et malheureusement, sa mission ne faisait que commencer.


- Asseyez-vous et sortez vos livres, rapidement s'il vous plait, nous avons beaucoup à faire aujourd'hui ! clama le professeur McGonagall alors que les 6ème années pénétraient dans la salle de métamorphose.

- Où est Drago ?, chuchota Pansy à Théo en remarquant l'absence du blond à leurs côtés.

- J'en sais rien, il doit être derrière, répondit-il avec un haussement des épaules en s'asseyant à côté de Blaise, comme à son habitude.

Mais quand le professeur McGonagall referma la porte de la salle derrière le flot d'élèves, il apparut évident que Drago n'était pas derrière eux. Le blond n'était nulle part, comme la place vide à côté de Pansy en était la preuve. La brune échangea un regard interrogateur et rempli d'incompréhension avec Théo, qui lui indiqua d'une moue perplexe qu'il n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvait l'héritier des Malefoy.

- Blaise ? Blaise !

- Quoi ?, rétorqua le brun à Pansy, plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu.

- Tu sais où est Drago ? chuchota la sorcière alors que Daphné s'asseyait à côté d'elle, bien qu'elle soit habituellement la voisine d'Aliyah.

- Mais non, j'en sais rien ! Je suis pas son père, répondit Blaise, visiblement exaspéré.

Sa mauvaise humeur ne l'avait pas quitté depuis la nuit passée, et les questions de Pansy combinées au regard de glace de Daphné posé sur lui n'arrangeaient rien. La brune roula des yeux et ne chercha pas à comprendre l'irritation de son ami. S'il avait décidé d'être désagréable, grand bien lui fasse, il n'avait qu'à se calmer dans son coin. Le plus important était de savoir où était Drago, car être en retard ne lui ressemblait définitivement pas. Ça ne ressemblait déjà pas à un Serpentard, mais Drago, encore plus que les autres, avait toujours mis un point d'honneur à respecter les horaires scolaires. Avec une mère comme Narcissa Malefoy, dont l'emploi du temps était réglé comme du papier à musique, c'était loin d'être étonnant. C'était ce qui rendait son absence encore plus étrange, et qui empêchait grandement Pansy de se concentrer, trop occupée qu'elle était à céder à l'appel des suppositions les plus folles concernant le retard de son ami.

- Tu comptes fixer l'horloge comme ça pendant longtemps ? lui chuchota Daphné au bout de plusieurs minutes.

- Désolée, répondit Pansy en ouvrant son livre. Enfin, c'est quand même bizarre que Drago soit pas là !

Elle avait tenu approximativement trois secondes de silence, ne put s'empêcher de remarquer Daphné avec un léger amusement.

- Il a sûrement juste oublié, ça arrive à tout le monde, dit la blonde, se voulant rassurante.

La seule réponse qu'elle obtenu fut un marmonnement inintelligible de la part de son amie, et elle reporta son regard sur le professeur McGonagall qui discourait devant le tableau.

A la table voisine, Théo prenait des notes et observait du coin de l'œil l'air maussade de Blaise, qui semblait penser que griffonner sur son parchemin était plus utile que d'écouter le cours. Ce n'était pas le fait que son ami soit aussi distrait qui faisait dire à Théo que quelque chose n'allait pas, puisque l'afro-britannique n'était pas particulièrement connu pour son investissement scolaire et l'attention dont il faisait preuve en classe, mais ses sourcils froncés et la posture tendue qu'il avait adopté. Blaise maitrisait l'art de la désinvolture à la perfection et semblait en permanence décontracté et détendu, ce qui rendait sa tension actuelle si visible. Néanmoins, Théo ne dit rien, se contentant de vérifier que son ami ne mettait pas le feu à son parchemin, ou à Daphné, dont la présence semblait sans surprise accentuer sa contrariété.

Blaise réussit à se contenir, et après une demi-heure de cours, il n'avait toujours enflammé personne. Pourtant, ce n'était pas l'envie qui lui manquait, mais l'individu qu'il souhaitait réellement immoler se trouvait à des kilomètres de Poudlard, ce qui rendait l'opération un peu plus compliquée.

