Salut tout le monde.

voici la suite ! =)

bonne lecture à toutes et merci de m'accompagner dans cette fic !


Angela soutenait Bella, elle me regardait avec une expression horrifiée. J'ignorais complètement de quoi j'avais l'air, mes parents risquaient de mal le prendre…

- Edward qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je me suis battu avec James.

- Pourquoi ?

- Je devrais te ramener Bella… Il est tard et tu es fatiguée.

- Mais Edward...

- S'il te plaît Bella. Salut Ben et merci.

- De rien mec. On se voit lundi !

- Oui.

Je montais dans ma voiture, suivi par Bella, durant tout le trajet elle regardait par la fenêtre sans un mot. Je me garais en face de chez elle, la lumière du salon était allumée, on l'attendait. Bella se détacha et sortit de la voiture, j'en faisais autant.

- Edward, sois honnête avec moi… Tu t'es battu parce qu'il s'est moqué de moi ?

- Bella…

- Dis-moi !

- Oui. Il a dit des choses qui m'ont mis en colère.

- Mais pourquoi tu fais ça ?

- Il n'avait pas à dire ce qu'il a dit Bella !

- Et tu n'as pas à me défendre !

- Pourquoi ? Tu ne mérites pas d'être traitée comme il le fait !

- Je ne comprends pas pourquoi tu cherches à me défendre comme ça. Explique-moi ! Pendant des années tu as été un vrai salaud avec moi et là tu tapes ceux qui s'en prennent à moi. Je ne comprends pas.

- J'ai mes raisons.

- Lesquelles ?

- Bella s'il te plaît…

- Dis-moi pour quelles raisons tu…

J'en avais assez de me retenir, elle me demandait pourquoi ? Elle allait le voir ! Je réduisais l'espace qu'il y avait entre nous, saisissais son visage entre mes mains et l'embrassais. Bella restait complètement stoïque, voyant que je n'obtiendrais aucun baiser de sa part je me reculais. Sans me regarder, elle prit ses affaires de classe dans le coffre de la voiture.

- Bella ?

- Je dois rentrer.

- Tu voulais savoir pourquoi, Bella je suis am…

- À lundi peut-être !

- Pourquoi peut-être ?

- Merci pour la journée.

Elle traversa rapidement la route qui la séparait de sa maison et entra chez elle sans se retourner. Je venais de tout gâcher, j'aurai mieux fait de ne rien faire ! Je rentrais chez moi, la maison était silencieuse, j'allais me regarder dans un miroir et c'était pas joli, joli !

Mon œil était violet pendant un moment, ma lèvre supérieure était gonflée et mon arcade gauche était entaillée. Je me soignais comme je pouvais et regagnais ma chambre, j'envoyais plusieurs messages d'excuses à Bella, mais son téléphone était sûrement éteint car ils étaient marqués comme non reçus. J'essayais de joindre Alice mais c'était peine perdue de ce côté-là aussi, car je n'avais aucune réponse.

Je tournais en rond pendant un bon moment, pour réfléchir à ce qui pouvait se passer maintenant. Soit Bella ne voudrait plus jamais entendre parler de moi et j'avais tout perdu. Soit elle revenait vers moi en faisant comme si rien ne s'était passé et là je pourrais peut-être avoir une nouvelle chance en la séduisant. Ou alors, elle revenait vers moi en me disant qu'elle aussi était amoureuse de moi et qu'elle a juste paniqué quand je l'ai embrassée, sauf que ce cas n'arriverait pas, ce serait trop beau ! Je finissais par m'écrouler sur mon lit tout en fixant le plafond. J'étais vraiment le roi des cons avec cette fille !

Dimanche matin, je me réveillais et regardais le réveil en face de moi, il était 11h00. Je n'avais pas dormi aussi tard depuis longtemps pourtant j'étais encore fatigué. Cette nuit j'avais entendu mes parents revenir du gala de mon père et ils avaient fini la soirée en beauté d'après ce que j'avais pu entendre. Au moins il y avait eu des heureux hier soir… Bella, la seule personne à qui je pensais c'était elle, je me redressais dans mon lit pour attraper mon téléphone et voir si elle avait reçu mes messages.

Malgré le noir de la pièce je distinguais une forme assise sur mon fauteuil de bureau et qui me regardait. Je rêve ou quoi ? Je reconnaîtrais cette silhouette entre mille, pourtant ce n'était pas possible qu'elle soit là.

