Merci à tous pour vos messages !

Bon, je ne sais pas vous mais pour l'instant je suis conquise par cette saison 6 !

Si vous ne suivez pas la diffusion américaine de la saison 6 ne lisez pas ce qui suit (Spoilers) :

Je suis surprise (dans le bon sens) de découvrir que je ne m'étais pas trompée sur Kirckland au niveau de sa personnalité, ses motivations… même si je trouve que sa mort (par balle également, sur une route :-) …) a manqué de panache !

Pour Sophie Miller aussi… quant au tatouage de John le Rouge révélé dans le dernier épisode ! Je n'en revenais pas moi-même…

Hâte de découvrir le prochain épisode et surtout la scène du couché de soleil avec les sentiments de Jane qui se dévoilent « tu n'as pas idée de ce que tu signifies pour moi… » … Il n'en faut pas plus pour me faire fondre :-) …

En attendant, voici ma suite !

Le mentaliste ne m'appartient pas, cette histoire n'est que le fruit de mon imagination débordante.


Teresa était assise sur le canapé du salon, pensive, ses bras enroulés autour de ses genoux.

Le téléviseur allumé éclairait la pièce d'une douce lumière tamisée.

Ses pensées étaient toutes tournées vers Gale Bertram, cherchant les options qui s'offraient à elle pour l'appréhender le plus rapidement possible.

Ils n'avaient pas droit à l'erreur, un seul faux pas et il pourrait leur échapper, peut être disparaître pour toujours.

Ils pouvaient tenter une approche invasive : une fois son équipe au complet, ils pourraient l'attendre à son domicile et le mettre en état d'arrestation. Et après ? Quelles preuves solides avait-elle pour l'incriminer ? La présence d'un tatouage sur son bras, des théories fumeuses autour d'un poème du XIXème siècle, une histoire de corde…Elle laissa échapper un soupir de frustration…Aucune, elle n'avait aucune preuve tangible. Elle était certes convaincue de sa culpabilité mais les convictions ne pèsent pas lourd dans un tribunal, en plus elle ne faisait même plus partie du CBI…

Se tourner vers le FBI ? A qui pouvait-elle faire confiance ? Jane s'y opposerait fermement.

Jane… A l'évocation de celui qui était devenu en quelques heures bien plus que son consultant elle se sentit frémir… Et s'il avait raison ? Si le seul moyen d'arrêter ce monstre était de le tuer ? Non, elle ne pouvait pas laisser ses pensées s'aventurer sur ce terrain. C'était une professionnelle, elle avait des principes, elle respectait les lois et les droits humains. Il fallait trouver des preuves et faire vite. Il y avait forcément un moyen de mettre la vérité au grand jour.

- Teresa ?

Jane venait de la rejoindre sur le canapé, les cheveux en bataille et encore humides. Il sortait de la douche. La jeune femme leva les yeux vers lui et les écarquilla de surprise. Il avait quitté son inconditionnel costume trois pièces pour un jean et une chemise neutre. En huit années passées à ses cotés, c'était la première fois qu'elle le voyait ainsi, aussi décontracté. Il paraissait des années plus jeune.

- A quoi tu penses ? lui demanda t-il dans un demi-sourire.

- Tu sais très bien à quoi je pense, lui répondit-elle en lui donnant une tape sur le bras. C'est quoi cette tenue ?

- Ça ne te plait pas ?

- Je n'ai pas dit ça, c'est juste… inhabituel.

- Je n'ai pas que des costumes dans ma garde robe, comme l'américain moyen, je porte aussi des jeans !

- Tu n'as rien de l'américain moyen. Ça colle juste pas avec le personnage, désolé Patrick, avoua t-elle en éclatant d'un rire léger devant sa mine désappointée.

- Ok on arrête là sur mon style, tu veux me dire à quoi tu penses ?

- A Bertram, lui confessa-t-elle en retrouvant son sérieux. Je me demande ce que l'on peut faire pour le coincer. Les éléments qu'on a contre lui ne sont pas suffisants. Il nous faudrait …ses aveux ou ceux d'un complice, ou quelque chose qu'il aurait laissé dernière lui qui l'incrimine.

- On ne trouvera rien de tout ça dans son passé.

