Disclaimer : Je possède cette histoire même si je ne possède pas tous les personnages qui la composent… et c'est déjà pas mal non ?
Je sais à quel point vous me détestez en ce moment, croyez moi, je le sais. Mais quelquefois, il faut que ça aille un peu mal pour mieux savourer les moments de bonheur. Oui, ça marche aussi pour la vraie vie, réfléchissez-y.
Ce chapitre est en trois parties. J'ai débattu un moment avec moi-même de la possibilité d'en faire trois chapitres, mais je suis à peu près sure que certaines (je sais, le masculin l'emporte tout ça, mais il n'y a que des lectrices qui m'aient menacée) me lyncheraient pour les faire patienter deux chapitre de plus pour ce qu'elles attendent impatiemment. Par ailleurs, j'ai utilisé une chanson que j'ai fait chanter en duo, donc, pour éviter de faire quelque chose de trop lourd où je passe mon temps à dire qui chante, j'ai alterné les paroles en italique et les paroles en gras et italique. Je vous fais confiance pour comprendre tout seuls qui chante quoi, vous verrez bien.
Petite parenthèse safe-sex. Je tiens à préciser qu'il y a une raison pour que, dans le dernier chapitre, les garçons aient utilisé un préservatif dans cette scène très… hot. Et c'est une bonne raison. Oui, le sexe oral, c'est déjà du sexe et oui, certaines maladies sexuellement transmissibles peuvent s'attraper comme ça. Et c'est valable pour tout le sexe oral, si vous voyez ce que je veux dire. Bon, pour les autres versions, se protéger est un poil plus compliqué et on en parle malheureusement moins, mais c'est aussi important, je ne peux que vous encourager à aller rechercher 'digue dentaire' sur Internet. Si vous avez jugé que vous étiez assez matures pour lire cette histoire malgré le ratings et mes mises en garde, alors vous êtes assez matures pour prendre la responsabilité de vous informer sur les façons de prendre du plaisir sans mettre sa santé en danger.
Nanou : Oui, je sais, tu m'en veux parce que Kurt et Blaine sont plus ensemble et que même Blaine a tourné la page. Mais c'était nécessaire, il allait quand même pas continuer à se morfondre pendant que Kurt s'amuse avec Adam. J'y pense, je leur ai pas trouvé de nom… Blolin ? Bolin ? Blainin ? Non, je sais CLAINE ! Oui, bon, d'accord, elle était pas terrible celle-là.
En attendant, tu vois, je suis pas rancunière, je continue à écrire malgré ta non review.
Porcelain : Ah, quand même, quelqu'un a remarqué cette scène ! Quand je pense que j'ai fait ça rien que pour vous…
Ce que vous avez manqué dans La Rose et Le Renard
Après que Sebastian ai rendu visite à l'hôpital à Dave, ils sont devenus amis. Sebastian a rencontré Sarah, la tante de Dave chez qui il a vécu jusqu'à la fin du lycée. Dave a rencontré le père de Sebastian, sans doute pas le meilleur jour de sa vie, et aussi sa sœur, restée en France. En quelques sortes quoi, par Internet disons.
Ils sont maintenant tous les deux à l'université à Chicago, Dave étudie l'enseignement à l'université de Loyola et Sebastian est en droit à l'université de Chicago.
Mais pendant les cours d'été, Dave a rencontré Logan qui s'est avéré particulièrement jaloux de la relation des deux autres garçons et à demandé à Dave de choisir entre lui et Sebastian. Dave a choisi bien malgré lui mais a décidé de donner une chance à son couple.
Les vacances de Noël furent loin d'être les meilleures de la vie de Dave cette année là. Encore dans l'euphorie des débuts de sa relation avec Logan, il avait refusé de voir qu'en fait, c'était déjà quasiment fini et avait accepté de couper les ponts avec Sebastian.
Pendant quelques jours, Logan avait été rassuré, mais très vite, sa jalousie avait refait surface et il avait quitté Dave à peine plus d'une semaine après que la porte de l'appartement de Sebastian se soit refermée entre eux.
Il était d'humeur morose quand il rentra à Lima pour passer les vacances avec son père. Il essayait bien de prendre part aux festivités et de sourire, mais le cœur n'y était vraiment pas. Et Paul n'était pas dupe.
« Ca va David ? » demanda-t-il en s'asseyant à côté de son fils dans le canapé la veille de Noël.
« Oui, ça va. » répondit Dave avec un sourire forcé.
Paul soupira discrètement. Il voyait bien que son fils lui mentait et la dernière fois que c'était arrivé, les choses avaient plutôt mal tourné. Il devait pousser Dave à lui parler, ou au moins être sûr qu'il pourrait s'ouvrir à quelqu'un d'autre.
« Tes cours, ça se passe bien ? Tu es toujours content de ton choix ? »
« Oui, oui, ça se passe très bien. Je pense que j'ai bien réussi mes examens finaux. Et je suis sûr de mon choix… d'études. C'était peut-être pas ce que je voulais faire au départ mais ça me convient. »
« Tant mieux. Ca a été difficile ces dernières années pour toi. Il était temps que tu trouves comment être heureux. »
« Oui, sans doute. »
« Tu t'es fait des amis là-bas un peu ? »
« Oui, quelques uns. On révise ensemble avant les examens. Même Jenny vient toujours alors qu'elle ne suit pas du tout les mêmes cours que nous. »
« Jenny, c'est la fille dont tu nous a parlé à Thanksgiving ? C'est une amie proche on dirait. Tu peux l'inviter ici un jour si tu veux. »
« Oui, c'est elle. Je verrai avec elle si elle doit rentrer chez elle la prochaine fois que je viens peut-être. »
« Et Sebastian ? Ca s'est un peu arrangé avec sa famille ? Il passe les vacances chez lui ? »
Dave se décomposa à l'évocation de son ancien ami.
