Hello tout le monde !

Exceptionnellement je publie en après midi.

Merci à toute d'être là et Merci à SoSweetySoCrazy.

Bonne lecture.


Les semaines étaient passées, Edward était toujours un peu réticent à sa rééducation. On s'entendait bien, c'était toujours à celui qui aurait le dernier mot. On se taquinait, se cherchait mais on savait se parler à cœur ouvert. Dans mon travail tout allait bien, j'adorais cet endroit je me sentais bien, en plus Jasper, Alice, Rose et Emmett étaient devenus de très bon amis. On sortait même ensemble après le boulot plusieurs fois dans la semaine.

J'avais été grillée sur le fait que je connaissais Edward, mais personne ne dirait rien. Rose m'avait dit que tant que je faisais bien mon boulot il n'y avait aucun problème en plus j'étais la seule qui arrivait à le raisonner. Aujourd'hui je distribuais les plateaux aux patients qui ne voulaient ou ne pouvaient pas aller manger dans la salle commune. Sans être étonnée je portais un plateau à Edward.

- Salut, je t'apporte un bon repas !

- C'est quoi ?

- Brandade de morue !

- Génial, j'ai horreur de ça.

- Moi j'ai prévu le coup, je n'aime pas non plus.

- Je suis un peu bloqué ici.

- Je sais. Mais si tu veux je mange avec toi, je me suis fait une salade et des sandwichs. J'ai même du coca…

- Je t'attends, dépêche-toi…

- Ok, j'ai des plateaux à apporter encore.

- Vite Bella.

- Tu n'as qu'à venir m'aider… Ha j'oubliais, tu ne veux plus marcher.

- Bella…

Je lui souriais et allais finir d'apporter mes plateaux. Je pris ensuite mon déjeuner et allais retrouver Edward.

- C'est bon, j'ai 1h30 de pause !

- Bien, j'ai faim ! Tu sais pas depuis combien de temps j'ai pas bu du coca.

- Je t'en apporterai alors. Tu veux quoi ? Salade ou sandwich ?

- Moitié, moitié ?

- Ok, ça marche. Je peux te poser une question ?

- Oui, sauf si tu veux m'épouser.

- Je vais te dire, ça risque pas d'arriver. Je ne demanderai jamais à un homme de le faire. Je reste romantique et c'est à l'homme de demander.

- Ta vie est d'une passion affolante.

- Oui, bref. Bon alors voilà, je voulais savoir pourquoi personne ne vient jamais te voir ?

- Mes parents travaillent et n'ont pas le temps et tu sais que je suis fils unique.

- Justement ils devraient être soulagés de te savoir en vie.

- Mes parents sont un peu… étranges. Je n'étais pas un enfant désiré. Après j'ai été de nourrice en nourrice. Oui je suis un gosse de riches mais l'argent n'a pas fait mon bonheur. De quoi est morte ta mère ?

- Ho… Brusque changement de conversation. Elle avait le cœur très malade, ça a duré plusieurs années, elle est décédée quand j'avais 19 ans.

- Je ne savais pas. Je suis désolé Bella.

- Merci, je vais bien, j'ai passé le deuil. Elle me manque et il m'arrive d'aller lui parler au cimetière mais sinon ça va.

- Ton père est toujours flic ?

- Oui, il va bien, merci de t'inquiéter pour lui. Pourquoi dès qu'on parle de toi tu changes de sujet ?

- Je ne suis pas un sujet passionnant.

- Moi je ne trouve pas. Tu es quel grade à l'armée ?

- Major. Tu es sortie avec quelqu'un que je connais pendant 8 ans ?

- On parle de toi là…

- Bon ok, une question chacun notre tour.

- D'accord. C'était Jacob Black.

- Bella tu es sérieuse ? Il était pire que moi, tu me trouvais con mais lui c'était puissance mille ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Dis-moi et je te répondrais à plusieurs questions à la suite.

