Bonsoir.

voilà un nouveau chapitre.

merci à vous de me lire, j'espère que ça va continuer à vous plaires.

bonne lecture.


Nous étions devant la porte de la suite 206, Jessica frappa doucement et quasiment aussitôt on nous ouvrit. Un super colosse se tenait devant nous, ce n'était pas Edward Cullen, vu la taille et la musculation de l'homme qui était en face de nous je pariais sur le garde du corps. Jessica semblait l'avoir déjà vu car ils se saluèrent poliment et Hulk s'effaça pour nous laisser entrer. Heureusement que Jasper était là pour contrôler Alice sinon elle allait exploser d'hystérie.

Le fameux Edward Cullen était assis face à une blonde sublime avec des jambes qui devaient m'arriver aux épaules, ses cheveux étaient magnifiques, elle avait l'air d'être à la fois dure mais aussi douce, bizarre… J'ignorais qui elle était mais elle imposait le respect et je pense qu'il fallait mieux être de son côté que face à elle. Edward lui était en train de lire, sûrement un scénario, quand nous arrivions il laissa tout sur la table devant lui et se leva. Jessica alla lui serrer la main et se tourna vers nous.

- Monsieur Cullen, je vous présente le personnel que j'ai choisi pour votre service. J'ai pleinement confiance en elles et mon collègue également envers ses serveurs.

- Je vous en remercie. J'aimerais vraiment être tranquille bien qu'on soit à New York.

- Vous avez raison. Voici donc Alice et Isabella, elles feront le ménage de votre chambre et s'il vous manque la moindre chose c'est à elles qu'il faut s'adresser. Si elles sont en repos alors Angela et moi-même seront disponibles.

- Ravi de vous connaître et merci par avance de ce que vous ferez.

Alice sortit une sorte de couinement et je lui mis un coup de coude dans les côtes. Edward me regardait et je croisais son regard, je me sentis rougir et il me fit un sourire en coin. Je ne baissais pas les yeux et ce fut lui qui détourna le regard car Jessica présenta Jasper et les autres. Je regardais autour de moi, beaucoup de valises, pas d'animaux ouf je déteste enlever les poils des moquettes, en plus je suis allergique.

Il y avait déjà pas mal de papiers sur la table basse, un gros manuscrit et un ordinateur était branché. Je croisais le regard d'Hulk, bizarrement il me souriait, quand il souriait il avait le visage d'un enfant, je lui retournais son sourire avant de reporter mon attention sur Edward qui parlait.

- Je vous présente Emmett, mon garde du corps et Rosalie mon assistante et conseillère, elle est un peu tout pour moi. Vous serez sûrement amenés à les voir souvent dans les parages.

- Enchantée, mademoiselle Rosalie puis-je me permettre de complimenter vos chaussures ? Elles sont absolument magnifiques !

Décidément Alice avait du mal à se tenir ! Alors que je croyais que Rosalie allait lui faire une remarque du genre '' En quoi ça vous regarde ?'' Elle fit un sourire éclatant, son regard était plein de fierté et elle lui répondit avec un enthousiasme non dissimulé.

- Oh oui vous trouvez ? Merci beaucoup, elles m'ont coûté les yeux de la tête mais j'en suis très fière c'est vrai. Vous avez bon goût.

- Je suis passionnée par la mode.

- Je le constate. Vous c'est Alice c'est ça ?

- Oui et si vous avez besoin de quelqu'un pour aller faire du shopping, je suis bénévole. Ma meilleure amie est de mauvaise compagnie pour ça.

- J'y réfléchirais sérieusement, mon mari est pareil que votre amie et faire les boutiques seule devient vite…

- Déprimant je sais.

- Tout à fait !

- Hum… Je crois qu'il est temps de mettre un terme notre visite, vous avez du travail mesdemoiselles, ainsi que vous aussi messieurs je présume.

Dès que Jessica ne se sentait plus le centre d'intérêt elle coupait court aux conversations et nous remettait au boulot. Je jetais un coup d'œil à Edward, il souriait toujours. En vrai il n'était pas trop mal… oh arrête, deviens pas comme Alice, Bella ! J'étais la dernière à sortir de la suite, c'est Emmett qui nous raccompagnait, Edward et Rosalie nous avaient salués avant de se remettre au travail. J'allais trébucher quand Emmett me rattrapa avant que quelqu'un d'autre s'en aperçoive.

- Merci.

- Y'a pas de quoi. À bientôt Bella.

- Oui… Attendez comment vous m'avez appelée ?

- Heu… Bella pourquoi ?

- Comment vous savez qu'on m'appelle comme ça ?

- Je sais pas, c'était… instinctif. Pardon.

- Non mais c'est étrange que vous ayez trouvé le bon surnom, ça faisait naturel.

- Je jure que je ne vous ai pas espionnée, ni fait faire d'enquête sur vous.

- Je vous crois. Je dois y aller j'ai du travail, à bientôt.

- Oui.

Je lui souriais et allais me mettre au travail. Toute la journée je me demandais comment Emmett avait pu viser aussi juste, ce garçon me faisait un drôle d'effet. Pas dans le sens où il m'attirait physiquement, il n'était pas du tout mon style. Je perdais sûrement la tête.

