Disclaimer : Je cumule mes tickets Leclerc pour posséder le coffret DVD de la saison 3 de Glee. Courage, je suis à la moitié d'avoir cumulé les 30 euros qu'il me faut pour l'acheter. Mais au-delà des DVD, je ne possède rien de Glee.

Bon à savoir parce que c'est une information qui n'a jamais été abordée ici et que, sauf erreur de ma part, ce détail n'a jamais été évoqué dans Glee non plus : en théorie, Dave a un an de plus que Sebastian (si on en croit en quelles classes ils étaient quand ils se sont rencontrés, en supposant qu'ils n'avaient pas redoublé avant). Mais Sebastian étant né le 2 mars (comme on le sait depuis le chapitre 'Joyeux anniversaire Sebastian') et Dave le 24 novembre (comme on ne le savait pas encore puisque je viens juste de le décider, j'ai choisi la date de Thanksgiving, c'est voulu) du coup, ils n'ont en fait que 3 mois de différence environ.

Nanou : J'avais prévenu que saut dans le temps il y avait en même temps. Mais non, rien manqué, c'était bien deux ans après le chapitre d'avant. Pour que tu sois pas perdue, là c'est un an plus tard à peu près.
Sam avec Cooper, je maintiens que t'es allée chercher ça très loin (je pensais pas avoir mis des 'indices' pour une éventuelle relation de Cooper en plus) mais je vais pas te contrarier hein. Pas pour l'instant en tous cas.
Bon, on en a déjà parlé du blabla qui fait quoi, on est d'accord, c'est pas ma plus grande réussite. Et pas de sens caché autre que : le sexe, c'est comme on aime, à bas la vision hétéro-normée.
J'essaie de voir quels nouveaux couples (au pluriel) j'ai faufilé, moi je voyais que Mercedes et… (non ben j'ai pas caché son nom pour le révéler avant le moment venu).


Donc, Kurt et Blaine se sont mariés, Dave a une petite cousine, Lucy, que Sarah et Asma ont adoptée et apparemment, Santana et Brittany aussi ont prévu de se marier. Mike et Tina sont toujours ensembles sans jamais avoir rompu depuis le lycée, c'est le couple le plus solide de McKinley. Et Mercedes semble avoir commencé une nouvelle histoire mais c'est un secret, trop tôt pour risquer que les journaux s'en mêlent.
Dave et Sebastian ont fêté leurs deux ans ensembles et décidé de passer les tests nécessaires pour abandonner les préservatifs. Des économies en vue. Ils n'ont pas passé ''l'étape ultime'', ça n'arrivera peut-être jamais, mais ils n'ont pas l'air de s'en plaindre.
Ils vivent toujours ensembles à Chicago. Dave sera bientôt diplômé et deviendra officiellement professeur de lycée. Sebastian va bientôt terminer la première partie de ses études de droits et pourra continuer sa route pour devenir avocat.


« Ah zut, j'ai pas assez, heu… une seconde. Scar, il me manque 25 cents, tu aurais pas ça ? »

« Je sais pas, regarde dans mon portefeuille, je l'ai laissé sur le bar. »

Dave et Sebastian s'étaient mis d'accord pour passer une soirée tranquille, en restant chez eux et en commandant une pizza. Ils avaient tiré à la courte paille qui allait payer et Dave avait gagné. Et voilà que devant le livreur, il se rendait compte qu'il était à cours de monnaie. Pas que ce soit vraiment un problème, c'était plus parce que c'était plus pratique de laisser l'un des deux payer toute la commande qu'ils se 'battaient' à ce sujet.

C'est comme ça que Dave s'était retrouvé à chercher dans le portefeuille de son petit-ami à la recherche de 25 cents… Et était tombé sur la photo d'une jeune femme dont le visage lui était étrangement familier, posant avec un nouveau né, souriant faiblement à l'objectif. Il trouva la monnaie dont il avait besoin, paya le livreur d'un air distrait et ramena les pizzas au salon où Sebastian l'attendait, confortablement installé dans le canapé. Il posa les deux pizzas et leurs boissons sur la table basse, les yeux toujours fixés sur la photo.

« Hé Pooky, il y a un problème ? » demanda Sebastian en fronçant les sourcils devant Dave perdu dans ses pensées.