- Bella ?

- Oui.

- Comment tu es entrée ?

- Ta mère m'a ouvert et m'a dit de monter te réveiller.

- Depuis combien de temps tu es là ?

- Une heure environ.

- Pourquoi tu ne m'as pas réveillé ?

- Je n'ai pas osé.

J'allumais ma lampe de chevet et découvrais son visage, il était fatigué, ses yeux étaient rouges et cernés comme si elle n'avait pas dormi depuis des semaines. J'allais lui parler pour lui demander ce qui se passait mais elle prit la parole en premier.

- Non je n'ai pas dormi. Pourquoi ? Parce que j'ai pensé à toi toute la nuit, à ce que tu as fait avec James et quand tu m'as... j'ai réfléchi pour savoir ce que je voulais.

- Et tu sais ?

- Oui et mon choix est égoïste.

- Je suis prêt à accepter n'importe quoi mais je t'en supplie, ne me raye pas de ta vie… je veux continuer à te voir, j'ai besoin de ça Bella, j'ai besoin de toi.

Elle se levait de mon siège et venait sur mon lit, sans que je comprenne ce qui m'arrivait elle s'asseyait sur mes cuisses, ses bras entourèrent mon cou et ses lèvres se collèrent aux miennes. Je n'en revenais pas, elle me voulait ! J'entourais sa taille de mes bras, nos lèvres bougeaient ensemble et très vite ma langue demandait l'accès à sa bouche.

Elle me l'accorda aussitôt et ce fut pour moi une explosion de bonheur, je la renversais sur le lit et mes mains caressèrent sa cuisse et sa taille, quant à elle ses mains étaient parties à la découverte de mon dos et de mes cheveux. Quand le souffle nous manqua, je me reculais d'elle mais la surplombais toujours et lui caressais le visage. Quelque chose qu'elle avait dit me revenait en tête et je lui posais la question.

- Pourquoi ce choix est égoïste ?

- Parce que j'ai le cancer, que je vais changer physiquement, je vais peut-être même mourir…

- Tu ne mourras pas !

- Edward on ne sait jamais… et si jamais on arrive à construire quelque chose de solide et que je meurs je te laisserai seul et c'est égoïste parce que moi je ne serai pas malheureuse.

- Je ne vois pas en quoi c'est égoïste. Tu as le droit d'être heureuse Bella, et si jamais cette foutue maladie gagne et que tu nous quittes alors oui je serai triste de t'avoir perdue mais je serai heureux d'avoir partagé un bout de ta vie avec toi. Hey ma puce, non ne pleure pas… ça va aller…

Je la prenais contre moi pour la rassurer, elle avait du mal à contrôler ses larmes, j'avais mal de la voir comme ça.

- Mais Edward, je ne veux pas te laisser et savoir que tu seras malheureux ! C'est affreux de te faire partager cette angoisse.

- Tu sais quoi ? Je serai malheureux si tu ne voulais pas de moi pour cette raison. Je serai encore plus malheureux parce que tu es en vie et pourtant inaccessible. Je veux être là pour toi Bella et on va se battre, ensemble toi et moi, contre ta maladie. Et dans 10 ans on reparlera de tout ça en souriant. Calme-toi maintenant et dors un peu, tu t'épuises à réfléchir à tout ça. Arrête de pleurer Bella, tout va bien.

Je la gardais dans mes bras et lui caressais les cheveux. Ils étaient doux, très longs et lisses. Quand je pense que dans quelques semaines elle allait perdre ça aussi… non n'y pense pas ! Je l'embrassais sur le front et peu à peu je la sentis s'endormir. Une fois qu'elle dormait profondément je la bordais et descendais. J'allais dans la cuisine, j'avais la tête dans le frigo quand ma mère arrivait.

- Où est Bella ?

- Dans ma chambre elle dort.

- Elle n'avait pas l'air bien.

- C'est arrangé. Je vais nous faire des sandwichs.

- D'accord si tu veux. Oh mon Dieu Edward ! Carlisle !

J'étais face à elle et ne comprenais pas ce qu'il lui arrivait, mon père nous rejoignait et fronçait les sourcils.

- Quoi ?