« Je… je sais pas, je pense. » dit-il les yeux baissés avant de prendre une inspiration et de reprendre. « J'ai fait une bêtise papa. »
« Est-ce que tu as… recommencé… » demanda Paul, paniqué.
« Quoi ? Oh non, non. Je vais mieux, ne t'inquiète pas. »
« Alors qu'est-ce que c'est ? Tu peux me parler David tu sais. » reprit Paul en serrant la main de son fils.
« Je… je sais pas par quoi commencer. »
« Le début, ce serait le plus simple je pense. Je te demanderais bien si tu as mis une fille enceinte mais ce serait surprenant. » dit Paul en essayant de détendre un peu l'atmosphère.
« Non, c'est pas ça non. J'ai… j'ai rencontré quelqu'un cet été pendant les cours. »
« Tu… tu n'as pas été… je veux dire, je sais que tu as changé mais… tu n'as pas forcé ce garçon à… »
« Non, bien sûr, non. »
Paul sembla soulagé et fit signe à Dave de continuer.
« On a commencé à sympathiser et puis… »
« Oh non… Tu n'as pas couché avec ce garçon et attrapé une maladie ? »
« NON ! Enfin, si, enfin… Je veux dire, on… on est sortis ensemble et heu… on a aussi eu… des relations… sexuelles. Mais on s'est protégés, tout le temps. »
« Donc, tu as un petit ami, c'est ça ? Tu sais que ça n'est pas une bêtise ça ? Tu le sais David, si tu es heureux, c'est tout ce qui compte. »
« J'avais. J'avais un petit ami, c'est fini. »
« Est-ce que tu l'as trompé ? Est-ce que c'est ça la bêtise dont tu parles et c'est pour ça que vous avez rompu ? »
« Non, c'est pire papa. »
« Pire que le tromper ? »
« Laisse-moi parler s'il te plait. Au début, c'était bien. Il était doux et attentionné, on avait plein de points communs. Mais après, Sebastian est rentré de France et on a commencé à se voir comme avant. Logan… il a commencé à être jaloux. J'ai pas vraiment fait attention, il voulait juste qu'on soit ensemble de plus en plus et il s'arrangeait pour être là quand je voyais Sebastian. Ensuite, il a commencé à dire que Sebastian avait envie de coucher avec moi et que un jour ou l'autre, il me mettra dans son lit parce qu'il est tellement charismatique qu'il a tout ce qu'il veut. Quand on est revenus à Chicago, après Thanksgiving, Logan a pas supporté qu'on ai passé les fêtes ensemble et il m'a dit de choisir, que c'était lui ou Sebastian. »
« Et tu as choisi Sebastian. Tu ne le vois pas comme ça tout de suite parce que la rupture est encore douloureuse, mais quelqu'un qui te demande de faire ce genre de choix… »
« Non. J'ai choisi Logan. J'ai… j'ai accepté de couper les liens avec Sebastian pour sauver ce que j'avais avec Logan. Mais je pouvais pas le sauver. Il était de plus en plus jaloux, il était sûr que je voyais Sebastian dans son dos, sans lui dire. Et puis très vite, c'était n'importe quel garçon avec qui je parlais. Il a rompu, à peine une semaine après. »
« Oh, je vois. »
« J'ai rompu tous contacts avec mon meilleur ami pour une histoire qui était déjà finie. »
« Tu devrais le rappeler. Sebastian. Je suis sûr que c'est réparable. »
« J'ai effacé son numéro, supprimé son adresse mail de mes contacts… Je l'ai… effacé de ma vie parce que Logan me l'a demandé. »
« Tu as déjà effacé son adresse de sa mémoire ? Je suis sûr que non. Vas le voir chez lui, parle-lui. »
« Pour lui dire quoi ? Désolé, je t'ai rayé de ma vie sur un coup de tête mais maintenant j'ai besoin de toi ? »
« Quelque chose comme ça oui. »
« Je peux pas… Juste, je peux pas. »
« Tu ne peux pas rester comme ça David. Il te manque. »
« Il me manque depuis qu'il a refermé la porte quand je lui ai dit que j'avais choisi Logan. C'était mon meilleur ami, comment j'ai pu faire ça ? »
« Tu l'aime ? Je veux dire, pas comme un frère ou même un ami. Tu l'aime vraiment je veux dire. »
« Je… je crois oui. Et j'ai tout gâché, il n'est même plus mon ami, il n'est même plus dans ma vie. C'est de ma faute. »
« Ca s'arrangera. Ca ira mieux, tu verras. » dit Paul en serrant doucement l'épaule de son fils.
« Merci papa. »
« De rien. »
La conversation avait tourné dans la tête de Dave pendant plusieurs jours. Une part de lui voulait croire que ce que son père lui avait dit était vrai. Mais quand il essayait de se mettre à la place de Sebastian, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait fait la chose la plus horrible qu'il puisse faire et ne pouvait se sortir de la tête que s'il était Sebastian, il aurait beaucoup de mal à pardonner.
