Disclaimer : Toujours pas à moi. Non, toujours pas.
OK, je sais pas vous mais moi, je trouve que j'ai mis bien longtemps pour pondre cette petite chose, qui n'est franchement pas longue, qui au final ne raconte pas grand-chose et que j'ai pas très bien su comment terminer.
Nanou : Oui, je sais pas où j'ai eu l'idée de 27 robes, mais elle était pas mal. Il a fallut que je revois le film pour écrire.
Oui, je suis désolée pour Klaine, mais quelque part entre la rupture et l'affaire de la Saint-Valentin, ça a été une des meilleures storyline inventée par RIB, il fallait que je transforme ça à ma sauce à partir du moment où pour moi, ça part en sucette grave.
J'aime beaucoup aussi le rapprochement entre Kurt et Sebastian, il va me permettre de garder Kurt dans le coin même s'ils ne partent pas tous vivre dans une communauté gay à New-York.
Porcelain : Tu ne le dis pas en review à chaque chapitre mais oui, en gros, tu le dis tout le temps. Mais je t'interdis d'arrêter, ça flatte mon égo, ça fait du bien.
Oui, moi aussi je kiffe Sebastian qui caresse la nuque de Dave. Depuis la première fois que c'est arrivé. Et non, je vois pas du tout qui ils peuvent bien te rappeler. Ca n'a rien à voir du tout.
Bonne lecture, la suite est arrivée.
Résumé des chapitres précédents
Dave se remet de sa tentative de suicide en vivant chez sa tante de Westerville et en refaisant son année de terminale dans un lycée où ses amis savent qu'il est gay. Il a eu une petite histoire avec Cameron, un des Warblers, mais ça n'a duré que le temps de l'été. Maintenant, il doit essayer de se concentrer sur le lycée pour réussir son année et penser à l'université. Pas évident quand Alex voudrait bien sortir avec lui mais sans le dire autours d'eux, parce que personne ne sait qu'il est gay.
Sebastian doit postuler à Princeton. Pas son premier choix mais c'est pas vraiment comme s'il avait son mot à dire face à son père, de toute façon, tous les hommes de la famille vont à Princeton, c'est comme ça.
Blaine a trompé Kurt qui l'a très mal pris et a décidé de rompre… Et de revenir en Ohio pour vérifier que Sebastian n'y était pour rien. Ils ont fini par passer la nuit chez Dave. Apparemment, Dave et Sebastian ont tendance à ne pas très bien dormir, sauf quand ils finissent par dormir ensemble dans le canapé de chez Sarah. Mais ils ne sont pas ensemble. Ils sont toujours amis même si personne n'y crois vraiment.
« Oh, non, non, non, non, NON. Vous devez être en train de vous moquer de moi. » gémit Nick en voyant Sebastian entrer dans la chambre s'installer sur son lit et envoyer un oreiller à Jeff qui écoutait de la musique allongé sur son propre lit.
« Ben quoi? T'as passé une mauvaise journée Nicky ? » demanda Sebastian avec un sourire satisfait.
« Oh commence pas. J'ai une dissertation à finir pour le cours d'histoire de demain. Et on sait tous les trois qu'avec vous deux dans la pièce, je vais pas pouvoir travailler correctement. » se plaignit Nick.
« Allez, relax Nick, prends une pause, ta dissertation sera toujours là dans une heure. » plaisanta Jeff qui avait retiré ses écouteurs une fois son attention attirée par l'oreiller qu'il avait reçu dans la figure.
« Une heure ? Vous avez vraiment pas du tout besoin de travailler pour réussir vous deux hein ? »
« Oh, je suis offensé là. » répondit Jeff en feignant l'indignation. « Je travaille très dur je te signale. »
« Me regardez pas comme ça, moi je travaille vraiment pas, je compte sur la fortune de papa pour m'en sortir, vous pouvez lui demander. » dit Sebastian sans humour.
