Bonsoir !
Ah il vous a manqué Edward ! Bonne nouvelle, il est de retour.
Merci à toute d'être là, de me lire et de laisser des reviews. merci de votre gentillesse.
merci à SoSweetySoCrazy pour son travail. Bisous !
J'espère que vous aimerez ce chapitre.
Enjoy =)
- Salut mon amour.
- Tu vas bien mon chéri ?
- Oui. Montre-moi ton ventre !
Je souriais et me levais. J'étais désormais enceinte de six mois et mon ventre était bien rond, on ne voyait que ça. Mes premiers mois s'étaient très bien passés, j'avais pleuré comme une madeleine pour ma première échographie, j'avais entendu le cœur de mon bébé battre et je l'avais vu sur l'écran. Bref ça avait été génial.
Là j'étais à 6 mois presque et demi. Je l'avais senti bouger lorsque j'étais entrée dans mon cinquième mois, là aussi j'avais pleuré en sentant les petits coups qu'il me donnait. J'avais également commencé les cours de préparation à l'accouchement, le groupe était plutôt sympa en plus ma salle de cours était à côté de celle de Rosalie qui devait accoucher d'une fille dans deux mois.
Alice elle, avait accouché, d'un petit Tyler le 6 octobre, qui avait maintenant trois mois. Mon filleul était adorable, le parrain était un cousin proche de Jasper, dans un coin de ma tête j'aurais aimé que ce soit Edward. Bref Alice et Jasper étaient très heureux et passaient tout leur temps à pouponner, faut avouer que le petit était très beau, il avait les cheveux bruns d'Alice mais les yeux clairs de Jasper, il était très calme aussi, un vrai petit ange.
Une fois qu'Edward eut fini de me contempler je m'asseyais. Nous allions pouvoir parler de mon échographie de ce matin.
- Bon alors tes rendez-vous ma puce. Raconte-moi.
- Le bébé va très bien, tiens regarde mon écho… tu le vois ?
- Oui, il suce son pouce ?
- Oui ! Et je sais le sexe de notre enfant !
- C'est vrai ? Bella dis-moi…
- Mon amour, tu vas avoir un fils !
- C'est un garçon ? Je vais avoir un fils ! Ho ma chérie ! Je suis heureux Bella, merci, merci !
Ses yeux brillaient, son sourire fendait tout son visage, je le vis même essuyer une larme au coin de l'œil. Moi-même j'étais folle de joie d'avoir un fils, c'est ce que je voulais. Je laissais à Edward le temps de se remettre de cette nouvelle et caressais mon ventre.
- Mais c'est sûr ? Ils se trompent parfois…
- Non on le voit, attends, il m'a tiré un cliché où on voit bien… ha. Regarde juste ici. Tu le vois ?
- Non…
- Juste là attends je te l'entoure ! Et là tu vois ?
- Heu… ha oui ! Ho putain c'est trop bien. Merci ma Bella.
- Tu as fait la moitié du travail. Ho il bouge… ici il a sa tête, il est placé comme ça…
Je montrais avec mes mains sur mon ventre où se trouvait notre bébé.
- Là il tape avec ses mains. C'est l'heure, c'est quand je veux me coucher qu'il bouge. Il se lève tôt là, il doit t'entendre c'est pour ça.
- Tu crois ?
- Oui, il vient de me donner un coup.
- Je donnerais tout pour être avec toi en ce moment.
- Il n'y en a plus pour longtemps.
- Il reste six mois quand même.
- La moitié est déjà passée. Aller mon amour, garde le moral. Ce n'est pas le moment de lâcher ! Dès demain je t'envoie un colis, avec les photos, les lettres, et plein d'autres choses.
- Tu me manques.
- Toi aussi tu me manques. Je ne suis pas toujours aussi positive tu sais. L'autre jour au cours de prépa à l'accouchement j'ai craqué.
- Pourquoi ?
- C'était un exercice à faire en couple, les maris aidaient leurs femmes, ils apprenaient les gestes à faire qui peuvent soulager pendant les douleurs des contractions. Bref, moi j'étais la seule à être toute seule, du coup la sage-femme m'a prise pour cobaye, j'étais l'exemple. Je n'ai pas supporté de voir tous ces maris alors j'ai quitté le cours quelques instants et j'ai pleuré.
- Je suis désolé ma chérie… Tu sais que je voudrais vivre tout ça avec toi.
- Je le sais, je ne t'en veux pas. Mais quand je pleure comme ça je me dis que finalement, chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus.
- Tu as raison. Aller je ne peux pas me laisser aller alors que je viens d'apprendre que j'aurais un petit gars.