- Ok. Mon père et celui de Jacob sont amis quand ma mère est morte Jacob et Billy étaient souvent à la maison et puis voilà… Il m'a consolée, on est sortis ensemble. C'était un amour très fort, mais très destructeur. Il était jaloux, impulsif, feignant… je lui ai tout pardonné parce que je repensais à l'époque où notre amour était sincère mais lui avait oublié cette époque.

- Tu as été heureuse combien de temps avec lui ?

- 4 ans, ça s'est dégradé à partir de là.

- Jacob Black j'y crois pas… je détestais ce mec.

- Il ne fait plus partie de ma vie.

- Oui… bon vas-y, pose-moi tes questions.

- Hum… donc tu étais major… tu es resté combien de temps là-bas ?

- 3 ans, je devrais y être encore.

- Tes supérieurs ne disent rien sur ta convalescence trop longue pour ce que tu as ?

- Si mais ils ne peuvent pas me renvoyer. En gros je suis un déserteur en quelque sorte.

- Il faut que tu remarches Edward…

- Ok à une condition.

- Laquelle ?

- Je marche et on couche ensemble.

- Si tu veux. Marché conclu.

- Bella je déconnais !

- C'est comme tu veux.

- Tu fais quoi ce week-end ?

- Rien, je suis en repos. Pourquoi ?

- Mes parents me proposent de venir ce week-end. Mais je sais qu'ils ne seront pas là. Or tu vois je voudrais voir autre chose que les murs de cette chambre. Accompagne-moi chez mes parents Bella…

- Sérieusement ?

- Oui, de toute façon je ne pourrais pas me débrouiller seul. Aller Bella…

- Ils te le proposent souvent ?

- Tous les week-ends depuis que je suis là. Mais ils savent que je dirais non, là j'ai envie de sortir d'ici.

- Je vois, d'accord je t'accompagnerai.

- Ho merci, je vais appeler mes parents. Tu peux venir me chercher demain matin ?

- Oui. Tu me diras l'heure et quoi prendre. Tu as mon numéro.

- Oui. Merci Bella.

- De rien. Alors le coca ?

- J'avais oublié comme j'aimais ça. Merci pour le repas.

- Tu deviens trop gentil c'est bizarre. Bon je te laisse la bouteille de coca, il faut que j'y retourne.

- Déjà ? Le temps passe vite.

- Oui.

Je l'embrassais sur la joue avant de me diriger vers la porte. Mais à ce moment-là, celle-ci s'ouvrit et je me la prenais en pleine figure, une douleur vive se fit sentir au niveau de mon nez et je fus un peu sonnée. J'entendis Edward crier mon prénom et je me sentais être soutenue par la personne qui avait ouvert la porte. Après un petit moment dans le flou je fus surprise de voir que j'étais allongée sur le lit d'Edward et Rosalie penchée sur moi.

- Bella comment tu vas ?

- J'ai mal…

- Oui c'est normal, mais tu as de la chance ton nez n'est pas cassé. Je vais te chercher de quoi soulager ta douleur et tu vas rentrer chez toi.

- D'accord, j'ai mal à la tête aussi.

- Ok, je reviens.

Rosalie sortit et Edward prit ma main, par reflexe je la lui serrais et il me la caressa. J'entendis un raclement de gorge, qui n'était pas Edward, j'ouvris alors les yeux pour y découvrir un homme en uniforme officiel d'environ 50 ans.

- Mademoiselle, je me présente général Matthew Jonathan Miller. Je suis le supérieur du major Edward Anthony Cullen.

- Isabella Swan…

- Je vous demande pardon mademoiselle Swan pour le mal que je vous ai causé. J'aurais dû m'annoncer avant de faire irruption dans cette chambre.

- Je ne suis pas encore morte donc ça va. Je vous pardonne Colonel Tyler…

- Général Miller.

- Ha pardon.

Edward pouffa discrètement de rire et Rosalie revint avec de quoi me soulager. Je pris sans rechigner mes cacher et me rallongeais.

- Tu restes allongée encore un peu Bella, quand tu te sens prête tu peux partir.

- Ok, merci Rose et désolée.

- Tu n'y es pour rien. Passe me voir avant de partir.

- Ok.

