Merci à Luucky, Calypsoh, Camille, Irisun, Jaliilove et Catlaur pour vos messages !
Désolée pour le retard que j'ai pris pour poster la suite mais je me suis mariée début août et j'ai été très occupée, j'espère qu'elle sera à la hauteur de vos attentes !

Le Mentaliste et ses personnages ne m'appartiennent pas, cette histoire n'est que le fruit de mon imagination.


Une nuit sans étoiles. Une nuit sans espoir.
Lorsqu'elle était enfant, la mère de Teresa lui avait expliqué un jour que si elle se sentait seule, si elle n'avait personne sur qui s'appuyer dans les moments difficiles, elle pourrait trouver du réconfort dans le ciel, que les étoiles veilleraient sur elle. La disparition précoce de sa mère avait obligé Teresa à grandir très vite, à assumer des responsabilités qui n'étaient pas de son âge. Adolescente, lorsqu'elle avait envie de pleurer et de céder au désespoir, elle se souvenait de ces paroles et courait se réfugier dans le jardin. Elle s'allongeait alors dans l'herbe et pouvait regarder le ciel pendant des heures. Elle en ressortait réconfortée et confiante. Elle avait gardé cette habitude même à l'âge adulte, qui lui donnait l'impression de garder un lien avec sa famille disparue et lui permettait d'exorciser ses craintes et ses douleurs. Teresa Lisbon paraissait aux yeux des autres sûre d'elle, et son leadership naturel lui avait permit de gravir facilement les échelons. Mais les personnes qui la connaissaient bien savaient voir au-delà des apparences. Elle cachait une grande sensibilité et une fragilité qui l'avaient jusqu'à présent empêché de se réaliser sur un plan personnel, familial. Cette dualité faisait partie de sa vie et elle l'avait accepté : Il y avait d'un coté, Teresa Lisbon, l'enfant battue qui avait peur de montrer ses émotions et de vivre ses sentiments et de l'autre Teresa Lisbon, la femme flic qui n'hésitait pas à se dépasser pour arriver à ses fins.
Aujourd'hui elle avait apprit la mort d'un être cher, la mort de la seule personne dans sa vie qui s'était le plus rapprochée de l'image d'un père pour elle. Et elle se sentait ce soir plus que tout comme l'enfant maltraitée qu'elle avait été dans le passé.

Assise sur les marches de la maison de Virgil Minelli, elle regardait l'agitation qui l'entourait sans vraiment la voir : Les voitures de police garées anarchiquement, les vas et viens de la police locale, de son équipe, les voisins sur le trottoir agars. Elle avait l'impression d'être devenue sourde et aveugle. Elle se sentait vide et seule la douleur violente dans sa poitrine lui rappelait qu'elle respirait encore.

Elle sortie de sa léthargie lorsqu'une main se posa sur épaule.

- Hey, tu tiens le coup ? Lui demanda Gabe Mancini en s'asseyant à ses cotés.

- Il n'y a pas d'étoiles dans le ciel ce soir, lui répondit-elle les yeux dans le vague.

- Teresa, regarde moi, lui demanda t-il en tournant son menton dans sa direction. Je vais te ramener chez toi, tu as besoin de te reposer.

- Non je préfère rester ici.

- On n'a plus rien à faire ici, il faut laisser la scientifique faire son travail.

- Où est mon équipe ?

- Vanpelt et Cho sont là, Rigsby n'est pas encore arrivé.

- Jane ?

- Il ne répond pas au téléphone, je lui ai laissé un message. Teresa… on y va maintenant.

Il lui saisi le bras et tous deux prirent lentement la direction du SUV noir de l'agent.

Teresa Lisbon venait de franchir le seuil de sa maison lorsque son téléphone sonna.
Voyant qu'elle hésitait à répondre, Gabe lui pris doucement des mains et répondit à sa place.

- Gabe Mancini à l'appareil. Oui directeur Bertram elle est avec moi, je vous la passe.

Teresa poussa un profond soupir puis se saisie de l'appareil.

- Je vous écoute... Je vais aussi bien que possible vu les circonstances... Quoi ?! Je n'ai pas besoin de rester à la maison, j'ai du travail et je vais bien je vous assure ! …Mais – (Elle soupira à nouveau). Très bien, oui …au revoir.

