Chapitre 22 – Jusqu'à la fin du monde

Le professeur d'Histoire tourna et vira chez elle, incapable de se concentrer sur une tâche. Sa convocation tardait à venir ainsi que les nouvelles des membres de l'Ordre, hors et dans Poudlard. Depuis son esclandre, elle était doublement surveillée par un Auror qui ne quittait plus le square, juste en face de sa porte d'entrée. Il l'avait suivie jusqu'à l'épicerie du quartier pendant qu'elle faisait ses courses. Aucun hibou ne se posa sur le bord de ses fenêtres et le facteur Moldu était absent, Amalia se demanda même si son courrier n'était pas intercepté. Malheureusement, Remus était toujours fourré chez Sirius et Tonks demeurait injoignable, sans magie Amalia était vraiment coupée du monde.

Un matin, quelques jours après son retour, une petite femme vêtue d'une robe de sorcier en velours mauve se présenta à sa porte. Elle portait des lunettes rondes en écailles et son front était caché par une frange épaisse qui s'arrêtait à ras des sourcils, faisant ressortir ses yeux perçants. Les lèvres pincées, la sorcière tendit une carte de visite accompagnée d'une enveloppe et sans un mot, elle redescendit le perron et s'en alla. Interloquée, Amalia lut la carte blanche qui indiquait dans une écriture d'imprimerie dorée, le nom de la sorcière ainsi que le service dont elle dépendait. L'enveloppe était cachetée d'un sceau au blason en forme de « M » entourée par le devise du Ministère de la Magie. En l'ouvrant, elle découvrit l'étonnante révélation suivante :

« Miss Amalia Richards,

Suite à la destitution de Madame Dolorès Jane Ombrage au poste de directrice de l'école magique Poudlard, vous êtes priée par le nouveau directeur, Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, de réintégrer votre poste de professeur d'Histoire de la Magie au plus vite.

Veuillez accepter, Miss, nos sincères salutations. »

Levant les yeux vers le parc où était resté jusqu'à présent l'Auror, Amalia constata que sa surveillance avait été levée, cette lettre n'était donc pas un faux. Avec précaution, elle retourna vers le 12, square Grimmaurd mais la porte resta bloquée. La jeune femme tambourina avec force pendant de longues minutes le battant en bois, ni Sirius, ni Kreattur ne lui ouvrirent. Abasourdie par la nouvelle de sa réintégration et l'inquiétant silence de son voisin, Amalia courut jusqu'à chez elle, prit de quoi terminer l'année scolaire et s'empressa de transplaner jusqu'à Pré-au-Lard. A son arrivée devant le château, une silhouette connue l'attendait.

- Remus ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Je n'ai pas réussi à voir Sirius et…

Quelque chose s'était produit, elle le réalisa soudainement en voyant l'air grave de son ami et Rogue qui sortit de l'ombre du hall. Ce fut lui qui parla car Lupin était alors incapable de prononcer un mot.

- Dumbledore voudrait te voir, il est dans son bureau.

Son expression était étrange, presque neutre. La dernière fois qu'elle l'avait vu ainsi, ils se chamaillaient à propos du livre de potions des premières années qu'ils retravaillaient à contre cœur ensemble.

- Mais…

- Ne pose pas de question, il va tout t'expliquer.

Au fond d'elle, Amalia savait qu'un événement grave s'était produit en son absence et elle craignit que cela concerne les enfants. D'un geste de la main, son collègue l'invita à monter les marches vers le bureau du directeur, le chemin paraissait long. Les bruits et les éclats de rire qui lui parvenaient semblaient être loin, comme atténués. Ces sons du quotidien la rassurèrent car si un élève avait été blessé ou même pire, tout le château se serait muré dans un silence froid comme l'an dernier. Les personnages des tableaux les regardèrent passer et murmuraient entre eux, leurs visages étaient fermés. Face à la gargouille, un mot de passe fut prononcé et lorsqu'elle gravit l'escalier de pierre en colimaçon, la jeune femme eut cette sensation de pesanteur dans la poitrine qui caractérisait les moments précédents une mauvaise nouvelle. Son intuition était souvent juste.

