Disclaimer : J'y travaille dur mais Glee n'est toujours pas à moi. Sinon, au lieu d'un petit appartement que je loue pour la moitié de ce que je gagne, j'aurais un loft à LA qui serait à moi.
Désolée pour le délai d'attente, mais ce chapitre est un de ceux qui me tenaient vraiment à coeur et ça n'était pas facile à écrire. Des mots à mettre dans certaines bouches qui ne sont pas du genre à me venir naturellement (même dans mes rêves/cauchemars) mais qui devaient être là à un moment donné de l'histoire. Tout en glissant subtilement les réponses à des questions que certains d'entre vous se posaient et étaient plus qu'impatient de connaître les réponses. J'espère avoir réussi à écrire un chapitre assez bon pour me faire pardonner pour l'attente.
Dave se réveilla avec un mal de tête comme il n'en avait pas eu depuis... jamais en fait. Il essaya d'ouvrir les yeux. Enfin, de les entrouvrir. Un rayon de soleil frappa sa rétine, l'obligeant à les refermer aussitôt. Il tenta de rassembler ses souvenirs mais son esprit était embrumé.
Il était allé au Scandals, ça, il pouvait s'en souvenir. Tout ça parce que ce Sebastian l'avait invité? Convoqué? Et il avait accouru, à cause d'un commentaire laissé sur Facebook. Il était arrivé tôt. Beaucoup trop tôt. Le stress aidant, il avait suivi Carlos chez lui. Oh, définitivement pas le meilleur souvenir de sa soirée.
Il était retourné au Scandals... Encore une fois : POURQUOI? Pour Sebastian? Pour boire? Pour oublier ce moment d'égarement?
Après ça? Apparemment, boire, c'est ce qu'il avait fait, plus que d'habitude à en juger par son état au réveil. Il avait dû halluciner pour la suite. Ou rêver. Si on pouvait appeler ça un rêve. Lui montant dans une voiture avec Sebastian Smythe puis montant des escaliers dans une maison qu'il ne connaissais pas... Impossible que ça fasse parti de la réalité. Enfin peut-être que...
Non, impossible!
Il réalisa soudainement que le rayon de soleil n'était pas du bon côté pour qu'il soit gentiement allongé dans son lit et dans le bon sens.
Il tourna la tête, tout doucement parce que c'était comme si des boules de billard dansaient dans sa tête. Il battit des paupières, essayant de s'habituer à la luminosité. Il fit lentement le point sur ce qui l'entourait et une chose était sure, il n'était pas dans son lit.
En tâtonnant, il constata qu'il était seul dans le lit, c'était déjà ça. Mais rien ne lui prouvait que ça avait été le cas toute la nuit.
Il se redressa en grognant et en se tenant la tête pour s'asseoir en tailleur sur le lit.
« Mais qu'est-ce qui m'a pris? »
Ses yeux se posèrent sur la table de nuit, le verre d'eau et le tube d'aspirine. Tu devrais avoir besoin de ça au réveil. Oh parfait. Il ne savait pas où il était ni vraiment comment il y était arrivé mais clairement quelqu'un avait été témoin de son état pitoyable de la veille. En y repensant, c'était sûrement Sebastian. Vraiment par-fait.
Il hésita un peu. Qu'est-ce qui prouvait que c'était bien de l'aspirine? Mais son mal de tête le poussa à prendre le risque.
Puis il pensa qu'il devait sortir de là avant de se ridiculiser un peu plus devant Sebastian. C'est alors qu'il réalisa qu'il ne portait pas ses vêtements de la veille. Il jeta un oeil au tee-shirt vert pomme qu'il portait, une tour Eiffel s'étallant sur son torse, surmontée du mot ''SEB''. La journée semblait vraiment s'annoncer de plus en plus passionnante. Il jeta un regard circulaire à la pièce à la recherche de ses vêtements.
S'habiller et sortir de là. Et vite. Il ne savait pas exactement où il était, ni comment il pourrait bien rentrer chez lui mais à cet instant, il ne pouvait pas s'en soucier moins.
Il se leva, sa tête était moins douloureuse mais il se sentait encore un peu groggy. Il fit le tour de la chambre à la recherche de ses vêtements. Dans sa quête, il approcha du bureau. Il y trouva sa chemise et son jean de la veille. Il les attrappa avec la ferme résolution d'enfin s'échapper de ce cauchemard qui ne semblait pas vouloir en finir.