Tout avait commencé la nuit précédente, lors de sa dispute avec Daphné, qui l'avait laissé furieux et amer et l'avait tenu éveillé bien trop longtemps à son goût. Quand il avait ouvert les yeux après avoir bénéficié d'à peine 5 heures de sommeil, son humeur était aussi ensoleillée que les cachots des Enfers, et les choses étaient allées de mal en pis tout au long de la matinée. D'abord, il avait dû patienter vingt minutes avant que Goyle daigne sortir de la douche et lui laisser sa place, puis il s'était retrouvé à chercher ses chaussures pendant un quart d'heure, avant d'avoir le droit au brouhaha des conversations dans la Grande salle, qui avait achevé de le rendre dingue.

Mais tout cela aurait été largement surmontable sans l'arrivée du courrier. Quand la majestueuse chouette effraie de sa mère s'était posée sur la table en renversant le jus d'orange de Milicent, Blaise avait su presque immédiatement qu'elle n'apportait pas une bonne nouvelle. Il n'aurait su expliquer pourquoi, mais son instinct (ou son pessimisme) lui avait soufflé que l'enveloppe ne contenait pas une des lettres habituelles de sa mère. Et en effet, sa lecture confirma cette intuition : la missive ne venait pas d'Athénaïs mais de Lincy, qui l'informait succinctement qu'Augustus Rookwood avait gratifié le manoir de Rosbourg de sa visite par deux fois depuis le départ de Blaise. Il avait fallu au jeune homme des trésors de contrôle et de volonté pour ne pas faire voler sa tasse de café dans un éclat de fureur, et il s'était contenté d'afficher un visage fermé qui avait dissuadé ses amis de le questionner.

Depuis, il avait passé 2 heures à ruminer ses envies de meurtre à l'égard du mangemort pour s'empêcher de devenir fou à la pensée du danger que courrait sa mère, et se concentrer sur un stupide cours de métamorphose était largement au-dessus de ses capacités actuelles.

Il avait envie de hurler, de frapper dans quelque chose, de briser les deux bras et les deux jambes de Rookwood rien que pour avoir osé penser qu'il pouvait poser les yeux sur sa mère.

Même l'entrée fracassante de Drago ne put arranger son humeur. Le jeune homme releva à peine la tête quand son ami ouvrit la porte brusquement et dut essuyer les remontrances du professeur McGonagall, qui passa cinq longues minutes à lui rappeler que le règlement imposait une ponctualité exemplaire et qu'il encourait des sanctions si un tel évènement se reproduisait. Quand Drago put enfin s'asseoir, à côté d'un Poufsouffle dont il se rappelait à peine le nom, puisque Daphné avait pris sa place habituelle, Blaise ne lui lança pas un regard, trop occupé qu'il était à contrôler les vagues de rage qui s'emparaient régulièrement de lui.

Il ne voyait pas comment sa journée aurait pu être plus désastreuse, mais comme souvent, l'univers se fit un plaisir de lui montrer que les choses pouvaient toujours être pires qu'il ne le croyait. Le mauvais sort s'acharna en effet sur lui sous les traits pâles et doux de Daphné. N'importe qui d'autre aurait sûrement pensé que cela ne pouvait être de mauvais augure, mais quand on était Blaise Zabini, la vision de la blonde beauté de l'ainée des Greengrass relevait plus de la malédiction que de la félicité. Alors quand tout le monde se leva pour s'exercer à la pratique des sortilèges informulés, comme l'avait demandé le professeur McGonagall, et que Daphné se pencha vers lui, Blaise sentit que ses malheurs n'étaient pas terminés.

- Zabini, l'appela discrètement la jeune sorcière.

- Quoi ?, répondit abruptement son camarade.

- Je voulais juste… m'excuser pour hier soir, dit Daphné en jouant avec ses doigts. J'espérais qu'on pourrait mettre ça derrière nous et passer à autre chose ?