« OK, je suppose que plus vite je t'écoute, plus vite je peux retourner à mon travail, alors c'est quoi ton problème cette fois ? » demanda Nick, excédé.
« Non, merci, j'ai pas besoin de parler. Je veux juste rester là, silencieux pour pas rentrer chez moi. »
« Et t'as qu'ici pour rester pour pas rentrer chez toi ? Super, je dois être maudit. » marmonna Nick.
Leur conversation fut coupée par trois coups secs frappés à la porte.
« C'est quoi ça encore ? » soupira Nick. « Qui prend la peine de frapper avant d'entrer ici maintenant ? »
« A mon avis, ta meilleure chance de le savoir, c'est d'aller ouvrir Nicky. »
« Hé, t'es pas censé l'appeler comme ça, c'est mon surnom. » protesta Jeff alors que Nick allait ouvrir la porte.
Ils virent apparaître dans l'encadrement de la porte, Blaine l'air dépité, suivi de près par Sam, une main sur son épaule.
« Réparez-le. » lâcha Sam.
« Heu… Bonjour, déjà. » dit Nick en croisant les bras sur sa poitrine.
« Nous on va bien merci, et vous ? » ajouta Jeff, sarcastique sans bouger de son lit.
Sam ne prêta pas attention à leur commentaire, avança dans la chambre entraînant Blaine avec lui et se planta devant le lit de Nick où Sebastian était toujours allongé, visiblement amusé par la situation.
« Toi, bouge, on n'a pas besoin de toi, vas voir ailleurs si on y est le suricate. » aboya Sam.
« Aucune chance, je prévoie pas de sortir d'ici avant que tu n'ais expliqué comment tu espère que Tic et Tac te répare ton hobbit. Principalement parce qu'il n'a pas l'air cassé pour moi. » répondit Sebastian sans bouger d'un millimètre, de plus en plus amusé.
« Il est comme ça depuis qu'il est revenu de son week-end à New-York. Il fait la tête, il mange plus, on va bientôt plus voir ses yeux au milieu de ses cernes. Et il refuse de me parler. Tout ce que je sais et encore, c'est Finn qui me l'a dit, c'est que Kurt a rompu avec lui. » dit Sam, tirant un petit gémissement de douleur quand il parla de Kurt.
« C'est normal, je suis horrible, comment j'ai pu lui faire ça ? » se plaignit faiblement Blaine.
« Et ça, c'est le mieux que j'ai réussi à tirer de lui. Comment je suis censé pouvoir l'aider si je sais même pas ce qui s'est passé ? »
« Tu peux pas m'aider de toute façon, personne peut m'aider, j'ai fait la chose la plus horrible que je pouvais faire à celui que j'aime plus que tout au monde. Je mérite ce qui m'arrive. »
« Faites quelque chose, vous le connaissez depuis plus longtemps que moi, à vous il dira peut-être quelque chose. »
« Aucune chance. Il était même pas dans cet état quand on l'a récupéré après le Saddie Hawkins de son ancienne école. Et tu sais combien de temps il a fallut pour qu'on sache ce qui s'était passé ? Plus d'un an. S'il veut pas parler, il parle pas et y a rien à faire. On n'a rien su avant que Kurt ne vienne espionner avant les Communales il y a deux ans. » affirma Nick, les bras croisé, attirant un nouveau gémissement de la part de Blaine quand il évoqua Kurt.
« Il était sexy au moins ? » demanda Sebastian qui n'avait toujours pas bougé.
« Quoi ? Qui ça ? » demanda Sam, perdu.
« Si on m'avait demandé quand je vous ai rencontré tous les deux, j'aurais jamais pensé que vous finiriez comme ça, et surtout pas que je ne serais pas la cause de votre rupture. C'est fou le nombre de surprises que la vie a en réserve. Le pire, c'est que ça le travaille vraiment ton ex de savoir qui c'était. » débita Sebastian les bras croisés derrière la tête, observant les réactions des quatre autres.