- Alors ?

- Et merde, je suis en « congés » pour deux jours, lâcha t-elle un jetant son téléphone sur la console. Je n'ai pas mon mot à dire apparemment.

- C'est une bonne nouvelle, tu en as besoin. Tu veux que je reste un peu avec toi ?

- Non ça ira, j'ai besoin d'être seule.

- Ok, appelle moi si tu as besoin de quoi que ce soit.

Il se dirigeait vers la porte lorsqu'il ajouta :
- Je te tiens au courant si on a du nouveau. Et Teresa… je suis là si tu as besoin de parler, qu'elle que soit l'heure du jour ou de la nuit.

- Merci, lui répondit-elle en esquissant un semblant de sourire.

Une fois seule, Teresa monta lentement l'escalier, pénétra dans sa chambre et s'écroula sur son lit. Elle mordit son oreiller pour étouffer ses hurlements et sentit sa poitrine se déchirer en longs sanglots rauques.


Jane arriva rapidement à destination. Il se gara, coupa le contact et inspira profondément avant d'ouvrir la boite à gant de la vieille DS. Il en sortit un colt qu'il camoufla dans la veste de son costume avant de quitter le véhicule.
Il toqua à la porte, une main fébrilement posée sur sa veste.
Cette dernière s'ouvrit, laissant apparaître son ancienne psychiatre Sophie Miller.

- Patrick ? Que fais tu là, il est très tard, tout va bien ? s'inquiéta la jeune femme.

- Je peux entrer ? Lui demanda t-il fermement.

- Oui bien sûr, dit –elle en s'écartant pour le laisser passer.

Il prit place dans son canapé et elle s'installa dans le fauteuil face à lui.

- Qu'est ce que je peux faire pour toi ?

- Qui est John le Rouge ? l'attaqua t-il sans détours.

- Patrick, je ne sais pas ce qui te fait croire que…

- Qui est John le Rouge ? répéta t-il froidement. Je sais tout concernant l'enlèvement de Jessica Miller, je sais que tu es impliquée dans tout ça et tu vas tout me raconter dans les moindres détails, ajouta t-il en sortant son arme de son veston.

- On n'est pas obligé d'en arriver là Patrick, je sais de quoi ça a l'air mais je suis de ton coté. Moi aussi il m'a prit quelqu'un que j'aime et… si j'ai donné des informations à John le Rouge crois moi, ce n'était pas de mon plein gré, dit elle les yeux embrumés de larmes.

- Quel rôle joue Bob Kirkland dans tout ça ?

Sophie Miller n'eut pas le temps de s'expliquer car le principal intéressé fît irruption dans la pièce.

- Si j'étais vous je baisserai mon arme M. Jane, dit-il arme au poing, la brandissant fermement dans sa direction.

- Je veux simplement avoir des réponses, enchaina Jane en soutenant son regard.

- La curiosité est un vilain défaut… mais je reconnais que je vous dois quelques explications. Il s'installa en face du mentaliste, sans baisser sa garde, avant de reprendre : Jessica était ma compagne, elle était médecin. John le rouge l'a enlevé il y a douze ans pour me faire chanter. A l'époque je travaillais déjà pour la sécurité intérieure. Quand j'ai compris ce qui était arrivé, j'ai lutté, enfin… j'ai essayé.

- Pourquoi vous ? et comment avez-vous su qu'il s'agissait de John le rouge ? S'enquit Jane.

- Ma position à la sécurité intérieure me donne accès à toutes sortes de dossiers sensibles et à des informations classées top secret. Je suis capable de tout connaître sur une personne rien qu'en tapant son nom sur nos réseaux. Je sais tout sur vous M. Jane, de votre première petite amie Alice, en passant par vos arnaques dans les casinos de Las Vegas quand vous avez atteint la majorité, comment votre mère a refait sa vie après vous avoir abandonné, le petit pécule que vous avez dissimulé au fisc dans des comptes en Suisse, je sais tout M. Jane. Le savoir, c'est le pouvoir, et John le Rouge l'a bien compris.

Jane ne fît pas de commentaires. Il encouragea cependant d'un hochement de tête son interlocuteur à poursuivre.