Dans le bureau du directeur, l'âtre était éteint et Fumseck avait repris sa place sur son perchoir, les chatons d'Ombrage avait laissé place à l'habituel décor propre à Dumbledore. Le vieux sorcier était debout contre la fenêtre et admirait le soleil radieux de ce début d'été. Il se tourna afin d'accueillir ses invités et prit les mains d'Amalia pour la faire asseoir sur l'un des fauteuils en chintz devant son bureau, avant de s'installer sur le second.

- Amalia… Il la regard avec un sourire triste. Il va falloir que tu sois forte.

Combien de fois lui avait-on annoncé un décès de cette manière ? Combien de fois avait-elle pu entendre ces mots ? Résignée, elle ferma les yeux et attendit que la sentence tomba pour anéantir toute joie et espoir dans son cœur. Les retrouvailles avec son tuteur auraient dû être un moment de félicité partagée. A la place, elle était prête à recevoir une chape de plomb sur ses épaules. Était-ce cela la résilience ? L'avait-elle si souvent et si violemment éprouvée qu'elle était en état de tout subir ?

- Remus est venu à Poudlard à ma demande car il est arrivé plusieurs événements...

Avec précisions, Dumbledore partagea les informations qu'il possédait sur la manière dont Hagrid et le professeur McGonagall avaient été congédiés la vision qu'avait eu Harry en plein examen le conduisant à défier Ombrage l'immense courage dont avaient fait preuve les membres du petit groupe de défense qui s'était formé en cours d'année leur escapade nocturne au ministère. Comment la vérité sur le retour de Voldemort était apparue à Fudge ainsi qu'à tout le personnel en alerte présents ce soir-là, ce qui avait conduit à la destitution de la Grande Inquisitrice à la tête du collège au profit de son prédécesseur.

Tout au long du récit, Amalia sentit des frissons lui picoter la colonne vertébrale, comme si son corps voulait la préparer au pire.

- Albus, je t'en prie, viens-en au fait. Tu ne me racontes pas tout ceci pour me dire que Cornelius te croit enfin !

La main tremblante de Lupin se posa sur son épaule, de grosses larmes coulaient sur ses joues.

- Sirius ne s'en est pas sorti.

Quelque chose se brisa dans la pièce. Ce n'était pas un objet, juste un bruit de verre qu'Amalia entendit avant de se mettre à hurler. Du plus profond de son être, la douleur jaillit avec force et inonda ses yeux, sa respiration devint difficile et dans sa tête tambourinait son cœur. Autour d'elle tout était devenu noir, même le soleil dehors ne lui apparaissait plus brillant et tiède comme elle l'avait pourtant senti en remontant le long du parc. Toute joie avait effectivement quitté son corps. Les bras de Remus autour de ses épaules n'avaient aucune chaleur, ils lui rappelaient juste qu'elle était bien vivante et en train de souffrir. Son âme se déchirait, son esprit vagabondait sur des choses anodines : où était la dépouille de Sirius ? Comment allait-elle faire pour continuer d'avancer dans la vie sans son meilleur ami disparu ? Comment était-il mort ? Où l'Ordre allait-il se réunir à présent ? Harry était-il au courant ? Pourraient-ils organiser un éloge funèbre et un enterrement ? Où lui installer une pierre tombale ? D'ailleurs, où reposait le reste de sa famille ? Qu'importe, il n'aurait pas voulu les rejoindre...

Autant de questions stupides qu'importantes se bousculaient, l'esprit d'Amalia alla de l'un à l'autre sans doute pour se préserver. Leur dernier échange était la lettre qu'il lui avait adressée à sa sortie de l'hôpital… Elle ne pourrait plus partager avec lui ses joies et ses peines. Justement là, elle avait vraiment besoin d'un ami sur qui compter. Tant de fois, Amalia avait vécu ce genre d'annonce, pourtant le sentiment d'injustice l'envahit encore et encore. Pourquoi lui ? Le temps passe trop vite sans que l'on ait pu tout se dire, une nouvelle vie était gâchée par Voldemort qui lui avait prit un autre de ses amis.

