Bonsoir

Et voici un nouveau chapitre.

Merci à vous d'être là et merci à SoSweetySoCrazy pour la correction.

Et pour répondre à aussidagility... désolée mais il n'y en aura pas...

Bonne lecture.


Il restait 1 mois et demi à Edward pour remarcher et être au top de sa forme. Il allait bien, il se tenait debout et marchait aidé de béquilles mais je ne le voyais pas se mettre à courir pour se protéger des balles en Irak.

Notre relation était bizarre. Je crois que j'étais amoureuse de lui mais je ne voulais pas le montrer ni l'admettre totalement. Je me mentais à moi-même et je le savais. Je continuais d'aller chez lui le week-end où il venait chez moi cela dépendait. Je n'avais pas oublié mon moment d'égarement chez moi et à chaque fois qu'il prenait une douche je tendais l'oreille au cas où et à chaque fois je m'insultais pour ce que je faisais.

J'étais en vacances depuis ce matin et il était prévu que je parte voir mon père pour deux semaines, j'étais triste de quitter Edward pour quinze jours mais heureuse de retrouver mon père. Je partais demain voilà pourquoi aujourd'hui, j'étais au centre, et me dirigeais vers la salle de rééducation où Emmett et Edward étaient. Je voulais passer ma dernière journée avec lui. Je frappais et entrais. Emmett m'accueillit.

- C'est moi.

- Salut Bella ! Qu'est-ce que tu fiches là t'es pas en vacances ?

- Si mais je voulais voir le major avant de partir et assister à la séance de kiné du matin. J'ai le droit ?

- Oui ! Mais reste tranquille pas de course en fauteuil roulant où je ne sais pas quoi ok ?

- Quoi, c'était marrant hein Edward ?

- Oui ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas ri comme ça.

Il y a quelques semaines Edward et moi avions fait une course de fauteuil roulant dans la salle de rééducation et tous les coups bas avaient été permis, nous avions ri comme des enfants à en avoir mal au ventre et au final aucun de nous n'avait gagné.

- Bella, tu es sage où je te vire de ma salle de travail.

- Je serais une fille modèle et exemplaire !

- C'est ça. Bon Edward, étirement et marche ce matin.

- Pareil pour cette après-midi je suppose.

- Oui. Aller on y va.

Je regardais Edward se faire manipuler par Emmett. Je discutais avec Emmett sur le mariage, j'avais choisi avec Rosalie et Alice les robes que nous allions porter, j'étais impatiente d'y être, la robe était tout simplement magnifique j'allais être une vraie princesse. Tout était presque prêt, Rosalie stressait quand même pour quelques détails mais tout irait bien. Alice avait pris du ventre, nous étions fin mai et elle en était à 4 mois et demi de grossesse. Tout allait bien pour elle, elle était épanouie au possible.

Emmett demanda à Edward de se lever, ce qu'il fit, il tangua un peu mais Emmett le rattrapa. Ils étaient face à face en se tenant les avant-bras et ils marchaient. Je souriais en les observant.

- Vous faites un beau couple tous les deux !

- Tu trouves ? Je ne sais pas si Rosalie serait d'accord que je la plaque pour Edward.

- Quoi je ne suis pas beau ?

- Tu irais mieux avec Bella.

- Il a loupé sa chance ! Au suivant.

- Mais oui. Bon Edward je vais te lâcher, tu marches jusqu'à Bella ok.

- La petite chose là-bas ?

- Hey !

- Oui la petite chose c'est Bella. Ça va aller ?

- Oui.

Je lui tirais la langue. Edward souriait puis se concentra sur son exercice. Il avançait doucement, prudemment, une fois lancé il prit un bon rythme, c'était la première fois qu'il marchait sans béquilles aussi longtemps.

- Ho les premiers pas de bébé Eddy !

- Ferme-la ! Je me concentre… la naine !

- Je sais marcher et même courir moi !

- Tu seras la première personne à qui je botterai les fesses Bella. Et tu sais courir sans tomber ?

- Avance Cullen !

- J'ai gagné !

- Andouille.

Je lui tendais quand même les bras, quand il fut proche de moi il prit ma main et m'attira dans ses bras. J'étais fière de lui. On allait y arriver ! Je l'embrassais sur la joue.

