Bonsoir.

j'espère que ça va.

quelle galère pour mettre en ligne ce chapitre, ça fait 1h que j'essaye. rrr !

Profitez donc de cet avant dernier chapitre.

Bonne lecture.


Me voilà prête… nous étions le 20 octobre, j'étais à 8 mois et demi de grossesse et les petits commençaient à peser lourd. Ce soir Edward et moi devions aller à l'avant-première d'un autre de ses films qu'il avait tourné pendant notre rupture. J'étais prête et n'attendais plus qu'Edward.

- Tu es prête mon bébé ?

- Oui je t'attends.

- Je suis prêt. Tu es belle Bella.

- Merci. On y va ?

- Oui. Donne tes mains…

Il m'aida à me lever et nous allions dans la voiture.

- Ça va aller ?

- Oui, ne t'en fais pas. Profite de ta soirée.

- Je ne te sens pas bien depuis ce matin.

- Je suis fatiguée c'est tout. Je t'assure tout va bien.

Je l'embrassais et posais ma tête sur son épaule. Edward terminait toute sa promo ce soir, nous avions été séparés pendant un peu plus d'un mois Il m'avait terriblement manqué, cela faisait seulement deux jours qu'il était rentré. Je n'avais pas eu le temps de m'ennuyer, Alice et moi avions fini de faire la chambre des bébés, les affaires étaient rangées, les lits faits avec les doudous installés. Il ne manquait plus qu'eux maintenant.

- Aïe !

- Bella qu'est-ce qu'il y a ?

- Ton fils cogne dur !

- Hey doucement là-dedans, tu fais mal à maman petit gars. Ça va mieux ?

- Oui. C'est la première fois qu'il me fait ça.

- Plus que quelques semaines, bébé.

- Oui.

J'étais inquiète, en réalité j'avais eu quelques contractions depuis tôt ce matin mais Alice m'avait dit que ça pouvait arriver et de ne pas m'en faire. Je n'en avais pas parlé à Edward pour qu'il profite pleinement de sa soirée et de son succès. Enfin la voiture arrivait et nous remontions le tapis rouge, il y avait des marches à monter, heureusement qu'Edward s'arrêtait souvent pour saluer la foule, ça me laissait du temps pour reprendre mon souffle.

Durant la séance mes douleurs s'accentuèrent, j'avais de plus en plus mal et les contractions se rapprochèrent. Je restais impassible pendant toute la projection et félicitais Edward à la fin. Alors qu'il montait sur la petite scène devant l'écran, une violente contraction m'obligea à me rasseoir. Emmett qui était de service ce soir le remarqua et vint vers moi.

- Bella ça va ?

- J'ai mal Emmett…

- Des contractions ?

- Oui.

- Ok je vais te sortir de là. Tu peux marcher ?

- Oui.

Il m'aidait à me lever et me fit sortir de la salle, il me dirigea vers une pièce annexe quand ma poche des eaux se rompit.

- Ho Emmett !

- Panique pas Bella ok ? Hey non pleure pas, c'est normal tout ça.

Il prit son talkie-walkie et appuya sur un bouton.

- Rose, c'est Emmett, ma sœur vient de perdre les eaux elle est en panique. Tu peux venir ?

- Oui j'arrive.

- On est dans la salle annexe.

- Très bien.

- Écoute petite sœur, Rose va venir, et moi je vais aller chercher Edward, je vais appeler une voiture et on va vous conduire à l'hôpital.

- D'accord. J'ai peur Emmett.

- Tu vas être formidable. Tiens voilà Rose. Chérie, je vais prévenir Edward et j'appelle une voiture.

- D'accord fais vite. Bella ça va aller, ne pleure pas. Tu vas enfin voir tes bébés dans quelques heures…

- J'ai rien de prêt c'est trop tôt.

- Tu attends des jumeaux, ils manquent de place et veulent sortir c'est normal. On va avoir le temps d'aller chez toi, tu vas te changer, on va faire la valise des petits et la tienne et on ira à l'hôpital.

- Oui… ho j'ai mal…

- Respire calme-toi… relaxe Bella…

Je m'efforçais de respirer calmement, ça marchait assez bien et Edward arriva en se précipitant vers moi.

- Pourquoi tu n'as rien dit ?

- Je ne voulais pas gâcher ta soirée.

- Tu es incroyable Bella. Comment la naissance de mes enfants pourrait me gâcher la soirée ? Allez, on va à la maison se changer et faire les valises. Emmett tu m'aides ?

Les garçons m'aidèrent à me lever et nous allions dans la voiture. Je restais au rez-de-chaussée et Rosalie m'apporta des vêtements plus décontractés, je me changeais, me démaquillais en vitesse alors qu'elle me décoiffait. Edward pendant ce temps se changea lui aussi et fit les valises avec Emmett. Il savait quoi prendre pour les petits et Rosalie allait l'aider pour la mienne.