Nous terminions sans revoir, ni Emmett ni les autres. Je décidais de cuisiner pour me changer les idées, ça marchait plutôt bien, la soirée était bonne également. J'allais me coucher détendue et m'endormis rapidement.

- T'en fais pas Bella… on va pas nous séparer…

- J'ai peur moi…

- Je suis là petite sœur, on va rester ensemble !

- Veux pas y aller !

- Je t'aime Bella.

- Moi aussi.

On s'approcha de moi, j'étais dans les bras de mon grand frère, je ne voyais pas son visage. Une dame vint me prendre et m'arracha des bras de mon frère, un homme le tenait pour l'empêcher de me suivre.

- Bella ! Non laissez-moi avec elle ! Vous ne pouvez pas ! Bella !

- Lâchez-moi ! Non je veux pas ! Au secours non ! Viens avec moi, j'ai peur ! Non !

Je me réveillais en sursaut, j'avais chaud, je transpirais et j'avais soif. Je n'avais pas fait ce rêve depuis des années. Enfin ce cauchemar plutôt. Quand j'avais 4 ans on m'avait séparée de mon frère, j'étais née à Forks mais mes parents étaient morts quand j'étais bébé. Comme nous n'avions aucune autre famille nous avions été placés en foyer et à 4 ans mes parents adoptifs étaient venus me chercher.

Mon frère n'avait pas été pris et on nous avait séparés. Je n'avais aucun souvenir de lui, Charlie et Renée avaient tout fait pour me faire croire que j'étais fille unique. Pourtant j'avais eu ces cauchemars et ils m'avaient tout expliqué. J'avais essayé de rechercher mon frère mais aucune trace de lui, j'avais dû abandonner. Depuis que j'étais à New York je n'avais plus rêvé de cette séparation. Je ne savais même pas son nom, ni ne me rappelais de son visage.

Je regardais l'heure, 4h… Je me levai, pris une douche et allai dans le salon pour boire. J'essayai de me rendormir mais impossible d'y arriver. Je pris donc un livre pour essayer de me changer les idées, mais même mon auteur favori n'arrivait pas à me distraire. Du coup aux grands maux les grands remèdes.

T-shirt, short, tennis et c'est parti pour aller courir. Il allait être 5h c'était bon, je me dirigeais vers Central Park à pieds et ensuite me mis à courir. Cette technique fonctionnait et mon esprit se vidait pour se concentrer sur ma course. Je ne croisais pas grand monde sur ma route, le parc était calme à cette heure-là.

Pourtant un homme arriva face à moi, il écoutait sa musique et me donna un coup lorsque l'on se croisait. Je n'étais pas très adroite et ce coup d'épaule me déstabilisa et je tombais en me rattrapant avec mes paumes de main. Je sentais quelqu'un venir m'aider, la personne devait courir derrière moi car je n'avais vu personne.

- Surtout ne t'arrête pas connard ! Vous allez bien mademoiselle ?

- Oui je… oh monsieur Cullen !

- Isabella ! Je me doutais bien que c'était vous mais je n'osais pas vous déranger dans votre course. Tout va bien ?

- Oui, quelques égratignures. Ça va juste piquer au travail…

- Vous saignez, il faut désinfecter tout ça.

- Du sang ?

- Isabella ? Vous êtes toute pâle.

- Je…

Je savais que je ne devais pas regarder, pourtant je le fis et évidemment je tournais de l'œil et ce fut le noir total, comme toujours après avoir vu du sang. J'ignore où nous étions quand je me réveillais mais je me sentais bien et au chaud. Je sentais quelque chose sur mon front, c'était humide, des chuchotements me dérangeaient alors je décidais d'ouvrir les yeux. Assis à côté de moi il y avait Edward Cullen qui maintenait un linge mouillé sur mon front.

- Isabella vous allez bien ?

- Je suis où ?

- Vous vous souvenez de ce qu'il s'est passé ?

- Je courais, je suis tombée… du sang.

- Vous êtes tombée dans les pommes.

- Oh, ça arrive tout le temps quand je vois du sang. Je peux savoir l'heure ?

- 8h.

- Han, il faut que j'y aille ! J'embauche dans 1h ! Je dois prendre une douche et me changer.

- Vous pouvez le faire ici.

- Non, mais j'ai que ma tenue de travail ici.

- Appelez votre amie pour qu'elle ramène des vêtements de rechange pour ce soir.

- Je ne peux pas accepter.

- J'insiste.

- Monsieur Cullen je ne sais pas.

- C'est un ordre, vous êtes à mes ordres donc vous n'avez pas le choix.

Pour qui il se prend lui ? Je rêve ou quoi ? D'un autres côté prendre une douche ici m'éviterait de courir jusqu'à chez moi et revenir, toujours en courant ici et le tout sans être en retard. Sauf que si j'acceptais mon orgueil en prendrait un coup et il remporterait la manche.