Alors il continua à refuser d'essayer d'entrer en contact avec son ami. Parce que s'il était honnête, avoir effacé le numéro de son téléphone était une mauvaise excuse. A l'ère des réseaux sociaux, il n'avait qu'un nom à taper pour retrouver son meilleur ami. Ou même une seule personne à appeler pour demander le fameux numéro. Il avait encore les numéros de Kurt, de Blaine, de Nick, de David, de Wes et même de Cameron, et ils avaient sûrement tous le numéro de Sebastian, si vraiment il voulait l'appeler.
Mais il ne le ferait pas. Pas après avoir rejeté Sebastian sur un coup de tête.
L'enfer ! C'est le mot qui venait à Sebastian en pensant à ses vacances de Noël. Il devait les passer chez lui, avec son père qui n'avait aucun voyage d'affaire prévu à ce moment là. Pas qu'il ait gardé du temps à passer avec son fils, ni même que ce soit pour accueillir sa fille qui devait venir passer les vacances en famille. Non, il restait chez lui parce qu'il avait organisé une grande soirée de Noël avec tous ses collaborateurs et leurs familles.
Oui, vraiment, Sebastian redoutait ces vacances et particulièrement cette soirée. Bien sûr, Chloé serait là et ça suffisait à lui réchauffer le cœur. Mais l'idée de devoir rester assis pendant ce dîner rasoir entouré de tous les partenaires d'affaires de son père qui ne manqueraient pas de se tenir au courant de l'avancé de ses études et pire, de savoir combien de filles il avait mit dans son lit… c'était particulièrement insupportable.
Dire que la soirée n'était pas conforme à ses attentes serait un mensonge. Comme prévu, l'ambiance était particulièrement guindée. Comme prévu, les collaborateurs de John Smythe s'intéressaient à lui comme le futur successeur de son père. Comme prévu, les femmes de l'assistance passèrent la soirée à lui demander s'il avait une charmante petite amie bien élevée qui serait un jour sa femme. Comme prévu, les hommes de la soirée s'intéressaient au nombre de ses conquêtes sans lendemain, sous le prétexte qu'il avait l'âge de s'amuser et d'expérimenter. Comme prévu, Chloé ne cachait pas à quel point elle détestait être là. Et comme prévu, il était clair qu'on avait demandé aux enfants et adolescents de bien se tenir, ce qu'ils faisaient, visiblement à contrecœur.
Il dût se plier à la tradition de la chanson de Noël. Impossible que l'ex-capitaine des Warblers ne fasse pas la démonstration de sa voix exceptionnelle. Au moins, il avait eu le droit de choisir la chanson qu'il interpréterait. Il s'installa au piano dans le salon et prit une longue inspiration avant de commencer à chanter.
How can I just let you walk away
Just let you leave without a trace?
When I stand here taking every breath with you
You're the only one who really knew me at all.
How can you just walk away from me when all I can do is watch you leave'
'cos we shared the laughter and the pain and even shared the tears.
You're the only one who really knew me at all.
So take a look at me now
Well there's just an empty space
And there's nothing left here to remind me
Just the memory of your face.
I wish I could just make you turn around
turn around and see me cry.
There's so much I need to say to you
so many reasons why.
You're the only one who really knew me at all.
So take a look at me now
'cos there's just an empty space
But to wait for you is all I can do and that's what I've got to face.
Take a good look at me now
'cos I'll still be standing here
And you coming back to me is against all odds
And that's what I've got to face.
Take a look at me now.
Son choix de chanson n'avait évidemment rien arrangé à sa situation. Tout le monde avait bien entendu supposé que sa chanson était destinée à une petite amie. Vraiment quelle soirée d'enfer.
En fait, il y eu même un moment où les choses empirèrent. Si, c'était possible. Il était près du buffet, essayant de trouver quelque chose de comestible au milieu des petits fours fantaisie et des bols de caviars. Il aurait donné à peu près n'importe quoi pour juste un plat de spaghetti bolognaise cuisiné par Dave avec la recette de sa nounou Italienne plutôt que pour ces plats horriblement chers et prétentieux. Il tenta de se reprendre, de ne plus penser à son ami qui lui manquait tellement et se servi un verre d'un de ces vins au prix prohibitif même si selon lui, ils n'étaient pas si bon, mais ça ferait l'affaire.
Et comme la règle veut que si les choses peuvent aller plus mal, elles iront plus mal, tout se passa très vite, une jeune fille d'environ son âge le bouscula et une bonne partie du contenu de son verre termina sur sa chemise blanche, formant une large auréole rosée sur son torse. La jeune maladroite se tourna précipitamment vers lui pour s'excuser.
« Oh pardon, désolée, je suis vraiment trop maladroite. Je paierai le nettoyage de ta chemise ou une autre chemise si on ne peut pas la nettoyer. J'espère que tu n'y tenais pas trop. »
« Pas plus qu'une autre chemise. » répondit Sebastian en haussant les épaules.
« Il faut mettre du sel dessus tout de suite. »
« Surtout pas non, merci. C'est juste une chemise. Mon père sera sûrement pas ravi de me voir comme ça, mais j'ai l'habitude. »
« Peut-être que si tu lui dis que c'est à cause de moi, ça passera mieux. »
« Pourquoi ? Qui tu es au juste ? La fille du Tsar de Russie ? »
« Je suis à peu près sûre qu'il n'y a plus de Tsars en Russie depuis longtemps avant ma naissance. » répondit la jeune fille avec un sourire entendu. « Lisa. Seulement la fille du bras droit de ton père, pas la fille de l'empereur de Chine. » ajouta-t-elle en tendant sa main libre.