- Il n'est pas parfait Jane. Bosco l'a déjà prouvé. (A/N : Cf. Saison 2 épisode 8). On pourrait le mettre sur écoute : quand Van Pelt sera là elle pourra installer tout ce bazar fît elle en désignant le matériel informatique sur la table. Il y a aussi Sophie Miller… Elle pourrait témoigner ! Elle a passé la nuit en détention provisoire au CBI. Il faudrait réussir à la sortir de là avant que Bertram s'en prenne à elle.

- Ma priorité c'est de vous mettre en sécurité, toi et l'équipe. Sophie Miller passe après.

- Elle va mourir Patrick, tu le sais n'est ce pas ?

- Peut être qu'elle le mérite. Elle m'a trahie.

- Tu ne peux pas dire ça. Elle a aidé John le Rouge parce qu'il détenait sa sœur. C'est une victime.

- Teresa, arrête ça. On ne va pas risquer nos vies pour aller la secourir. On ne sait pas vraiment qu'elle est son implication dans tout ça. C'est précisément ce qu'attend Bertram.

- On pourrait demander de l'aide…

- A personne, la coupa t-il. Teresa j'ai besoin que tu me fasses une promesse.

- Je t'écoute, répondit la brunette avec hésitation.

- Promets-moi que quoi qu'il arrive, tu ne feras rien qui puisse te mettre en danger.

- Jane…

- Patrick.

- Patrick, se reprit-elle, je ne peux pas te faire cette promesse. Le danger ça fait parti de ma vie, c'est mon métier. Croire que je vais attendre que ça se passe c'est mal me connaître. Ne t'imagine pas un seul instant que tu seras seul à affronter Bertram. Ça n'arrivera pas.

- J'ai besoin de te savoir en sécurité.

- Qu'est ce que tu ne me dis pas ? Qu'est ce que tu as planifié Patrick ? demanda t-elle soudain soupçonneuse.

Jane éluda la question en se tournant vers le téléviseur. Son attention fût alors saisie par les images qui défilaient : Des voitures de police devant un domicile familier, un va et vient d'agents en service, une ambulance sur le coté.

Un instant pétrifié, Jane bondit pour se rapprocher de l'écran à l'évocation de certains mots par la journaliste : « John le rouge », «agents assassinés », «Kimball Cho ».

Teresa se rapprocha également et se saisit de la télécommande pour monter le son.

La journaliste tourna alors son attention vers un individu à ses cotés qui étaient resté dans l'ombre pour l'interviewer.

- Je m'adresse maintenant au directeur du CBI, Gale Bertram qui va nous donner des précisions sur les événements qui se sont déroulés dans la nuit.

- Bonsoir. L'enquête est en cours mais d'après les premiers éléments en notre possession, tout porte à croire que c'est John le rouge qui a agit ce soir. Il s'est attaqué à deux agents séniors du CBI, l'agent Grace Van Pelt et Wayne Rigsby, tous deux décédés des suites de leurs blessures. »

Teresa lâcha la tasse de café entre ses mains qui vint se briser répandant son contenu sur le sol. Jane passa ses mains dans ses cheveux avec une nervosité incontrôlée.

« Oui John le Rouge qui n'a jamais été aussi actif, a encore fait parler de lui. Mais l'enquête avance. Nous avons été en mesure d'appréhender l'un de ses complices, l'agent du CBI Kimball Cho, présent sur les lieux du crime lors de notre arrivée. Il est actuellement en état d'arrestation et est actuellement interrogé par les enquêteurs en charge. A ce stade de l'enquête, son témoignage nous permet ce soir de porter nos soupçons sur un homme : Patrick Jane.

Le visage de Jane apparût alors sur l'écran, pour illustrer les propos de Bertram.

- Cet homme est consultant au CBI n'est ce pas M. Bertram ?

- Tout à fait. Mais l'heure n'est pas à la polémique quand des vies humaines sont en jeu. Cet homme est armé, extrêmement dangereux. J'en appelle à la citoyenneté. Toutes les forces de police sont actuellement monopolisées pour l'arrêter mais nous avons besoin de vous. Si vous avez quelques informations concernant cet individu, n'agissez pas seul, prenez contact au numéro qui s'affiche sur votre écran. Je le répète, cet homme est extrêmement dangereux, la plus grande prudence est de rigueur.