- Je suis fière de toi.

- C'est grâce à toi.

- Non, Emmett y est pour beaucoup.

- Tu me soutiens Bella. Tu es là pour moi c'est bien plus important.

- Merci. On en parle plus tard, une fois seuls sinon Emmett va nous chanter la marche nuptiale.

Edward riait avant de me lâcher et Emmett lui apporta ses béquilles.

- Bon je te conseille de marcher seulement si tu t'en sens capable. Bella tu peux aller dans le parc avec. Si tu fais ça je te masserais plutôt ce soir.

- On va aller marcher, hein Bella ?

- Oui mais te fatigue pas.

- Je vais bien. On monte quand même dans ma chambre un peu ?

- Je te suis. Merci Emmett.

- Si on ne se revoit pas, bonnes vacances Bella.

- Merci, je vais aller pêcher !

- Ne tombe pas à l'eau.

- Je vais essayer.

- A tout à l'heure Edward, 16h !

- Oui.

Je suivis Edward qui se déplaçait en béquilles. Nous allions dans sa chambre et je m'asseyais sur un fauteuil.

- Je vais pisser.

- Tu veux que je te la tienne ?

- Même pas en rêve.

Je souriais et attendais qu'il sorte.

- Tu t'es lavé les mains ?

- Non, je voulais te faire sentir !

- T'es un gros crade Edward.

- C'est toi qui as commencé.

- Changeons de sujet.

- Tu pars quand ?

- Demain, tu es pressé ?

- Non, au contraire.

- Tu vas me manquer aussi.

- Qu'est-ce que ça sera quand j'irais en Irak.

- Chut n'en parle pas, ça me fiche le cafard.

- Ha oui ?

- Oui.

- T'es amoureuse de moi ?

- Est-ce que je dois forcément être amoureuse pour regretter le départ d'un type qui va à la guerre ?

- Tu fais attention à toi hein ? Emmett à raison, ne tombe pas dans l'eau.

- Tu éludes ma question ! Oui je ferais attention et toi continue tes efforts.

- On va dehors un peu ?

- Oui et tu ne m'as toujours pas répondu.

- Non tu n'es pas obligé. Allez viens.

Je passais devant et nous allions dans le petit parc du centre. Edward avait lâché ses béquilles, je les portais et nous avancions à son rythme.

- Tu sais je regrette un truc quand même.

- Quoi donc ?

- Bah maintenant tu es plus grand que moi. Pour une fois que je n'étais pas la plus petite.

- T'es plus grande qu'Alice quand même.

- Oui, mais je ne suis pas Rosalie.

- Tu n'as rien à envier à Rosalie. Elle est grande et belle mais elle n'est pas le fantasme de tous les hommes. Moi par exemple je préfère les brunes.

- Tu rigoles j'espère. Après être sorti avec la plus blonde des blondes ? Tanya !

- Justement, ça m'a peut-être dégoûté. Ça vient de là j'en suis sûr.

- Tu l'aimais ?

- Non. C'était la fille du moment, celle qui en mettait plein la vue.

- Un trophée en somme.

- Oui. Je ne suis pas franchement fier, mais elle m'a trompé. J'ai été puni comme ça. J'ai réalisé que je n'étais pas le meilleur et qu'une fille pouvait se lasser de moi.

- Ce n'était pas la bonne pour toi.

- Jacob n'était pas le bon non plus.

- Je sais. Mon père a appris par le sien qu'il était parti en Floride.

- C'est là où il devait aller non ?

- Oui.

- Pourquoi ton père est parti travailler à Forks ?

- Il a vécu dans une grande ville pour faire plaisir à ma mère mais il en a horreur. Quand ma mère nous a quittés et que j'avais ma vie d'étudiante il est parti. Il est au calme maintenant, il est heureux comme ça.

- Quand tu étais au lycée, ta mère était déjà malade ?

- Oui, d'aussi loin que je m'en souvienne je l'ai toujours connue malade.

- Pourquoi personne ne le savait ?

- Je n'avais pas envie d'étaler mes problèmes devant tout le monde. Ça ne regardait personne.

- Ta copine Charlotte tu la vois toujours ?