Au passage, il fit tomber un livre. Un petit livre de poche à la couverture fatiguée, écornée, le coin d'une photo débordant largement de la couverture. Le Petit Prince lut-il en le ramassant. Il tira doucement sur le bord de la photo et vit apparaître le visage d'une adolescente blonde, se tenant à côté de Sebastian qui lui aussi arborait un sourire franc. La photo ne devait pas avoir été prise longtemps avant, à part ce sourire que Dave n'avait jamais vu, Sebastian n'avait pas tellement changé. La jeune fille semblait plus jeune que lui de deux ou peut-être trois ans.
La porte de la chambre s'ouvrit doucement mais perdu dans ses pensées il n'y prêta pas vraiment attention.
« Oh, pardon, je pensais que tu dormais encore. »
Dave replaça précipitemment la photo dans le livre.
« Tant mieux, j'ai pas besoin de te réveiller du coup. Je commence à avoir faim et je me suis dit qu'après la soirée que tu as passé, tu serait partant pour un café. »
« Heu, oui, non, je... je devrais rentrer chez moi. »
« Je pensais pas que tu étais du genre à t'enfuire une fois ton affaire faite. »
« M... mon... affaire... Tu... tu veux dire que... » il se décomposait à vu d'oeil sous l'oeil amusé de Sebastian.
« Je veux dire qu'il faut que tu te détende et que tu viennes avec moi dans la cuisine. » lança Sebastian en tendant une main à Dave toujours hésitant, le livre serré entre ses doigts sans qu'il le réalise vraiment.
« Je peux te le prêter si tu veux mais j'aimerais mieux que tu le laisse ici le temps du petit déjeuner. J'y tiens, c'est... sentimental. »
« Oh, heu... Je... je voulais pas, je l'ai juste fait tomber... Je... Pardon. Je parle pas cette langue de toute façon. » répondit Dave en reposant le livre sur son bureau.
Sebastian baissa sa main, se dirigea vers sa table de nuit, ouvrit le tiroir et en sortit le dernier cadeau d'anniversaire de sa soeur. Il le serra doucement avant de retourner vers Dave. Il posa le livre sur la pile de vêtements. Puis il lui tendit à nouveau une main.
« Café maintenant? »
Dave hésita un peu. Et l'estomac de Sebastian se fit entendre.
« S'il te plait. » ajouta-t-il en riant de son estomac.
« Très bien. » soupira Dave en posant sa main sur celle de Sebastian.
Ils traversèrent le couloir, descendirent les escaliers. Dave avait les yeux grands ouverts devant un tel étalement de richesses. Il s'étonna quand Sebastian frappa à la porte d'une pièce avant d'y entrer, comme s'il n'était pas chez lui.
« Bonjour Sebastian. Tu es bien mâtinal pour un samedi. »
« Bonjour. Je te présente David, un... ami. »
« Bonjour Mme Smythe. » dit timidement Dave, gêné par sa tenue.
« Oh non non non, moi c'est Lucía. Ravie de te rencontrer David. »
« Moi aussi Lucía. » marmona Dave.
« On avait parlé de café il me semble. » lança Sebastian en regardant Dave.
« Comme tous les samedi matins. »
« Tu me connais Lucía. Un vendredi soir sans alcool, c'est pas un vendredi soir. »
Lucía secoua la tête en soupirant puis éclata de rire quand un gargouilli brisa la tranquilité de la pièce.
« Je vous fait quelque chose à manger aussi peut-être les garçons. »
« Mon estomac apprécierait je pense oui. »
« Des pancakes? »
« Je sais pas... David? » questionna Sebastian en se tournant vers son invité qui se sentait de moins en moins à l'aise dans cette situation.
« Heu... Oui, très bien. »
Lucía ouvrit plusieurs placards et le frigo pour en sortir les ustensils et les ingrédients pour la préparation du petit déjeuner. Elle allait commencer à confectionner la pâte quand son portable se mit à sonner. Elle s'excusa et décrocha en s'éloignant un peu pendant que Sebabstian tentait d'engager la conversation avec Dave sans quitter Lucía des yeux. L'employée d'ordinaire enjouée avait commencé à arborer un air inquiet qui ne s'améliorait pas au cours de sa conversation. Elle raccrocha et revint vers eux.