Teresa ne put en entendre davantage. Prise d'une violente douleur dans le ventre elle se laissa glisser sur le sol. Incapable d'articuler le moindre son, elle se mit à bouger la tête frénétiquement. Jane, accusait le coup, encore sous le choc de ces révélations.

Quand il se retourna et qu'il découvrit son amie prostrée à même le sol, il se ressaisit brutalement. Il n'avait pas le droit de flancher, pas maintenant.

« Tout porte à croire que Patrick Jane a enlevé le fils de l'agent Rigsby, Ben âgé de seulement 2 ans».

Jane s'accroupit et enlaça étroitement Teresa dans ses bras. Il aurait aimé lui murmurer des paroles rassurantes mais il en était incapable à cet instant. Ils restèrent quelques minutes ainsi, sans bouger ni échanger le moindre mot.

« L'agent Teresa Lisbon, est également portée disparue. Nous ne savons pas qu'elle est son implication à ce degré de l'enquête. »

Jane desserra son étreinte et pris le visage de Teresa entre ses mains. La souffrance qu'il y lut était immense. Comment pouvait-on en quelques heures ressentir un tel panaché des sentiments ? La peine, la colère, la passion, l'amour, la haine … le tout dans une intensité incroyable. Comment trouver la force de continuer, d'y croire encore alors que tout venait de s'écrouler à nouveau ?

« C'était Brenda Shetrick,pour CBS news. »

Patrick plongea ses yeux dans ceux de Teresa et sortit enfin de son mutisme.

- Teresa, regardes moi. On est en sécurité pour le moment. Concentres toi sur ma voix, juste sur ma voix. Tu vas penser à un endroit dans lequel tu te sens bien, un endroit qui t'apaise. Où es tu ?

- Dans un jardin, murmura la jeune femme.

- Oui un jardin. Je suis avec toi, je ne te quitte pas tu m'entends ? Là où tu es, tu es bien, tu n'as plus mal, tu es en paix. Fais le vide, tu ne penses à rien. Tu es fatiguée, tu as très envie de te reposer. Teresa, je vais compter jusqu'à 3 et à 3, tu dormiras d'accord ?

- D'accord chuchota t-elle, les paupières lourdes.

- 1, 2, 3.

La tête de Teresa retomba lentement sur son épaule. Elle dormait. Son visage avait retrouvé un air paisible, presque enfantin.

Jane ne perdit pas de temps. Il ne lui était pas possible de ruminer ses erreurs et de se laisser aller. S'ils restaient là, dans quelques heures au mieux, ils verraient débarquer toutes les forces de police réquisitionnées pour le mettre en état d'arrestation.

Avec douceur, il l'a prit dans ses bras et la transporta jusqu'à une petite berline, en stationnement devant le hangar. Une fois qu'il l'eut installée, il se précipita à l'intérieur pour récupérer leurs affaires personnelles qu'ils n'avaient pas eu le temps de déballer. Il s'arrêta ensuite dans l'entrée et se saisit d'une sacoche qu'il ouvrit pour en vérifier le contenu.

A l'intérieur : du cash, des papiers d'identité, un téléphone mais également deux colts et des recharges. Il avait préparé ce sac depuis des années déjà, et il n'était jamais loin dans l'hypothèse où il lui faille disparaitre rapidement après avoir assouvi sa vengeance.

Une fois à l'intérieur du véhicule, il démarra rapidement et s'éloigna, sans un regard derrière lui.

Il était à court d'options, il n'avait pas le choix. Il lui fallait agir rapidement et faire des sacrifices pour pouvoir aller au bout de la promesse faite des années auparavant à sa défunte famille. Jane posa brièvement ses yeux sur sa passagère endormie. Il avait été fou de succomber à ses instincts, aux sentiments profonds qui les unissaient. Il avait été fou de croire qu'il pourrait sortir vivant de toute cette histoire et qu'un après John le Rouge était envisageable pour lui. Il avait été fou de lui donner de l'espoir.

Jane attrapa son téléphone.

- Madeleine, Patrick Jane. Je sais que je ne devais vous appeler qu'en cas d'extrême urgence mais j'ai besoin de vous. Il faut qu'on se voit. Maintenant.

TBC ….