« Heu, oui, oui. » répondit distraitement Dave en s'installant dans le petit espace entre l'accoudoir du canapé et Sebastian, passant un bras autours de la taille de son petit ami pour le coller contre son torse. « C'est qui ? » demanda-t-il doucement en montrant la photo.

« M… Ma mère. » répondit Sebastian, visiblement déstabilisé.

« Elle te manque hein ? »

« Je l'ai jamais connue, elle est partie juste après ma naissance en me laissant à mon père, je peux pas vraiment dire qu'elle me manque, il aurait fallu que je l'ai connue pour ça. »

« Dis pas ça. C'est ta mère, c'est normal que ça te manque de pas l'avoir eue dans ta vie, de pas savoir pourquoi elle t'a laissé. On a tous besoin de savoir d'où on vient. »

« Ouais ben on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie. Je saurai jamais pourquoi elle a pas voulu de moi, faut juste tourner la page. »

« Hé, pourquoi tu fais ça ? Je sais que tu as l'habitude de devoir être plus que parfait avec ton père, mais c'est moi. Je t'aime. Toi, celui que tu es, pas celui que je voudrais que tu sois ou que je pense que tu pourrais ou devrais être. »

« Je… C'est pas vraiment qu'elle me manque. Mais je comprends pas pourquoi elle m'a laissé. Elle m'a donné aucune chance. J'étais juste un bébé, qu'est-ce que j'ai pu lui faire pour qu'elle veuille même pas me connaître ? C'est ma mère et je sais même pas qui elle est. Je sais pas ce qu'elle aime, le son de sa voix, si elle a des amis. »

« Elle a une voix douce, quand elle raconte des histoires elle change de voix pour chaque personnage, quand elle se fâche, son accent est plus fort et elle finit par parler Italien, elle a un remède magique pour le rhume, elle fait les meilleurs spaghettis bolognaise de la terre, elle chante des chansons en Italien quand elle cuisine, elle pourrait gagner n'importe quel jeu mais elle perd tout le temps parce qu'elle aime voir l'étincelle dans les yeux de ceux qui gagnent, elle sent bon la fleur d'oranger. Et quand elle croit qu'elle est seule, elle regarde cette photo en pleurant. »

« J'aime bien ton histoire, on dirait presque que tu la connais. Je pourrais presque y croire mais c'est impossible, c'est toi qui fait les meilleurs spaghettis bolognaise de la terre. »

« Oh, si, c'est possible parce que c'est d'elle que je tiens ma recette. »

« Arrête Vid, c'est pas drôle. »

« J'essaie pas d'être drôle. Bass, je suis sérieux, je la connais. Depuis que je suis à peine plus grand que le petit garçon sur ta photo. »

« C'est moi. Le petit garçon sur la photo, c'est moi. »

« Je sais. » dit Dave en repoussant doucement Sebastian pour se lever et aller chercher son portefeuille.

Il en sortit une photo de la même jeune femme, semblant juste à peine plus âgée que sur la photo de Sebastian. Elle prenait la pose, dans un jardin, en tenant par la taille un petit garçon joufflu qui devait avoir trois ou quatre ans, tous deux riant aux éclats, le petit garçon cherchant à se dégager de l'emprise de la jeune femme sûrement pour retourner jouer avec le ballon un peu plus loin sur la pelouse. Dave tendit la photo à son petit ami et se réinstalla à côté de lui dans le canapé.

« Elle est belle cette photo. » dit Sebastian en souriant faiblement.

« C'est ma préférée. »

« On voit qu'elle t'aimait beaucoup. » murmura Sebastian d'un air un peu sombre.

« Je l'aime beaucoup aussi. C'est quasiment elle qui m'a élevé. M-ma... mère… Elle était pas vraiment très présente. »

« Hé, je suis désolé, je voulais pas… » commença Sebastian en s'installant sur les genoux de Dave, face à lui.

« Non, ça va. Il y a une part de moi qui aimerait bien qu'elle change d'avis comme le père de Blaine. Mais je sais que ça n'arrivera pas. C'est comme ça. »

« Elle sait pas ce qu'elle perd. » murmura Sebastian en posant la tête sur le torse de Dave.