« Sebastian. » dit Sebastian en serrant la main de la jeune fille.
« Oui, je sais. Et je sais aussi que tu es censé éviter l'alcool il me semble. »
« Je vais te dire quelque chose, je me fiche de qui est ton père, t'occupe pas de mes affaires. »
« Je vais te dire quelque chose, je me fiche de qui est mon père aussi. Je m'inquiète juste de la santé de mon futur colocataire. »
« Futur colocataire ? De quoi est-ce que tu parles ? »
« Oh, je vois que papounet ne t'as pas encore prévenu. C'est moche ça. Donc, dans deux minutes il va annoncer à tout le monde que son fils va épouser la fille de son collaborateur mais il ne te l'as même pas dit ? »
« Est-ce que c'est une blague que tu fais régulièrement quand tu t'ennuie dans ce genre de soirée ? »
« Franchement, j'aimerais mieux. Te méprends pas, tu serais tout à fait mon genre de mec, mais les mariages arrangés, je trouve ça pathétique. Ils ne sont pas censés pouvoir travailler ensemble sans que leurs enfants soient mariés ? »
« Non, vraiment, tu plaisantes hein ? » demanda Sebastian, totalement incertain.
« Bon, d'accord, ils ne vont pas vraiment faire une annonce publique, mais ils sont sûrement déjà en train de glisser l'idée qu'on est en train de tomber teeeelleeeement amoureux l'un de l'autre qu'on annoncera sûrement un mariage dans un an. » répondit Lisa en désignant tour à tour chacun de leurs pères en pleine discussion avec d'autres invités, des regards furtifs vers les deux adolescents.
« OK, donc en fait, tu es de mèche avec eux et tu as fait exprès de me faire renverser mon verre. »
« Oh non, ça c'est juste ma maladresse naturelle en fait. » dit Lisa avec une expression vaguement gênée.
« Bonne soirée alors. » dit Sebastian en se tournant résolument vers sa tâche initiale : trouver quelque chose de mangeable sur le buffet.
« Le truc au saumon fumé est pas trop mauvais. Enfin sauf si tu es un de ces types horriblement snob qui mangent du caviar à la louche. »
« Merci de l'information. Honnêtement, la seule chose dont j'aurais envie maintenant, c'est les spaghettis bolognaise de mon meilleur ami, enfin ex-meilleur ami. Je sais, c'est pas le genre de plats qu'on doit servir à Noël mais c'est le plat qu'il réussit le mieux. »
« Ex-meilleur ami ? Ca existe ça ? Je veux dire, un meilleur ami c'est pour la vie normalement non ? »
« Pas forcément faut croire. »
« Un de ces jour, je réussirai à te faire parler beau gosse. » dit Lisa avec un sourire entendu.
« Je veux pas te vexer mais j'habite à Chicago, il y a peu de chances qu'on se revoit en dehors de ce genre de soirées. Et je devrais réussir à t'éviter. »
« En fait… Je plaisantais à propos des plans machiavéliques de nos pères pour nous marier, mais je ne plaisantais qu'à moitié en t'appelant mon futur colocataire. J'avais placé tous mes espoirs sur Harvard et je n'y suis pas entrée. Donc il a bien fallut que je trouve un plan B. »
« Et ça me concerne parce que… »
« Parce que j'ai été acceptée dans une université à Chicago pour le prochain semestre et que j'espère secrètement… »
« Que je vais tomber teeeelleeeeement amoureux de toi que je vais te dire d'emménager chez moi ? Désolé, aucune chance. »
« Outch, au moins, les choses sont claires. Mais en fait non, j'espérais juste que tu prennes pitié de moi et que tu m'aides à trouver un appartement pour le semestre. Parce que les chambres sur le campus sont toutes prises, je pourrais éventuellement en avoir une l'année prochaine mais pour l'instant, il faut que je me débrouille. »
« OK. Tu peux emménager chez moi jusqu'à la fin de l'année. J'ai pas de chambre d'ami, donc il faudra te contenter du canapé, mais ça doit pas être moins confortable qu'une chambre sur le campus. Et autant que tu le sache, il n'y a vraiment aucune chance que tu finisses dans mon lit tant que j'y suis. Et si tu ramène un mec, fais au moins en sorte qu'il soit sexy et bi. »
« Noté. On est d'accord qu'il suffit qu'il soit sexy et bi, si tu ne l'intéresse pas, je peux pas être tenue pour responsable. »
« C'est tout ce que tu as retenu ? »
« Possible. En tous cas, j'accepte le canapé. Et promis, je n'essaierai pas de te séduire. »
« Tu peux toujours essayer, ça pourrait être amusant. »
« Ou… Je peux essayer de te faire parler du fameux ex meilleur ami. Je m'amuse beaucoup mieux avec les jeux que je peux gagner. »
« Alors tu devrais vraiment choisir un autre jeu. » se renfrogna Sebastian.
« Si tu le dis. »
Ils échangèrent leurs numéros et quelques informations techniques avant que la soirée ne soit terminée.
« On se voit à Chicago beau gosse. » glissa Lisa au moment de partir.
« On dirait que tu t'es fait une nouvelle copine Big Brother. » le taquina Chloé un peu plus tard ce soir là dans sa chambre.