Blaine semblait encore plus mal que ce qu'il n'était en entrant dans la chambre tandis que les trois autres semblaient choqués de ces révélations, comprenant que Sebastian était celui qui en savait le plus sur la situation dans la pièce. Mis à part Blaine bien sûr.
« Oh, ça va, me regardez pas comme ça. Blaine a pris l'avion jusqu'à New-York pour annoncer à Kurt qu'il l'avait trompé sans vouloir lui dire avec qui. Qu'est-ce que vous croyez qu'il a fait ? Il a pris l'avion dans l'autre sens pour venir me hurler dessus pour être sûr que c'était pas moi. Et c'était pas moi, je suis un peu vexé d'ailleurs. »
Blaine avait fondu en larme et s'était assis sur le bord du lit de Jeff, le visage dans les mains.
« Ca a aucune importance, qui c'était, ça comptait pas. Je me sentais seul, on s'était fait des promesses avec Kurt, mais lui parler au téléphone, c'était pas pareil, il me manquait, et il était de plus en plus occupé. J'ai perdu de vue à quel point je l'aime. J'ai… j'ai pensé que peut-être, ça avait été lui parce qu'il était là et que ça aurait pu être n'importe qui d'autre. »
« Donc, tu as essayé. Je suis toujours vexé que tu ai pas pensé que ça aurait pu être moi. » marmonna Sebastian.
« Ca aurait rien changé. Toi ou un autre, je me serais détesté autant, peut-être plus même. Parce que c'est lui, rien que lui. Ca l'a toujours été et maintenant, il me hait, il n'a plus confiance en moi et on ne pourra jamais réparer ça. Je l'ai perdu pour toujours. »
« Il ne te hait pas. » dit Sebastian d'un ton neutre.
« Et comment tu sais ça toi ? » s'écrièrent en chœur Jeff et Nick.
« Allo, vous suivez un peu ? Il est venu me voir. Il m'a hurlé dessus, il a pleuré, il a soupiré, il a râlé. Je pouvais pas le laisser repartir dans l'état où il était, il aurait eu un accident cet idiot. Résultat, on a passé la nuit ensemble chez Dave. »
« Dave ? » demanda Jeff, incrédule.
« David Karofsky, vous suivez vraiment pas les gars. »
« Qu'est-ce que vous êtes allés faire chez lui ? » demanda Nick.
« Je l'aurais bien ramené chez moi pour le sauter, mais ça a moyennement plu à mon père figure toi. » plaisanta Sebastian.
« Mais t'es vraiment un crétin toi ! » s'emporta Sam avant d'enchaîner en montrant Blaine. « Tu crois vraiment que c'est le moment pour des blagues pareilles ? »
« Oh, détends toi Blondie Bis, je plaisantais. Il est blessé et trahi mais pas prêt à tourner la page encore. Donc, non, on n'a pas couché ensemble, même si j'avais voulu, ça n'aurait pas eu lieu. Kurt a dormi dans le lit de Dave. »
« Oh, super, je l'ai envoyé direct dans les bras de Dave. » gémit Blaine.
« Il a dormi dans le lit de Dave, pas AVEC Dave. J'ai dormi dans le canapé avec Dave. »
« Ah oui, vraiment ? Vous avez dormi ensemble ? » demanda Jeff en haussant un sourcil.
« Oui, dormi Jeff. Juste dormi, efface les images de ta têtes, c'est pas arrivé et ça n'arrivera jamais. On est juste amis, OK ? »
« Oh oui, OK. C'est pas arrivé d'accord. Mais ça n'arrivera jamais, ça j'y crois pas trop. » plaisanta Jeff.
« Bon, c'est bon, j'en ai assez entendu sur la vie sexuelle de Sebastian Smythe. On peut y aller maintenant Sam ? » s'énerva Blaine en prenant la direction de la porte.