« Bon, où j'en étais moi? »
« Lucía, ça a pas l'air d'aller. Qu'est-ce qui se passe? »
« Rien rien, tout va bien. »
« Lucía, pas à moi s'il te plait. »
« Mon petit fils a fait une mauvaise chute au parc, ils l'ont emmené aux urgences. »
« Tu as ta journée. »
« Mais... »
« Pas de discussion, file à l'hôpital, ils ont besoin de toi. »
« Ton père... »
« Ne rentre pas avant mardi de son voyage d'affaire. » coupa Sebastian en mimant des guillemets avec ses doigts en disant voyage d'affaire. « Il ne saura même pas que tu n'étais pas là. »
« Mais vous... »
« Je survivrai une journée sans tes talents de cuisinière. Je suppose qu'une pizza ne me tuera pas pour une fois. Allez zou, je veux plus te voir. »
« Merci »
« T'es encore là? »
Une fois Lucía partie, un silence inconfortable s'installa entre les deux garçons. Au bout d'un moment Dave se dirigea vers le plan de travail et commença à verser les ingrédients. Se sentant observé, il releva la tête pour rencontrer un Sebastian bouche bée, les yeux comme des soucoupes. Il reposa la cuillère doucement.
« Heu... J'ai fait quelque chose...? Je croyais que tu voulais des pancakes... »
« Oui mais... Tu sais faire ça? »
« On vit pas tous dans des châteaux avec une cuisinière à disposition. »
« Wow, du calme. Je suis épaté en fait, j'aimerais savoir faire ça. »
« Je suppose que tu dois être capable d'apprendre, c'est pas si compliqué. » dit Dave en haussant les épaules.
Il se décala légèrement et fit signe à Sebastian de le rejoindre. Il lui expliqua patiemment comment faire et le jeune homme arborait le même sourire de fierté qu'un enfant qui réussi à nouer ses lacets tout seul pour la première fois. Sebastian riait et poussait des cris de joie de réussir à faire cuire les pancakes. Ils n'entendirent pas la porte d'entrée de la maison, ni les bruits de pas dans le grand hall d'entrée. La porte de la cuisine s'ouvrit.
« Seb, combien de fois je vais devoir te dire que tu n'as rien à faire dans cette cuisine? Ca n'est pas ta place. »
« Pa... Papa? Tu es rentré? Je croyais que... »
« Lâche moi cette poêle immédiatement, tu n'as pas à t'abaisser à ce genre de tâches Seb, je paye Lucía pour ça. Où elle est d'abord? Et puis ces quoi ces tenues? Je t'ai déjà dit de ne pas ramener tes joujoux sexuels sous mon toit. »
« Mr Smythe, je suis désolé c'est... »
« Seb, je t'ai demandé où est Lucía! » coupa l'homme comme si Dave n'était rien d'autre qu'une plante verte.
« Je l'ai autorisée à aller voir son petit fils aux urgences. »
« Ca n'est pas à toi de prendre ce genre de décisions! »
« Tu as raison, j'aurais dû attendre gentiement que tu rentre mardi en espérant qu'il ne se vide pas de son sang d'ici là. Ou deviner que tu allais rentrer plus tôt que prévu pour une fois. »
« Seb, ne soit pas insolent. Monte dans ta chambre, je viendrai te parler dans deux minutes. »
Sebastian sortit de la cuisine, laissant Dave affronter seul son père.
« Excusez moi. Mon fils me rendra fou. John Smythe. » offrit le plus âgé des deux en tendant une main à l'adolescent médusé qui hésita avant de la serrer.
« Ka... David Karofsky. »
« Vous pouvez aller vous habiller et rentrer chez vous. Je connais bien mon fils, il vous a eu, vous ne l'intéressez plus. Désolé mon garçon. Ravi de vous avoir rencontré. »
Sur ces mots, le patriarche sortit de la cuisine et prit la direction de la chambre de son fils. Dave allait l'arrêter pour lui faire savoir que ses vêtement étaient justement dans la chambre de Sebastian, mais il se ravisa. Il attendit d'avoir entendu la porte claquer à l'étage pour monter les grands escaliers de marbre. Il était à la porte de la chambre quand elle s'ouvrit, qu'une main lui fourra ses vêtements dans les bras avant de refermer la porte violemment.
Il resta pétrifié, ne sachant pas trop quoi faire quand la voix de John Smythe s'éleva, dure et froide.