- Un beau matin, j'ai reçu par courrier son annulaire M. Jane. Je sais que vous pouvez comprendre ce que j'ai ressenti quand j'ai ouvert la boite. C'est comme si on m'avait arraché le cœur, j'imagine que lorsque vous avez lu le mot qu'a laissé John le rouge sur la porte de votre chambre ce soir là, il en a été de même pour vous.
Durant quatre années il m'a fait croire qu'elle était en vie. Quatre longues années M. Jane. Quatre années durant lesquelles j'ai couvert ses arrières dans l'espoir de la revoir.

- Qu'est ce qui c'est passé ensuite ? demanda Jane après une minute d'un silence pesant.

- Un matin j'ai su. J'ai su que je ne la reverrai jamais. J'ai su qu'il l'avait tué. Cet espoir que j'ai nourri pendant toutes ces années, c'est pire que la mort. Vous M. Jane, vous avez pu enterrer votre femme et votre fille, faire votre deuil. Ne pas savoir quand cela c'est passé, ni comment, c'est terrible.

- Pour ce que ça vaut, on ne peut pas dire que j'ai fais mon deuil. J'ai pu les enterrer c'est vrai, j'ai vu, j'ai touché leurs corps sans vie. Mais je suis un peu mort moi aussi ce soir là. Dites moi, qu'est ce qui a changé à partir du moment où vous avez compris que vous ne la reverrez jamais ?

- Le désespoir, la haine, …la colère. Depuis plus de huit ans je ne vis que pour le faire tomber, pour le briser. Quand il a fini par me proposer son amitié, je l'ai accepté dans l'espoir de découvrir son identité, pour me venger.

- Dites moi qui il est Bob. Je vous comprends, je sais ce que vous avez traversé. Ensemble on peut l'arrêter, l'empêcher de détruire d'autres vies.

Bob Kirkland éclata dans un rire nerveux.
- C'est là où la situation devient ironique : je ne sais pas qui il est. Il est très intelligent. Il ne commet aucune erreur. Je n'ai jamais vu son visage, je ne lui ai jamais parlé directement, Il ajouta non sans émotion : Tout ce que je veux savoir, c'est où elle est enterrée, qu'on me rende son corps.

- ça va aller Bob, ensemble on va y arriver il faut que vous me fassiez confiance, ajouta Jane avec compassion.

Bob Kirkland qui semblait une minute avant perdre le contrôle de ses émotions et de son self contrôle, se reprit subitement et ses yeux se posèrent à nouveau froidement sur le mentaliste.

- Je suppose que votre charmante coéquipière est au courant que vous êtes là ?

- Je suis venu seul, personne ne sait que je suis ici, ajouta t-il sincèrement.

- Je suis désolé alors Patrick, lui lança Bob Kirkland.

- Désolé pourquoi ? s'inquiéta Jane.

- Parce que je vais devoir vous tuer, dit-il froidement. John le rouge est à moi, je ne peux pas vous laisser partir comme ça, je ne peux pas vous laisser ruiner ma couverture.

A cet instant il brandit son arme et appuya sur la détente, Jane eu juste le temps de plonger au sol évitant ainsi le projectile. Caché derrière le canapé, il riposta, manquant sa cible, avant de se jeter dans la fenêtre du salon qui se brisa sous son poids.
Il roula sur la pelouse et sentit une vive douleur transpercer son épaule. Il cria mais ne lâcha pas son arme pour autant et continua à tirer en se rapprochant de son véhicule. Bob Kirkland sur ses talons, il eu tout juste le temps de pénétrer à l'intérieur, de démarrer lorsqu'il sentit une arme sur sa tempe.

- C'est terminé maintenant. Une dernière volonté avant de mourir ?

- Lâche le tout de suite Bob.

Sophie Miller le menaçait d'un fusil de chasse, directement pointé sur son abdomen.

- Laisse le partir, le supplia t-elle.

- Ne te mêle pas de ça Sophie, je ne voudrais pas être obligé de te tuer aussi, lui dit-il.

- Il faut bien mourir un jour.

Bob Kirkland baissa lentement son arme puis fît un croche pied à la psychiatre qui retomba lourdement sur le sol, lâchant son arme. Il lui asséna ensuite un violent coup de poing sur le visage qui la laissa clouée au sol. Jane profita de cette diversion pour démarrer et s'éloigner. Dans son rétroviseur, il remarqua cependant que l'agent qui venait de monter dans son SUV, était déjà à ses trousses.
Ignorant le sang qui s'échappait de son épaule, il prit son téléphone et composa le premier numéro enregistré. Celui de Lisbon. Il tomba directement sur sa boite vocale. Il composa alors rageusement le numéro de Cho. Ce dernier répondit après seulement deux sonneries.

