Bonsoir !

Et voilà un nouveau chapitre.

Merci à toute d'être là et de continuer à me lire.

Merci à SoSweetySoCrazy pour les corrections.

Bonne lecture !


Je me réveillais le lendemain dans une forme olympique ! Deux nuits à dormir comme un bébé c'était juste génial. La nuit avait été plutôt calme, Edward avait fait quelques cauchemars mais ça n'avait pas dérangé mon sommeil plus que ça. Edward dormait toujours et son bras qui entourait ma taille me maintenait fermement. Je n'avais pas envie de bouger, alors je restais là au calme et à lui caresser le bras.

Quelques minutes après je le sentis bouger, sa main caressait ma hanche et son souffle chatouillait mon cou. Je frissonnais en souriant avant de me retourner pour lui faire face. Ses yeux étaient toujours fermés mais ses lèvres s'étiraient pour un sourire, conscient que je le regardais. Il était beau, c'était difficile de ne pas l'avouer, je mentirai en disant le contraire, même s'il portait encore les marques des coups infligés par Jacob, Edward restait beau. Alors qu'il me collait encore plus contre lui je souris à mon tour.

- Edward ?

- Hum ?

- Je suis sûre d'une chose te concernant. Enfin ton état.

- De quoi tu parles ?

- Disons qu'être en fauteuil ne t'empêche pas d'avoir une érection.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Parce que je la sens contre mon ventre.

Il ouvrit les yeux brusquement avant de me lâcher et de rouler sur le dos en se pinçant l'arête du nez.

- Pardon Bella.

- C'est pas grave, ça m'amuse.

- C'est le matin et je…

- Tu restes un homme.

- Qui se réveille en tenant une fille magnifique dans ses bras.

- Ho merci. Tu veux que je te soulage ?

- Ne pousse pas le bouchon Swan ! Tu n'arranges rien en plus.

- Désolée… je voulais te… détendre !

Il m'assomma d'un coup de coussin et je riais.

- Je vais aller me détendre dans ta salle de bain.

- Tu salis pas mes murs !

- Je vais pas… je vais juste me calmer et sans rien toucher de mon corps. Mais rester avec toi et tes allusions ne m'est pas possible vu les conditions.

- Tu vas faire comment ?

- Douche froide. C'est plutôt efficace.

- Tu veux que je t'aide à entrer dans la baignoire ?

- Ouais.

Je l'embrassais sur la joue et dans le cou alors qu'il grognait et j'allais le mettre dans ma baignoire. Quelques temps après j'entendis l'eau couler ce qui m'arracha un sourire. Je préparais le petit déjeuner et Edward ne sortait toujours pas. J'allais lui demander si ça allait, mais avant de frapper je fus arrêtée par de légers soupirs, l'eau coulait toujours. La porte n'était pas fermée et dans l'entrebâillement de la porte j'arrivais à voir Edward.

Il était toujours dans ma baignoire, sa tête était légèrement inclinée vers le haut, sa bouche entrouverte, ses yeux étaient fermés. De sa bouche sortait des sons de plaisir et je vis rapidement pourquoi. Il se masturbait, sa main s'activait sur son sexe, tantôt rapidement tantôt plus lentement. J'aurais dû être choquée par ce que je voyais pourtant je désirais en voir plus, je n'arrivais pas à détacher mon regard de ce spectacle. C'était tout simplement du voyeurisme mais faire autre chose m'était impossible.

Il continuait à se faire du bien, son visage arborait plusieurs expressions de plaisir, le rendant encore plus beau, ses lèvres remuaient, il chuchotait quelque chose mais je ne savais pas quoi, je ne l'entendais pas. Inconsciemment mes cuisses se frottaient contre elle, ma culotte était trempée, moi aussi je voulais ressentir ce plaisir. Ma main vint alors se glisser dans mon sous-vêtement et je frottais mes doigts sur mon clitoris.

Il m'excitait au plus haut point, je crevais d'envie de le rejoindre dans cette fichue baignoire et de le supplier de me faire l'amour. Pourtant je me retenais trop occupée à le regarder tout en me caressant. Bon sang que c'était bon, j'imaginais ses lèvres sur ma peau, ses mains sur mes seins, son souffle glacé sur mon épiderme à m'en donner des frissons, son sexe aller et venir en moi.