« Tu ne seras jamais rien d'autre qu'une déception. Lucía est notre bonne, pas une amie. Je la paye pour faire un travail et tu ne dois rien faire d'autre que lui dire ce qu'elle a à faire. Elle doit savoir où est sa place. Tu n'auras jamais aucune autorité sur tes employés si tu copine avec eux, tu dois apprendre ça Seb. Et ce garçon? Vraiment Seb? Ca n'est pas assez que tu te laisse aller à cette... perversion? Il faut en plus que tu te roules dans la luxure avec des hommes qui ne sont clairement pas de notre condition. Tu ferais mieux de te reprendre rapidement Seb. J'ai honte d'être ton père. A chaque fois que je crois que tu vas enfin rentrer dans le rang, tu me prouves encore une fois que j'ai tort de placer mes espoirs en toi. »
Dave s'était rhabillé et sursauta quand la porte se rouvrit, laissant passer John Smythe qui passa devant lui en ne le remarquant pas plus que s'il était l'une des statues ornant le couloir. Quand l'homme eu disparu; le garçon toqua à la porte de la chambre. Comme elle n'était pas fermée, elle s'ouvrit lentement et Sebastian était face à lui.
« Qu'est-ce que tu veux Karofsky? »
« Te rendre ton tee-shirt. »
« Tu peux le garder. »
Dave s'avança dans la chambre et ferma la porte derrière lui.
« Et qu'est-ce que je ferais d'un tee-shirt vert avec ton nom écrit en travers de la poitrine? »
« J'en sais rien. » Sebastian allat à son placard et commença à vider une étagère. « Qu'est-ce que je fais d'un tee-shirt bleu canard avec la statue de la liberté? Ou un tee-shirt jaune poussin I love LA? Oh tiens, blanc, classe. Oh non, attends, qu'est-ce que c'est? Oh, un magnifique Mexicain, bien cliché. Ah, voilà la pièce maîtresse de ma collection, ce magnifique rose fluo qui met si bien en valeur ces gondoles en ombres chinoises. J'ai jamais foutu les pieds en Italie. »
Les tee-shirts tombaient au sol l'un après l'autre, comme de vieux chiffons sans importance. La voix du jeune homme oscillait entre colère et amertume. Mais quand il surprit l'air interrogatif face à lui, son ton laissa place à la résignation.
« Deux par an. Quand il oublie pas mon anniversaire. Il a pas oublié cette année. » ajouta-t-il en sortant un paquet doré au papier froissé et déchiré par endroits. « Je l'ai pas encore ouvert, je ménage le suspens. »
Dave allat s'asseoir sur le lit où le paquet avait atterri, le prit, le secoua légèrement. Exactement comme il faisait chaque Noël depuis aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir pour deviner ce que le paquet contenait.
« Hum... Violet peut-être... Non, orange! I love Lima Ohio? Tu devrais ouvrir, je suis impatient de savoir. »
Sebastian le rejoignit, lui prit le paquet des mains avec délicatesse.
« Pas tant que tu n'as pas donné tous tes pronostics. Tu n'as rien dit pour la taille. »
« La taille? J'ai aucune idée de ta taille moi. »
« Lui non plus, c'est bien pour ça qu'il faut la deviner. »
« OK... M peut-être. »
Sebastian commença à déballer le paquet en prenant bien son temps, décollant les bouts de scotch un par un. Il dégageat le papier qui cachait une boîte en carton blanche qu'il ouvrit en prenant tout autant de temps. Les deux adolescents éclatèrent de rire en découvrant le contenu.
« Oh la vache! Je crois que c'est ta nouvelle pièce maîtresse. »
« Tu rigoles? Encore mieux que ça! Je vais l'encadrer celui-là. »
Le tee-shirt était rouge, une photo de Kate et William le jour de leur mariage prenait les trois quarts de l'avant du vêtement. Autours, un cercle de têtes de gardes du palai. Au dessus, la date de leur mariage et la phrase J'y étais. Sebastian regarda l'étiquette de la taille.
« J'ai le regret de t'annoncer que tu as perdu sur toute la ligne. Ca devrait pouvoir me faire une robe je pense. »
« Pas sur toute la ligne. J'ai réussi à te faire rire. »
« Merci. »
« De rien. Bon, je devrais y aller maintenant, je crois que ton père m'a plus ou moins mis à la porte. Je suis pas très sûr qu'il sache que je suis encore là tu me diras, il ne m'a même pas regardé quand il est passé à côté de moi dans le couloir. »
« Tu comptes rentrer comment? Ta voiture est à Lima. »
« Ben... J'espérais que tu accepterais de m'appeler un taxi. Je pourrais le faire moi-même mais mon portable n'a plus de batterie. » expliqua Dave avec un air gêné.