Une part d'elle était aspiré en dehors de son ventre, les moments de joie communs étaient nichés tout près de son cœur et s'envolaient avec ses larmes. Demain et tous les autres matins qui se lèveraient seraient vides de sens, malheureux, douloureux, difficiles à vivre et chaque réveil serait l'occasion de nier pendant quelques instants la vérité. La vie deviendrait un chemin de misère, chaque pas serait une souffrance. Amalia savait déjà à quoi s'attendre.

Soudain, la raison l'emporta, d'autres allaient aussi souffrir de cette perte et une personne en particulier. Dumbledore la regarda comme s'il avait compris à qui elle pensait.

- Il est primordial que tu n'y songes plus pendant quelques temps. La seule chose dont tu dois t'occuper c'est de toi. Pour le reste je m'en charge. Promets-le-moi.

Autour d'eux, les deux hommes étaient interloqués par cette formulation, dans un dernier hoquètement, elle lui répondit.

- D'accord.

Avec ce que son père lui avait révélé, ses dons et la préservation de ceux-ci étaient tout aussi importants que la promesse qu'elle avait faite il y a de nombreuses années. Elle resta seule avec Lupin, blottit dans ses bras à pleurer jusqu'à ce que l'épuisement la conduise jusqu'à son lit. Son ami quitta Poudlard et rejoignit les autres membres de l'Ordre, elle se retrouva seule à nouveau, plongée dans le noir.

oOo

La fin d'année prit une nuance particulière pour certains habitants du château, pendant que les élèves enfin libérés par leurs examens couraient dans le parc, des visages demeuraient clos. Les jury des A.S.P.I.C avaient été un véritable calvaire pour Amalia et sa seule consolation était l'absence de Lucius Malefoy en fuite suite aux événements du ministère auxquels il avait pris part, remplacé par Dumbledore en personne. Elle avait le teint terne, le regard vague souvent perdu dans ses pensées, les lèvres pincées au lieu de son habituel sourire. La jeune femme retenait son chagrin pour le libérer pendant les vacances une fois certaine d'être seule.

Les nouvelles du rétablissement des uns et des autres lui parvenaient par courrier et un matin, ce fut le visage rayonnant du professeur McGonagall de son retour de Ste Mangouste qui lui remit du baume au cœur. Bien qu'en convalescence, la directrice adjointe avait tenu à être présente pour le repas de clôture de l'année. Celui-ci se tint dans une ambiance festive alors Amalia préféra s'isoler pour ne pas gâcher les réjouissances. Dans la salle de musique, les notes ne parvenaient pas à apaiser la tristesse qui menaçait à tout moment de sortir à grand renfort de larmes brûlantes. La mélodie était fade et la lumière qui en émanait d'habitude avait perdu ses couleurs chatoyantes.

- Professeur Richards ? l'interrompit une voix connue.

Quand elle se retourna, l'élève brun de Gryffondor se tenait dans l'embrasure de la porte.

- Venez Harry, approchez...

Lentement le garçon s'avança et prit place sur le tabouret à côté de son enseignante.

- Je suppose que vous vouliez me parler, n'est-ce pas ?

Il confirma avec un léger signe de tête, le menton penché en avant.

- Je crois que vous êtes la seule personne qui ne me dira pas de banalités au sujet de mon parrain...

- Vous avez dû entendre des choses très belles à son sujet, les gens aiment bien se remémorer les bons souvenirs des défunts. Ils ont aussi tendance à débiter des idioties comme « tu verras, ça ira mieux quand quelques temps », « il a vécu une belle vie, sans regret »...

-... ou « il aurait aimé te voir sourire », compléta Harry.

- Tout à fait. Pourtant, jeune ou vieux, gentil ou mauvais, quand on perd quelqu'un que l'on a aimé, on perd aussi une partie de soi-même. Aucun argument ne peut venir consoler notre âme qui est brisée.

