"Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises"
Bonsoir les loulous. Comment allez vous ?
Je reviens avec un petit OS sans prétention. J'avais envie depuis quelque temps, d'écrire quelque chose avec le mot coquelicot.
J'adore ces fleurs. Si fragiles, sauvages et fortes à la fois. Bref, on s'égare.
Je vous laisse à votre lecture. Je vous préviens il paraît que c'est un peu triste, selon #Skinfaxi, mon amour de petite soeur.
On se retrouve en bas ? ;)
"Méfaits accomplis"
Un champ de coquelicot, c'est tout ce qu'elle désirait.
0o0o0o0o0
Depuis toute petite, elle aimait a prendre les chemins des douaniers qui longeaient la maison familiale pour aller contempler les champs de coquelicots.
Ces si délicates fleurs rouge, aux pétales fragiles et éphémères l'émerveillait. Comment une plante à la tige si fine pouvait sortir de la roche si dur à travailler pour partit à la recherche du soleil ?
La première fois qu'elle avait rencontré la Fleurs, c'est sa mère qui la manipulait. Curieuse, elle avait demandé, du haut de ses trois printemps, ce que «Mummy » était entrain de faire. La réponse que son aîné lui apporta ne lui plu guère. Certes les potions étaient essentielles pour la communauté, mais que l'on y incorpore la Fleur, Sa fleur, ça non.
Depuis ce jour, elle se jura de tout mettre en œuvre pour que la délicate corolle rouge n'intègre plus jamais de potions. Ses parents ne comprirent pas son mécontentement, mais ne cherchèrent pas à l'en dissuader. Quand leur fille avait une idée en tête, rien ne la faisait changer d'avis. Une pure écossaise en somme.
Les années passèrent et bientôt le temps de quitter la maison pour faire ses études arriva. Bien que peu ravie de partir, elle s'y résolu, bon gré mal gré. Là bas, elle pourrai continuer à avancé sur son projet, en dehors de ses études.
Les premières années ne furent pour la jeune fille qu'études et recherches. Les gens de sa Maison, ne l'aimait que très peu et cela lui allait parfaitement. De nature studieuse, elle avait pourtant été réparti chez les braves et les courageux. Elle ne comprenait pas tellement pourquoi mais avait fait le choix de ne pas s'appesantir sur ce genre de réflexion.
Seule, une autre jeune fille avait réussi le tour de force d'être son amie. Une autre sang-pure comme elle, mais dont la famille n'était pas inconnue du monde sorcier, et pour cause.
Dernière d'une fratrie de quatre, la jeune fille était la risée de sa famille. Gentille, tolérante, ouverte et passionnée de plantes, elle était l'antithèse de ses sœurs. Toutes quatre élevées dans la tradition sang-pur, elles étaient vouées à épouser les hommes que leur père auraient choisi, et pire encore à embrasser la cause du Mage Noir. Or la jeune élève de la maison du fair-play, n'en avait cure. Elle n'aspirait qu'a vivre pour ses plantes et plus tard enseigner aux nouveaux élèves de la vénérable institution. Quand à embrasser la cause du Mage Noir, cela lui passait au dessus du chapeau. L'homme avait beau affirmer qu'il agissait pour le plus grand bien, mais si on regardait attentivement la chose, il ne faisait que mettre un peu plus le feu aux poudres de la guerre des moldus. Mais pour le moment ce n'était pas la principale préoccupation des deux jeunes femmes. A force de recherches, elles avaient compris ce que la fleur de coquelicot apportait aux potions de soins. Et ce n'était pas vraiment une bonne nouvelle. Pour les moldus, le coquelicot était un fort opiacé. Fumé, les graines rendaient les consommateurs euphoriques et les faisaient planer. Transposé à une utilisation sorcière, elle réduisait la douleur, et facilitait les soins. En soit son utilisation était bonne, mais la fleur tendait à disparaître et ça, ni la jeune écossaise ni la jeune sang-pure ne l'acceptait. Trouver une plante avec les mêmes propriétés que le coquelicot n'était pas aisé. Au début les deux jeunes sorcières s'orientèrent sur les plantes connues du monde sorcier. Mais bien vite elles comprirent qu'il fallait regarder chez les moldus. Lorsque la solution leur sauta aux yeux, elles se retinrent de lever les yeux au ciel. La réponse était si logique, qu'elles en vinrent à se demander, pourquoi les sorciers n'y avaient jamais pensé. La camomille. Cette petite fleurs jaune en forme de boule. Les anciennes, l'utilisaient pour tout et tout le temps. Fières de leur découverte, elles passèrent alors à la mise en application de la nouvelle formule de la potion calmante. Fini le sacrifice de la belle rouge. Le petit pompon jaune prit le relais avec brio.
C'était il y avait plus de quatre-vingt dix ans. Le temps à passé et le remaniement de la formule de la potion calmante est tombé dans l'oubli.
Mais aujourd'hui, elle n'oublie pas. Elle part sans regret. Elles eurent une belle vie. Chacune décrochant la maîtrise qu'elle convoitait, puis se retrouvant pour enseigner dans la vénérable institution. Elles virent passé un nombre certains d'élèves. Elles vécurent la guerre, les pertes, la peur, et la reconstruction. Mais toujours ensemble.
Alors oui aujourd'hui, elle n'oublie pas. Elle va enfin la rejoindre, celle parti trop tôt. Celle avec qui elle avait sauvé les coquelicots.
* Que la fleur rouge,
En ce jour de tristesse,
Soit synonyme de joie.
Ci-gît deux âmes, qu'une fleurs à réunie.*
"Lumos"
Alors vos impressions ?
Avez vous trouvé nos deux protagonistes ?
Des bisous sur vos fronts.
"Nox"