« Alors là, aucune chance. Je sors pas d'ici tant que les grumeaux là t'ont pas rendu le sourire. »
« Mais t'as vraiment rien compris Sam ? J'ai tout gâché, j'ai blessé la seule personne qui comptait vraiment, j'ai fait n'importe quoi. Maintenant je ferais aussi bien de me foutre en l'air. »
« Quand je pense que c'est Kurt qu'on traitait de drama queen. » soupira Sam.
« Non, ça, pour ça, ils se sont vraiment bien trouvés tous les deux. » rétorqua Nick.
« Ils sont vraiment fait pour finir leurs vies ensemble. » ajouta Jeff.
« Voilà, c'est bien ce que je dis, j'ai plus qu'à aller me pendre. »
« Oh, ça suffit maintenant. OK, tu aimes Kurt, OK, tu as déconné et c'est sans doute la fin de votre histoire. Mais bordel, vous avez à peine 18 ans, oui c'est une rupture douloureuse, mais vraiment, tu crois que ça vaut la peine de te tuer. C'est ta première peine d'amour. Pleure un bon coup, mais remet-toi. Tu verras, un de ces jours, tu rencontreras un autre mec et vous serez heureux ensemble et vous aurez plein de bébés gays et tu te demanderas qui c'était Kurt ? »
« Genre, tu es devenu le maître en matière de relations de couples ? Je veux pas te vexer mais tu dois être à peu près aussi qualifié que moi. » plaisanta Jeff.
« En tous cas, je sais que le premier amour, c'est pas toujours fait pour durer toute la vie. Fais ce que tu veux après, cherches en un autre ou fais comme Jeff et moi, amuse toi tant que tu es encore jeune. Mais par pitié, arrêtes de te lamenter et vis. T'as encore des tas d'années devant toi pour être heureux. »
« Pour ce que ça vaut, je crois pas que tu sois heureux Sebastian. » dit Blaine.
« Peut-être pas, mais j'ai pas abandonné. Tu veux un deuxième avis ? Vas voir Dave, demande lui ce qu'il en pense. »
« Je me sens tellement vide sans lui. Comment je suis censé continuer ? »
« Je sais pas moi, tu devrais savoir mieux que nous. C'est bien toi qui t'es ridiculisé en chantant une chanson très suggestive à un mec sur son lieu de travail. » dit Jeff en riant.
« Heureusement que Blondie bis vous l'a amené pour que vous le répariez, franchement, ça a vraiment l'air d'aider. » plaisanta Sebastian.
« Non, sérieusement, est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi ça me tombe toujours dessus ? J'ai beau chercher, je vois pas ce que j'ai fait de si mal. Pourquoi je peux pas juste avoir une soirée tranquille ? Juste une. Je demande pas grand-chose. Juste une soirée pour finir cette fichue dissertation qui compte pour un tiers dans ma note finale à ce cours d'histoire. S'il vous plaît, juste ça. » marmonna Nick, les yeux levés vers le ciel.
« Ah tiens, c'est la saison de Nick le rabat-joie. » soupira Blaine.
« Non, c'est la saison de Nick a l'air d'être le seul à avoir besoin de travailler pour maintenir des notes suffisantes pour aller à la fac. »
« Wow, respire Nick, t'es tout rouge. » plaisanta Jeff.
« Si tu veux, je te laisse ma place à Princeton. » marmonna Sebastian.
« Quoi ? Tu vas à Princeton ? Genre Princeton ? T'es sérieux ? » s'enflamma Sam.
« Non, non, non, non. » murmura Nick en sachant où cette conversation allait mener.
« A moins que je trouve un moyen très subtil de leur faire penser que je suis pas fait pour entrer dans leur prestigieuse université, j'aurai pas vraiment le choix. »
« On n'est pas censé les convaincre de nous laisser entrer normalement ? Je comprend pas, si tu veux aller ailleurs pourquoi tu tente genre l'une des facs où c'est le plus difficile d'entrer ? » questionna Blaine perplexe.