J'étais proche, une boule de plaisir envahissait mon ventre, je ne quittais pas Edward des yeux qui avait accéléré son rythme, ses sourcils se fronçaient, sa bouche s'ouvrit un peu plus et d'un coup son torse s'arqua, sa tête se jeta en arrière tout en soufflant mon prénom, ce qui m'amena à mon propre orgasme étouffé par ma main libre.

Il avait dit mon prénom dans sa jouissance, il avait pensé à moi pendant qu'il se caressait… tremblante par ce que je venais de vivre je l'observais encore un peu, il reprenait son souffle, son torse se levait et se baissait au fur et à mesure de sa respiration ses yeux étaient toujours fermés et il frissonna une ou deux fois.

Je m'éclipsais pour me rendre dans ma chambre, après m'être lavée les mains et essuyée les cuisses dans la cuisine. Je me changeais rapidement et m'asseyais quelques secondes pour remettre mes idées en place. Mais que m'avait-il pris ? Pourquoi j'avais agi comme ça ? Qu'est-ce qui me prenait ?

Je me concentrais sur ma respiration avant toute chose. Il fallait que j'oublie ce moment, c'était juste quelques minutes d'égarement. Il était Edward, mon ami, rien d'autre ! Il ne pouvait pas être quelque chose d'autre. Une voix en moi se demandait pourquoi il ne pouvait pas, alors que l'autre me disait de faire comme si de rien n'était.

- Bella ?

Je sursautais et poussais un cri de surprise, Edward était là devant moi, rasé, coiffé et presque habillé, il ne manquait que son pantalon qui était posé sur ses genoux.

- Pardon, je ne voulais pas te faire peur… je t'ai appelée, tu ne répondais pas j'ai eu peur qu'il y ait quelque chose. Ça va ?

- Oui, oui excuse-moi, j'étais partie dans des réflexions intérieures je… je ne t'ai pas entendu. Pardon. Je t'aide pour le pantalon ?

- Oui. Est-ce que tu veux parler ?

- Non. Non tu n'y pourras rien.

- Dis toujours.

- Heu… Rosalie m'a demandé d'être demoiselle d'honneur pour son mariage et elle m'a demandé de penser à la robe que je devrais porter, la coiffure et tout le bazar…

- Ha… oui je ne peux pas t'aider.

- Tu vois !

Je souriais et l'aidais avec son pantalon. La voix qui me disait d'oublier ce que je venais de vivre l'emporta sur l'autre et je repris le cours de mes pensées comme si je n'avais rien vu, ni rien ressenti.

- Et voilà… j'ai fait le petit déjeuner.

- Merci, allons-y… alors ?

- Alors quoi ?

- Pas de blague douteuse ?

- Non, rien ne me vient à l'esprit et ça ne me regarde pas.

- Tu fais des progrès.

J'allais répondre quand mon téléphone sonna, c'était mon père, je m'excusais auprès d'Edward et allais répondre dans ma chambre.

- Papa ?

- Bonjour ma Bella. Comment tu vas ?

- Bien ! Je suis contente de t'entendre ! Tu vas bien toi ?

- Oui, la routine ! Je vais à la pêche ce week-end.

- Ho je suis sûre que c'est à cause du stock de poissons qui diminue gravement de tes réserves.

- Ne te moque pas, tu sais bien comment ça se passe, vaut mieux en avoir trop que pas assez.

- Oui, je sais papa. Pas trop débordé par le grand banditisme de Forks ?

- Il y a eu un excès de vitesse hier.

J'éclatais de rire et je savais qu'à l'autre bout du fil mon père souriait, contente de me faire rire.

- Tu bosses dur papa, vraiment, ménage-toi.

- Oui ma chérie. Et toi alors ton boulot ?

- Génial, je m'amuse bien, j'ai tout une bande d'amis géniaux, en plus la fille avec qui je bosse, Rosalie tu te souviens, je t'ai parlé d'elle. Elle m'a demandé d'être sa demoiselle d'honneur pour son mariage en juillet.

- C'est une bonne chose je suppose.

- Oui, je suis assez contente et fière d'avoir été choisie.

- Je suis content aussi alors.

- Sinon… ho tu sais de qui je m'occupe et qui est devenu mon ami ?

- Je n'ai jamais été bon en devinette.

- Edward Cullen.

- Le type dont tu étais amoureuse au lycée ?

- Oui ! Il est gradé dans l'armée américaine, posté en Irak. Il a été blessé et il est paralysé temporairement. Il est sur la bonne voie pour remarcher. S'il y arrive vite alors il sera renvoyé au front en juillet.