« Elle t'adorerait. » dit pensivement Dave après un petit moment de silence.

« Mais tant pis pour elle, si elle ne peut pas accepter l'homme magnifique que j'aime, je veux pas la connaître. Ton père a trouvé une trop bonne remplaçante de toute façon. »

« En fait, je parlais d'Eleana. Ta mère. »

« Elle a décidé que je valais pas la peine il y a longtemps. »

« Qu'est-ce qu'il t'as dit ton père à propos d'elle ? »

« Qu'elle… qu'elle était repartie dans son pays et qu'elle ne voulait plus me voir. »

Sebastian fondit en larmes, incapable de dire un mot de plus. Sans rien dire, Dave attira l'autre homme dans ses bras et lui caressa tendrement les cheveux à travers sa crise de larmes dans un geste qu'il espérait rassurant. Sebastian se pelotonna contre lui, la tête dans son cou, respirant son odeur entre deux sanglots. Peu à peu, il se calma.

« Pardon, je suis désolé. » dit Sebastian d'une petite voix en voyant que le tee-shirt de Dave était maintenant trempé de larmes.

« Hé, non, t'excuse pas. J'aime te voir pleurer. Enfin non, j'aime pas vraiment ça, j'ai envie que tu sois heureux, ça me brise le cœur à chaque fois que tu es triste. Mais j'aime savoir que tu peux te permettre d'être vulnérable avec moi. Que tu sais que je suis là pour te rattraper si tu tombe et pas pour t'enfoncer. »

« Qu'est-ce que j'ai fait pour te mériter ? »

« Rien de spécial, tu es juste toi, ça me suffit, j'ai pas besoin de plus. »

Sebastian sourit et se pencha lentement pour embrasser Dave tendrement avant de poser sa tête sur son épaule. Ils restèrent comme ça un petit moment, pensifs.

« Tu vivais en Italie quand tu étais petit ? » demanda Sebastian en fronçant les sourcils.

« Non, j'ai toujours vécu à Lima. Enfin, avant de déménager à Thurston pour ma dernière année de lycée. Pourquoi ? »

« Je suis né à Sidney en Ohio. Elle m'a laissé en disant qu'elle repartait en Italie, elle s'est débarrassée de moi et elle était pas plus loin que ça pendant tout ce temps. Enfin, pas si longtemps tu me diras, on est partis en France pas très longtemps après. »

« Mais tu as qu'un côté de l'histoire. Elle avait peut-être une bonne raison. »

« Une bonne raison de laisser son bébé d'à peine deux mois sans jamais regarder en arrière ? Excuse moi, mais je vois mal quelle bonne raison elle peut avoir ! » s'énerva Sebastian en se redressant sur les genoux de son petit ami.

« Deux mois ? C'est ça que ton père t'as dit ? Qu'elle était partie sans toi quand tu avais deux mois ? Désolé de dire ça comme ça, avec tout le respect que je lui dois, ton père est un connard. Je le pensais déjà mais là, ça se confirme. »

« Peut-être mais lui il est resté, il m'a gardé avec lui. » dit Sebastian en croisant les bras.

« D'après ce que tu me dis, c'est lui qui est parti. Avec toi. »

« Qu'est-ce que tu en sais ? »

« Je le sais parce que je te connais Sebastian. Je pouvais pas faire le rapprochement avant, mais toi et moi on se connait depuis longtemps. »

« Ben oui, on est ensembles depuis trois ans et on s'était tourné autour trois ans avant ça, idiot. »

« Non, je parle pas de six ans, Bass. On se connait depuis 22 ans. »

« Qu'est-ce que tu raconte ? »

« J'avais à peine quelques mois quand ma mère a voulu retourner travailler et qu'ils ont cherché une nounou pour s'occuper de moi. Eleana s'est présentée. Ma mère pensait qu'elle était un peu trop jeune mais mon père aimait bien qu'elle soit Italienne pour qu'elle puisse me parler Italien, donc ils l'ont quand même fait venir pour un entretien. »

« Et c'est ton père qui a gagné. »

« En fait non. C'est moi qui ai gagné. Ou toi, je sais pas trop. »

Sebastian regarda son petit ami dans les yeux en fronçant les sourcils d'un air interrogateur.