- Exactement ! On passe à autres choses de plus joyeux ?
- Oui. Tu es en congé ?
- Oui enfin ! Depuis deux jours ! Il était temps, je commençais à avoir du mal pour les toilettes et tout, même les soutenir c'était dur. Et puis là je vais pouvoir bien me reposer et préparer l'arrivée de notre fils sereinement.
- Tu vas commencer la chambre ?
- J'aimerais oui, tu as reçu les photos et les échantillons pour la peinture ?
- Oui j'ai tout. J'ai ma préférence.
- Dis-moi.
- J'aime beaucoup la chambre en bois blanc.
- Celle avec le petit ours sur chaque meuble ?
- Heu oui celle-là… tiens regarde.
- Oui, c'est aussi ma préférée.
- Parfait alors.
- Oui pas de discussions là-dessus. J'appellerais ta mère pour lui dire. Et s'ils l'ont plus je prends quoi ? Juste au cas où.
- J'aimais bien en deuxième, celle en gris clair.
- Ha oui ? J'ai peur que ça fasse trop triste moi.
- Je ne sais pas… non avec de la peinture claire sur les murs et un sol clair aussi ça peut aller. Tu ne penses pas ? Tu avais vu quoi toi ?
- Celle en bois marron clair. Là où il y a les rangements sous le lit.
- Laquelle ?
- Celle-là.
- Ha je l'avais oublié elle ! Oui j'aime bien aussi. Prends celle-là en deuxième choix.
- Tu ne dis pas ça pour me faire plaisir ?
- Non, je te jure. Je l'avais zappée, je la retrouve même pas attends… ha elle était coincée avec les échantillons de peinture.
- La blanche en première et la marron claire en deuxième alors ?
- Oui ma chérie.
- Ok. La peinture maintenant ?
- Heu… Blanc ?
- Non ça va faire trop blanc avec les meubles chéri.
- Ha oui je suis con…
- Je ne suis pas une pro de la déco mais beige comme ça ? Tu crois que ça le fait ?
- Peut-être un plus foncé, beige oui c'est bien, c'est neutre. Mais tu veux peinture ou papier peint ?
- Peinture, j'ai que ça ici, je n'ai pas de tapisserie.
- Ok. Mais là je ne sais pas trop en fait.
- Mais beige ça te va ? Après ta mère me dira lequel de beige.
- Oui. Ecoute mon amour, je sais que tu voulais qu'on choisisse la couleur des murs ensemble mais là j'ai du mal à imaginer.
- Tu me fais confiance ?
- Bien sûr. Vois avec ma mère et fait au mieux, tu me connais un peu et ma mère aussi.
- Oui. Bon je vois ça alors. Même moi je ne sais pas trop en fait.
- Tu me tiens au courant quand même.
- Non. Tu sais bien comment je suis.
- Merci.
- Autre chose ?
- Bah il va falloir réfléchir au prénom non ?
- Oui. Tu veux que je t'envoie un livre de prénom ?
- En fait je… j'avais déjà pensé à quelque chose.
- Ho dis-moi. J'y ai pas réfléchi moi.
- Bah tu sais que je m'appelle Edward Anthony.
- Oui, le prénom de ton grand-père.
- Oui et tu sais que mon grand-père a pas mal compté pour moi.
- Tu veux qu'on l'appelle Anthony ?
- Seulement si ça te convient.
- On met des deuxièmes et troisièmes prénoms ?
- Les prénoms de nos pères ?
- Anthony Carlisle Charlie Cullen.
- Ou Anthony Charlie Carlisle Cullen.
- Tu préfères quoi ?
- Je ne sais pas. Ça revient au même.
- Attends on lui demande.
Je mettais une main sur mon ventre, le petit ne bougeait plus depuis quelques secondes. Ce que j'allais faire allait paraître complètement bête mais j'en avais envie.
- Bon mon fils, est-ce que si on t'appelait Anthony Carlisle Charlie Cullen ça te plaît ?
- Alors ?
- Hum… je ne sens rien.
- Essaye l'autre.
- Ok. Bon mon bébé, tu aimes mieux Anthony Charlie Carlisle Cullen ?
Hasard, coïncidence où il a vraiment compris, je n'en savais rien mais il me mit un coup.
- Edward, il a bougé je te jure qu'il a bougé !
- Alors ça sera Anthony Charlie Carlisle Cullen !
- Oui !
Je souriais et caressais mon ventre, mon bébé donnait encore quelques petits coups. Anthony… C'était juste parfait.
- Je vais t'envoyer des papiers pour une reconnaissance anticipée, c'est moins galère de le faire avant la naissance.