- Bordel mais tu crois pas que j'ai autre chose à penser que toi et tes conneries, Greengrass ? J'en ai rien à foutre, j'ai déjà oublié de quoi tu me parles, alors fous moi la paix et retourne jouer à la poupée, cracha Blaise, comme s'il avait attendu toute la matinée ce moment pour déverser sa haine.

Le visage de la blonde, auparavant calme et presque avenant, se durcit immédiatement, et si un regard avait pu tuer, les souffrances de Blaise auraient pris fin dans l'instant.

- Tu sais quoi Zabini ? Va au Diable.

Théo, qui venait de se retourner pour appeler Blaise qu'il attendait pour s'exercer, entendit seulement la dernière phrase, et ne put que constater l'air absolument furieux qu'affichait le visage de son ami. Cela le dissuada de lui demander de venir s'entrainer à la métamorphose avec lui, puisque que l'afro-britannique semblait prêt à déverser un torrent de malédictions sur la première personne qui oserait lui adresser la parole. Il se détourna pour demander à Pansy si elle connaissait la raison de cette colère qui semblait n'aller qu'en grandissant, puisqu'elle semblait être, au moins en partie, en lien avec Daphné, mais celle-ci était à l'autre bout de la pièce et souriait à Tracey, un sourire mince et discret qui surprit Théo, qui n'était pas habitué à voir sa meilleure amie avec une expression si douce sur son visage aux traits anguleux. En dernier recours, il chercha Drago, mais celui-ci avait un teint encore plus pâle qu'à son habitude et semblait être complètement déconnecté du cours qui se déroulait devant ses yeux, ce qui n'en faisait pas le partenaire idéal. Décidément, pensa le brun en regardant ses amis éparpillés aux quatre coins de la salle, chacun semblant plongé dans des pensées auquel il n'avait pas accès, l'année risquait d'être longue.


Et bien voilà, j'espère que ce chapitre qui a mis tant de temps à venir ne vous aura pas déçus (j'angoisse en écrivant ceci, pour être honnête). Comme toujours, je serais ravie de lire ce que vous en avez pensé, que ça soit positif ou négatif, ça me sera forcément utile et ça me ferait très utile que vous preniez un peu de votre temps pour laissez une petite review. A tous ceux qui le font déjà: je vous suis éternellement reconnaissante, c'est grâce à vous que je n'ai pas cédé à l'envie de tout laisser tomber quand j'avais trop de boulot sur les bras. Merci, du fond du cœur.

Avant de vous laisser, je voulais préciser deux-trois autres choses concernant Théo. Tout d'abord, on m'a fait la réflexion l'autre jour que Théo était un peu effacé par rapport à Drago, Pansy et Blaise, et je suis certaine que ça se ressent encore dans ce chapitre. Ca peut paraître bizarre mais c'est totalement voulu. Chacun des personnages à, en plus de la trame générale de l'histoire, une storyline qui lui est propre, et celle de Théo arrivera en temps voulu. Ensuite, il me semble qu'une lectrice s'était demandée s'il était gay: ça sera le seul "spoil" que je ferais de ma fiction, non, Théo n'est pas gay. Je le dis parce que ça m'ait déjà arrivé de lire des fics et de me mettre à shipper passionnément deux personnages du même sexe, pour voir au final que l'auteur me pondait un couple hétéro au milieu de tout ça, et je ne vous dis pas la déception. Je préfère donc le préciser d'emblée ! Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y aura aucun personnage lgbtq+ dans cette histoire ;)

Je crois que c'est tout de ce côté là ! Je voulais aussi vous dire que je vais essayer de me remettre à tenir le rythme de "un chapitre toutes les semaines" mais je ne peux rien vous garantir avec certitude. Promis promis, je ferais de mon mieux. Si ça vous dit, vous pouvez me suivre sur twitter .patronusofhades, il m'arrive de poster sur l'avancée de mes chapitres.

Je vous dis au plus vite et je vous embrasse !