« Elle n'avait personne à qui te laisser, elle est venue avec toi pour l'entretien. Ma mère a d'abord pensé à ne même pas lui faire passer l'entretien mais mon père a réussi à la convaincre de lui laisser une chance. Tu étais endormi dans ses bras quand elle est arrivée et moi je dormais dans ma chambre pour une fois. Je dormais pas beaucoup pour un bébé de mon âge et dès que j'étais réveillé, je pleurais jusqu'à ce qu'on vienne me chercher. »

« T'aimais déjà pas rester tout seul hein mon petit bébé grognon. »

« C'est ça. Mon père a proposé de te faire une petite place dans mon lit le temps qu'ils parlent. Ils t'ont couché à côté de moi. Ils ont parlé un long moment et mon père commençait à se dire que j'allais sûrement me réveiller et si je me mettais à pleurer, ça allait te réveiller aussi. Il est venu dans la chambre tout doucement. J'étais déjà réveillé mais je pleurais pas, je te regardais juste. »

« Okay, ça c'est effrayant. Heureusement que je dormais. »

« Non, tu dormais pas non plus, tu commençais à t'agiter un peu, comme si tu allais te mettre à pleurer, j'ai tendu ma petite main vers toi. Enfin, petite… par rapport à la tienne, elle était pas si petite. J'ai attrapé un peu au hasard ce que ma main a réussi à toucher. J'avais quatre mois, j'étais pas encore très précis dans mes gestes. J'ai pris ton poignet. Tu as tourné la tête vers moi et tu m'as souri. »

« Tu plaisante là ? »

« Oui, un peu, tu avais à peine un mois, tu m'as pas souri. Mais tu t'es calmé, tu m'as regardé avec des grands yeux et mon père était tellement surpris que je sois réveillé et que je pleure pas qu'il est resté comme un idiot à nous regarder pendant plusieurs minutes. Jusqu'à ce que tu te mette à pleurer pour de bon. »

« Ben tu m'étonnes, je m'étais réveillé dans le lit d'un étranger qui me broyait le poignet. »

« C'est ça, fait semblant que c'était pas ton estomac qui te rappelait que c'était l'heure de la tétée. »

« Et tu te souviens de tout ça, évidemment. » taquina Sebastian.

« De ça non, mais de toute les fois où mon père a raconté cette histoire en sortant l'album photos qui va avec, oui. »

« Vous avez un album photos juste pour ça ? »

« On a un album photos pour l'année qui a suivi Bass. » répondit Dave d'une voix douce. « Mes parents ont engagé Eleana, elle avait personne pour te garder pendant qu'elle travaillait, elle venait avec toi. Enfin, jusqu'à un peu après ton anniversaire. Après, ton père t'as emmené avec lui en France en ne donnant plus aucunes nouvelles à Eleana. Enfin, personne savait où il t'avait emmené, ça je le sais maintenant que j'ai ta version de l'histoire. »

« Mais elle a même pas essayé de me chercher, de se battre pour me voir. »

« C'est pas mon histoire, je devrais pas te raconter ça mais… elle est Italienne, pour vivre aux Etats-Unis, il lui fallait un visa. C'était déjà pas évident pour elle. Ton père est un homme influent, il avait le pouvoir de lui compliquer vraiment la vie. Je sais pas s'il l'a menacée, ce que je sais c'est qu'elle a jamais oublié un seul de tes anniversaires, tous les ans elle savait qu'elle pourrait pas être avec toi. Je l'ai jamais vue heureuse un 2 mars. »

« Donc, comme ça, on a dormi ensemble dès le premier soir [1]. » plaisanta Sebastian pour tenter d'alléger un peu l'atmosphère.

« Et avec la bénédiction de nos parents en plus. » dit Dave en riant.

« Y a quelque chose que je comprend pas. Comment ça se fait que tu as pas fait le rapprochement plus tôt ? Tu connais mon nom, ma date de naissance… »

« T'es marrant toi, t'es pas le seul à être né le 2 mars 1995. Et je savais pas ton nom avant. Enfin, le nom du bébé je veux dire. J'en ai jamais trop parlé avec elle, c'est douloureux pour elle. Personne a jamais vraiment su qui était ton père exactement et elle t'appelait jamais par ton prénom. Elle utilisait toujours des petits noms affectueux. »

Dave fit une pause, un peu pensif avant de reprendre avec un air ravi.