« Ca te pose un problème ? »
« Pas du tout, surtout si ça te sors de la déprime dans laquelle tu es depuis que David a choisi Logan. »
« Merci de remuer le couteau dans la plaie Boucle d'Or. »
« De rien grand frère. Tu t'en remettras. »
Avant de se coucher, Sebastian hésita à envoyer un message à Dave pour lui souhaiter un Joyeux Noël. Juste un. Mais Logan avait bien dit aucun contact, Dave avait sûrement fait en sorte de bloquer son numéro de toute façon. Il éteignit son téléphone et se cala en soupirant contre les oreillers.
Pour le réveillon du premier janvier, Dave avait accepté l'invitation de Blaine à New-York. L'occasion de rencontrer Colin et d'aller voir les fameuses boules de Times Square.
« Tu es prêt ? Colin nous attend pour 21h, on veut surtout pas rater ça. » cria Blaine de l'autre côté de la salle de bain.
« Oui, ça va, je suis prêt. » répondit Dave en sortant de la salle de bain vêtu d'un jean trop large et d'un pull noir à col roulé.
« Tu vas vraiment porter ça ce soir ? » demanda Blaine en jetant un regard dubitatif à la tenue de Dave.
« Oui, pourquoi ? Il y a un problème ? »
« Non, non, c'est juste que ça te met pas vraiment en valeur. »
« Ca devrait bien faire l'affaire pour aller regarder des gros ballons descendre de je sais pas où. »
« Oh, allez, arrête de faire la tête, ça va être amusant. » dit Blaine surexcité. « Et vas savoir, peut-être que sous ces ballons comme tu dis, tu vas rencontrer l'homme de ta vie. »
« Ouais, ben vu comment je foire à peu près tout ce que je fais dans ce domaine, c'est peut-être mieux que je sois habillé comme un sac du coup, ça lui évitera de perdre du temps avec moi. »
« D'accord. Bon, écoutes, quand tu auras fini de te morfondre, tu me préviendras, qu'on puisse partir. »
« Tu devrais peut-être pas m'attendre. »
« David Karofsky, tu vas me mettre un sourire sur ce visage et venir célébrer la nouvelle année dans la plus belle ville du monde. »
« J'ai peur qu'on soit un peu en retard pour aller fêter ça à Paris. » plaisanta Dave.
« Ah ben voilà, au moins tu as retrouvé ton humour. Allez, on y va, ça va sûrement être l'enfer de trouver un taxi ce soir. »
Les deux amis avaient pris l'ascenseur et avaient attendu 20 minutes avant de trouver un taxi pour les emmener à leur lieu de rendez-vous. Ca, ajouté aux bouchons de cette fin d'année, ils avaient fini par arriver en retard au rendez-vous, bien qu'ils aient anticipé les problèmes. Blaine avait prévenu Colin, par texto qui lui avait rapidement répondu que lui aussi était coincé dans la circulation et serait sûrement en retard.
Ils finirent par arriver quasiment en même temps, Blaine voyant Colin sortir de son taxi juste quand eux même venaient juste de payer le leur. Il lança un sourire en direction de son petit ami et fit signe à Dave de le suivre.
« Colin, je te présente David. David, c'est mon petit ami Colin. »
Les deux garçons se saluèrent en se serrant la main, puis Blaine embrassa Colin rapidement.
« Et maintenant ? Qu'est-ce qu'on fait pendant trois… heu, deux heures et demi ? » demanda Dave au jeune couple.
« Je propose d'essayer de trouver un endroit où manger un bout pour commencer. » proposa Colin.
Ils firent juste ça, essayer de trouver un endroit où manger. Un 31 décembre, à 21h30, tout près de Times Square, sans avoir fait de réservation. Heureusement, ils n'étaient pas trop difficiles. Le McDonald était bondé mais ils finirent par atteindre la caisse et commander quelque chose qu'ils mangèrent en marchant vers Times Square.
Colin et Dave s'entendirent bien. Les trois garçons avaient des tonnes de sujets sur lesquels discuter en attendant l'heure fatidique. Times Square s'avéra être noir de monde et ils se rendirent vite compte qu'ils ne verraient sans doute pas grand-chose du spectacle qu'ils étaient venu voir, surtout Blaine. Seulement, le temps qu'ils le réalisent, ils étaient pour ainsi dire coincés dans la foule.
A minuit, Colin et Blaine se tournèrent l'un vers l'autre et s'embrassèrent comme s'ils étaient seuls au monde. Dave sortit son portable. Il y trouva un message de son père lui disant qu'il allait se coucher avant minuit et qu'il l'appellerait le lendemain.
Il aurait voulu envoyer un message à Sebastian, lui souhaiter une bonne année. Mais il ne pouvait pas. Son ami n'était plus son ami et c'était uniquement de sa faute.
Lisa n'avait pas perdu de temps après la fameuse soirée de Noël pour rejoindre Chicago et s'installer chez Sebastian. Il lui avait fait une petite place dans son dressing qu'elle avait refusé d'utiliser étant donné qu'elle aurait dû traverser la chambre de son hôte pour y aller. Ils avaient donc installé un portant pour ses vêtements derrière le piano de Sebastian.
Les deux jeunes gens avaient décidé d'entrer ensemble dans la nouvelle année. En passant la soirée dans un petit bar que Sebastian aimait bien quand il n'avait pas envie de tester son pouvoir de séduction sur les hommes dans les bars gays de la ville. Lisa était au courant de son homosexualité et n'avait semblé être ennuyée que par le fait de n'avoir vraiment aucune chance de l'intéresser autrement que comme une amie. Pour le reste, ça ne changeait vraiment rien pour elle, il restait le même garçon que deux minutes avant qu'il lui ait dit. Elle avait même promis de ne pas vendre la mèche à leurs pères, elle avait elle-même ses propres secrets à garder et n'allait pas lui attirer des problèmes.