Non mais de quoi tu parles Bella ? C'est pas un jeu ? Pourquoi tu te prends la tête ! Vs au plus simple. Je relevais les yeux vers lui, il me regardait puis releva ses sourcils du genre '' Tu te décides oui ou non ?'' C'est juste une douche ! Bon aller…

- Je me dépêche alors. Merci pour tout.

- De rien.

Il m'aida à me lever et j'allais prendre une douche. C'est la première fois que j'en prenais une ici, je ne faisais que les nettoyer. Hélas je n'avais pas le temps de m'attarder et pris une très, très rapide douche. Une fois prête je sortais timidement.

- Déjà prête ? Vous aviez une heure !

- Je ne veux pas vous déranger plus longtemps. Je vous remercie une fois de plus.

- Vous courez souvent ? Vous ne faites pas un métier assez physique ?

- Je cours quand j'en ai besoin… c'est très rare, ça me vide l'esprit. Et vous ?

- J'essaye de le faire le plus souvent possible mais j'ai souvent la flemme, je n'arrivais pas à dormir.

- Je pense pouvoir comprendre.

- Qu'avez-vous à oublier ?

Il a besoin d'une amie ou quoi ? Ma vie ne le regarde pas, c'est pas parce qu'il a 100 fois mon compte en banque qu'il faut qu'il se croit tout permis. En tout cas il ne m'achètera pas, je regrettais soudain d'avoir accepté la douche.

- Avec tout mon respect je pense que nous ne sommes pas censés parler si librement. Je ne suis qu'une femme de ménage.

- Oui mais vous êtes aussi une personne qui a le droit de parler.

- Vous êtes le premier à me dire ça. Je dois quand même y aller.

- Comme vous voudrez. J'espère que la prochaine fois vous aurez plus de temps pour moi.

- Je ne sais pas. Bonne journée monsieur Cullen.

- Faites attention à vous Isabella.

- Merci monsieur.

Je sortais de la chambre un peu troublée par ce qu'il venait de se passer. J'appelais Alice pour lui demander des vêtements et mon sac. Toute la journée Alice me posa des questions sur ce qu'il avait dit exactement et elle pensait que j'avais ma chance avec lui. Sauf que je m'en fichais et qu'un type comme lui n'avait sûrement rien à faire d'une pauvre femme de chambre comme moi.

Après le travail Alice avait un rendez-vous, je décidais d'aller boire quelque chose au café d'en face, il faisait bon dehors, normal pour un mois de juin. Je m'installais sur la terrasse pour profiter un peu du soleil. Je commandais ma boisson et fus rejointe par Edward, il avait une casquette et des lunettes de soleil, je ne l'avais pas reconnu.

- Je peux m'inviter ?

- Heu oui. Je ne vous avais pas reconnu.

- C'est la tenue de base. Alors vous avez du temps libre maintenant ?

- Vous êtes borné !

- Vous n'avez pas idée. En réalité, j'aime connaître les personnes qui travaillent pour moi. C'est plus sympa et l'ambiance est meilleure. Comment vont vos mains et vos genoux ?

- Bien, je survivrai. Vous ne travaillez pas aujourd'hui ?

- Non, ni demain.

- Quelle chance ! J'ai horreur de mon job !

- Changez alors. Vous voulez faire quoi ?

- J'ai les diplômes pour être journaliste.

- Je n'aime pas les journalistes.

- Alors nous ne sommes pas faits pour nous entendre.

- Disons alors que ça dépend du journaliste et de son domaine.

- Moi je serai plus critique littéraire que journaliste people. Sans vous offenser, je m'en fiche de la vie des stars.

- Ha oui ?

- Oui, vous faites ce que vous voulez, c'est votre vie, moi ça ne m'intéresse pas de savoir avec qui vous ou vos copains stars couchez.

- Je pense qu'on pourrait bien s'entendre finalement.

- Si vous le dites.

- Vous arrêtez le travail quand demain ?

- 16h pourquoi ?

- Venez boire un verre dans ma chambre on sera plus tranquilles pour parler.

- Nous le sommes là non ?

- Pas pour longtemps !

En effet une bande de filles venait vers nous pour lui demander des autographes et des photos. Je décidais de m'éclipser, je n'avais pas envie de me retrouver sur le net ou dans les journaux à scandales. J'allais payer ma consommation et fis un signe de la tête à Edward avant de prendre le chemin de chez moi. Je rêve où je venais de copiner avec Edward Cullen ? Il est sympa mais pour moi ça s'arrête là.

J'avais pas envie de m'embarquer dans quelque chose que je ne pourrais pas contrôler, enfin c'est surtout le seul prétexte que j'ai trouvé pour éviter Edward Cullen. Le lendemain à la fin de mon service je n'allais pas boire un verre dans sa chambre, nous n'étions pas du même monde et je n'en avais pas envie.

Un peu honteuse quand même de lui avoir posé un lapin j'usais de beaucoup de ruse pour ne pas le voir, et Alice n'était que trop contente de s'occuper seule de la chambre de l'acteur, elle avait bien vu que j'évitais la 206 mais elle considérait ça comme de l'indifférence pour le personnage et non de la fuite volontaire.


Voilà, voilà.

alors la rencontre ?

bisous et à bientôt