- Cho, je suis poursuivi par Bob Kirkland, il cherche à me tuer, je suis sur le boulevard Jackman. Envoi une équipe pour nous intercepter je sais pas combien de temps je vais pouvoir le distancer. Il faut que tu ailles chercher Sophie Miller chez elle, elle est en danger elle a des informations sur John le rouge, ramène là au CBI et protège là personnellement. Préviens Lisbon je n'arrive pas à la joindre.

- Je m'en occupe, j'envois une patrouille tout de suite à ta rencontre. Il ajouta après quelques hésitations : Lisbon est chez elle, elle est en congés pour deux jours.

- En congés ?! s'écria Jane avec humeur, elle n'en a pas pris depuis deux ans mais je crois que pour le coup elle aurait pu s'abstenir, ce n'était pas vraiment le moment.

- Virgil Minelli est mort Jane, on t'a laissé plusieurs messages.

Jane encaissa le choc de l'information silencieusement puis raccrocha avant de jeter le téléphone sur le siège à ses cotés. Il risqua un coup d'œil dans le rétroviseur : Il avait vraisemblablement semé Bob Kirkland qui était hors de vue, il ne ralentit cependant pas son allure et poussa sa voiture de collection au delà de ses limites, grillant feu rouges et stop.
L'adrénaline commençait à redescendre, Jane sentait doucement la douleur dans son épaule se faire plus vive et ses mains trembler contre le volant. Il avait déjà été pris à parti de la sorte mais c'était la première fois qu'il avait senti au plus profond de lui même la peur de mourir.
A deux reprises, il avait été amené à tuer un homme: il y avait eu le sheriff Hardy pour protéger Lisbon il y a quelques années et Timothy Carter qu'il avait abattu froidement, pensant qu'il s'agissait de John le rouge. Aujourd'hui, il aurait pu tuer Bob Kirkland… pour rester en vie et pas uniquement dans le but ultime d'assouvir sa Némésis. Il venait de prendre conscience assez brutalement qu'il voulait vivre après s'être oublié pendant si longtemps en se concentrant uniquement sur sa vengeance. A partir d'aujourd'hui, il ne pourrait plus l'ignorer.

Soudain, Jane fût obligé de mettre ses pensées de coté lorsque la voiture de Bob Kirkland déboucha sur sa droite à un croisement, fonçant sur lui à toute allure. L'impact fût violent et Jane fût projeté contre le volant. A demi inconscient il entendit la tôle de sa voiture se plier sous le choc. Les yeux entre ouverts, il regarda l'agent descendre de son véhicule, révolver au poing et se diriger vers lui. C'est à ce moment là, alors qu'il commençait à abandonner tout espoir de sortir de cette voiture vivant, qu'un autre véhicule roulant à vive allure fît son apparition et stoppa sa course à coté des deux individus. Bob Kirkland qui était sur le point d'achever Jane, s'arrêta dans son élan, aveuglé par les phares. Jane incapable de tourner la tête entendit alors deux coups de feu et le bruit d'un corps qui tombe à terre. Il sentit ensuite que quelqu'un arrachait la portière conducteur défoncée et l'extirpait vivement du véhicule avant de l'allonger à même le sol.
Alors qu'il s'attendait à découvrir le visage de Cho, il constata avec effroi que l'individu qui venait de lui sauver la vie n'était autre que Bret Stiles. A quelques mètres de lui, gisait le corps sans vie de Bob Kirkland abattu de deux balles dans la tête.

- Pourquoi ? murmura Jane encore sonné par l'accident.

- Ne me remerciez pas M. Jane, disons… que notre ami commun n'est pas disposé à ce que le jeu entre vous se termine de cette façon, dit il en désignant Bob Kirkland. Il a un message pour vous. Il tendit à Jane un message dans lequel il déchiffra les mots suivants:

« Le cerf errant par les taillis
Tient l'âme humaine hors du souci.
L'agneau prétexte du pêché
Pardonne au couteau du boucher. »*

- William Blake ? Sérieusement ? répondit Jane en s'adossant contre le trottoir en prenant appuie sur ses bras.