Une fois prêts Emmett nous conduisait à la maternité et je fus prise en charge très rapidement. Je mis une jolie chemise de nuit, Edward aussi avait le droit à sa blouse. Une fois examinée on me posa la péridurale et comme par magie je ne sentais plus rien. J'étais dilatée à 5 seulement et on nous laissait seuls.

- Bon je ne sais pas qui c'est le styliste mais j'adore les blouses !

- Je trouve que ça te va mieux que le costume !

- Merci bébé. Comment tu te sens ?

- Angoissée, mais tu es là.

- Oui, à deux jours près c'était fichu. Tu es belle, tu as l'air complètement épanouie.

- Dis pas de bêtises.

- Je suis en train de tomber amoureux de toi une deuxième fois Bella.

- Je t'aime.

- Moi aussi bébé. Allez repose-toi avant l'effort !

Il m'embrassa et je dormis un peu. Je suis entrée à la maternité à 23h30 et c'est à 5h30 environ que le personnel au complet entrait pour me faire accoucher. Je sentais les petits pousser, pour sortir. La sage-femme m'encourageait à pousser, Edward aussi, ce que je fis de toutes mes forces, j'y mettais tout mon cœur. Enfin mon premier bébé sorti, on me le posa sur la poitrine.

- C'est notre fille Bella… Elle est magnifique chérie !

- Bonjour ma puce. Bienvenue mon trésor…

- Madame Cullen, le deuxième arrive. Courage, c'est bientôt fini.

- Oui…

Une infirmière prit ma fille et je recommençais mes efforts. La fatigue se faisait sentir, j'avais de moins en moins de forces, Edward m'encourageait, il me disait qu'il m'aimait, qu'il était fier de moi et qu'il était le plus heureux des hommes. Finalement mon petit garçon pleura et tout comme ma fille je le pris contre moi. Je pleurais tant les émotions étaient fortes, Edward pleurait lui aussi mais avec plus de réserve.

On me donna ma fille et je serrais pour la première fois mes deux enfants dans mes bras. Au bout d'un moment Edward partit avec eux pour les mesurer, les peser et voir s'ils allaient bien. La sage-femme finissait de s'occuper de moi et on allait m'installer dans une chambre. Edward arriva quelques minutes après avec les bébés.

- Alors Lizzy est née à 5h50, elle pèse 2kg800 et mesure 50 centimètres et elle va très bien. 10 sur 10 sur les tests. Quant à Tom qui est né à 5h52, pèse 2kg500 et mesure 48 centimètres et lui aussi va très bien et a obtenu 10 aux tests ! Bref ils sont parfaits ! Et toi ça va ?

- Oui, je suis morte de fatigue mais totalement heureuse !

- Tu m'as épaté Bella. Je suis si fier de toi. Tu as vu comme ils sont beaux ? Si tu savais comme je t'aime !

- Je t'aime.

- Repose-toi, je vais prévenir Emmett et les autres ok ?

- Oui.

Je regardais mes bébés avant de fermer les yeux et de sombrer dans le sommeil qui était réparateur. Il était quasiment midi quand j'ouvris les yeux. Edward était assis près de moi à donner un biberon à Lizzy. Nous l'avions appelé ainsi car c'était un des diminutifs d'Elizabeth, le nom de ma mère biologique, mais on trouvait qu'Elizabeth en entier était trop long donc Lizzy l'avait emporté. Quant à Tom bah… ça nous plaisait c'est tout.

- Coucou.

- Hey coucou mon amour. Bien dormi ?

- Oui pour le moment. Et vous trois ?

- Bien, ils ont déjà pris un biberon, Lizzy finit le deuxième et Tom attend patiemment le sien.

- Je vais lui donner. Tu as eu tout le monde ?

- Oui, Emmett, Rose, Alice et Jasper viendront cet après-midi. Tes parents et les miens vont prendre l'avion d'ici ce soir et viennent nous voir dès qu'ils sont là. J'ai envoyé des photos.

- Ok tu as bien fait. Viens là mon bébé, oui tu as faim mon chéri… viens avec maman. Tu es beau tu le sais ça ?

- Comme son papa !

- Oui comme papa. Mais on ne va pas trop lui dire sinon il va se la raconter ! Tu as vu ça le fait sourire.

- S'il a ton humour c'est pas gagné !

- Moi aussi je t'aime !

Je souriais et donnais le biberon à Tom. Nous étions connectés du regard lui et moi, ses petites mains s'ouvraient et se fermaient autour de mes doigts, j'étais émerveillée par mon fils.

- Bébé, ça te dit de faire une photo de vous trois ?

- Bien sûr ! Donne-moi ma fille.

- Tiens. Allez un sourire.

