Bonsoir !

Et voici l'heure d'un nouveau Chapitre.

Merci à tout le monde de me suivre, merci pour vos commentaires. Merci à SoSweetySoCrazy pour la correction. bisous

Pour Répondre à Alexoue... Bah Réponse maintenant dans ce Chapitre.^^

Bonne lecture.


15 avril, me voilà sur mon lit, grosse comme jamais, à attendre mon homme. Je pouvais accoucher d'un jour à l'autre maintenant, j'avais déjà eu plusieurs fausses alertes. J'en pouvais plus j'avais mal partout et il pesait lourd mon petit bonhomme. Tout était prêt, chambre, vêtements, affaires de toilettes, landau-poussette, transat et même nos valises à tous les deux. Mon père était là comme il l'avait promis, j'étais rassurée par sa présence, je savais que je n'étais pas toute seule.

Edward s'était remis de sa blessure par balle. Un autre attentat avait eu lieu mais par chance il n'était pas dans l'hélicoptère qui avait été pris pour cible. Il aurait dû mais au dernier moment son supérieur l'avais chargé d'une autre mission. Comme j'étais en fin de grossesse le supérieur d'Edward lui avait autorisé à être joignable à tout moment, il savait qu'il devait être père d'un jour à l'autre, du coup Edward avait sur lui un téléphone en permanence qui sonnerait que le jour de la naissance. Enfin l'image d'Edward s'anima sur l'écran.

- Toujours là ?

- Oui, j'attends le père et j'attends le fils… Ha les hommes !

- Bonjour mon amour. Tu rayonnes.

- Je suis fatiguée. Ça va toi ?

- Oui, et toi ? Sans compter la fatigue.

- J'ai eu plusieurs fausses alertes, ça fait depuis hier que j'ai des contractions mais pas régulières. Du coup ton père m'a dit que c'était pas la peine de me déplacer. Ha tu vois là j'en ai une... attends deux secondes…

Je soufflais et respirais du mieux possible en attendant que ça passe, celle-ci était plus costaud que les autres, j'espère que c'était bon signe. Edward fronçait les sourcils, inquiet. Une fois la contraction finie je lui souriais.

- Je vais bien.

- Ça fait mal ?

- Un peu oui. Mais c'est supportable.

- Tu vas prendre la péridurale ?

- Ho que oui ! Je suis trop chochotte pour faire sans. On a fini la chambre la semaine dernière, tu veux voir ?

- Bien sûr !

- Ok… attends, Moby Dick se lève…

- Bella…

Il riait gentiment et je souriais en prenant l'ordinateur pour aller jusqu'à la chambre du petit. Nous avions fait une chambre claire et lumineuse, Esmée l'avait décorée avec des petits ours beiges qui ressemblaient au Teddy d'Edward, sur le mur à côté du lit j'avais accroché un cadre avec plusieurs photos d'Edward et moi en pêle-mêle ainsi que mes échographies.

D'autres cadres étaient accrochés, des choses plus enfantines, il y avait aussi un rocking-chair, j'adorais ce machin, je m'y installais souvent. Je montrais à Edward l'armoire pleine de vêtements, le coffre plein de jouets et de peluches, enfin je détaillais toute la chambre avant de m'installer dans mon fauteuil favori du moment.

- Alors ?

- Elle est magnifique, il va être comme un prince ici !

- Ta mère a fait du bon boulot. C'est simple, chic et moderne. D'ailleurs tes parents nous ont offert le landau-poussette, le transat, le couffin et ce merveilleux rocking-chair.

- Faut que je pense à les remercier. Et avec ton père ça va bien ?

- Ouais ! Je suis rassurée de le savoir avec moi et on s'entend bien donc c'est cool. Devine qui j'ai vu il y a deux trois jours ?

- Heu…. Je sais pas.

- Jacob !

- Il ne t'a rien fait ? Sinon je te jure que je lui coupe ses bijoux de famille au couteau à beurre !

- Il ne m'a rien fait, alors calme tes envies de torture bizarre. J'ai accompagné mon père voir son copain Billy.

- Le père de Jacob.

- Oui. Et Jacob était là, il m'a regardée bizarrement sans rien dire, Charlie ne lui a pas laissé le temps de poser des questions, il a dit que je devais rentrer enfin bref je suis partie.

- Et il n'a rien demandé à ton père ?

- Si, il n'a pas arrêté mais mon père n'a rien dit de précis. Bref il a bien joué. Jacob ne sait pas que tu es le père, ni à combien de mois précisément j'en suis et ni si c'est une fille ou un garçon. Il paraît qu'il n'était pas content mais bon. Ho tu aurais vu sa tête ! En huit ans il n'a pas réussi à me mettre enceinte même par accident alors que toi oui et j'étais sous pilule. Tu es l'homme de ma vie Edward !