Mais il n'allait pas pour autant l'emmener dans un bar gay. Donc, ils passèrent la soirée dans ce petit bar, étonnement calme pour un 31 décembre mais ils ne cherchaient pas particulièrement à passer cette soirée dans une ambiance survoltée au milieu d'inconnus.
« Bonsoir beau gosse. » lança une voix à côté de l'oreille de Sebastian alors que Lisa s'était excusée pour aller se 'repoudrer le nez'.
« Bonsoir. » répondit Sebastian en se tournant vers l'origine de la voix et se trouvant nez à nez avec un garçon châtain aux yeux gris qui lui lançait un large sourire.
« Tu es seul un jour comme aujourd'hui ? Je peux m'assoir ? » demanda le garçon en prenant la chaise face à Sebastian sans attendre la réponse.
« Non, je ne suis pas seul. Où sont tes nombreux amis ? » rétorqua Sebastian en jetant un regard circulaire au bar.
« D'accord, tu marques un point. Ils sont tous rentrés chez eux pour fêter la nouvelle année avec leurs amis d'enfance. »
« Et tu n'as pas fait pareil ? »
« J'ai pas vraiment d'amis d'enfance. Trop de déménagements et comme je disais, mes amis actuels sont tous partis fêter ça ailleurs. »
« Alors, je tourne le dos deux minutes et je me fais prendre ma place ? Tu me présentes ton nouvel ami ? » demanda Lisa, une main sur l'épaule de Sebastian.
« Oh, pardon, je voulais pas… Tu peux reprendre ta place. » balbutia le garçon en se levant.
« Non, reste assis, il y a bien assez de chaises dans ce bar. » dit la jeune fille en tirant une autre chaise sur le côté de la table. « Lisa. » ajouta-t-elle en tendant la main à l'inconnu.
« Tyler. » répondit le garçon en serrant la main de Lisa avec un grand sourire charmeur. « Puisqu'on en est aux présentations, peut-être que je vais enfin apprendre ton prénom ? » dit-il en tournant son regard vers Sebastian.
« Moi qui avait entendu dire que tu étais le plus grand séducteur que la terre ai porté, j'en reviens pas que tu lui ai pas dit ton nom encore. » plaisanta Lisa.
« J'avoue, j'étais sûr que c'était la base. »
« D'accord, je vois, tu as perdu ta langue ? Bon, ben Tyler, je te présente Ted. » dit Lisa en riant.
« Ted ? Vraiment ? »
« Non, elle plaisante, elle a un humour un peu particulier, elle se prend pour Barney Stinson de temps en temps. »
« Tant pis pour toi Seb, j'essayais juste d'aider. »
« Je t'ai déjà dit de pas m'appeler comme ça, sinon, tu trouvera ailleurs que mon canapé pour dormir. »
« Il est un peu à cran, je pense que ça a quelque chose à avoir avec son ex meilleur ami mais j'ai pas encore réussi à le faire parler. » blagua Lisa.
« Sebastian Smythe. » se présenta finalement Sebastian.
« Oh, génial, t'as rien entre muet et trop poli pour être vrai ? » demanda Lisa en se prenant la tête dans les mains.
« Oh ça va, fiche moi la paix Lisa. »
« Donc vous deux vous êtes quoi ? Frères et sœurs ? »
« Non, on va se marier un de ces jours pour que nos pères puissent travailler ensemble. »
« Et tu laisses dormir ta futur femme sur le canapé ? Pas très gentleman de ta part. »
« Encore une fois, elle plaisante. Son père travaille déjà avec le mien et j'ai juste accepté de lui prêter mon canapé pour la fin de l'année puisqu'elle ne peut pas avoir de chambre sur le campus avant l'année prochaine. »
« Et faut pas croire, son canapé hors de prix est très confortable. C'est utile d'avoir des parents riches. »
« Ca a aussi ses inconvénients. »
« Bon, avant qu'on ne plombe l'ambiance, il est bientôt minuit, il faut que je me trouve quelqu'un à embrasser à minuit. Maintenant que vous vous êtes trouvés vous deux. » dit joyeusement Lisa en se relevant.
« Wow. Elle est toujours comme ça ? »
« Je sais pas trop, je la connais depuis une semaine seulement. »
« Tu es fou ? Ca pourrait être une dangereuse psychopathe. »
« Maintenant que je la connais un peu, je pense que tu as raison, c'est une psychopathe. Mais je pense pas qu'elle soit dangereuse. Sauf peut-être pour le pauvre garçon qu'elle essaye de convaincre de l'embrasser à minuit. »
Les deux garçons continuèrent à discuter pendant de longues minutes, jusqu'à ce que Lisa revienne à leur table avec un homme qui ne savait pas trop s'il devait être ravi d'avoir été choisi par la jeune fille ou effrayé. Lisa passa le quart d'heure qu'il restait avant minuit à convaincre ses trois chevaliers servants que l'entrée dans une nouvelle année méritait au moins un vrai baiser.
A minuit, elle embrassa donc l'inconnu pendant que Tyler et Sebastian s'embrassaient rapidement. Ensuite, l'inconnu s'enfuit précipitamment, et les trois autres sortirent leurs portables pour envoyer des messages de bonne année à leurs amis.
