Audrey 1986 : Contente que cette fic te plaise, j'espère que la suite te plaira toujours autant.
Castlefan : Voilà la suite, désolé mais je ne peux pas te dire si ça serra une happyend. Il faudra lire pour savoir :)
Laetitia : Merci pour ta review, conte que ça te plaise, bonne lecture avec cette suite.
Rick
Comment cette journée avait-elle pu se finir ainsi, alors qu'elle avait pourtant si bien commencé.
Je me repassais en tête les événements de ses dernières heures. L'évanouissement de Kate, mon incapacité à la faire revenir à elle, l'arrivée des secours, les premiers soins qui lui étaient prodigués, les questions que ceux-ci me posaient et auxquelles je répondais comme un automate, le trajet en ambulance sirène hurlante, sa prise en charge à l'hôpital et puis maintenant, mon attente pour savoir comment allait la femme que j'aimais.
Depuis trois heures que j'étais dans cette salle d'attente, totalement impersonnelle, je tournais en rond, comme un lion en cage. Personne n'était venu me donner des nouvelles et cela me rendait fou.
J'avais mis à profit la première heure, en prévenant Ryan, ma mère, Alexis, Esposito et Lanie. Celle-ci était venue me rejoindre à l'hôpital, alors que Ryan et Espo s'étaient proposés pour aller chercher le père de Kate, au fin fond du New- Jersey car celui-ci était parti se reposer dans sa cabane et où malheureusement il n'y avait aucun réseau de communication. Quant à mère et Alexis, elles devaient sûrement être à bord de l'avion qui les ramèneraient à New- York écourtant ainsi leur séjour à Los- Angeles.
Mais ses deux dernières heures m'avaient paru interminables.
- Castle, tu devrais t'asseoir où tu vas fini par creuser une tranchée à force de faire les cent pas, me fit Lanie en souriant, tout en prenant ma main afin de me stopper.
Je m'asseyais donc à ces côtés et me pris la tête entre les mains.
- Tout est de ma faute, si le l'avais surveillée, comme tu me l'avais dit, son état ne se serait pas aussi aggravé, murmurais-je, en me redressant.
- Ce n'est pas ta faute ce qui arrive, commença-t-elle. Excuse-moi pour ce que je m'apprête à dire, mais la seule responsable et Kate.
- Quoi, je ne comprends pas, m'exclamais-je, surpris de ses paroles.
- Kate était conscience de ses actes ce matin lorsqu'elle a refusé de voir un médecin. Nous avons insisté pour cela, mais tu la connais, plus têtu qu'elle, cela n'existe pas, répondit-elle en esquissant un sourire. Si elle avait vu un médecin tout de suite après son agression, elle ne serait peut-être même pas ici. Elle est la seule responsable de ce qui se passe et maintenant, elle en paye les conséquences, souffla-t-elle visiblement en colère contre Kate.
Je me crispais sous ses dernières paroles, comment pouvait-elle dire ça, c'était de sa meilleure amie dont elle parlait.
- Rick, crois-moi, ça me coûte vraiment d'avoir dire ça, mais c'est la vérité. Et je suis sûr qu'une partie de toi pense la même chose.
- Lanie, je...
Je fus interrompu par deux médecins qui venaient d'entrer dans la salle d'attente. Je me levais pour les accueillir.
- Monsieur Castle ! Je suis le docteur Hayes et voici ma collègue le docteur Price, dit-il en me serrant la main. Est-ce que l'on peut vous parler ?
- Oui, bien sur, voici une amie, le docteur Parish- Esposito, dis-je d'une traite, tout en désignant Lanie. Comment va ma femme? M'enquis-je, impatient.
- Nous devrions nous asseoir si vous le voulez bien, fit Hayes en désignant les chaises vides.
- Non, je ne veux pas m'asseoir, annonçais-je, je veux juste savoir comment va ma femme.
- Rick, calme-toi, murmura, Lanie. On devrait s'asseoir et écouter ce qu'ils ont a nous dire, dit-elle en essayant de me résonner.