« Non, attends, c'était pas n'importe quel surnom, elle t'appelait Ony. Elle l'a écrit sur l'album. Elle l'a écrit O N Y, on croyait tous qu'elle avait mal orthographié, que c'était honey comme celui des abeilles mais en fait, je pense que c'était le surnom qu'elle t'avait donné à partir de ton deuxième prénom. »

Sebastian colla son front contre celui de Dave, les yeux fermés. Ils restèrent comme ça en silence, un long moment, Dave caressant distraitement le dos de Sebastian.

« Pourquoi ? » demanda Sebastian d'une petite voix. « Pourquoi il a fait ça ? Pourquoi il m'a emmené loin d'elle en me faisant croire que c'était elle qui avait pas voulu de moi ? Et pourquoi il m'a fait croire qu'elle était partie tout de suite si je suis resté un an avec elle ? Et pourquoi j'ai aucune photo d'elle à part celle là ? » termina-t-il en pointant vaguement vers la photo.

« Je sais pas Ony, je sais pas. » murmura Dave.

« Je sais pas si tu as le droit de m'appeler comme ça. » plaisanta Sebastian.

« D'accord Bass. »

« Je plaisante. J'aime bien. »

« Elle vit à New-York maintenant. Si tu as envie de lui parler un jour. »

« Tu lui parles encore ? »

« Oui. Elle m'a quasiment élevé jusqu'à ce que mes parents pensent que j'étais assez grand pour pouvoir rester tout seul à la maison. »

« Tu… Elle le sait que tu es… enfin que… »

« Que je suis gay ? » demanda Dave d'une voix douce, recevant un hochement de tête en guise de réponse. « Oui, elle le sait. Tout ce que ça a changé, c'est que depuis qu'elle sait, elle me demande si j'ai un petit-ami et plus une petite amie. »

« Elle est au courant pour moi ? »

« Ca fait trois ans Bass, évidemment qu'elle est au courant. »

« Et pourtant, elle a pas voulu me rencontrer. » dit Sebastian d'une petite voix en jouant avec la cordelette du sweat à capuche de Dave.

« En fait si. L'occasion s'est jamais présentée, c'est tout. »

« L'occasion. Pour revoir son fils qu'elle a pas vu depuis plus de 20 ans. C'est bien que je dois pas compter tant que ça. »

« Hé, arrête ça. » dit Dave en prenant les mains de Sebastian dans les siennes. « Regarde-moi. Elle sait que j'ai un petit ami que j'aime plus que tout. Elle sait qu'il s'appelle Sebastian et qu'il a le même âge que moi. Elle est impatiente de faire sa connaissance. Mais elle sait pas que c'est toi. Tu es pas le seul Sebastian sur terre et je lui ai jamais dit ton nom de famille. »

« Lui dis pas, d'accord ? »

« Pourquoi ? Je sais qu'elle voudrait savoir. Tu lui manque, vraiment. »

« Je… Je voudrais la rencontrer avant qu'elle sache que ton petit ami est son fils. Je voudrais voir sa réaction quand elle réalisera que c'est moi. Je sais, c'est bête mais… ça fait vingt ans que mon père me ment sûrement, je veux pas qu'elle ait le temps de pouvoir modifier sa réaction. »

« Non, c'est pas bête. Tu as le droit de savoir. »

« Elle te parlait Italien ? »

« Sì, la mia piccola rosa. »

« J'imagine que ça veut dire oui ? »

« Oui ma petite rose. » répondit Dave en souriant.

« Oh non, tu ne viens pas de m'appeler comme ça ! »

« Si, je l'ai fait. » dit Dave en riant. « Je t'aime Ony. Depuis la toute première fois où mes yeux se sont posés sur toi il y a 22 ans. »

« J'y crois pas qu'on se connait depuis tout ce temps, j'ai l'impression d'être un petit vieux. » grogna Sebastian.

« Oui, mais tu es mon petit vieux. » dit Dave en souriant.