« Ca, c'est parce que tu ne connais pas la famille Smythe, sinon, tu comprendrais. » murmura Sebastian. « J'ai le choix, c'est Princeton ou Princeton. Droit ou… droit. Ah si, attends, j'aurais peut-être mon mot à dire sur quelle spécialisation je veux faire. T'as vu ça ? Dur de se décider tu crois pas ? »
« Et si t'avais le choix ? T'irais où, tu ferais quoi ? » interrogea Jeff.
« Je l'ai pas, alors à quoi bon se poser la question. »
« Je sais pas, imagine que ta candidature soit pas retenue, genre, ta dissertation a été travaillée mais ne correspond pas du tout avec ce qu'ils attendent. Il te faudra bien un plan B. L'avantage de faire une demande à la première session, c'est que si ça marche pas, tu peux toujours faire des demandes à la deuxième session [1]. Alors, mettons que ça marche pas, où tu irais. » argumenta Nick.
« Je sais pas, j'y ai pas pensé. Le droit, j'y couperai pas. C'est soit ça, soit me faire couper les vivres complètement. Encore que ça, ça me dérange pas trop. Je veux dire, j'ai pas vraiment envie de marcher dans les traces de mon père, je tiens pas à faire de politique. Mais je peux m'imaginer avocat. Une fois que je serai diplômé, je pourrai bien travailler où je veux, défendre les droits des homosexuels par exemple, ça lui ferait les pieds ça tiens au grand John Smythe. »
« Dans ce cas, pas la peine de te battre pour ça, étudie le droit et ensuite tu feras ce que tu veux. Qu'est-ce que t'as contre Princeton ? » demanda Blaine.
« Juste… Pas envie d'aller là où 'tous les hommes de la famille sont allés'. D'être comparé tous les jours à eux. De rien pouvoir faire de bien ou de mal sans en entendre parler. Parce que si je suis brillant, ça sera normal parce que je marche dans les pas tout tracés de la famille. Et si je suis mauvais, si je fais la fête tous les soirs, que je vais en cours en étant dans un sale état, qu'on me voit avec un mec en public, j'aurai droit au discours moralisateur parce que je fais honte à la famille. Personne me félicitera ou me mettras un coup de pied au cul pour ce que je fais moi. »
« Oh ouais, j'avais jamais vu ça comme ça. Ca craint en fait d'être un gosse de riche. » remarqua Sam.
« C'est pas toujours comme ça. Je veux dire, mon père a eu un peu de mal à accepter que je sois homosexuel et il a bien essayé de me changer mais sinon, mes parents sont plutôt cool. Ils cherchent pas à me forcer à aller dans une université qui me plairait pas. » argumenta Blaine.
« Ah ouais ? Et du coup, tu postule où ? »
« Je voulais postuler à la NYADA ou à une fac à New-York, mais maintenant que j'ai déconné, je vais devoir penser à autre chose, je peux pas aller dans la même ville que lui en sachant qu'il me déteste. »
« Ah, je t'ai déjà dit, il te déteste pas. Bon, il ressortira sans doute jamais avec toi parce que, faut bien être honnête, tu l'as trahi, mais il te déteste pas. Je dirais même qu'il aimerait bien te détester, ça lui rendrait les choses plus faciles. Alors si tu rêves de New-York depuis que t'es gamin, postule à New-York. Tu verras que d'ici la rentrée, les choses auront évoluées et si tu le fais pas, tu t'en voudras. »
Sam s'agenouilla devant Sebastian et mima une ovation.
« C'est bon en fait, Tic et Tac, vous pouvez partir, le lémurien est beaucoup plus doué que vous finalement. »
« Ouais, je dois dire, sur ce coup là, il m'épate. Dis, ça va ? Tu t'es tapé la tête ou quelque chose dernièrement ? » demanda Nick en faisant mine d'examiner Sebastian comme un médecin.