- Ok, je te les renverrais le plus vite possible.
- Oui merci. J'ai trois tonnes de documents à remplir…
- Est-ce que ça va aller ?
- Oui, Alice, Rose et même ta mère m'aident. Ne t'en fais pas pour moi.
- Mission impossible mon cœur.
Soudain Edward tourna la tête avant de se lever, il baissa l'écran de l'ordinateur et j'avais une magnifique vue sur le clavier de l'ordinateur. Je les entendais parler d'une mission dans le sud de l'Irak, il y avait des termes militaires que je ne comprenais pas puis Edward réapparut.
- Bella je dois y aller.
- Oui j'ai cru comprendre. Combien de temps ?
- Je n'ai pas de date de retour. Tout déprendra de… de ce qu'on trouve là-bas.
- Ok… je… Je t'envoie quand même le colis avec tous les documents, mes lettres et les photos.
- Oui Bella. Ne t'inquiète pas.
- Oui, fais attention à toi mon amour.
- Promis. Embrasse mes parents pour moi, et prends soin de toi et d'Anthony. Dis-lui que je l'aime.
- Oui je lui dirais. Et moi aussi.
- Oui moi aussi je t'hum.
- Appelle-moi ou fais-moi signe quand tu es rentré.
- Oui. A très vite mes deux amours.
- Il te dit au revoir, il s'est remis à cogner.
- Au revoir mon bébé, papa t'aime !
Je souriais et lui envoyais des baisers avant qu'il ne coupe. Je soupirais et rangeais tout le bazar que j'avais sorti avant d'aller prendre un bain et de me coucher
Deux semaines étaient passées depuis ma conversation avec Edward. Je n'avais pas eu de nouvelles et je trouvais que ça faisait long. Mais je n'avais pas eu l'occasion de m'ennuyer, entre les papiers, les rendez-vous, la préparation de la chambre d'Anthony et j'avais commencé quelques achats comme les biberons avec Alice qui m'avait guidée.
Le temps passa, je n'avais pas de nouvelles d'Edward, je trouvais que ça commençait à faire de plus en plus long, presque un mois sans nouvelles. Rosalie avait accouché plus tôt que prévu, le 13 février la petite Victoria allait très bien, les parents étaient fous de joie, surtout la mère. Il ne restait plus que moi maintenant. Je commençais à angoisser.
En ce moment j'étais chez moi, avec Alice son fils et Esmée. Nous devions choisir la couleur des murs, la chambre que nous voulions avec Edward avait été disponible et même livrée, Esmée voulait démarrer les travaux le plus vite possible et moi aussi je voulais en finir, ça me rassurerait de savoir que tout était prêt. Alors que je me mettais d'accord avec Esmée sur la couleur et la déco une annonce à la télé m'interpela. Je l'avais mis le son en off et je le montais pour écouter le présentateur.
- … Attentats dans le sud de l'Irak, une bombe a explosé hier après-midi puis des tirs d'armes à feu on retentit par la suite. Cinq soldats ont été tués et quatre autres ont été blessés mais le bilan peut s'alourdir d'ici les prochaines heures. Les noms des victimes ne nous ont pas été communiqués.
- Bella qu'est-ce qui se passe ?
Alice m'avait prise par les épaules, je tremblais et sentais que je n'allais pas tarder à pleurer.
- Edward est là-bas Alice… La dernière fois que je lui ai parlé… il partait là-bas.
Je me mis à pleurer comme je l'avais prédit, Alice m'entraîna sur le canapé en me demanda de me calmer et de penser au bébé. Esmée était au téléphone, inquiète elle aussi mais elle gardait son sang-froid. Mon Dieu, je vous en prie, faites qu'Edward soit en vie. Je me levais sous les protestations d'Alice et allumais mon ordinateur, juste au cas où il m'appellerait, mais j'avais peu d'espoir.
Esmée avait essayé de joindre l'armée mais ils ne communiquaient pas encore le nom des disparus, morts ou blessés. Je pleurais sans arriver à me calmer, j'étais morte de peur, c'était ma plus grande peur et elle était peut-être en train de se réaliser. La suite des événements reste floue pour moi, je pleurais, on me demandait d'être calme, on me disait que tout irait bien. Carlisle arriva, il me donna quelque chose à boire, je le pris sans savoir ce qu'il me donnait et au bout d'un moment je me sentis détendue et je m'endormis.
Je ne me réveillais que le lendemain, je ne sais pas ce que Carlisle m'avait donné la veille mais ça avait été efficace. Je me tournais sur le dos et tournais la tête en sentant un regard sur moi.