- Ton visage Edward ! Carlisle soigne-le. Qu'est-ce que tu as fait ?

- Ah ça, c'est Bella qui me frappe.

- Sois sérieux ! Qui t'a fait ça ?

- Je me suis battu avec James hier après le match.

- Suis ton père, on en reparle après !

- Ok.

Je suivais mon père jusqu'à son bureau, je m'installai et il vérifia que ma plaie à l'arcade n'était pas infectée.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Il a insulté Bella, il a dit qu'elle pouvait crever que ça gênerait personne un truc du genre… ça m'a énervé et voilà.

- Je suis à la fois fier et en colère Edward. Fier parce que tu as changé avec les autres, tu montres qui tu es vraiment. Je suis en colère parce que tu t'es battu.

- Il m'a cherché, il n'avait pas à parler d'elle comme ça. Je lui ai dit d'arrêter, je lui ai demandé de se taire et il a continué.

- Je comprends. Et avec Bella ?

- Quoi avec Bella ?

- Vous comptez faire quoi tous les deux ?

- Euh… on est ensemble, enfin je pense. Ça va changer quoi pour elle et son suivi ?

- Si votre histoire est solide alors je deviendrais trop impliqué dans sa vie pour pouvoir la suivre, elle devra changer de médecin mais je garderai un œil sur elle ne t'en fais pas. C'est courageux de ta part. Je vois beaucoup de personnes qui se retrouvent seule parce que l'autre a eu peur de la maladie.

- Je suis amoureux papa… je la veux près de moi et pour toujours. Je vais l'aider à se battre contre ça, je veux être là pour elle…

- Edward… Tu sais, elle va vivre des moments difficiles, elle sera fatiguée, elle va sûrement perdre ses cheveux, elle va maigrir encore, être faible…

- Je le sais. Je n'ai pas peur. Je serais là, je l'aiderai.

- Pour ça aussi je suis fier de toi. Aller c'est bon, d'ici la fin de semaine ça devrait aller.

- Merci papa. Dis, tu peux parler à maman ? J'ai pas envie de tout redire, je veux oublier ce qu'il a dit.

- Je comprends et je le ferai.

- Merci papa.

Je lui souris et sortis du bureau, dans la cuisine les sandwichs étaient prêts, je montai avec dans ma chambre. Bella dormait encore, je m'allongeais à côté d'elle et la prenais contre moi je fermais les yeux et somnolais un peu. Je sentis sur mon visage de légers baisers, c'était agréable j'en soupirais d'aise.

- Debout champion.

- Déjà réveillée ?

- J'ai faim. Je dormirai mieux cette nuit !

- Les sandwichs sont sur le bureau. Vas-y sers-toi.

- Merci !

Elle me volait un baiser avant d'aller se servir. Je passais le reste de l'après-midi avec elle, mais dans le salon. Je lui apprenais à maîtriser les consoles de jeux. Quand il fut l'heure pour elle de rentrer je la raccompagnais en voiture, une fois devant chez elle je la regardais.

- Bella, j'ai été obligé de dire à mes parents pour nous deux…

- Ha, heu très bien. Pourquoi obligé ?

- J'ai dû expliquer pourquoi j'avais cette tête, et mon père m'a carrément posé la question.

- Je vais devoir changer de médecin alors…

- Mon père ne te laissera pas tomber, il continuera à te suivre.

- D'accord. Et heu… je parle à mes parents ce soir.

- C'est comme tu le sens, je sais bien qu'ils ne doivent pas trop m'aimer.

- Ils ne te connaissent pas. Et ils savent ce que je pense de toi, je ne leur cache pas grand chose tu sais.

- Ok. Tu m'envoies un message pour me dire ?

- Compte sur moi ! Aller j'y vais, à ce soir.

Elle se penchait vers moi et nos lèvres se soudèrent une dernière fois avant demain matin. Nous passions la soirée à nous envoyer des messages, elle avait annoncé à ses parents que nous étions ensemble et m'avait promis de tout me raconter mais de vive voix.

Finalement elle me souhaita bonne nuit, elle était fatiguée et allait dormir, je fis la même chose, et même si j'avais beaucoup dormi cette nuit, je me sentais épuisé par les émotions de la journée. C'est le cœur léger que je me laissais emporter par le sommeil.


Voilà.

Bonne soirée et à la semaine prochaine.

Lexi.