Tout en m'asseyant, je jetais un coup d'œil aux deux médecins devant moi, l'un deux avait un badge indiquant qu'il était docteur en neurochirurgie, quant à l'autre, rien ne me permettait d'identifier sa spécialité.
- Monsieur Castle, s'engagea Hayes, je suis docteur en neurochirurgie. L'état de votre femme est très occupant pour l'instant, je ne vous le cache pas. Lorsqu'elle est arrivée aux urgences, son Glasgow était à 8. Elle ne répondait à aucune de nos stimulations, quelle soit verbale ou physique, nous avons dû l'intuber. Nous lui avons fait passer un scanner et celui-ci a révélé que le coup qu'elle a reçu ce matin a provoqué un traumatisme crânien, ce qui a entraîné la formation d'un hématome extra-dural.
- Je suis désolé docteur, mais je ne comprends pas, intervenais-je. Glasgow, extra-dural qu'est-ce que ça veux dire ?
- Je suis désolé monsieur, mais votre femme est dans le coma, annonça-t-il.
Si je n'avais pas été assis, je me serais effondré tellement la nouvelle était dure à attendre. Heureusement pour moi, Lanie m'avait résonné et j'étais bien ancré sur une chaise. Je me sentais oppressé, j'avais besoin de prendre l'air. Toutefois, je ne me sentais pas la force de me lever, alors celle de marcher jusqu'à la sortie, me semblait irréalisable.
Visiblement rassuré que je sois toujours parmi-eux, Hayes continua.
- Un hématome extra-dural est un épanchement de sang entre l'os du crâne et le cerveau. Le sang comprime le cerveau et s'il n'est pas pris à temps peut entraîner la mort, m'expliqua-t-il. Afin d'évacuer le sang, j'ai dû intervenir en posant un drain pour réduire la pression exercée sur son cerveau. Est-ce que vous avez d'autres questions à me poser ? Demanda-t-il.
- Je..., qu'en va-t-elle se réveiller.
- Et bien comme je vous l'ai dit, elle est dans un coma lourd pour l'instant, donc la seule chose que l'on peut faire est d'attendre.
- Attendre, m'écriais-je, je ne peux pas rester à attendre à rien faire.
- Monsieur, calmez-vous, je vous en pris, je vous assure que la meilleure chose à faire pour l'instant est d'attendre, s'empressa de répondre Hayes. Nous nous occupons d'elle.
- Il a raison Castle, me souffla Lanie. Est-ce qu'il est possible de les voir ? Demanda-t-elle.
Les voir ? Comment avais-je pu oublier le bébé, même s'il n'était pas encore né, il faisait partie de notre vie, depuis qu'elle lui avait annoncé qu'elle était enceinte.
- Non, attendez ! M'empressais-je, le bébé, comment va le bébé ? Vous n'avez rien dit sur lui.
À ce moment-là, Hayes se recula pour laisser la place au docteur Price.
- Comme la dit il y a quelque instant le docteur Hayes, je suis le docteur Price, je suis Gynécologue- Obstétricien et je me suis occupé de Kate lorsqu'elle a été admise, intervient-elle. Contrairement à votre femme, le bébé se porte bien, nous avons pratiqué plusieurs échographies afin de surveiller son état, et on peut dire que votre fille se porte bien pour un bébé de vingt-huit semaines. Votre femme a su la protéger lors de ses pertes de connaissance, car si elle était tombée sur le ventre, cela aurait pu déclencher un accouchement prématuré.
- Ma fille, murmurais-je.
Price du comprendre que je ne connaissais pas le sexe du bébé, car elle tenta de s'excuser.
- Je suis désolé, monsieur Castle, je pensais que vous saviez, je ne voulais pas vous gâcher la surprise à vous et votre amie, confia-t-elle, visiblement gênée de sa bévue.