« Qu'est-ce qu'elle chantait quand elle cuisinait ? »

« Des chansons en Italien la plupart du temps. Le plus souvent c'était… attends que je me souvienne. »

Dave réfléchit quelques secondes puis se mit à fredonner.

Come prima

Più di prima, t'amerò

Per la vita

La mia vita ti darò

Sembra un sogno

Rive derti, accarezzarti

Le tue mani tra le mani

Stringere ancor

Sebastian se redressa légèrement, un sourire aux lèvres. Avant que Dave puisse commencer un nouveau couplet, il entonna sur le même air.

Come prima

Tu me donnes tant de joie

Que personne ne m'en donne

Comme toi

C'est ta bouche qui m'apporte

ma joie de vivre

Et ma chance,

c'est de vivre rien que pour toi

« Marie nous chantait ça quand on était petits aussi. Nous c'était plutôt à l'heure du bain. Et en Français bien sûr. »

« Oh, elle aussi elle te manque. »

« Oui. Je… elle m'a pas porté dans son ventre mais elle est quand même ma maman. Je veux dire, elle a agit comme une maman, elle m'a élevé. Je devrais pas dire ça hein, maintenant que je sais que ma mère biologique est pas celle que je croyais mais… »

« Mais Marie a été là pour toi dans les moments où tu avais besoin d'une maman. Personne pourra changer ça. »

Ils furent coupés par le téléphone de Dave qui indiquait un message. Sebastian se dégagea à contrecœur pour le laisser décrocher.

« C'est Mike. Ils partent à l'hôpital, Tina commence à avoir des contractions. »

« Génial. Alors, c'est un garçon ou une fille ? »

« Mais on sait pas encore idiot, elle a pas encore accouché, elle a juste des contractions, ça peut prendre des heures. »

« Pourquoi ils ont pas voulu savoir ? J'en peux plus d'attendre, je veux savoir. Faut qu'on appelle Kurt et Blaine pour les prévenir, c'est notre contact dans la pyramide. » s'écria Sebastian surexcité en attrapant déjà son téléphone et en composant le numéro.

« Quand est-ce que tu vas grandir au juste ? » demanda Dave en se mordillant la lèvre.

« Jamais. Kurt ? Blaine est avec toi ? Mets le haut parleur. Ca y est ? Tina est à l'hôpital, elle va accoucher. »

« Super ! C'est un garçon ou une fille ? » s'écria Blaine.

« On sait pas encore. » répondit Sebastian d'un ton boudeur.

« Quoi ? Mais qu'est-ce qu'ils attendent ? C'est trop long d'attendre ! » dit Blaine sur le même ton.

« Ouais, je sais, c'est de la torture. »

« Comment tu fais tous les jours avec ton bébé chiot ? » demanda Dave à l'attention de Kurt.

« Je sais pas, sûrement pareil que toi avec le tien. » répondit Kurt en soupirant malgré le sourire qui s'entendait dans sa voix.

« Nous aussi on a une nouvelle. » s'écria Blaine. « C'est bon Kurt, on peut le dire maintenant ? S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait. »

« Maintenant que tu les as mis en appétit, vas-y, dis leur. »

« Je vais être papa ! »

« Blaine ? Je croyais vraiment que tu étais gay et fidèle. » dit Dave pour le taquiner.

« Hein ? Quoi ? Mais bien sûr que je suis fidèle. On a fait ça bien, on a une mère porteuse et tout. Avec le sperme de Kurt en fait mais je m'en fiche, c'est mon bébé. Ca fait six mois que Kurt m'interdit d'en parler, des fois que ça tourne mal. Et si on trouve pas de mère porteuse et si elle tombe pas enceinte et si elle fait une fausse couche. Heureusement que ça a vite marché, sinon j'aurais craqué. Mais ça y est, dans six mois on sera trois, on aura notre petit garçon avec nous. »

« Un garçon ? Génial on pourra le faire jouer au football et Kurt lui apprendra à réparer une voiture et… » s'enflamma Sebastian avant d'être coupé par Kurt.

« Oh, on se calme. Il n'est même pas encore né. S'il veut faire de la danse, il fera de la danse, s'il veut une poupée pour son anniversaire, il l'aura. »

« Voilà Anderson, c'est ce que tu as gagné à faire un enfant avec Kurt Hummel, il va faire de ton fils un homo. » soupira malicieusement Sebastian.