« Arrêtes ça Duval. » râla Sebastian en tapant la main de Nick.
« Non, sans rire, qu'est-ce qui t'es arrivé ? » demanda Jeff.
« Je sais pas trop, je dirais que j'ai presque rendu aveugle quelqu'un que j'aimais bien et qui m'a pardonné, et que j'ai quasiment tué un mec qui ensuite est devenu genre mon meilleur ami. Faut croire que ça vous change un homme. »
« De là à te transformer en un spécialiste des relations amoureuses… A moins que tu nous cache quelque chose avec… Pookie. » provoqua Blaine.
« Pookie ? » demanda Sam en fronçant les sourcils.
« C'est comme ça qu'il appelle Dave. » répondit évasivement Blaine sans lâcher Sebastian des yeux.
« C'est bon, j'ai eu une vie avant d'arriver dans l'Ohio je vous signale. Mais je tiens pas à en parler. »
« Bon, d'accord, alors revenons en au sujet de départ, si c'est pas Princeton, qu'est-ce que tu comptes demander comme université ? »
« Je sais pas, j'y ai pas vraiment pensé. »
« Ben, penses-y. Par exemple, projette toi, tu te vois où dans dix ans ? Ferme les yeux et imagine. » suggéra Blaine.
« C'est le nouveau truc des New Directions ça ? Dave m'a dit que Kurt lui avait fait le même coup à l'hôpital. »
« Ouais, c'est notre nouveau truc, allez, fais un petit effort. Comment tu imagines ta vie ? Ca te dira peut-être dans quelle ville tu voudrais vivre. »
« OK, je joue. Je me vois avocat, à défendre des cas de discrimination. Avoir un bel appartement avec de l'espace mais sans trop de clinquant. Avec peut-être un chien pour me tenir compagnie quand je n'ai pas un gentil garçon pour me servir de bouillote dans mon lit. »
« Marrant, je te voyais pas du tout avec un chien. Remarque, je te voyais pas non plus défendre la veuve et l'orphelin. » dit Blaine avec un sourire moqueur.
« Qui a parlé de la veuve et de l'orphelin ? Je me contenterais du noir et du gay. » plaisanta Sebastian.
« Il est désespérant. » soupira Nick.
« Et avoir juste un seul gentil garçon toutes les nuits dans ton lit, tu y as pensé ? »
« T'es gentil Sam, mais pour ça, il faudrait qu'il y ai un garçon qui soit prêt à rester plus de quelques nuits. C'est pas le genre de chose qui m'arriverait à moi. »
« Moi, j'en connais un qui pourrait bien être partant si tu lui demandait. » dit Blaine d'un air suggestif.
« OK, bon ben moi, je vais vous laisser, j'ai une dissertation à réussir sans trop la réussir, je me demande si se faire refuser subtilement est pas encore plus compliqué qu'être accepté. Et puis il faut que je réfléchisse à où postuler ensuite. Vaudrait mieux pour moi que ça soit au moins un peu réputé si je veux que mon cher papa vende un de ses tableaux hideux qui sont censés décorer le couloir du manoir pour me payer mes études. »
« Penses à Chicago. » lança Nick.
« Chicago ? Pourquoi Chicago ? » demanda Sebastian.
« Pourquoi pas Chicago ? » répondit l'autre en haussant une épaule.
« D'accord, peu importe. Bonne soirée les gars. » dit Sebastian en partant.
« Et à nous, tu vas nous le dire pourquoi Chicago ? »
« C'est là que Dave prévoit d'aller. Ils se mettront sans doute jamais ensemble, mais en attendant, en étant amis ils sont… comment dire ça ? Plus forts. Donc s'ils sont dans la même ville, ça peut être que bien pour eux. Non ? »
« Comment tu sais tout ça toi ? » demanda Blaine franchement intrigué.
