Disclaimer : Je possède aussi un lecteur DVD qui a enregistré plusieurs épisodes de Glee. Que je ne possède toujours pas. Sont dur en affaire RIB!

Et je ne peux même pas me vanter de posséder un personnage dans ce chapitre. Enjoy, quand même.

Petit jeu : avez-vous remarqué ce petit rapport aux élections américaine qui s'est subtilement glissé dans le chapitre précédent sans même que je m'en rende compte avant de le relire après publication?

Petites réponses aux reviews 'anonymes' aka de ceux qui ne sont pas inscrits sur ce site. Les autres ne sont pas obligés de lire cette partie, il est possible que je parte en plein délire et que vous ne compreniez pas tout. Mais promis, après, pour le chapitre, je redeviens sérieuse et tout. Bon, preeesque sérieuse, une rechute de délire type Karl et Carla n'est pas à exclure totalement.

Porcelain (réponse 2 en 1 tu sais déjà pourquoi) : Tu supposes bien, mais je crois qu'on a décidé que j'étais au moins aussi folle que toi.
Tu as pas oublié le barbecue chez little D? (oui, maintenant qu'on bosse ensemble, il a un petit nom) Il demande si tu peux ramener du pain parce que trouver une bonne baguette à LA, c'est l'enfer et big D (vi, je suis la seule à savoir de qui je parle et ça m'éclate, j'suis folle on vous dit) adore le pain français. Et si on est sages, ils parleront français avec leur accent sexy. Oui, mon coloc aussi bien sur. Oui ils parlent tous les trois français, j'ai des preuves.
C'est pas vraiment une vengeance en fait, parce que se venger d'avoir découvert des beaux textes, c'est pas possible.
Si tu écoutes ma besty, elle te diras sans doute que 'courage' est genre mon troisième prénom (j'en ai déjà un deuxième en vrai et j'y tiens, c'est sentimental) parce qu'apparemment j'ai une tendance à me lancer à faire certains trucs dingues qu'elle oserait même pas penser à faire. Et je me suis ramassée un certain nombre de fois, mais je récidive. Moi, je dirais que mes actes de courage sont en fait des missions suicide ou le vrai moment de 'courage' ne dure pas plus longtemps que laisser mon doigt appuyer sur 'entrée' ou glisser la lettre dans la boîte. Et disons que sans me prendre pour l'auteur de l'année, je crois effectivement que l'écriture fait parti des choses que je fais pas trop mal.
Ah, Sebastian, Sebastian, Sebastian, mais qui est-il? Lequel est son VRAI visage? Est-ce qu'on l'a même déjà vu? Qui sait? Et est-ce qu'il sait lui même ce qu'il ressent pour Dave? Et vice versa d'ailleurs!
Oui, alors Carla, Karl, comment dire Karl est venu, puis j'ai pas trouvé autre chose que Carla, du coup, je suis partie dans le délire à fond.
Et le petit discours de Carla... Oui, oui, je vais me jeter des fleurs, mais j'en suis assez fière.

Non attends, en fait, j'en suis CARREMENT fière!


En cette fin d'après-midi, Burt se retrouvait seul à la maison. Carole était de garde jusqu'au milieu de la nuit, Sam était parti rendre visite à ses parents pour le week-end [1] et les garçons étaient allés rendre visite à Quinn à l'hôpital. Ils n'allaient pas tarder à rentrer, sans doute avec Blaine qui était invité à manger avant de rentrer chez lui à Westerville à deux heures de route de là. Mais en attendant, il était seul dans cette maison étrangement calme.

Il aimait beaucoup l'animation qui caractérisait son foyer depuis que Carole et Finn étaient entrés dans leurs vie et que Blaine puis Sam avaient, chacun à sa façon, rejoint l'équipe. Des rires, des pleurs, des cris, des portes qui claquent, des airs de rock rivalisant avec les envolées lyriques des plus grandes comédies musicales, les commentaires de matchs de foot se mêlant joyeusement aux discutions autours de la mode. Et les quatres adolescents reprenant en choeurs les chansons du Glee club, parfois rejoints par l'agacente mais talentueuse Diva qui servait parfois de petite ami au plus grand des garçons.

C'était sa mélodie du bonheur, ce souffle de vie qui lui avait manqué depuis la mort de sa première femme même s'il ne s'en était pas rendu compte avant que Kurt ne lui présente Carole. Et si ce petit moment de calme était agréable à savourer, il l'était surtout parce qu'il précédait le retour des trois adolescents et du gazouillis de leurs conversations.

Il s'apprêtait à s'installer dans son fauteuil pour suivre à la télé les derniers résultats sportifs quand la sonnette de la porte d'entrée retenti. Il se dirigeat vers la porte d'entrée en bougonnant.