« Bass, soit gentil s'il te plaît. » sermonna Dave.

« Oh, je plaisantais. »

« Kurt, il faut qu'on raccroche, qu'on prépare la chambre du bébé et qu'on libère la ligne pour que Mike puisse enfin nous dire si c'est un garçon ou une fille. »

« On a six mois devant nous Blaine. »

« Que six mois Kurt, on aura jamais le temps de tout faire. C'est une catastrophe, ce bébé va arriver et on n'aura rien de prêt. »

« Bon, ben désolé, mon chiot fait encore des siennes. Et en plus, le mien, il a le regard qui va avec. » soupira Kurt.

« Crois moi, le mien sait aussi s'y prendre de ce côté-là. » soupira Dave.

« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda Sebastian en raccrochant alors que Dave tapait sur le clavier de son téléphone.

« J'envoie un message à mon père. »

« Pourquoi ? Il est pas dans notre liste. »

« Je lui demande juste de ramener l'album de nous deux quand il viendra demain. »

« Tu lui dit qui je suis ? » demanda Sebastian un peu inquiet.

« Il sait qui tu es Scar. Ca fait six ans qu'on se connait je te rappelle. »

« Non, je veux dire, tu lui dis que le bébé… »

« Seulement si tu veux que je lui dise. »

« Pas encore d'accord ? »

« Pas de problème. Mais je peux pas promettre qu'il comprenne pas tout seul. »

« Je te demande pas de promettre ça. » dit Sebastian. « Je commence à avoir faim. » ajouta-t-il après une pause.

« Moi aussi. Je réchauffe la pizza. »

Ils mangèrent en regardant un vieux film qui passait à la télé, le genre de film qu'on a déjà vu un millier de fois mais qu'on regarde quand même. Puis ils allèrent se coucher pour être prêt le lendemain à aller chercher Paul et Shannon à l'aéroport à onze heures. Avant ça, Dave prépara ses fameux spaghettis bolognaise qu'ils n'auraient plus qu'à réchauffer en rentrant de l'aéroport après avoir déposé les affaires de ses parents à leur hôtel.

Paul avait été un peu surpris que son fils veuille voir un album photos de lui bébé avec son petit ami, lui qui les avait évités pour ne pas le mettre mal à l'aise, mais il avait ramené l'album malgré tout. Après le repas et la coupe de champagne que Paul avait tenu à offrir pour fêter la réussite à leurs examens de ses garçons, ils s'installèrent tous les quatre dans le canapé pour regarder l'album ensemble, Sebastian la tête posée contre l'épaule gauche de Dave sous son bras, Paul et Shannon de chaque côté d'eux.

Dave prit l'album sur ses genoux, sur la couverture était une photo d'Eleana avec Dave sur les genoux qui soufflait la bougie sur un gâteau dont il manquait une petite part, ses petites joues toutes gonflées d'air. La jeune femme regardait Sebastian dans une chaise haute à côté d'eux qui avait un morceau du gâteau au chocolat dans une assiette devant lui, un grand sourire aux lèvres et sans doute plus de chocolat sur les mains et la figure que dans l'assiette.

« Lequel des deux est David ? » demanda Shannon.

« Celui là. » répondit Sebastian en pointant le petit garçon du doigt et en essayant de ravaler les larmes qui menaçaient de couler.

« Oui, mais comment tu sais ? » demanda Paul, surpris.

« Hé, Scar, ça va ? » demanda Dave qui avait décelé l'émotion dans la voix de Sebastian.

« Oui, ça va. »

« C'est qui l'autre bébé ? » demanda Shannon.

« C'était le fils de la nounou. Dave l'adorait, c'est pour ça qu'on l'a engagée d'ailleurs. »

« Tu vas encore raconter ton histoire papa ? »

« Pourquoi ? Ca t'embête ? »

« En fait non, je l'aime encore plus depuis hier cette histoire. » dit Dave avec un sourire.

« Qu'est-ce qui s'est passé hier ? » demanda Paul.

Dave regarda Sebastian, l'interrogeant du regard. Sebastian hocha la tête.

