Bonsoir.
Et voici donc la suite.
Merci aussi à Chris57 mais aussi à SoSweetySoCrazy et à toute celles qui me suivent dans mes fictions
bonne lecture.
Je frappais à la porte de la chambre de Bella et entrais sans attendre une réponse de sa part. Je posais Carlie par terre et elle courut vers sa mère qui était assise dans son lit, le petit déjeuner devant elle.
- Maman !
- Oh mon bébé ! Tu es toute belle ! Viens me faire un câlin…
Je poussais le plateau repas et aidais Carlie à grimper sur le lit. Bella grimaça mais elle serra sa fille contre elle en la couvrant de baisers et en pleurant. J'allais les rejoindre et Bella passa un bras autour de mon cou. Une fois l'émotion passée je me redressais et embrassais Bella.
- Si tu savais comme j'ai eu peur mon amour. Je t'aime Bella !
- Je suis désolée, j'ai rien compris à ce qui c'est passé. Je rangeais les courses dans le coffre, et tout à coup je me suis retrouvée par terre avec une douleur terrible, puis petit à petit tout est devenu sombre, puis plus rien.
- Tu n'as vu personne ?
- Tanya en partant de la maison, je l'ai déposée au supermarché mais c'est tout.
- Qu'est-ce qui t'a pris de faire ça ? Tu la détestes !
- Oui mais elle me l'a demandé gentiment, et semblait embêter pour y aller. J'ai dit oui…
- Tu es trop gentille…
- Je t'aime Edward.
- Moi aussi ma chérie ! J'ai tellement eu peur de te perdre, si tu savais… Je te promets qu'on retrouvera la personne qui a fait ça !
- Ne pleure pas Edward, ou je vais pleurer aussi.
Moi qui m'étais interdis de pleurer je me retrouvais en larmes devant ma petit amie et ma fille. Je me cachais dans le cou de Bella et me calmais contre elle. Carlie s'était rendormie contre sa mère quand je relevais la tête.
- Carlie a mal dormi ?
- Non, mais elle s'est endormie tard, elle ne voulait pas se détacher de moi, et là, je pense que ça va être ton tour.
- Oui. C'est toi qui m'as apporté la photo ?
- Oui, j'ai supplié mon père de me laisser venir te voir en salle de réveil.
- C'est gentil, j'étais folle de joie de voir que cette photo était avec moi.
- Les médecins t'ont expliqué ce qu'ils t'ont fait ?
- Oui, ils sont passés ce matin avant le petit déjeuner. J'ai eu de la chance.
- Oui. Emmett va passer pour t'interroger, et ta mère est arrivée hier soir, elle dort chez mes parents. J'ai dormi là-bas aussi.
- Comment elle va ?
- Elle ira mieux quand elle te verra. Elle ne devrait pas tarder d'ailleurs. Tu n'as pas trop mal ?
- Je suis shootée à la morphine, donc ça va.
- Tu n'hésites pas à appeler mon père si besoin.
- Il travaille Edward…
J'allais répondre quand on frappa à la porte, Bella autorisa l'entrée à sa chambre. C'était Renée accompagnée de mon frère. Renée se précipita sur sa fille, qui la rassura sur son état de santé. Mon frère me fit signe de le suivre, je sortis donc de la chambre.
- Comment elle va ?
- Bien, elle est sous morphine mais ça va.
- Elle t'a dit quelque chose ?
- Non, elle n'a rien vu. Tu as vu Tanya ?
- Oui, elle dit qu'elle ne sait rien. Elle m'a dit qu'elle n'avait pas bougé de chez elle.
- Quoi ?
- Quoi, quoi ?
- Bella m'a dit que Tanya lui avait demandé de la déposer au supermarché, et Bella l'a fait.
- Elle est sûre d'elle ?
- Oui, viens, on va lui redemander… Bella, chérie, tu as bien accompagné Tanya au supermarché ?
- Oui, on s'est croisées dans le couloir et je l'ai déposée. Pourquoi ?
- Elle a dit à Emmett qu'elle n'avait pas bougé de chez elle.
- Pourtant je suis sûre de moi !
- Il y a un truc louche Emmett.
- Oui, je retourne la voir.
- Je t'accompagne.
- Si tu veux.
J'embrassais Bella et lui répétais que je l'aimais, plusieurs fois avant de rejoindre mon frère. Pourquoi Tanya avait menti ? Elle n'était vraiment pas claire cette fille. Emmett parlait à son collègue par radio et nous allâmes à mon immeuble. Le collègue de mon frère nous avait rejoints et nous montâmes jusqu'à l'appartement de Tanya. Emmett sonna mais personne n'ouvrit. Il sonna une nouvelle fois et son collègue frappa contre la porte. Après une troisième tentative elle ouvrit la porte, l'air tendu.