- Tu étais sous pilule ?

- Je te fais une déclaration et tu retiens que la pilule. Oui quand on a fait l'amour ensemble je prenais la pilule. Mais ce n'est pas infaillible comme moyen de contraception tu sais. C'est un heureux accident.

- Oui. On est trop balèzes !

- Ouais ! Attends je reviens.

- Tu vas où ?

- Il appuie sur ma vessie, du coup je vais aux toilettes toutes les dix minutes !

- Ha, vas-y je t'attends ma chérie.

Je souriais, posais l'ordinateur sur une petite table et allais faire mon affaire. En sortant j'eus une autre contraction encore un peu plus forte que les autres. Je n'en prenais pas compte et retournais voir Edward.

- Soulagée ?

- Oui, merci. Bon et toi ?

- Stressé !

- Pourquoi ?

- Par l'attente ! J'espère tous les jours que ce soit le bon jour. Il est quelle heure là chez toi ?

- 20h à peine pourquoi ?

- Pour essayer de me repérer dans le temps.

Alors que j'allais répondre mon père arriva dans la chambre les sourcils foncés.

- Tu parles toute seule Bella ?

- Je suis dingue mais pas à ce point papa.

- Tu fais quoi ? Je t'entends parler depuis tout à l'heure.

- Je suis avec Edward. Tiens regarde.

- Ho… il m'entend là ?

- Je vous entends oui chef Swan.

- Ha. Heu bonsoir Edward. Ça va ?

- J'ai connu mieux, mais j'ai aussi connu pire. Je ne me plains pas.

- Tu as intérêt à revenir pour ma fille tu sais.

- Plus que 3 mois et demi et je m'occupe d'elle et de notre fils. Je suis impatient !

Je souriais et sentais que j'avais besoin de retourner aux toilettes. Ce n'est pas vrai ça ! Je prévenais Edward, reposais l'ordinateur et me levais. Mais arrivée au milieu de la pièce une violente contraction me frappa et je laissais un cri m'échapper, mon père vint à moi pour me soutenir le temps que ça passe. J'avais vraiment mal et en plus je me faisais dessus. Je sentis un liquide couler entre mes jambes, ça ne s'arrêtait pas. Je me mis à paniquer et relevais la tête vers mon père, toute tremblante.

- Papa !

- Quoi Bella ? Qu'est-ce que tu as ?

- Je suis en train de perdre les eaux !

- Ho merde. Retourne t'asseoir, j'arrive avec des affaires de rechange. Ne panique pas, on a le temps. Ça va aller.

- Hum…

Il me rassit sur le fauteuil. Et Edward me parla.

- Bella ?

- Reste près de ton téléphone surtout.

- Oui. Ecoute-moi, ça va aller, garde ton calme, ne panique pas ok ? Tout va bien se passer, tu vas être géniale.

- J'ai peur…

- Non Bella, tu ne dois pas. Pense que dans quelques heures voire minutes tu vas tenir notre fils dans tes bras. Tu vas assurer mon amour. Tu as été fabuleuse depuis le début.

- Je veux que tu sois là !

- Je suis avec toi de tout mon cœur. Ne craque pas maintenant mon amour ok ?

- Oui…

- Bella, je suis fier de toi, tu n'imagines même pas à quel point je suis fier que tu sois la femme qui va donner naissance à mon fils. Je suis fous amoureux de toi.

- Moi aussi Edward. Je… ho !

Une autre contraction me frappa et mon père arriva avec un bas de jogging que j'avais préparé. Il massa mes reins le temps que la contraction passe et je me tournais vers Edward.

- Je dois y aller…

- Bella, ça va aller, je te le promets. N'ais pas peur ma chérie. Tu me le jures ?

- Oui.

- Aller maintenant vas-y. j'attends ton coup de téléphone.

- Je t'hum très fort.

- Moi aussi mon amour. Aller ne perds pas de temps.

Il me souriait et c'est lui qui coupa la conversation, j'aurais encore attendu moi. Mon père me guida jusqu'à la salle de bain, je me lavais un peu, enfilais une protection et mon jogging puis suivis mon père lentement jusqu'à la voiture. Il avait déjà mis les valises dans le coffre, nous n'avions plus qu'à partir.