Elle essuya des larmes du revers de la main.

- Mais vous savez Harry, ils ont raison au fond. Un jour nous arriverons à recoller les morceaux parce que nous avons l'obligation d'avancer.

Leurs regards humides se croisèrent et une fois encore, le garçon eut envie de se jeter dans les bras de son professeur. Cependant, au lieu de combattre cet élan, Harry se laissa aller et se serra contre Amalia. D'une main douce, elle lui caressa la tête et se mit à fredonner un air en se balançant sur le tabouret. Ce qu'elle avait décrit comme sensation au sujet d'une maman se rapprochait beaucoup de ce qu'il ressentait à ce moment précis. Enfin, elle rompit l'instant.

- Lorsque vous voudrez entendre des histoires vraies sur votre parrain et non pas les souvenirs enjolivés par des gens qui ne l'ont pas vraiment connu, venez me voir, d'accord ?

Ils échangèrent un sourire triste et Harry retourna dans le dortoir de Gryffondor pour terminer sa valise.

oOo

Sur le bord de sa table de nuit, il retrouva le flacon contenant la brume argentée qu'il avait reçu à Noël, l'an dernier. La fiole avait glissé de son sac lorsqu'il avait retrouvé le miroir que Sirius lui avait offert. Une intuition le poussa à saisir l'objet et à dévaler à toute vitesse les escaliers jusqu'à la gargouille du bureau de Dumbledore. Une fois face à la statut, il se dit que son idée était stupide puisque le directeur devait certainement se trouver au banquet avec tous les autres. Pourtant, l'animal en pierre pivota sur lui-même pour lui ouvrir la voie. Derrière son bureau, Dumbledore lisait avec une tasse de thé fumante, un almanach abîmé.

- Que puis-je faire pour toi Harry ? dit-il sans quitter des yeux sa lecture.

- Je suis désolé Monsieur, je ne voulais pas vous déranger.

- Non, je t'en prie. C'est le flacon que tu as en main qui t'amène ?

- Oui Monsieur, je ne sais pas de quoi il s'agit mais je crois avoir déjà vu quelque part une brume similaire.

- En effet.

Le vieux sorcier sortit sa baguette magique de sa poche et donna un coup dans le vide en direction d'une armoire. Les pans du meuble s'ouvrirent pour libérer la Pensine en pierre gravée de runes.

- C'est un souvenir que tu détiens là. Si tu souhaites le consulter, verse le contenu de ton flacon à l'intérieur.

- C'est vrai Monsieur ? Vous m'autorisez à utiliser votre Pensine ?

- Bien entendu, répondit-il d'une voix douce, un regard rieur en coin.

Très excité par la nouvelle, Harry déboucha la fiole et la bascula au-dessus de la surface lisse du liquide. Dès que la brume entra en contact avec, l'eau frémit et des visages tournoyèrent à l'intérieur. Il se pencha en avant et fut comme aspiré par le souvenir.

Il était dans une salle entièrement drapée de voiles blancs et écrus, au centre une vasque imposante contenait de l'eau claire et un coquillage. Deux adultes tenaient dans leurs bras un enfant, ses petits bras gesticulaient dans tous les sens pour attraper les boucles de sa mère. Harry reconnut ses parents, ils se tenaient en face de lui, souriant. Un autre homme arriva, c'était Sirius. Habillé dans un costume bleu, il était plus jeune et ne portait aucune des marques qui l'avaient façonné à Azkaban, ses cheveux étaient un peu long et ordonnés, il était rasé de près et son regard pétillait de joie. Il s'approcha de ses amis, les bras ouverts pour poser un baiser sur le front de l'enfant et prendre place à côté de la vasque. Un homme en aube avec un livre en main prit la parole et le souvenir s'effaça.

Harry releva la tête, encore rêveur des instants qu'il venait de vivre. Il avait revu ses parents et son parrain, ensemble, plus jeunes et heureux. Ils étaient tous réunis pour son baptême et aucune ombre ne planait sur leurs visages, savaient-ils déjà que Voldemort était à leur recherche ? Une voix sortit Harry de ses réflexions.