« Ben quoi ? Ca se voit comme le nez au milieu de la figure qu'il y a une bonne dynamique entre eux, pas de ma faute si vous voyez rien. »
« Non, pas ça, ça merci, tout le monde le voit, y a sûrement qu'eux qui s'en rendent pas compte. Mais que Dave veut aller à Chicago, comment tu le sais ? »
« C'est pas tellement difficile, on se parle souvent. Tu sais, à notre époque, Facebook, Twitter, les emails, les textos, le téléphone, Skype… C'est pas les moyens qui manquent. Bon, maintenant, est-ce que ça vous dérangerais de bien vouloir me laisser bosser sur ce foutu devoir d'histoire ? »
« Oh, ça va, c'est bon, je ramène le gélifié chez lui. Bonne soirée les amoureux. » lança Sam en attrapant Blaine par le bras et en se dirigeant vers la porte.
« Merci, bonne soirée à vous aussi les tourtereaux. » répondit Jeff.
« On n'est pas… » commença Sam.
« Laisse tomber Blondie bis, tu l'as cherchée celle-là. » le coupa Blaine.
« Oh non, tu vas pas commencer à utiliser ce surnom avec moi quand même. » se plaignit Sam.
« Je sais pas, je vais y réfléchir. Allez viens, je pense que je t'invite à passer la soirée chez moi. Love Actually et pizza, tu en dis quoi ? »
« Je suis obligé pour la pizza ? »
« Non, tu préfère une salade ? On devrait pouvoir trouver ça dans le frigo. »
« OK, OK, pizza, mais c'est bien parce que c'est toi. » dit Sam en riant avant de sortir de la chambre en faisant un dernier signe de la main aux deux autres lycéens.
« Tu crois que ça va aller Kurt et Blaine ? » demanda Jeff à son camarade.
« Ca ira. Ils vont réussir à tourner la page, ils auront d'autres petits amis… Et dans quelques années, ils se retrouveront, ils seront à nouveau tous les deux célibataires, ils se rendront compte qu'ils ne se sont pas oubliés, qu'ils s'aiment encore, ils se remettront ensemble, Kurt finira par demander Blaine en mariage sous la neige à Central Park, Blaine fera un caprice pour qu'ils adoptent pleins de bébés gays et comme Kurt peut rien lui refuser, ils feront les meilleurs papas de la terre parce qu'ils auront eu Burt Hummel comme modèle. Ou quelque chose dans ce genre là quoi. »
« Nick ? »
« Oui ? »
« On s'était pas mis d'accord que quand tu en avais de la bonne tu faisais tourner ? »
« Oh ça va, ils vont aller bien, c'est tout. Laisse-moi travailler maintenant. »
Sur ces mots, Jeff se tut et Nick put, enfin, terminer son devoir pour le lendemain. En se demandant comment, avec des amis comme les siens, il arrivait encore à décrocher quelques A.
[1] Je ne me souviens pas exactement comment ça marche en France le demande d'Université parce que hé, c'était il y a un peu plus de dix ans pour moi. Et j'ai pas fait de recherche là-dessus vu que j'avais pas vraiment besoin de le savoir pour l'histoire. Mais aux Etats-Unis, la plupart des universités ont deux dates buttoirs pour déposer des demandes. On peut soit faire une demande pour ce qu'ils appellent une 'early decision' pour laquelle la demande est à déposer généralement aux alentours de début novembre et on sait si on est accepté ou pas vers le mois de décembre… Ce qui laisse tout le temps de faire des demandes en 'regular action' à déposer généralement en janvier avec des réponses vers le mois de mars. Et ensuite, si on est accepté à plusieurs endroits, il faut avoir fait son choix pour le mois de mai. Les dates varient légèrement d'une université à une autre mais dans l'ensemble, ça a l'air prévu pour que tu ais le temps d'avoir toutes tes réponses avant de toi dire à toutes les facs dans lesquelles tu es accepté si tu iras ou pas.