- Non, je sais juste qu'elle est dans l'Ohio, elle a eu un bébé avec Peter mais je sais pas s'ils sont restés ensemble.

- Je ne sais pas non plus.

Je lui souriais et passer mon bras autour du sien. Nous continuions notre balade, silencieux, je profitais de lui, de le toucher, de sentir son odeur… Aller un an ça passerait vite, enfin s'il revenait. Non ne pense pas au pire ! Il reviendra et il te dira qu'il t'aime ! Pfff… ça ne marche pas comme ça la vraie vie Bella !

- Tu es dans la lune Bella.

- Excuse-moi.

- Tu penses à quoi ?

- Je pense que…

- Tu peux tout me dire.

- Je pense que je t'aime beaucoup et que tu vas me manquer, même si je te l'ai déjà dit.

- On s'assoit ?

- Oui.

- Viens là, regarde-moi. Toi aussi tu vas me manquer, énormément même. Je ne pensais pas que je pourrais m'attacher à toi autant que je le suis. Je t'aime énormément, je vais avoir du mal à vivre sans que Bella la casse-pied m'embête à longueur de journée. Mais je veux que tu me promettes qu'à mon retour, dans un an, tu seras là, que tu m'attendras et qu'on se retrouvera comme maintenant.

- Bien sûr Edward. Et je t'écrirai, je t'enverrai toutes sortes de chose, je ne sais pas quoi encore mais je le ferai.

- J'en serais ravi. Tu prendras soin de toi aussi d'accord ?

- Oui.

- Tu sais je crois avoir trouvé quoi faire comme métier. Tu te souviens, tu me l'avais demandé la première fois que tu es venue chez moi.

- Oui et c'est quoi ?

- J'aimerais être prof de musique, je donnerais des cours de piano, ça risque d'être long et pas facile mais je pourrais vivre avec ma pension militaire en attendant de vivre de la musique.

- Ne lâche pas ton rêve.

- Ce n'est pas mon rêve le plus cher.

- C'est quoi ?

- Je te le dirais mais pas maintenant. Je ne suis pas sûr.

- Ok, je serais là et je t'écouterais.

- Tu sais, je pense que tu survivras à mon départ. Les deux premiers mois seront peut-être les plus difficiles mais après tu verras ça passera.

- Alors pour toi aussi.

- Je ne pense pas.

- Moi non plus !

- Sois pas ridicule, tu vas vivre ta vie, tu vas te trouver un gentil garçon dont tu tomberas amoureuse qui t'aimera comme un fou et tu seras heureuse. Quand je reviendrais tu me demanderas d'être le parrain de ton bébé.

- Dis pas ça…

- Pourquoi ? Ce n'est pas ce que tu veux.

- C'est le rêve de tout le monde mais… j'ai du mal à me projeter dans l'avenir.

- Essaye, tu verras ça fait du bien de rêver sa vie et d'essayer de réaliser ses rêves.

- Comment tu la vois toi ta vie ?

- Revenir au pays en un seul morceau et vivant. Vivre ici, rentrer dans la société, avoir ma famille, un boulot et même un chien pourquoi pas.

- Je veux un chien moi aussi.

- Ha tu vois.

Je souriais. J'imaginais très bien ce que pourrait être ma vie, je me voyais dans une belle maison en banlieue, assise sur une balancelle et me laissant bercer par le vent chaud de l'été. J'observerais mes enfants jouer avec le chien, une fille et un garçon. Je serais enceinte du troisième et tout en me disant que mes deux premiers enfants sont parfaits je caresserais mon ventre et mon bébé donnerait un petit coup.

Alors que je sourirais face à cette manifestation de mon enfant une main se joindrait à la mienne. Celle de mon mari caresserait mon ventre tout en embrassant ma joue. Je tournerais la tête pour voir son visage radieux et je réclamerais un baiser. Mon mari avait le visage d'Edward, c'est lui que je voulais, c'est lui à qui je voulais donner des enfants. Je voulais me balancer sur cette balancelle avec lui, avec personne d'autre.