« Vous avez encore oublié vos clés? Je me demande ce que... Oh, heu... »

Il stoppa sa phrase quand il eut ouvert la porte et vu qui se tenait devant lui. Et l'homme n'était définitivement pas l'un des adolescents qu'il attendait.

« Heu, Paul, c'est ça? Un problème avec Dave »

« Je n'aurais pas dû venir ici, mais je ne voyais personne d'autre à qui je pourrais parler de ça » »

« Entrez »

Burt guida le père de Dave jusqu'au salon, lui indiquant le fauteuil pendant qu'il prenait place dans le canapé.

« C'est pas un mauvais gars dans le fond votre gamin. Je lui ai pas laissé sa chance à l'époque. J'avais peur pour Kurt, je voulais qu'il ne lui arrive jamais rien de mal, je voulais le protéger. Je n'ai pas sû voir ce que Kurt a vu. Même après l'avoir laissé revenir à McKinley, je n'avais pas confiance. Ca me semblait tellement irréel, tellement soudain, ce changement. Je n'avais même pas confiance en mon propre fils, je pensais qu'il faisait la pire erreur de sa vie, qu'il était naïf. Je m'en veux vous savez, Paul »

« Vous ne pouviez pas savoir. Même moi je n'avais rien vu, rien compris. Vous et moi, on n'est peut-être pas du même milieu mais on a quand même quelque chose en commun : on est pères et on veut protéger nos fils. Et ça me touche vraiment que vous soyez capable de ne pas nous en vouloir. »

« Vous venez de le dire, j'ai un fils moi aussi. Deux même en réalité, presque trois. Je ne peux même pas imaginer ce que vous avez ressenti quand... Personne ne mérite ce qui vous est arrivé, Paul. Personne. Je ne changerais pas le passé si je vous en voulais »

« Il est rentré à la maison depuis une semaine et j'ai peur à chaque fois que je dois le laisser seul. Il va devoir retourner au lycée mais j'ai tellement peur de ce qui va lui arriver là-bas. Et il ne le dit pas, mais je vois bien que ça l'angoisse lui aussi. Je me sens tellement... impuissant. »

« Je comprends ça. J'en ai deux à la maison. Kurt est une forte tête et je sais trop bien quels ennuis il peut s'attirer à cause de ça. Et Finn, il a beau faire deux mètres de hauts et encaisser les coups sur le terrain, c'est un gentil naïf avec le coeur sur la main. Il se ferait mener en bateau par un moustique. Dans moins de six mois, il va falloir les laisser s'envoler. Tout ce qu'on pourra faire, c'est espérer qu'on leur a donné les bonnes armes pour affronter le monde et qu'il sauront les utiliser avec sagesse. »

BAM.

La porte d'entrée claqua de façon assez violente, suivi par un cri perçant.

« Mon dieu, Finn, tu n'apprendras jamais à fermer les portes normalement? »

« Mais c'est pas ma faute, elle... »

La porte se rouvrit et se referma plus calmement.

« Merci Finn, tu es un vrai gentleman. Il y avait longtemps que je m'étais pas pris une porte dans le nez, ça m'avait manqué »

« Mais... »

« Oh mon dieu, Blaine, ça va? Finn, tu pourrais faire attention! »

« Vous allez même pas me laisser parler de toute façon? »

Les deux hommes dans le salon échangèrent un sourire avant de voir débouler un Finn boudeur, suivi de près par Kurt, un bras autours de la taille de Blaine, couvant du regard son petit ami qui se frottait le nez, en rajoutant visiblement sur l'importance de sa ''blessure''.

« Bonsoir Burt... Heu, Mr Karofsky » dit Finn en bafouillant. Il avança vers le père de son ancien coéquipier pour lui serrer maladroitement la main. Kurt, de son côté, détourna l'attention de son petit ami pour poser un regard inquiet sur l'homme.

« Monsieur Karofsky? Un problème avec David? » demanda-t-il en venant lui aussi lui serrer la main. »

« Non, non, rien de grave. »

A son tour, Blaine s'avança pour saluer l'homme qu'il n'avait jamais rencontré mais qu'il supposa être le père de l'ancienne brute de McKinley, celui qui avait poussé Kurt à venir à Dalton avant de tenter de se suicider quelques jours auparavant.