- M. Jane, laissez moi vous rappeler les règles du jeu une dernière fois. Aujourd'hui vous avez beaucoup de chance, il n'en sera pas de même demain. John le rouge s'en est pris à vos pions, il va maintenant s'attaquer à vos pièces maitresses, les tours, les fous… votre reine. Quand vous tomberez sous sa lame, vous serez seul.

- Dites moi qui il est et là le jeu commencera à être équitable.

- Non monsieur Jane, ça c'est à vous de le découvrir, vous avez toutes les cartes en main, répondit calmement le vieil homme avant de tourner les talons et de disparaître dans la nuit.

Jane resté seul, posa sa tête contre le trottoir et ferma ses yeux. Il ne les rouvrit que lorsqu'il entendit les sirènes familières se rapprocher. Cho descendit de son véhicule précipitamment suivit de prés par Gabe Mancini et Gale Bertram.

- Qu'est ce que c'est que ce bordel Jane ? s'écria Gale Bertram en se penchant pour prendre le pouls de Bob Kirkland.

- Ne vous fatiguez pas, il est mort, rétorqua Jane en se redressant à nouveau.

- Qu'est ce qu'il s'est passé ? demanda t-il non sans colère.

- Une longue histoire… En résumé, disons que j'ai découvert que Bob Kirkland était lié à John le Rouge qui le faisait chanter. Il était en quelque sorte un agent infiltré sauf que des raisons personnelles l'animaient. Il a essayé de me tuer pour continuer à mener son investigation sans que j'interfère.

- Bob Kirkland ? Un agent infiltré ? L'agent Cho m'a dit ce qu'il s'était passé avec Sophie Miller. Expliquez-moi pour quelles raisons ces éléments n'ont pas été portés à ma connaissance ?

Jane se leva péniblement pour se tenir au même niveau que son interlocuteur.

- Je ne fais confiance à personne voilà pourquoi. Nous sommes près du but, nous n'avons plus droit à l'erreur.

- Quand vous dites « Nous » vous parlez de vous et de l'agent Lisbon c'est ça ? Elle était au courant de vos escapades nocturnes qui ont coutées la vie à un homme ce soir ?

Jane ne répondit pas mais serra son poing rageusement, seul signe trahissant son irritation grandissante.

- Je prends ça pour un oui. Il va y avoir des répercussions Jane et sans tarder. Mancini, vous prenez la tête exclusive de cette unité, Lisbon est relevée de ses fonctions. Je vous veux dans mon bureau dans une heure. Jane vous allez être placé en détention jusqu'à ce que l'on ait fait toute la lumière sur ce qui s'est passé.

- Il a besoin de soins médicaux Monsieur, l'interrompit Cho.

Gale Bertram considéra le mentaliste un instant comme s'il voyait pour la première fois, son état général dégradé.

- Agent Cho, vous accompagnez M. Jane à l'hôpital, il est sous votre responsabilité. Un seul faux pas de sa part et vous dégagez vous aussi, c'est bien compris ?

- Bien Monsieur.

- Vous êtes à coté de la plaque mon pauvre Gale, lui lança le mentaliste avant de rejoindre Cho dans le véhicule.

Une fois seuls, Jane se tourna vers l'agent asiatique sans lui laisser le temps de parler.

- Je sais que je te dois des explications, je sais que j'ai eu tort de te mettre à l'écart mais il va falloir que tu me fasses confiance.

- Tu ne pourras pas t'en tirer avec des pirouettes cette fois ci Jane, un homme est mort, lui répondit l'agent dans son calme habituel.

- Il y en aura encore si tu ne m'écoute pas. On ne va pas à l'hôpital, tu vas m'amener chez Lisbon : Je te promets de tout te dire.

- Pourquoi je te ferai confiance ? Pourquoi je risquerai ma carrière pour toi ?

- Parce que j'ai compris qui est John le Rouge.

TBC…


* extrait de "Auguries of innocence" - Poème de William Blake

Version originale :
The wild deer, wandring here & there,
Keeps the Human Soul from Care.
The Lamb misusd breeds Public strife
And yet forgives the Butchers Knife.