- C'est moche ça… pauvre gosse, il ne devrait pas vivre ce genre de choses. Tu l'aimes toujours ?

- Non ! Mais il a changé et c'est devenu un excellent ami.

- Et Jacob ?

- Ne me parle pas de lui ! Il devait partir mais il a voulu que je retombe dans ses bras, quand il a appris que j'avais renoué avec Edward il est venu le frapper dans sa chambre de convalescence en lui hurlant dessus que je lui appartenais.

- Ce garçon est dangereux Bella ! Je regrette que tu te sois amourachée de Jacob ! Tu n'as rien toi ?

- Non, mais Edward a porté plainte et lui a été esquinté.

- Où est Jacob en ce moment ?

- Je l'ignore.

- Je vais me renseigner auprès de Billy.

- Tu sais bien qu'ils ne se parlent quasiment plus.

- Oui mais quand même. Sinon, quand viens-tu me voir ?

- Je vais peut-être avoir deux semaines de congés fin mai début juin. Je viendrai promis.

- Tu me tiens au courant.

- Tu peux venir toi aussi !

- J'ai trop de travail ma puce.

- Oui jouer aux cartes toute la journée c'est dur !

Je riais et ses rires se mêlèrent au mien. J'aimais énormément mon père, je n'avais plus que lui et nous avions toujours été très complices. Après avoir parlé encore un moment avec lui je raccrochais et retrouvais Edward dans le salon.

- Excuse-moi, c'était mon père.

- Le shérif Swan va bien ?

- Oui, hier il a eu de l'action !

- Ha bon ? Quoi ?

- Un excès de vitesse !

- Ton père fait un boulot de dingue Bella !

- Oui et je suis fière de lui !

Encore une fois je riais suivie d'Edward et j'allais finir mon petit déjeuner. Après ça nous nous occupions de préparer notre pique-nique, j'allais rapidement acheter deux trois trucs manquants à la supérette en bas de chez moi et finissais les sandwichs pour ce midi. Une fois prêts nous allions tranquillement au parc. Je poussais Edward et le trajet fut silencieux, ce qui n'était pas plus mal. Une fois qu'Edward eut choisi le meilleur coin pour nous je m'installais dans l'herbe, le soleil était à son zénith et réchauffait ma peau qui se délectait des premiers rayons de la saison.

-Tu as raison Bella !

- Quoi ?

- Bronze, tu en as besoin !

- Ho ça va hein ! Je ne suis pas habituée au soleil moi.

- Je trouvais que ça faisait longtemps que je ne t'avais pas taquinée.

Comme une enfant je lui tirais la langue et il rit. Je sortis notre déjeuner et nous mangions, moi profitant du calme et du soleil, lui de la liberté dont il avait si longtemps été privé.

- Tu sais Bella, j'ai un ami qui est toujours sur le terrain qui serait fou de tes sandwichs !

- Tu plaisantes ?

- Non !

- Raconte.

- Il s'appelle Matt, il a mon âge mais je suis son supérieur.

- Vantard !

- J'avoue. Bref, son père tien une sandwicherie et Matt bossait avec lui pendant les vacances. Il est devenu le spécialiste des sandwichs. Il invente toutes sortes de recettes avec des sauces et tout. Il est complètement malade avec ça. Il ne rêve que d'un truc, rentrer et ouvrir sa propre boutique et développer ça en chaîne.

- Il s'accroche à son rêve.

- Oui. Au début je le prenais pour un fou, mais il a raison finalement. Il n'y a que ça qui l'empêche de devenir cinglé.

- C'est quoi toi ?

- Rendre mes parents fiers de moi je pense. Ça c'était avant de revenir.

- Ça a changé ?

- Oui.

- Je t'écoute.

- Non, je te le dirai quand je reviendrai après la fin de mon service. Tout comme ma motivation qui m'aide à avancer.

Je souriais et le prenais dans mes bras avant de chuchoter à son oreille.

- Accroche-toi fort à ta raison, je suis sûre qu'elle sera toujours fière de toi et elle attendra ton retour avec impatience.

- Je l'espère de tout mon cœur Bella.

Je l'embrassais sur la tempe et restais contre lui. J'étais contente qu'il commence à me parler de sa vie là-bas, de ses amis. Il avait de plus en plus confiance en moi et j'en étais heureuse.

- Bella, je voudrais qu'on prenne des photos de nous deux, je les emporterais avec moi.

- Ho ! Je prendrais l'avion pour l'Irak comme ça !