Sebastian sembla songeur quelques instants, puis il se leva et se dirigea vers son placard.
« Tu me donnes cinq minutes? » demanda-t-il en sortant un petit sac de voyage et en y entassant quelques vêtements.
« Heu... Oui? »
Il allat ensuite dans sa salle de bain, jeta pêle-mêle dans le sac son gel douche, son shampoing, sa brosse à dents. Il referma le sac.
« Je te ramène à Lima, tu pourras récupérer ta voiture comme ça. »
« Non, c'est pas la peine vraiment. »
« Discutes pas. Tu ne veux pas savoir ce qui se passera s'il se rend compte que tu n'es pas parti, fais moi confiance. »
Les deux garçons traversèrent à nouveau le couloir et descendirent les escaliers le plus discrètement possible et sortirent de la maison. Une fois dans la voiture, Dave fut le premier à briser le silence.
« J'aimerais mieux que tu me ramènes chez moi. »
« Et ta voiture? »
« Je me débrouillerai avec Sarah demain. Mais j'ai pas de portable pour prévenir que je serai pas là pour le repas de midi et j'ai déjà pas prévenu pour le petit déjeuner. »
« Tu as peur de te faire gronder? C'est mignon. »
« C'est pas ça. Elle me fais confiance. Et ils se sont tous assez fait de soucis à cause de moi. »
« Oh d'accord. »
Dave donna l'adresse et ils se mirent en route en silence. Au bout de quelques minutes, le footballeur brisa à nouveau le silence.
« Je peux te poser une question? »
« Tu veux dire une autre que celle-là? »
« ... »
« Vas y. »
« Tu compte aller où? Le... le sac... je veux dire... »
« Lima »
« Tu as de la famille là-bas? »
Un rire amer se leva dans l'habitacle.
« Non. On est samedi. Je vais passer la soirée au Scandals, je trouverai bien un mec pas trop louche pour me laisser dormir chez lui après. »
« Après quoi? »
« Sérieusement? Karofsky? Après quoi? Tu veux un dessin? »
« Tu parles du Scandals là. Seb ouvre les yeux. C'est le palais des types louches. Tu es sans doute le mec le plus correct que j'ai rencontré là-bas, c'est dire! »
Dave ne remarqua pas la grimace du conducteur au moment où il l'avait appelé Seb.
« Tu ne me connais pas Karofsky, n'essaie même pas de juger ma façon de vivre. »
« Je te juge pas Seb. Je dis juste que tu prends des risques en allant chez un de ces mecs et en couchant avec eux par ci par là. Je suis juste... inquiet. »
« Ouais ben merci, mais je suis un grand garçon, t'as pas besoin de t'inquiéter pour moi maman. »
La voiture s'était arrêtée sur le parking de la résidence de la tante de Dave. Il ouvrit la portière l'air à la fois inquiet et blessé.
« Viens avec moi. Je te fais juste gagner une journée. Tu es allé au Scandals, je suis le mec pas trop louche que tu as trouvé pour te laisser dormir sur le canapé cette nuit. »
« Rentre chez toi Karofsky. »
« Seb... »
« Et arrêtes de m'appeler Seb bon dieu! »
« J'arrête... Si tu viens avec moi Sebastian. S'il te plait? »
« Bon très bien. » grogna Sebastian en coupant le moteur de sa voiture. « Mais tes parents... »
« Oh, ils ne diront rien, c'est avec Sarah qu'il faut traiter en ce moment. »
Dave sortit enfin de la voiture et attrapa le sac sur la banquette arrière avant de refermer la portière pour ne pas donner une chance à son camarade de changer d'avis.
Désolée pour celles et ceux qui espéraient découvrir le fameux commentaire, c'était prévu mais pour vous la faire courte, c'était ce chapitre sans la réponse tout de suite ou alors, un chapitre plus complet mais après mon retour de long 'week-end de premier janvier. Donc, j'ai décidé de vous donner au moins ça pour finir l'année et la réponse tant attendue est dans le prochain chapitre (cette fois c'est sûr, c'est déjà écrit).
Bon réveillon à tous :)