Visiblement lui s'imaginait une autre vie, une autre femme sur sa balancelle. A cette idée mon cœur se pinçait et soudain j'eus envie de pleurer. J'étais amoureuse d'Edward, je l'admettais enfin, je ne voulais que lui, je n'avais toujours voulu que lui. Il vit mon trouble mais le prit sûrement pour de la tristesse due à son départ. Il avait en partie raison mais en profondeur c'était que je réalisais qu'il ne m'aimait pas autant que moi je pouvais l'aimer.

- Ne sois pas triste Bella. Tout ira bien.

- Comment veux-tu que je ne sois pas triste hein ?

- Pendant tes vacances tu vas réfléchir à tout ça et tu verras que c'est largement possible.

- Comment tu fais pour raisonner comme ça ?

- Je suis un marine, j'ai été entraîné à gérer ce genre de sentiment, à voir les choses du bon côté.

- Mais je ne suis pas marine moi Edward.

- Il nous reste 1 mois et demi ! Ne pleure pas maintenant, je n'ose même pas t'imaginer le jour de mon départ.

- C'est quand exactement ?

- Un instructeur viendra me voir début juillet, s'il donne ses feux verts je peux partir n'importe quand sous 5 jours.

- Il vient quand ?

- Le 11 juillet.

- Rose et Emmett se marie le 15. Si je leur demande et qu'ils acceptent tu m'accompagnerais au mariage si tu es encore là ?

- J'en serais ravi et très honoré Bella.

- Merci.

- Comment tu es habillée ? Que je sois raccord avec toi.

- Je te montrerai.

- Non, je veux avoir la surprise.

- Un costume noir sera parfait alors.

- J'ai ça, ça marche.

- Parfait, je demanderai à Rose et je te confirme.

- Tu crois qu'elle va accepter ?

- Oui, elle me harcèle pour que je sois accompagnée.

- Ok alors. Dis-lui que je me tiendrais à carreau !

- Très bien. Tu veux rentrer, j'ai faim, notre déjeuner est dans ta chambre et comme tu marches comme un papi bah j'ai le temps de mourir de faim !

- Tu es trop méchante !

Je riais et il se joignit à moi puis nous nous levions pour remonter dans sa chambre. Je passais mon bras autour du sien, au bout d'un moment il me demanda ses béquilles il fatiguait mais il avait fait beaucoup d'efforts, j'étais extrêmement fière de ses progrès, épatée aussi par son courage et sa persévérance. Une fois dans la chambre je sortis le repas que j'avais préparé.

- Edward ?

- Hum ?

- Je me suis permise de te faire des courses, je t'ai pris des bouteilles de coca, des bonbons, ceux que tu as dévorés chez moi l'autre week-end, des chips vu que tu adores ça, j'ai pris plusieurs goûts, j'espère que ça ira et j'ai apporté quelques gâteaux que j'ai faits moi-même.

- Ho Bella tu es adorable ! Pourquoi tu as fait ça ?

- Parce que je pars deux semaines et que je ne veux pas te retrouver tout rachitique à mon retour, si tu ne manges pas le repas d'ici tu pourras toujours te gaver de cochonneries !

- Merci Bella, vraiment. Viens que je t'embrasse.

Je souriais et allais savourer mon baiser, sur la joue bien sûr mais j'étais contente. Je lui donnais ensuite les provisions que j'avais faites pour lui avant de manger notre salade. Je passais le reste de la journée avec lui. Quand Emmett vint chercher Edward cela voulut dire pour moi qu'il était temps de partir. Je le prenais contre moi, il me serrait très fort dans ses bras tout en m'embrassant sur la tempe.

- Tu m'appelles en arrivant chez ton père ? Ça me rassurera.

- Je le ferai, et je t'appellerai tous les jours, même si c'est juste pour dire bonjour ou bonne nuit.

- Je garde mon téléphone sur moi alors.

- Ok. Toi aussi appelle si tu as besoin de parler. Et continue à progresser !

- Promis. Aller vas-y vite avant que tu te mettes à pleurer.

- Oui.

Je l'embrassais avant de reprendre mes affaires. J'embrassais Emmett au passage et c'est le cœur lourd que je rentrais chez moi préparer mes bagages pour mes deux semaines de vacances loin d'Edward.


Et voilà pour ce soir.

Qu'en pensé vous ?

A très bientôt.

Lexi