J'envoyais un message à Alice, lui disant que j'avais perdu les eaux et que j'allais à l'hôpital. Elle préviendrait Rosalie après lecture du message. Le trajet me sembla interminable, j'avais de plus en plus mal et j'eus quelques difficultés à ne pas crier. Une fois arrivée je me rendis en salle d'examen avec une sage-femme, elle m'examina, mon père était resté en salle d'attente.

- Hum… vous êtes dilatée à cinq, mademoiselle. On va vous conduire en salle d'accouchement. C'est le père qui est dehors ?

- Hein ? Non c'est mon père à moi.

- Vous voulez qu'on prévienne quelqu'un ?

- Non merci c'est fait.

- Très bien. Je reviens.

Elle sortit et revint avec un fauteuil roulant. Je souriais en repensant à Edward et au jour où nous avions fait notre course dans les couloirs de mon travail. On m'emmena en salle d'accouchement, mon père avait suivi mais n'était pas entré, l'un comme l'autre nous étions trop pudiques, je ne voulais pas qu'il me voie accoucher et il ne voulait pas me voir comme ça non plus. Il restait mon père quand même. J'attendis quelques minutes, une sage-femme se présenta et m'examina.

- Vous souhaitez la péridurale mademoiselle Swan ?

- Oui s'il vous plaît.

- On va vous la poser alors, je vais chercher l'anesthésiste.

Rapidement on vint me soulager de mes douleurs, je n'avais même pas senti l'aiguille tant les contractions me faisaient mal. Charlie vint me voir, il m'annonça que mes amis étaient arrivés et je lui demandais de joindre les Cullen pour les avertir. Il allait les appeler et moi je pensais à Edward qui devait attendre près du téléphone à se faire du souci.

- Mademoiselle Swan ?

- Hum ? Ho pardon je… j'étais dans mes pensées.

- J'ai vu oui, ce n'est pas grave. Je demandais si le père était en chemin, parce que visiblement ça avance vite.

- Ho heu non. Je serais toute seule. Mon compagnon est en Irak…

- Ho pardon.

- Est-ce qu'un membre qui n'est pas de ma famille peut venir quand même ?

- Oui. Cette personne est là ?

- Oui, en salle d'attente. C'est une de mes meilleures amies, Rosalie McCarty.

- Je vais la chercher.

- Merci.

Elle ne mit que quelques secondes à revenir avec Rosalie en tenue, prête pour assister à ma délivrance. Rose me souriait et prit la main que je lui tendais.

- Pourquoi moi Bella ?

- Parce que tu es mon amie et avec Emmett vous serez le parrain et la marraine de mon fils.

- C'est vrai ?

- Oui. Tu acceptes ?

- Ho oui ! J'ai toujours cru que tu demanderais à Alice.

- Non, de nous trois tu es la seule à ne pas être marraine et c'est toi et Emmett que j'ai rencontrés en premier. Vous êtes les premiers dans mon cœur, même si j'aime beaucoup Alice et Jasper.

- Ho Bella merci ! Je t'aime beaucoup aussi et je suis fière de t'avoir comme amie. Ça va aller je te le promets, tu verras, c'est un bonheur intense.

- Oui. J'ai perdu les eaux devant Edward. On se parlait et pouf… s'est arrivé.

- Il doit être sur les nerfs là.

- Oui. La sage-femme m'a dit que le travail allait vite. J'espère que ça va continuer, je veux le voir.

- Ne sois pas trop impatiente Bella, profite de chaque moment, c'est unique.

- Merci d'être là, depuis le début Rose.

- Merci à toi chérie. Tu sais, j'avais peur que tu sois aussi chiante que Jessica, mais je t'ai tout de suite appréciée !

- Moi aussi, même si j'étais jalouse de ton physique, tu donnes des complexes à plus d'une fille tu le sais ça ?

Elle rit et embrassa ma main. Les choses se passèrent assez vite, quand je fus prête on me demanda de pousser. Je le fis de toutes mes forces, j'en devenais rouge tomate. Rosalie m'encourageait, j'étais consciente de lui broyer la main mais elle ne disait rien et gardait le sourire. J'ignore combien de temps je passais à pousser mais au bout de quelques minutes j'entendis un petit cri qui se transforma en pleurs à résonner dans la pièce, puis on me posa mon fils sur ma poitrine.

Il était là, enfin et pour de vrai. Je pleurais, je le touchais, l'embrassais et le caressais. Il était très beau, il avait quelques cheveux sur la tête, ceux d'Edward, c'était la même couleur. Rosalie me félicita, elle me prit en photo avec lui, je pleurais tout en souriant. J'avais toutes les raisons d'être heureuse, je l'étais mais pas totalement, il me manquait le principal.