- Euh, Edward, Emmett ? Qu'est-ce qui ce passe ? Je vous ai tout dit…
- Tu en as mis du temps à ouvrir.
- Je dormais, vous m'avez réveillée.
- Désolé. On peut entrer ?
- Euh, je ne suis pas toute seule. J'ai ramené une conquête.
- En l'espace de quelques minutes ?
- Qu'est-ce que je peux faire encore pour vous ?
- Bella s'est réveillée. Elle dit que tu étais avec elle au supermarché. Tu lui aurais demandé de t'y conduire.
- Elle a sûrement perdu la tête. Je n'ai pas bougé de la journée. Alors elle… Bella est en vie ?
- Oui, ça te pose un problème ?
- Non… Et elle va bien ?
- Oui très bien.
Elle avait l'air gêné, elle n'était pas comme d'habitude, j'avais l'impression qu'elle était presque déçue que Bella aille bien. Nous allions repartir quand un bruit nous interpella dans l'appartement, Emmett força un peu l'entrée et nous trouvâmes un homme qui tentait de se cacher.
- Emmett, c'est James. Celui qui forçait Bella à danser.
- Tiens donc, que faites-vous là ?
- Je rends visite à une amie.
- Ah oui ? Et vous allez me faire croire que vous faisiez un gâteau avec votre poudre là ?
- Vous n'avez pas le droit d'enter chez moi !
- Qu'est-ce que tu as fait à Bella ?
- Emmett, tu me connais, je ne suis pas capable de faire du mal.
- Je te pensais aussi incapable de prendre de la drogue, pourtant…
- C'est pas moi qui ai tiré sur cette fille.
- Alors qui c'est ? Tu étais là, tu as forcément vu quelque chose !
Alors que Tanya niait en bloc, je me baladais dans l'appartement sous le regard haineux de James. Je ne savais pas dans quoi Tanya était tombée, mais elle y était et pas qu'un peu. L'appartement était minable, des vêtements sales traînaient par terre, il y avait de la nourriture périmée partout, je trouvais des seringues aussi et de la poudre blanche. Comment avais-je pu vivre à côté d'une fille pareille sans m'en rendre compte ?
- Emmett ? Viens voir...
- J'arrive.
Je venais de trouver une arme à feu mal dissimulée sous un tas de vêtements.
- OK, l'arme est du même calibre que celle qui a servi contre Bella. Tanya tu peux nous dire quelque chose à propos de ça ?
- C'est pas à moi.
- Alors à qui c'est ?
- C'est à James !
- Tanya, ferme-la !
Alors que Tanya et James se hurlaient dessus, Emmett les sépara avec son collègue et les arrêta. James monta dans la voiture du collègue alors que Tanya montait avec Emmett et moi.
- Tu veux que je te dépose à l'hôpital ?
- Non, je veux savoir ce qu'il s'est passé.
- Bella a besoin de toi, et Carlie aussi.
- Je veux savoir. Je ne serai pas tranquille sinon.
- C'est comme tu veux.
- Je viens avec toi.
Nous allâmes donc au poste de police. James et Tanya furent séparés. Emmett était chargé d'interroger Tanya. Je restais derrière le miroir sans teint et regardais mon frère faire son boulot. Dans un premier temps rien ne se passa, elle ne parla pas et je commençais à me dire qu'il était inutile que je reste ici, que je perdais un temps précieux loin de Bella et de ma fille. J'allais partir quand Tanya craqua sous les menaces de mon frère.
- C'est James qui a tiré ! C'est pas moi !
- Pourquoi il a fait ça ?
- Il lui en voulait de l'avoir planté et volé.
- Quand est-ce que tu l'as rencontré ?
- Il y a seulement quelques mois. J'ai perdu mon contrat de mannequin et j'ai commencé à me droguer. Rapidement j'ai rencontré James, il me fournissait, et un jour j'ai parlé d'Edward et Bella. Je sais plus pourquoi, j'étais défoncée !
- Et après ?
- James a commencé à s'intéresser à moi, j'étais contente, mon autre copain m'avait plaquée et j'étais ravi qu'un autre homme s'intéresse à moi.
- Continue.
- Il m'a parlé de Bella, de ce qu'elle avait fait, et moi je ne l'aimais pas non plus !
- Pourquoi ?
- Elle a eu Edward !
- Tu ne connais pas Edward.
- Je suis quand même tombée amoureuse de lui à ton mariage. Coucher avec lui a été la chose la plus fantastique que j'ai pu vivre. Je l'ai rappelé et la fille qui a répondu m'a fait comprendre qu'il avait tourné la page ! Quand je suis venue ici je n'avais déjà plus rien, j'espérais trouver Edward seul, mais non ! Il avait une putain de famille ! J'ai compris que je n'avais rien à attendre de lui, et James m'a suggéré de nous débarrasser du seul point noir qui existait. Bella morte, j'avais de nouveau ma chance et James était vengé.