- Bonjour mon amour.
- Edward ?
- Tu as l'air surprise de me voir ? Bien dormi ?
- Oui… je suis perdue…
- Je suis là maintenant.
- Je ne comprends pas. Pourquoi tu es là ?
- Parce que tu as besoin de moi. Je dois te rassurer.
- Tu es un rêve hein ?
- Oui Bella.
- Tu es mort ? Tu m'abandonnes ? Et notre bébé hein ?
- Je vais bien.
- Prouve-le alors !
- Décroche le téléphone.
- Quoi ?
- Le téléphone Bella ! Réponds !
J'ouvris alors les yeux, pour de bon cette fois, il était 2h du matin et mon téléphone sonna. Je me levais rapidement et allais décrocher.
- Edward ?
- Bella ! Dieu merci. Comment tu sais que c'est moi ?
- Tu viens de me le dire. Je viens de rêver de toi, tu m'as dit de décrocher le téléphone. Tu vas bien ?
- Oui, je vais bien. Ne t'inquiète pas pour moi.
- Mais ils ont dit qu'il y avait des morts, on a appelé l'armée, ils n'ont pas voulu nous dire.
- Je sais Bella, j'ai perdu pas mal d'hommes.
- Et Matt ?
- On a juste été touché par balle nous deux.
- Où ça ?
- Matt dans une jambe. Moi dans le flanc droit. Bella je ne veux pas que tu t'inquiètes ok ? Je suis en vie. Ils vont me soigner, je vais avoir une petite convalescence de quelques jours.
- J'ai eu si peur Edward… Ton père a été jusqu'à de me donner un calmant.
- Tout va bien maintenant mon amour. Bella pense à notre fils, ménage-toi, je sais que c'est pas facile mais essaye.
- Oui, je vais essayer. Tu as du temps ?
- Un peu oui. Parle-moi de ce que tu veux.
- J'ai choisi la peinture pour la chambre d'Anthony, On va faire un truc trop beau, on va peindre tout en beige foncé et on va faire une frise blanche un peu plus haut que la moitié. La chambre blanche qu'on a choisie est disponible, je l'ai même reçue. J'ai aussi commencé à lui acheter des biberons et des vêtements.
- Des biberons ? Tu ne vas pas allaiter ?
- Heu non… Je me suis dit que tu aimerais le faire à ton retour. Ça sera un moyen de partager quelques moments en tête à tête avec lui et de rattraper un peu de temps
- Tu penses à tout hein ? Merci beaucoup, ça me touche.
- Je suis si heureuse de t'entendre. Si tu savais comme je vais mieux d'un coup.
- Je n'ai pas arrêté de penser à toi pendant qu'on nous attaquait.
- Accroche-toi chéri. Bats-toi pour nous.
- C'est ce que je fais. Je t'ai promis de revenir.
- Oui. Tiens ta promesse.
- Juré ! Et sinon ?
- Ho Rose a accouché il y a trois jours maintenant. C'est une fille et elles vont toutes les deux très bien.
- Déjà ? Mais ce n'était pas pour le mois prochain ?
- Si mais la petite était prête, c'est un beau bébé, elle avait le poids et la taille d'un bébé à terme. Tu sais, il arrive que des bébés naissent prématurés.
- Oui. Est-ce que je ne sentirais pas une pointe de moquerie dans ta voix.
- Toute, toute petite mon amour.
- Oui, oui, au moins ça veut dire que tu vas bien.
- Soulagée de t'entendre.
- T'en fais pas, et j'espère que tu me vois en rêve souvent !
- C'était trop bizarre là. Tu étais allongé à côté de moi, tu me disais que tu étais là pour moi et tu m'as dit de décrocher le téléphone. Je me réveille et le téléphone sonne. Comme dans les films.
- Je voulais vraiment que tu décroches, j'y ai pensé tellement fort que tu en as rêvé.
- Oui.
- Je dois te laisser, mon temps est écoulé !
- Ho mais c'est l'armée chez toi !
Il riait, j'avais réussi à le faire rire, moi aussi je souriais, fière de ma bêtise. Après nous être dit au revoir j'appelais Esmée et Carlisle, Esmée me répondit toute de suite et je la rassurais sur l'état d'Edward. Après toutes ces émotions je me recouchais en espérant revivre un rêve avec Edward dedans.
Et voilà...
Bon normalement le chapitre devait s'arrêter à l'annonce de l'attentat. Mais j'ai décidé d'être gentille...
Bien ou pas ?
Dite moi tout.
Bise et à la semaine prochaine.
Lexi