- Fictivement oui !

- Chouette. Alors attends, j'ai mon appareil là… prêt ? Ouistiti !

Nous prenions plusieurs poses ensemble, puis je le pris seulement lui, on aurait dit un mannequin. Il insistait pour me prendre à son tour, j'avais moins d'aisance que lui à prendre la pose mais il arrivait à me faire rire et au final les photos étaient plutôt réussies. Je lui promettais de les faire développer le plus rapidement possible, nous avions le temps d'en faire d'autres, il nous restait 3 mois et demi.

Une fois la séance photo terminée nous restions tranquilles allongés dans l'herbe moi la tête sur son ventre, lui à caresser mes cheveux. Nous discutions de temps à autre, mais les silences n'étaient pas gênants bien au contraire.

De mon côté je pensais à ce que je ressentais vraiment pour Edward. Mon amitié avec lui prenait une tournure inattendue, étrange qui m'effrayait même. J'avais été certaine d'avoir tourné la page avec lui, certaine de ne pas vouloir de nouvelle relation amoureuse pour le moment, surtout une compliquée.

Or, là je me sentais devenir amoureuse d'un soldat prêt à repartir au front. S'il y avait quoi que ce soit d'amoureux entre nous je risquais d'être malheureuse comme les pierres s'il venait à disparaître, j'allais souffrir. Même s'il revenait alors j'aurai passé un an à m'angoisser pour lui, à vivre dans la peur en attendant une nouvelle de sa part, à paniquer à chaque coup de téléphone.

D'un autre côté il m'apaisait, me faisait rire, il m'agaçait mais j'adorais ça. J'avais l'impression d'être précieuse pour lui, j'aimais ses baisers sur ma joue ou mon cou, j'aimais quand il me prenait dans ses grands bras protecteurs, sa voix, son rire, tout en lui me plaisait. Ça m'avait toujours plu d'ailleurs.

J'avais l'impression d'être dans une impasse, devais-je suivre ma raison ou mes sentiments ? J'avais le sentiment d'être coincée entre le personnage de Marianne et d'Elinor, les héroïnes de Jane Austen.

Marianne était impulsive et agissait selon ses sentiments alors que la raison d'Elinor l'emportait toujours sur ses émotions. Je ne savais pas à laquelle de ses deux demoiselles je devais prendre exemple.

Marianne avait souffert d'un chagrin d'amour car elle s'était emportée alors Elinor avait réfléchi et ne s'était engagée à rien avant toute décision. Pourtant elle aussi avait souffert en croyant que l'homme qu'elle aimait ne lui portait pas cet amour alors qu'il était épris d'elle depuis le début.

La fin pour les deux jeunes filles était heureuse, Marianne avait trouvé l'amour, le vrai auprès d'un autre et Elinor avait eu son Edward Ferrars… Moi aussi je voulais Edward, mais j'étais effrayée. Je décidais alors d'être Elinor, j'attendrais que le destin nous réunisse et nous pousse à nous dévoiler l'un à l'autre.

Alors que je concluais mentalement mes réflexions Edward demanda à aller se promener un peu. Requête que je lui accordais. Nous passions le reste de l'après-midi toujours dans cette atmosphère de bien-être.

De retour chez moi on commanda des pizzas que l'on mangeait blottis l'un contre l'autre devant un bon film. Edward m'embêtait, pendant les moments romantiques où les acteurs s'embrassaient il mettait sa main devant mes yeux disant que j'étais trop jeune pour ça. Je râlais et il en était très content. Je ne vis pas la fin car je sentis qu'il me secouait doucement en prononçant mon prénom.

- Bella, tu t'es endormie…

- Hum…

- Je me ferais un plaisir de te porter mais je ne peux pas encore.

- T'es nul…

- T'es trop lourde, faut te mettre au régime !

- Grosse andouille !

Il rit et je me levais, nous allions tous deux dans ma chambre et je me mis bien au chaud sous ma couette tout en me collant à Edward.

- Bonne nuit Cullen.

- Bonne nuit Swan.

- Elle le sera… panique pas si tu te réveilles tout seul demain. Je travaille moi.

- J'en profiterais pour fouiller dans tes affaires.

- Ha ha. A demain.

- Oui. Dors Bella.

Il embrassa mon front, moi son épaule et c'est bien blottie contre lui que je laissais le sommeil m'emporter.


Voilà voilà

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bisous et à la semaine prochaine.

Lexi