Elle repartit me laissant seul avec Edward et son supérieur. Je sentais une légère tension, je pense que les choses iraient mal pour Edward, il allait se faire remonter les bretelles.

- Major puis-je vous parler en privé ? Je n'ai pas beaucoup de temps.

- Heu oui, ça va aller Bella ?

- Oui et toi ?

- Oui, ne t'en fais pas. Attends-moi avant de partir.

- Oui.

Le colonel partit après m'avoir saluée et Edward le suivit après avoir embrassé ma main. Je fermais les yeux pour me détendre, les médicaments que m'avait donnés Rosalie faisaient effet. Au bout de 10 minutes je me relevais doucement, la tête me tournait un peu mais ça passait. J'allais me voir dans une glace, j'aurais quand même une marque de cet incident sur le visage. Je me surprenais ensuite à regarder les affaires d'Edward poser sur sa table de chevet, un petit cahier y était posé et je l'ouvris, c'était apparemment son journal de guerre. J'allais le refermer après avoir vu les mots tels que '' sang'', ''mutilé'', '' meurtre'', ''démembré'' quand je vis mon prénom au milieu de toutes ses horreurs.

''…Heureusement les visites de Bella me donnent un peu de joie. J'attends son arrivée chaque matin avec impatience. Son sourire et sa bonne humeur me font du bien, en plus elle est vraiment très belle. Je me rends compte maintenant que j'ai fait une erreur avec elle pendant notre adolescence. Peut-être que si j'avais laissé paraître mon attirance pour elle à ce moment-là les choses seraient différentes maintenant. Je ne serai peut-être pas parti vers ce massacre…''

Le dur récit reprenait et je fermais le livre. J'étais touchée parce qu'il avait écrit, nostalgique aussi, il avait raison, peut-être que s'il m'avait montré que je lui plaisais nous aurions eu un autre destin tous les deux. Je reposais le cahier, il me trouvait belle, j'étais troublée. Alors que je regardais la vue de sa chambre la porte s'ouvrit sur Edward. Son visage était sans expression, il était complètement fermé, les choses n'avaient pas dû bien se passer pour lui durant son entretien.

- Tu vas mieux Bella ?

- Oui et toi ? Il s'est passé quoi ?

- Je me suis fait passer un savon.

- C'est tout ?

- Non, j'ai 4 mois pour marcher comme avant, être opérationnel.

- Pourquoi 4 mois ?

- Si je repars là-bas en juillet, je n'aurais qu'un an de service avant de quitter définitivement l'armée. Comme prévu quand j'ai signé pour 4 ans.

- Et si tu n'y arrives pas ?

- Chaque mois correspondra à un an de service.

- Marche Edward, je t'en supplie.

- Je n'ai pas vraiment le choix. Tu m'aideras ?

- Bien sûr !

- Si je repars en juillet tu accepteras de m'écrire ?

- Oui, ça me paraît évident. Tout ira bien Edward.

- Je ne sais pas.

- Mais si ! Ecoute demain on profite du week-end et on ne pense pas à ça.

- Tu viens à 9h ?

- Oui, je serais devant à 9h tapante !

- Très bien. Merci encore Bella.

- De rien. A demain.

Je l'embrassais sur le front avant d'aller rejoindre Rosalie qui remplissait des papiers. Elle releva la tête en me souriant.

- Comment va ton nez ?

- Bien mieux avec les médicaments. Je vais rentrer avant que la douleur revienne.

- Il voulait quoi le général machin ?

- Edward a 4 mois pour remarcher.

- Quoi ? Sinon il va le tuer ?

- Rose… non. S'il repart en juillet en Irak il n'aura qu'un an de service, comme prévu. Sinon chaque mois sera 1 an. Je ne sais pas s'ils ont droit de faire ça mais il vaut mieux ne pas tenter le diable.

- Il va y mettre du sien ?

- Oui, il me l'a promis.

- J'ai appris qu'il partait ce week-end. Une grande première.

- Il va chez ses parents et je… je l'accompagne.