Sebastian passa le nom de Dave dans son répertoire. Il songea un instant à envoyer un message. Juste un. Mais il se souvint ce qu'il avait promis. Il soupira, passa au nom suivant et remis en place son sourire habituel.
« David Karofsky, pas de discussion, ce soir tu sors avec nous. » tonna Jenny alors que Dave était allongé dans son lit, prêt à passer son week-end dans cette position là.
« C'est la Saint-Valentin Jenny. Compte pas sur moi pour venir te tenir la chandelle avec ton nouveau petit ami. »
« Qui a parlé d'un petit ami ? Je te parle de sortir parce que c'est vendredi soir, gros malin. Couples interdits, on se fait une soirée entre célibataires. »
« Je veux pas risquer de croiser… »
« T'inquiète pas, j'ai vérifié avec Logan pour ne pas aller au même endroit que lui. »
« Je parlais pas de Logan Jenny. »
« Pour ton information, on ne compte pas faire le tour des bars gays, donc tu es en sécurité. »
« Non, écoute, j'ai pas envie de sortir. » marmonna Dave.
« Est-ce que tu m'as entendu te demander si tu avais envie ? Non. Donc tu files sous la douche. Avec un peu de chance, on le trouve ce soir l'homme de notre vie. »
« Je veux pas… »
« De petit ami en ce moment, je sais. C'est pas une raison pour me griller mes chances. »
« T'as pas besoin de moi pour ça Jenny. »
« Si, tu es mon porte-bonheur. Sous la douche maintenant. »
« Oh, ça va, j'y vais. »
Dave passa un long moment sous la douche puis s'habilla d'un jogging et d'un pull à capuche. Jenny qui l'attendait patiemment sur son lit le renvoya à son placard pour réviser sa tenue. Elle finit par accepter de le laisser sortir en jean avec une de ses chemises à carreaux qu'elle appelait ses 'chemises de bucheron'.
Ils passèrent la soirée avec quelques amis de l'université qui étaient eux aussi célibataire. Ou dont les petits-amis étaient à la fac dans un autre état et n'avaient pas pu organiser de passer le week-end avec leur moitié.
Dave essaya tant bien que mal de s'intégrer à la conversation, mais régulièrement, il avait la tête ailleurs et malgré ses efforts, il perdait le sourire qu'il tentait de garder en place pour ne pas inquiéter les autres. Il ne pouvait s'empêcher de se tendre chaque fois que la porte du bar s'ouvrait pour se relaxer uniquement quand il était sûr que ça n'était pas Logan. Ils ne s'étaient pas quittés en mauvais terme, mais il ne se sentait pas prêt à le revoir, surtout dans ce genre de situation.
Il se laissa aller à penser à envoyer un message à Sebastian. Mais pour lui dire quoi ? Il ne savait même pas si son ami avait un petit ami depuis la dernière fois qu'ils s'étaient parlé. A une époque, il aurait été le premier au courant, mais ça n'était plus le cas et il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même.
« On sort ce soir. » lança nonchalamment Lisa.
« Qui ça on ? » demanda paresseusement Sebastian.
« Toi et moi, cette question. »
« Oh non, pas moyen, je sors pas aujourd'hui moi. Me retrouver au milieu de tous ces couples englués dans la guimauve, très peu pour moi. »
« Tu dis ça seulement parce que tu n'as pas encore rencontré ton prince charmant. »
« Que je ne trouverai pas en sortant ce soir alors que tout le monde ira par deux comme sur l'arche de Noé. »
« Et ça tombe bien parce qu'en fait, on sort pas dehors, on va chez Tyler. »
« Encore ? Qu'est-ce qui se passe avec Tyler pour que tu me traîne chez lui tout le temps. »
« C'est pas de ma faute, il t'aime bien et il veut bien que j'ailles chez lui seulement si tu es là parce que, je cite, je suis 'un peu effrayante quand même'. Je le soupçonne d'utiliser ça comme excuse pour que je t'emmène en fait. »
« Je suis ton faire-valoir en gros. »
« Quelque chose comme ça oui. Je sais ce que tu penses mais je n'abandonnerai pas aussi facilement. »
« Ah oui ? Tu es devenue medium dans la nuit ? »
« Exactement. Je te lis ton futur, tu vas aller t'habiller dan maintenant. »
« Qu'est-ce que j'y gagne ? »
« Une bonne soirée entre amis. »
« Ca va, c'est bon, tu as gagné. »
Sebastian s'habilla simplement mais élégamment, comme à son habitude et les deux amis utilisèrent la voiture de Sebastian pour aller chez Tyler qui les attendait en mettant la touche finale au repas qu'il avait concocté. Entendre par là qu'il faisait réchauffer un plat surgelé au four et ouvrait une boîte de biscuits secs qui accompagnerait la glace du bac qu'il avait achetée pour le dessert.
« Par pitié Tyler, dis-moi que tu n'as pas encore acheté tes fameuses lasagnes. » marmonna Sebastian en sentant l'odeur s'échappant de la cuisine.
« Non. Enfin si, mais j'ai changé de marque. »
« Oh, ben je suis rassuré là. »
« Fais pas attention, tu sais, son problème avec les lasagnes c'est que David-l'ex-meilleur-ami est un pro de la cuisine Italienne. Tu ne combats pas avec les bonnes armes, c'est tout. »
« Il y a bien longtemps que j'ai cessé d'espérer que mes dons en cuisine soient un atout de séduction pour moi. »
« Je te confirme, c'est pas ton point fort. » affirma sérieusement Sebastian.