- Tu sais ce que je voudrais faire ? Prendre des photos par un photographe. Tu dois bien en connaître non ? Comme ça on aura de belles photos de nous 4.

- Oui, j'y pensais aussi. Je contacterai quelqu'un.

- Parfait !

Je souriais et embrassais mes enfants. Edward alla me chercher de quoi manger, et je me reposais un peu avant l'arrivée de notre famille. Emmett, Rosalie et Peter arrivèrent en premier.

- Coucou vous 4 ! Ho Emmett regarde comme ils sont beaux… Bonjour vous deux, coucou, je suis tata Rose…

- Et voilà j'ai perdu ma femme ! Comment vont les parents, enfin c'est surtout ma sœur qui m'intéresse.

- Je vais bien, tout s'est bien passé, ils sont nés à 5h50 et 5h52. Lizzy en premier et Tom après évidemment.

- Césarienne ?

- Non !

- Bravo ! Bon alors je suis le parrain de qui ?

- Lizzy ! Et Rose de Tom.

- C'est vrai ?

- Bah oui c'est vrai !

- Ho merci Bella !

Il m'embrassa et prit Lizzy avec lui. Edward fit des photos, encore, des bébés dans les bras de tout le monde. Alice et Jasper arrivèrent à leur tour et j'annonçais qu'Alice serait la marraine de Lizzy et Jasper le parrain de Tom. Alice gâtait déjà les petits, elle avait acheté pleins de vêtements et de peluches, je savais que tout ça ne serait qu'un début.

J'étais enfin rentrée chez moi, mes beaux-parents et mes parents étaient avec nous, ils étaient arrivés le lendemain de mon accouchement et ils étaient fous de joie d'être devenus grands-parents. Les petits avaient 1 semaine et ils avaient déjà bien changé. Il était 22h et je couchais mes enfants avec ma mère après le biberon puis, après avoir embrassé ma maman je rejoignais Edward dans la chambre. Il était entouré de scénarios.

- Je me couche où ?

- Ha excuse-moi mon bébé. J'ai reçu plusieurs scripts je regarde un peu ce que ça donne.

- C'est quoi les piles là ?

- Ce qui m'intéressent et ceux qui ne m'intéressent pas.

- Je peux regarder ?

- Si tu veux.

Je jetais un œil aux résumés et aux titres des scénarios. Certains qu'il avait choisis ne m'emballaient pas, mais je ne jugeais pas seulement au résumé, Edward choisissait aussi un peu en fonction du réalisateur. Je passais ensuite à la pile des recalés, pour le moment j'étais d'accord avec lui jusqu'à ce que je tombe sur le premier scénario qui n'avait pas été choisi.

- Edward ? Tu as sûrement tes raisons pour l'avoir refusé mais… Pourquoi avoir éjecté Maupassant avec son Bel-ami ?

- Tu connais ?

- C'est juste mon auteur français favori et mon roman préféré de lui.

- C'est vrai ? Vends-moi le livre, si tu me convaincs, j'accepte.

- Mon amour tu vas finir dans un costume d'époque et un haut-de-forme sur la tête !

Je lui parlais avec passion de ce livre, lui expliquais la complexité du personnage de Georges Duroy et tous les aspects qu'il devrait étudier pour le rôle. Il semblait intéressé car il me posa pas mal de questions sur le sujet et j'en étais très contente. Plus je parlais plus je l'imaginais dans un costume d'époque, bon sans la moustache par contre.

- Ok, je vais lire le scénario dès demain et je m'y intéresse de près. J'aime bien l'aspect de son évolution, le changement de caractère, passé par toute sorte de sentiments.

- Tu aurais tort de pas le faire… et ça me ferait super plaisir de voir mon mari dans le rôle de mon personnage préféré. Tu sais qu'il est considéré comme le plus beau garçon de Paris dans ce roman ?

- Dans ce cas ça serait flatteur pour moi non ?

- Très flatteur.

- Je vais le faire, rien que pour toi, l'idée de ce rôle me plaît mais te faire plaisir me plaît encore plus.

- Je t'aime.

- Moi aussi je t'aime mon bébé.

- Bonne nuit chéri, et ne te couche pas tard, les prochains biberons c'est ton tour je te rappelle.

- J'avais oublié, je me couche aussi alors.

Il rangeait ses scénarios et se mit dans les draps avec moi.

- Bonne nuit mon amour.

- Bonne nuit mon chéri.

Je me calais dans ses bras, je ne fus pas longue à m'endormir. J'avais tout ce dont j'avais besoin, mon mari près de moi et mes enfants dans la chambre à côté. Qui aurait pu dire que moi la petite femme de ménage aurait pu avoir une vie comme celle que je vis maintenant ? Jamais je ne me serais doutée que je serais heureuse comme je le suis à cet instant.


Et voilà.

dite-moi tout.

A la semaine prochaine.

Lexi