- Fais attention Bella, moi ça ne me gêne pas que tu sois proche d'un patient, mais la directrice ne sera sûrement pas de mon avis.

- Je sais mais c'est… Edward… j'ai été folle amoureuse de lui pendant 3 ans.

- Tu l'aimes encore ?

- Non, je me suis guérie de lui mais j'ai du mal à le laisser tomber.

- Hum… c'est un peu flou tout ça…

- Non c'est clair comme de l'eau de roche pour moi ! Bon je file, à lundi, bon week-end.

- Ho oui… ça va être mariage, mariage, mariage ! Je vais acheter ma robe ! Si tu savais comme j'ai hâte !

- Tu y vas avec Alice ?

- Oui. Elle a à la mode dans le sang elle !

- Oui j'ai cru comprendre ça. Tu me la montreras ?

- Oui bien sûr ! Aller va te reposer et soigne ton nez.

- Oui. En même temps il n'y a pas grand-chose à faire !

Elle souriait et je rentrais chez moi. Vu qu'il était encore tôt j'allais me reposer un peu, une petite sieste ne me ferait pas de mal. Je mis mon réveil à sonner dans deux heures et allais me coucher. Je m'endormis rapidement et comme prévu je me réveillais deux heures après. Je pris un bon bain, je m'épilais de partout, me faisais des soins pour le corps, lavais mes cheveux… bref je me serais crue au spa dans ma salle de bain ! Alors que je faisais mon sac pour le week-end on sonna à ma porte, curieuse et étonnée j'allais ouvrir.

- Jacob ?

- Salut ma Bella. Comment tu vas ? Je peux entrer ?

- Heu ouais… qu'est-ce que tu fais ici ?

- Je voulais te voir c'est tout.

- Je pensais que tu étais parti.

- Je pars demain. Je m'étais dit qu'on pouvait se dire au revoir quand même.

- Oui. Bah, au revoir.

- Ho Bella je t'en prie. Tu peux mieux faire que ça.

- Attends, tu débarques après 6 mois d'absence et tu veux qu'on se dise au revoir. Et bien au revoir. Tu n'auras rien d'autre de ma part.

- J'aime quand tu me résistes.

- Jacob sérieusement laisse tomber. J'ai autre chose à faire.

- Oui ton sac. Tu pars où ?

- En week-end.

- Avec qui ?

- Je ne pense pas que ça te regarde.

- Dis-moi Bella !

- Un ami.

- Je le connais ?

- Mais en quoi ça te regarde ? Je te demande avec qui tu es toi ?

- Réponds-moi s'il te plaît.

- Et tu t'en vas après ?

- Oui.

- Il s'appelle Edward. Aller ciao bon voyage !

- Edward comment ?

- Edward ça ne te regarde pas ! Il est militaire et a été blessé pendant une mission en Irak.

- Edward Cullen est devenu militaire. C'est lui ?

Je ne répondis pas et allais ouvrir la porte d'entrée pour lui montrer que je souhaitais son départ. Il me fixait d'un regard noir et avança vers moi.

- Tu plaisantes Bella ? C'est Edward Cullen ? Tu t'es accrochée pendant trois ans pour rien n'avoir au final !

- Il a changé, et nous sommes amis maintenant. Rien de plus.

- Tu vas encore avoir de la peine !

- Et toi tu ne m'en as jamais fait de la peine peut-être ? Rentre chez toi, prends ton avion et arrêtons de nous faire du mal.

- C'est ça ouais ! J'espère qu'il va te faire souffrir.

- Tu es vachement mature pour me souhaiter une chose pareille. Au revoir Jacob.

- Personne ne t'aimera comme moi je t'aime.

- On verra.

- Tu reviendras vers moi, comme toujours.

- Je ne crois pas non.

Il m'observait encore un moment avant de partir. Je me sentis soulagée de son départ et finissais mon sac. Je trouvais l'intervention de Jacob complètement inutile, il s'attendait à quoi ? Qu'on passe la nuit ensemble ? Bref, je préférais penser à mon week-end.


Et voilà.

A bientôt.

Biz

Lexi