« Bonjour monsieur. Heu... Blaine Anderson, le... petit ami de Kurt. Je ne connais pas vraiment votre fils, mais, j'ai sû pour son... enfin, je... suis désolée de ce qui lui est arrivé. »

« Tu ne dirais pas ça si tu savais tout ce qu'il a fait à Kurt. »

« Oh, si si, je sais. » marmona Blaine en fixant la pointe de ses chaussures. De son côté, Finn se balançait d'un pied sur l'autre depuis le début de la conversation, se dirigeant fort peu subtilement vers la porte, calculant visiblement à quel moment il pourrait se mettre à courir vers n'importe où ailleurs que dans cette pièce. Kurt, saisissant le malaise, décida de venir en aide à ses deux camarades.

« Finn, tu avais promis d'appeler Rachel dès qu'on serait rentrés. Tu devrais le faire avant qu'elle ne vienne en personne pour t'arracher les yeux. »

L'espace d'un instant, Finn eut l'air du lapin pris dans les phares d'une voiture et Kurt pourrait jurer avoir vu une ampoule s'allumer au dessus de sa tête quand il avait finalement compris. Il bafouilla une vague excuse avant d'effectivement disparaître en courant dans les escaliers et de claquer la porte de sa chambre derrière lui, provoquant le soupir sonore de Kurt.

« Mr Karofsky, vous voulez boire quelque chose? Un thé peut-être, ou... »

« Un thé oui, ça a l'air bien. » s'empressa de répondre Paul, pas dupe du stratagème du jeune homme.

Blaine avait compris lui aussi rapidement. Il commença à lister mentalement tout ce qu'il pourrait faire plus tard pour remercier son ingénieux petit ami et ne laissa personne ajouter un mot avant de lancer un « Je m'en occupe. » et de disparaître dans la cuisine.

« Alors il... » commença Paul en pointant un doigt vers la porte où le jeune homme avait disparu.

« Il sait tout oui. » finit Kurt en s'asseyant à côté de son père. « La benne, les insultes, les slushies, les menaces et le... le baiser aussi. » Kurt avait baissé la voix pour faire ce dernier aveux qu'il n'avait encore jamais fait à personne d'autre qu'à Blaine.

« Le baiser? De quoi tu parles Kurt? »

« S'il te plaît papa, ne t'énerves pas, penses à ton coeur. C'est rien de grave. L'an dernier, il m'avait poussé dans les casiers une fois de plus, je l'ai coursé jusqu'aux vestiaires pour lui crier dessus et l'insulter et il m'a... embrassé, c'est tout. Il était perdu, c'était juste impulsif, désespéré. C'est juste un mauvais souvenir pour nous deux. Si vous pouvez garder ça pour vous, j'avais promis de ne le dire à personne. C'est pour ça que je savais qu'il était sincère quand il s'est excusé et que je lui ai fait confiance. Blaine sait tout ça. »

Placé dos à la porte, Paul ne vit pas que Blaine était revenu avec un plateau chargé de boissons pour eux tous.

« Je ne comprend pas, s'il sait tout ça, pourquoi il est aussi compatissant? »

« Parce que je sais tout ça justement. Je sais ce qu'il a vécu. La confusion, les questions, ne pas comprendre ce qu'on ressent. »

Blaine posat une tasse de thé fumante face à Mr Karofsky et approchat le sucre et un petit pichet de lait pour que l'homme puisse se servir à sa convenance.

« C'est difficile d'être footballeur et de se rendre compte qu'on est bien plus attiré par ses coéquipiers sous la douche que par les cheerleaders qui se trémoussent en minijupe au bord du terrain. »

Il décapsula une bouteille de bière sans alcool et la tendit à Burt qui l'accepta avec un sourire de remerciement.

« C'est pas une situation très bien acceptée, où on trouve sa place quand on a le sentiment d'appartenir à deux univers que le monde entier semble penser incompatible? »

Il posa un verre de lait froid au chocolat et un autre de lait chaud aromatisé avec une pointe de miel et quelques gouttes de fleur d'oranger, remercié par un sourire qui lui fit comprendre qu'il avait bien entamé le processus de remerciement. Il prit place dans le canapé contre son petit ami et glissa une main dans la sienne.

« Et puis sans votre fils, je n'aurais jamais rencontré Kurt. Je lui crois que je devrais le remercier pour ça. Je n'excuse pas tout ce qu'il a fait. La benne, les insultes, les slushies, les menaces, c'est inexcusable. Mais il sera assez détesté pour juste être lui. On ne peut pas lui refuser notre pardon et notre amitié. »

« Tu as oublié le baiser mon coeur. »

« Non, le baiser, c'est excusable, c'est entièrement de ta faute. Tu ne te rends pas compte à quel point tu es sexy quand tu t'énerves. » dis Blaine en riant.

Il fut gratifié d'une tape dans l'épaule par Kurt et Burt se racla la gorge, l'enjoignant à ne pas s'avancer plus sur ce terrain. Même s'il ne put pas retenir un petit sourire en entendant ce compliment peu subtil mais touchant que le garçon venait de faire à son fils. Kurt repris son sérieux.