« Y a pas au moins un petit truc qui te plaise chez moi ? »
« Un mois et demi et tu n'as pas encore compris que tu n'avais aucune chance face à l'ex meilleur ami futur mari, futur père de tous ses enfants ? »
« Lisa, ça devient pénible tes allusions. »
« On voit bien que tu vois pas ta tête quand tu parles de lui. C'est tellement évident que tu es complètement amoureux de lui. »
« Certainement pas. » se défendit rapidement Sebastian en rougissant. « Et même si c'était le cas, il a choisi et c'est pas moi qu'il a choisi. »
« C'est ça, tu n'es pas amoureux du tout, ça se voit comme le nez au milieu de la figure que tu n'es pas amoureux du tout. » plaisanta Tyler.
« Voilà, c'est ça, pas du tout. »
Tyler et Lisa se regardèrent et entonnèrent en chœur.
Who'd'ya think you're kiddin'
He's the Earth and heaven to you
Try to keep it hidden
Honey, we can see right through you
Girl, ya can't conceal it
We know how ya feel and
Who you're thinking of
Sebastian entra dans leur jeu et fredonna à son tour.
No chance, no way
I won't say it, no, no
Ils enchainèrent la chanson en alternant comme dans la chanson originale.
You swoon, you sigh
Why deny it, uh-oh
It's too cliché
I won't say I'm in love
I thought my heart had learned its lesson
It feels so good when you start out
My head is screaming get a grip, boy
Unless you're dying to cry your heart out
You keep on denying
Who you are and how you're feeling
Baby, we're not buying
Hon, we saw ya hit the ceiling
Face it like a grown-up
When ya gonna own up
That ya got, got, got it bad
Whoa: No chance, no way
I won't say it, no, no
Give up, give in
Check the grin you're in love
You're way off base
I won't say it
You're doin flips read our lips
You're in love
Get off my case
I won't say it
Boy, don't be proud
It's O.K. you're in love
« Je suis pas amoureux de lui, fin de l'histoire. »
« Si, tu l'es, mais c'est pas grave. T'as le droit d'être amoureux. Bon, évidemment, j'aimerais mieux que ce soit de moi mais je m'y ferai. » plaisanta Lisa.
« Il n'avouera jamais, il est trop fier. »
« Lâchez-moi. »
« OK, c'est bon, on arrête. Tu fais quoi pour ton anniversaire ? »
« Rien. »
« Comment ça rien ? Tu plaisantes j'espère ? »
« Non, je plaisante pas. On va pas en faire fromage parce que j'ai un an de plus quand même. »
« Un fromage non, mais une fête oui quand même. »
« J'ai pas tellement envie de faire une fête non. »
« Mais je te demande même pas si tu es d'accord, on fait une fête et puis c'est tout. Tyler et moi on s'occupe de tout mais il y a une fête chez toi dans deux semaines. »
« Comment ça on s'occupe de tout ? » s'inquiéta Tyler.
« Mais oui, panique pas chéri, je te donnerai pas la cuisine à faire. »
« Ah oui, je suis rassuré là. Et chéri ? Ca risque de te prendre souvent de m'appeler comme ça ? »
« Je sais pas, peut-être. Ca te dérange ? »
« Un peu oui. »
« De toute façon, ça tombe un dimanche, on va pas faire une soirée une veille de cours. » les coupa Sebastian.
« D'une, j'ai parlé d'une fête, pas d'une soirée, de deux, de toute façon, tu dois éviter l'alcool donc tu risques pas grand-chose papy. »
« Papy ? Ah ben finalement, je préfère le mien. » dit Tyler en riant.
« De toute façon, je sais même pas pourquoi on discute, on fait une fête pour ton anniversaire. Et Tyler, je pense que ces lasagnes t'appellent au secours, si tu ne les sors pas du four maintenant, on devra se contenter du dessert. »
Tyler se jeta sur le four pour sortir les lasagnes, qui comme prévu n'avaient rien à voir avec celles de Dave. Sebastian pensa à envoyer un message à son ami. Juste un petit mot pour lui souhaiter une joyeuse Saint-Valentin. Mais il se retint et se concentra du mieux qu'il put sur la conversation.
Je préfère vous prévenir, le prochain chapitre est déjà écrit et je ne le changerai pas. Parce que je suis sadique. Vous cachez pas, vous le pensez tous. Et comme je suis sadique, même s'il est déjà écrit, vous allez devoir attendre un peu avant que je le publie. Allez-y, traitez-moi d'allumeuse, je me suis déjà fait traiter de chaudasse, je commence à avoir l'habitude.
Et sinon, les chansons utilisées dans ce chapitre. Les Gleeks auront bien entendu reconnu 'Against All Odds' chantée dans la saison 4 par Blaine, qui est à l'origine de Phil Collins. L'autre chanson est tiré du dessin animé de Disney 'Hercule', c'est 'I won't say I'm in love'. J'ai gardé la version anglaise parce que je n'aime pas trop la traduction 'officielle' qui a été faite. Pour la défense des traducteurs, ils faut que les paroles collent avec la mélodie, donc forcément, c'est pas évident. Et comme à l'origine, c'est Megara qui la chante avec les muses, j'ai évidemment légèrement modifié les paroles, en plus de couper quelques parties pour que ça soit pas trop long. J'ai mis des 'boy' à la place de 'girl' par exemple (si j'en ai pas oublié, je promets rien).