Quelques minutes après la naissance on me prit déjà Anthony pour lui administrer les soins pendant que la sage-femme terminait avec moi. Une fois prête, on m'accompagna dans ma chambre, Rose avait suivi le bébé pour les soins, je voulais le plus de photo possible pour Edward. Quand j'arrivais elle était déjà là avec lui, elle me le donna et alla chercher les autres. J'eus mon premier tête-à-tête avec mon fils.

- Coucou mon bébé, enfin te voilà… maman avait hâte tu sais. Oui tu ouvres les yeux, c'est moi, je suis ta maman. Tu ressembles déjà à ton papa tu sais. Il t'aime très fort, il va bientôt nous rejoindre. On va l'appeler hein ? Tu souris… Je t'aime.

Je l'embrassais et on frappa à ma porte, je les autorisais à entrer. Ils étaient tous là, même Esmée et Carlisle. Je présentais mon fils à tout le monde, Rose faisait toujours des photos pour qu'Edward ne loupe rien. Mes amis, mes beaux-parents et mon père me laissèrent me reposer. Entre temps j'avais donné le premier biberon à Anthony.

J'étais épuisée, mais il fallait que j'appelle Edward, je pris donc le téléphone et composais le numéro pour le joindre. Anthony ne dormait pas, j'aimerais bien qu'il pousse un petit cri pour son père.

- Bella ?

- Coucou…

- J'étais mort d'angoisse ! Ça va ? Et Anthony ?

- Je suis épuisée, mais heureuse. Anthony va bien, il est dans mes bras, il est né à 22h32, il est grand, 51 centimètres, il pèse 2 kilos 710 et a eu 10 sur 10 aux tests d'APGAR. Il est beau… il a tes cheveux, il te ressemble, ta mère a dit qu'elle te revoyait bébé. Ses mains et ses pieds sont tout petits, c'est adorable, il m'a regardée, m'a souri… je lui ai donné son biberon… Edward ?

- Oui… je…

- Tu pleures ? Ho mon amour.

- Je suis heureux et triste à la fois.

- Rosalie a pris des tonnes de photos, je vais continuer à en prendre plein. Tu veux lui parler ?

- Oui.

- Attends… vas-y.

J'avais mis le haut-parleur et le téléphone près de notre fils.

- Anthony ? C'est papa.

- Il te cherche chéri... Continue.

- Je sais que tu me cherches mon bébé. Je… je pense très fort à toi, je reviens très vite. Je t'aime très fort et je veux que tu sois sage avec maman. Ok mon grand ? Je t'aime.

A ce moment Anthony poussa un petit cri avant de bailler et de fermer les yeux. J'étais comblée.

- Tu l'as entendu Edward ?

- Oui. Oui je suis… Ho ma Bella je…

- Moi aussi Edward. Vous êtes toute ma vie. Je vais demander s'ils ont le net ici, demain on pourrait se voir non ?

- Oui, j'en rêve ! Je veux vous voir.

- Attends je vais demander tu as du temps encore ?

- Oui j'ai quartier libre.

- Ok ne bouge pas.

Je posais le téléphone, couchais Anthony dans son berceau et appelais une infirmière.

- Que puis-je pour vous ?

- Heu je… est-ce qu'il y a le net ici ? Mon compagnon est en Irak et j'aimerais beaucoup qu'il voit son fils. Je demande maintenant parce que je l'ai au téléphone.

- Pas de souci. Oui nous avons Internet. Je vais vous préparer les codes de connexion.

- Ho merci. Désolée de vous avoir dérangée pour ça.

- Il n'y a pas de soucis. Essayez de vous reposer quand même.

- Oui. Merci.

Elle me souriait et repartit alors que je reprenais le téléphone.

- On se voit demain mon amour.

- Oui j'ai entendu. Je suis trop content. J'ai hâte d'être demain.

- Moi aussi.

- Maintenant je veux que tu te reposes. Ok ?

- Oui, je suis morte là.

- Je vous embrasse fort tous les deux.

- Nous aussi. Ha Emmett et Rosalie ont dit oui.

- Ho ben c'est génial. Tu vois tout est parfait.

- Vivement dans trois mois maintenant !

- Oui. Aller dors maintenant. A Demain.

- A demain mon amour.

- Je suis fou de vous.

Je souriais et lui faisais des bisous, il fit pareil et je raccrochais. Je ne tardais pas à m'endormir avant d'avoir vérifié que mon fils allait bien.


Et voilà il est née !

Qu'en dite vous ?

A la semaine prochaine.

biz

Lexi