« Je sais que ça ne me regarde pas trop mais... Dave m'a dit qu'il avait peur de retourner au lycée. Je crois qu'il aurait besoin d'un nouveau départ. Un vrai. En sachant que quoi qu'il arrive il a des amis prêts à le soutenir. »

« C'est un peu pour ça que j'étais venu ici en fait. Il ne peut pas revenir à McKinley. On a déménagé pour Thurston et on ne peut pas revenir maintenant. Je me suis renseigné sur la Dalton Academy, mais même en le confiant à sa tante à Westerville pour économiser l'internat, ça ne rentre pas du tout dans notre budget. »

« Il a une tante qui accepterait de l'héberger à Westerville? » demanda Blaine comme s'il avait une idée derrière la tête.

« Oui. Ma soeur. Mais comme je viens de le dire, Dalton est trop cher. »

« En fait, je ne pensais pas à Dalton, mais Westerville South. Ils ne prennent pas de transfert en milieu d'année normalement mais je peux parler au principal et lui expliquer la situation. »

« Et pourquoi il accepterait plus facilement si tu lui parles? » demanda Kurt.

« Heu, en fait... c'est mon oncle. [2] » répondit Blaine en se tortillant un peu parce que son portable venait de vibrer dans sa poche.

Il le sortit pour lire le SMS qu'il venait de recevoir. Il rit en voyant le nom de l'expéditeur s'afficher. « Je crois que Finn commence à avoir faim. »

De Finn à Blaine : Il est encore là?

De Blaine à Finn : Oui mais il ne mord pas

De Finn à Blaine : Tu peux lui dire de dire à Dave qu'on serait contents de le voir avec les gars du foot?

De Blaine à Finn : Viens lui dire toi même

De Finn à Blaine : S'il te plait

De Kurt à Finn : Finn Hudson, arrêtes de faire le bébé et descends

A l'étage, la porte s'ouvrit et se referma doucement, preuve que Finn savait le faire, et le pas lourd de l'adolescent se fit entendre dans l'escalier avant que Finn n'apparaisse.

« Heu, j'ai eu Puck au téléphone, et Mike aussi et heu... on se disait que... ce serait sympa de revoir Dave, pour, je sais pas, jouer à des jeux vidéos ou quelque chose. J'ai pas parlé à Sam et Artie mais je suis sûr qu'il seraient contents de le voir aussi. Je sais pas, une soirée comme ça avec ses anciens copains du foot. Enfin, ceux du Glee club en tous cas. Les autres, je sais pas mais... »

« Finn, Finn, c'est bon, respire. » lui dit Kurt qui s'était levé et avait posé une main dans son dos. « C'est une bonne idée. On programmera ça et j'appellerai David, si c'est d'accord avec vous Mr Karofsky. »

« Oui, bien sûr. Je suis sûr que ça lui fera plaisir. Je vais vous laisser. »

« Pensez-y pour Westerville South. David a nos numéros, n'hésitez pas si vous prenez la décision. »

« Je vais en parler avec David. Merci beaucoup. Au revoir. »

Ce soir là, la préparation du repas et le repas lui-même furent mouvementés. Et en regardant les trois garçons travailler ensemble tout en se chamaillant comme des frères... oh, d'accord, pas comme des frères finalement... comme des enfants, Burt pensa qu'il était vraiment très chanceux.


[1] L'auteur tient à préciser qu'au terme d'un douloureux processus d'écriture d'un chapitre qui ne présente pas d'intérêt capital pour le déroulement de l'histoire, elle a réalisé que Sam avait élu domicile chez les Hummel-Hudson depuis que Finn était allé le chercher dans je ne sais plus quel état autre que l'Ohio. Elle a passablement insulté RIB pour cette brillante idée d'avoir transformé Burt en une sorte de Noé qui récupère tous les adolescents perdus et bon sang, elle est extensible cette maison ou bien? Elle a râlé à l'idée de devoir reprendre le chapitre entier pour insérer le blondinet, puis eu l'idée lumineuse de trouver une explication plus ou moins foireuse à son absence de la scène. Ne tirez pas, je suis pas armée.

[2] Westerville South High School est un lycée réel, je suis pas RIB, j'invente pas des lycées et des universités comme ça moi, je me documente un minimum. Merci Google et Wikipedia. Et il se trouve que le principal, tout aussi réel que le lycée qu'il dirige, s'appelle Steve Andersson (avec 2S, c'est pas une faute de frappe). De là à jouer à mêler réalité et fiction, il n'y a qu'un pas que j'ai franchi sans aucune hésitation.