- Comment vous vous y êtes pris ?
- J'ai demandé à Bella de m'accompagner au supermarché. James m'y a rejoint, on avait plus qu'à attendre qu'elle revienne. C'est lui qui a tiré. Mais il a fallu qu'elle survive !
- Oui, et tu vas payer pour avoir fait ça. Bella fait partie de ma famille, et crois-moi, si Edward n'avait pas bu ce soir-là jamais il n'aurait couché avec toi. Mon frère vaut bien plus que toi, et tout le monde le sait. C'est Bella qu'il lui fallait, et si elle n'avait pas survécu, alors j'aurai aussi perdu mon frère.
- Allez tous en enfer !
Je coupais le son et sortis de la petite pièce. Emmett me rejoignit quelques minutes après.
- Va retrouver Bella maintenant.
- Oui. Merci Emmett.
- De rien. Je passe vous voir plus tard.
- Merci.
Je sortis du commissariat pour rejoindre l'hôpital où m'attendaient Bella et Carlie. J'avais enfin la vérité, je n'avais pas attendu longtemps pour savoir, mais maintenant que je savais je me sentais mieux. Bella ne risquait plus rien, j'étais rassuré. Quand j'arrivais, Bella était seule avec Carlie, elle me regarda entrer dans la chambre, soulagée.
- Mais tu étais où ? Je m'inquiétais !
- Désolé, j'étais avec Emmett. Plus personne ne te fera de mal.
- Qu'est-ce que tu as fait ?
- Nous sommes allés voir pourquoi Tanya avait menti. James était avec elle. C'est lui qui t'a tiré dessus, Tanya t'a attirée dans leur piège.
- Mais pourquoi ? James je peux comprendre, mais Tanya ?
- Elle dit qu'elle est amoureuse de moi et qu'elle était jalouse qu'on soit une famille.
- Je me suis inquiétée pour toi…
- Je suis désolé, j'aurais dû t'appeler, mais je voulais savoir. Tanya se drogue et James la fournit. On a eu de la chance de trouver si vite ceux qui t'ont fait du mal.
- Edward, viens-là… Elle prit ma main et l'embrassa. Je vais bien maintenant, et j'ai besoin de toi.
- Je serai là mon amour, je te le promets. Je vais annuler nos rendez-vous.
- Maintiens les plaidoiries quand même. Il n'y en a que 2 cette semaine.
- D'accord. Mais sinon je m'occupe de toi et de notre princesse.
- C'est tout ce dont j'ai besoin. Pour le moment je me fiche de qui a fait quoi, je veux juste ma famille.
- Je t'aime Bella.
Je l'embrassais et lui caressais les cheveux. Carlie jouait à côté de nous avec sa poupée et nous la regardions, elle s'arrêta de jouer et rougit en souriant. Elle avait hérité ça de Bella.
- Où est ta mère chérie ?
- Elle est allée faire des courses avec ta mère, elles sont parties juste avant que tu arrives. Ton père doit arriver pour prendre Carlie, mais comme tu es là, vous restez tous les deux !
- Oui on reste, ne t'en fais pas. Tu sais combien de temps tu restes ici ?
- Non, j'ai pas demandé. J'espère pouvoir vite rentrer chez nous.
- Bella je voulais te parler d'un truc…
- Pitié, rien en rapport avec le boulot ou quelque chose où il faut réfléchir.
- Tu n'auras pas à trop réfléchir.
- Tente le coup.
- Je me suis dis que pour surmonter tout ça il nous faudrait un projet.
- Pas de bébé pour le moment Edward.
- Je ne pensais pas à ça.
- Alors à quoi ?
- Je voulais te demander si tu me ferais l'immense honneur d'accepter de devenir ma femme.
- Vraiment ?
- Oui Bella ! Je veux t'épouser, je veux pouvoir dire ma femme et lire Edward et Isabella Cullen, Avocats et associés… Tu veux ?
- Oh oui Edward ! Mille fois oui !
Je me penchais vers elle pour l'embrasser et Bella manqua d'air rapidement. J'étais heureux et soulagé de cette issue heureuse. Bella allait bien et nous allions nous marier.
- Edward ?
- Hum ?
- Elle est où ma bague ?
- T'es culotée toi ! Elle est à la maison, je te le jure. Ça faisait un moment que je voulais te le demander mais j'attendais le bon moment. Je ne suis pas sûr que là ça soit l'idéal, mais j'en ai marre d'attendre.
- C'était pour te taquiner.
- OK poulette !
- Edward !
Elle essaya de me frapper le bras et de me lancer un coussin, mais rien ne m'atteignit. Carlie était morte de rire en nous regardant nous chamailler, et on continua un peu rien que pour entendre son rire. Qu'est-ce que je pouvais les aimer ces deux-là…
Voilà tout vas bien
je vous dis donc à la semaine prochaine.
bisous
Lexi