- Alors, as-tu découvert de belles choses, Harry ?

- Je crois Monsieur, je crois...

Une partie de son âme arrêta alors de saigner. Cette vision avait été une maigre consolation pourtant elle apporta un peu de réconfort qui permit à Harry de faire face à ses amis et aux nombreuses questions qu'ils avaient à lui poser dans le train les ramenant sur Londres.

oOo

A quelques compartiments de là, une jeune femme blonde regardait le paysage défiler à tout allure, la tête posée contre la vitre froide. Amalia avait voulu rester seule pour remettre un peu d'ordre dans les événements écoulés cette année. Le visage de son père se dessina peu à peu dans le reflet du verre.

- Bonjour Papa, marmonna-t-elle, emmitouflée dans sa cape de voyage.

- Bonjour mon Astre…

Totalement désarmé face à la peine de sa fille, Livius osa briser le silence qui s'était installé dans le wagon.

- Tu voulais me voir ?

- Je pensais à quelque chose la nuit dernière…

Les cernes mauves sous les yeux d'Amalia témoignaient des courtes nuits de réflexion qu'elle ne parvenait pas à empêcher via les potions de Sommeil de Madame Pomfresh.

- Oui ?

- Pourquoi ne m'as-tu pas parlé des encyclopédies lorsque je t'ai invoqué à la maison cette année ? J'aurais pu les trouver beaucoup plus tôt.

- Hum… hésita le sorcier. Tu n'étais jamais seule, mon Astre.

- Ah… répondit-elle, d'une voix lointaine. J'étais avec Severus à chaque fois.

- En effet. Et quand tu as enfin été seule, tu possédais déjà deux des trois volumes.

- Et tu ne lui fais pas confiance ?

- Là n'est pas la question Amalia. Je ne suis pas bien placé pour te donner un avis sur un ancien Mangemort. Par prudence, j'ai préféré te laisser chercher par toi-même ces éléments et ne pas prendre de risque vis-à-vis d'un ancien… Hum…

- D'accord Papa, j'ai compris.

- Tu m'en veux ?

- Non, bien sur que non. Tu as raison sur ce point, nous ne savons réellement pas où sont nos alliés. C'est simplement que je n'arrête pas de me reprocher de ne pas avoir mieux étudié tes objets avant. Les anneaux des Moires auraient peut-être pu couper la connexion entre Harry et Voldemort…

- Non mon Astre. Les anneaux n'ont pas le pouvoir de rompre ce qui les lie… C'est une chose trop ancienne et puissante mais je ne peux t'en dire plus car elle m'échappe.

Livius regarda son enfante retenir avec difficulté ses larmes.

- S'il te plaît, reprends courage en l'avenir. Je sais que les prochaines semaines seront difficiles mais n'oublie pas le combat engagé par tes amis et pour lequel ils ont donné leurs vies...

Pour la première fois, les iris vertes de sa fille se posèrent enfin sur lui. Une expression de tristesse mêlée à de la résignation s'y lisait.

Le conducteur du train lâcha un long panache de fumée et la locomotive s'engouffra dans un tunnel. Et les ténèbres les enveloppèrent une dernière fois.


Fin Tome II

Note : Ma relectrice (adorée) m'a fait remarqué l'absence de réaction de Remus et surtout de Severus. Je tiens à préciser qu'elle est volontaire (vous comprendrez mieux au début du tome 3). Lorsque vous êtes dans un chagrin tel que celui qu'Amalia subit, la souffrance des autres n'est pas forcement votre priorité. Ainsi, j'ai préféré mettre en sourdine cette facette du drame pour ne pas alourdir l'histoire et se centrer sur le personnage principal.

Le tome 3 arrivera mardi prochain vers midi, les chapitres étaient beaucoup plus longs, je vous les posterai une fois par semaine. Pour vous occuper, il y aura plus d'éléments sur la page instagram /lordberlioz . A présent, ACCIO REVIEWS !