« Dis-leur. »

« Tu sais que Sebastian a jamais vraiment connu sa mère. D'après son père, elle était partie quand il était tout petit. Il a une photo d'elle dans son portefeuille que j'avais jamais vue. »

« Oui, et ? »

« Hier, j'ai vu la photo par hasard. »

« Tu fouille le portefeuille de ton petit ami ? Tu me déçois David, je ne te croyais pas capable de ça. Une bonne relation doit être basée sur la confiance. »

« Papa, calme-toi. Il me manquait 25 cents hier soir pour payer la pizza et comme il a confiance, il m'a dit de chercher dans son portefeuille et la photo était là, c'est tout. »

« Et tu vas me dire que c'est la première fois en trois ans que ça arrive. »

« Non, Paul. Mais j'ai changé de portefeuille le mois dernier. Dans l'ancien, j'avais mis la photo à un endroit un peu plus caché. Il aurait vraiment fallu qu'il fouille pour la trouver avant. » intervint Sebastian.

« Maintenant que ce grand mystère est éclairci, donc hier soir, j'ai vu une photo de sa mère. »

« La seule que j'ai d'elle. »

« Sa mère, c'est Eleana papa. »

Il y eut un silence où tout le monde enregistrait la nouvelle information.

« Donc, si je comprends bien, l'adorable bébé recouvert de chocolat, c'est toi Sebastian. » dit Shannon avec un sourire en coin.

« Et dans cet album, il y a des photos qui n'existaient pas. Enfin, c'est ce que je croyais. » dit Sebastian tout ému, une larme roulant sur sa joue que Dave essuya du bout du doigt en lui souriant.

« Vous voulez qu'on vous laisse tous les deux peut-être ? » proposa Shannon.

Sebastian secoua la tête, incapable de parler.

« Tu veux qu'il reste pour te raconter l'histoire des photos ? » demanda Dave en caressant la joue de Sebastian.

Toujours incapable de parler sans fondre en larmes, Sebastian adressa un sourire tremblotant à Dave, lui serra doucement la main et l'embrassa.

« Je crois que c'était un oui. » dit Dave quand ils se séparèrent.

Ils passèrent le reste de l'après-midi à regarder l'album photos tous ensemble. L'émotion de Sebastian était palpable et contagieuse, mais Paul raconta cette année que Sebastian avait passée avec sa mère. En tous cas, la partie dont il avait été témoin. Après ça, Sebastian commença à penser que cette femme était un peu plus que sa mère parce que pendant un an, elle avait été sa maman.


[1] Le retour du petit jeu de mots qui passe beaucoup mieux en anglais, puisque en anglais 'sleep together' peut vouloir dire dormir ensemble, comme dans dormir juste dormir dans le même lit. Mais peut aussi vouloir dire coucher ensemble comme dans avoir des relations sexuelles sans que forcément les participants ne dorment ensembles après d'ailleurs. Donc voilà, petit double sens.


La chanson (les chansons, enfin, on s'est compris) c'est Come Prima de Tony Dallara pour la version Italienne et le même titre de Dalida pour la version Française. Je dois le choix de cette chanson à Gianell que vous pouvez trouver sur ce site. Bon, pas le choix final, ça je l'ai fait toute seule histoire qu'elle ait quand même un minimum d'effet de surprise mais elle m'a donné pleins d'idées que je n'aurais pas eu toute seule. Et pour être très précise, c'est un vrai travail de groupe cette affaire puisqu'elle a plus ou moins fait le messager, c'est son papa qui a eu toute les idées. Donc voilà, merci à eux deux.

Je ne traduis pas la version Italienne pour deux raisons. La première, la principale, c'est parce que je ne fais passer aucun message par les paroles en elles même. Ca pourrait parler d'un chien, ça n'aurait aucune importance, ce qui comptait c'était de faire le parallèle entre ce que Eleana chantait et ce que Marie chantait, un peu comme si c'était une chanson de maman, peut importe dans quelle langue. Et la deuxième raison c'est que je ne parle pas un mot d'Italien (oui, j'ai conscience de la panade dans laquelle je me suis mise) et que je prie déjà pour que ma toute mini phrase soit correcte parce que je sais à quel point Google traduction peut faire des phrases pas franchement grammaticalement correcte et qu'en plus, mes statistiques me disent que je suis lue en Italie.