Et voici le troisième chapitre de la journée et je peux vous dire qu'il va y avoir de l'action pour pimenter tout ça ! Je vous laisse découvrir la suite de l'aventure de nos deux héros !
On se retrouve en bas !
Chapitre 17
Aujourd'hui ne sera pas une bonne journée. Je venais de passer une semaine merveilleuse, idyllique avec un homme charmant, sexy et drôle. Nous avions découvert, enfin plus pour moi, une nature brute de décoffrage à la beauté sans pareille. Une faune et une flore des plus diversifiés dans une palette de couleurs dans les tons chauds allant du rouge ocre des falaises au sable blond du désert en passant par le brun de la terre brulé. J'avais appris une multitude de chose reconnaitre les plantes bonnes à manger, celles qui avaient une vertu thérapeutique, j'étais devenue une experte au maniement des armes et Jasper avait conclus que nous n'avions plus besoin de nous entrainer.
Mais ce matin, tout est allé de travers. Ça à commencer par Jasper qui m'engueule, bien sur il avait raison, mais ça a eu beaucoup de mal à passer. J'ai voulu enfilé ma paire de Pataugas et je ne les ai pas secoués avant de vouloir les mettre. Jasper a couru vers moi et à fait voler mes chaussures en me criant dessus pendant que je fixais d'un œil horrifié la colonie de bestioles qui avait élue domicile dans mes souliers. C'était moins une, j'aurais pu me faire piquer et ça aurait arrêté mon aventure sur le champ. Jasper me fit la morale sur les dangers que la nature recèle et sur mon inattention qui aurait pu me couter cher. Du coup, légèrement stressée, nous avions repris la route. Mais j'ai du transmettre mon stress à mon cheval parce qu'il se cabra pour me désarçonner plusieurs fois.
Pas trop mauvaise cavalière, j'avais réussie à le maitriser mais ma patience arrivait à son terme et mes nerfs menaçaient de lâcher à tout moment. Le pompon fut quand un énorme ours noir crut bon de venir nous dire bonjour. Nos deux cheveux partir aux triples galops pour ne s'arrêter qu'un quart d'heure plus tard. Ça aurait du me mettre la puce à l'oreille et j'aurais du insisté pour qu'on s'arrête pour la journée et qu'on la passe à faire l'amour. Nous nous étions un peu éloignés du lit de la rivière pour éviter une autre mauvaise rencontre avec une grosse bête à fourrure mais c'est comme ça que la poisse nous rattrapa. J'étais entrain d'envoyer toute mes prières au Tout Puissant pour maintenir l'homme que j'aimais en vie. Son sang tachait mes mains et j'essayais de faire le moins de bruit possible pour ne pas nous faire repérer. Je vous explique comment on en est arrivé là.
Nous galopions tranquillement après avoir mangé le midi quand nous avons entendu quelques coups de feu tirés non loin de nous. Nous avons tout de suite stoppé nos montures pour chercher d'où venaient les coups de feu. Aux détours d'une colline, nous avons aperçu une bande d'hommes armés jusqu'aux dents et deux hommes à terre, surement mort. Ils étaient équipés d'énormes 4x4 noirs et ils étaient si proche de nous que nous aurions pu en faire la description jusqu'aux grains de beauté prêt. L'angoisse me tiraillait les trippes et Jasper me fit signe de ne pas ouvrir la bouche.
Il me fit reculer doucement mais manque de bol, je fis dégringoler quelques pierres qui alertèrent les meurtriers. Jasper se saisit de mon bras pour me coucher à terre et pour ramper. Nous avons rejoint les cheveux pour prendre nos sacs et nous les avons libéré en frappant leurs croupes pour créer un leur. Mon homme m'a entrainé dans une course effréné pour sauver nos vies parce que là c'est sur, nos vies étaient menacées. Il me dit que c'était surement des membres du cartel de la drogue vu que nous étions relativement proches de la frontière du Mexique. Malheur, il fallait que ça tombe sur nous ! Nous avons tout juste eu le temps de nous cacher dans une petite ravine que nous entendions les engins passés à toute allure.
Au bout de cinq minutes qui me parurent des heures, nous avons entendu plusieurs coups de feu, signe que nos montures avaient été rattrapées. La chasse pouvait commencer. Jasper sortit plusieurs couteaux, il m'en tendit deux et il sortit deux armes à feu. Quand je vis les deux Beretta je me dis que peut être tout n'était pas perdu. Mon père, étant shérif, m'avait appris à tirer et je dois dire que je m'en sortais pas mal. Mais il y a une énorme différence entre des cibles en cartons et des cibles vivantes. Est-ce que j'aurais le cran de tirer ? Est-ce que je pourrais lancer mon couteau dans le ventre d'un homme ? Je ne sais pas mais je pense que je tiens suffisamment à la vie pour avoir l'instinct de survie. Nous sommes restés un long moment sans bouger, recouvert de branchage pour nous camoufler. Jasper voulait attendre la nuit pour pouvoir se déplacer sans trop nous faire repérer. Et peut être qu'avec un peu de chance, ils abandonneraient en pensant que l'on avait pu s'enfuir ?
Hélas j'eus ma réponse peu de temps après en entendant passer et repasser les 4x4 des truands. Ils passaient tout doucement, pour scruter la moindre parcelle des environs. La nuit commença à tomber et je me dis qu'on allait bientôt bougé, essayer de se sauver. Quand il fit presque noir, Jasper me donna le signal de départ et je rampais hors de notre cachette le plus silencieusement possible. Nous avons parcouru un long chemin à très faible allure, histoire d'être sur que nous n'étions pas repéré mais quand vint le temps de courir pour attendre le flan d'une falaise, nous avons entendu des coups de feu. Jasper poussa un gémissement et s'écroula à terre. Ils avaient eu mon Cowboys, il fallait que je trouve un endroit abriter pour nous cacher et je vis un petit interstice à peine visible d'en bas alors je le tirais de toute mes forces. Une fois caché je retournais pour effacer nos empreintes avec un branchage comme m'avait appris mon homme et retournais pour évaluer l'entendu des dégâts. Il avait repris connaissance et essayait de se relever mais quand il me vit il s'effondra de nouveau.
Je soulevais délicatement sa tête pour la placer sur mes genoux et lui dégageais les cheveux qui lui mangeaient le visage. Il essaya bien de me sourire mais cela ressembla plus à une grimace tordue qu'autre chose. La douleur figeait son visage et je passais ma main sur sa joue.
-Hey, beau-gosse, comment tu te sens, ça va, tu vas tenir le coup ?
-Hey bébé, ça va ne t'en fais pas, j'en ai vu d'autre et je pense que la balle est ressortie de l'épaule, ça va aller ne pleure pas.
Je ne m'étais pas rendu compte que des larmes dévalaient mes joues et j'étais en train de lui inondé le visage. J'essuyais tant bien que mal mes joues et lui souris à travers mes larmes.
-J'ai eu si peur Jasper, j'ai cru qu'ils t'avaient tué et je t'ai tiré jusqu'à la grotte pour te mettre à l'abri. Je suis allée effacer nos traces que tu me l'as appris. Je vais prendre un peu d'eau pour nettoyer ta blessure.
Tadam ! Un peu d'adrénaline pour corser le tout, est ce que ça vous à plus ?
Laissez-moi une petite review pour m'encourager fortement à écrire la suite demain !
Gros bisous à tous et bonne nuit
Mag