- Non, non ne vous excusez pas pour ça, c'est une bonne nouvelle, m'écriais-je. Tu as entendu Lanie, c'est une fille, lançais-je, de bonheur en serrant Lanie dans mes bras
- Oui Rick, je ne suis pas sourde, tu sais, dit-elle, en souriant.
Toutefois, je revenais rapidement à la réalité, maintenant que je savais que ma fille allait bien, je voulais voir Kate, pouvoir la toucher, lui prendre la main.
- Est-ce que je peux la voir s'il vous plaît ? M'empressais-je de demander.
- Personnellement, je n'y vois pas d'inconvénient, me dit Price. Docteur Hayes ? L'interrogea-t-elle.
- Bien sur, par contre je préfère qu'il n'y ai que vous pour l'instant, annonça-t-il d'une voix grave.
Je jetais un coup d'œil à Lanie qui me répondis qu'il n'y avait aucun souci est que c'était normal que ce soit moi. Je la pris dans mes bras et par ce simple geste, je lui fis passer toute ma reconnaissance d'être là, durant dans cette étape.
- Si vous voulez bien me suivre, je vais vous emmener jusqu'à la chambre de votre femme, me fis le docteur Price tout en quittant la pièce.
Je me retournais pour la suivre tout en jetant un dernier coup d'œil à Lanie. Celle-ci me fit un timide sourire, et me souhaita bonne chance.
Je suivais donc le docteur Price, le long des couloirs, jusqu'à ce que l'on arrive, non pas dans le service de neurochirurgie comme je lavais pensé, mais dans celui de réanimation. Elle se présenta au bureau des infirmières pour se renseigner dans quelle chambre Kate avait été installée. L'une d'entre-elle consulta son registre, et l'informa qu'elle se trouvait dans la neuf.
Ayant récupérer l'information, Price me tendit une blouse et des sur chaussures, en m'expliquant que nous rentrions dans un milieu stérile. Je m'empressais donc d'enfiler la panoplie et continuais de la suivre dans ce long couloir.
- Pourquoi est-elle dans le service de réanimation et pas dans celui de neurochirurgie ? demandais-je ?
- Même si elle souffre de problème neuro, le fait qu'elle soit sous respirateur et qu'elle est besoin de soin régulier, demande une surveillance constante et le service de réanimation est prévu pour cela. Comme vous pouvez le voir, les chambres n'ont pas vraiment d'intimités puisqu'elles ont des portes vitrées, le personnel, a ainsi une vision d'ensemble des patients, m'expliqua-t-elle, le plus calmement possible.
Nous continuions à traverser le couloir, lorsque le docteur se stoppa et leva son regard devant l'un des box. Je suivis son regard et mon cœur se serra à la vue de Kate.
Elle avait l'air tellement vulnérable dans ce lit d'hôpital, reliée un tas d'appareils plus étranges les uns que les autres.
Cela me ramena quelques années en arrière, lorsque le sniper lui avait tiré dessus, je l'avais trouvée si fragile lorsque j'étais venu lui rendre visite, même si Josh était à ses côtés. Mais la différence cette fois-ci, était qu'elle était seule, personne à ses côtés, comme abandonnée. Je fus tiré de mes pensées par Price.
- Je vais vous laisser, si vous avez d'autres questions à me poser n'hésiter pas, souffla-t-elle, en commençant à marcher en direction du bureau des infirmières.
- Oui attendez, m'empressais-je de répondre, en la rattrapant. Je sais que cela va vous paraître étrange, mais est-ce que vous pouvez m'expliquer, à quoi servent toutes ces machines auxquelles elle est rattachée. Je suis écrivain, et j'avoue que j'aime bien comprendre les choses et surtout savoir à quoi elles servent. Surtout quand celles-ci permettent la survie de ma femme, confiais-je timidement.
Même si je savais l'utilité de certaine, je voulais être sur de bien tout comprendre, et cela, peut-être, pour bien me faire prendre conscient que je ne rêvais pas, que tout cela était bien réel.
Elle me jeta un coup d'œil, puis pénétra à l'intérieur de la chambre, me faisant signe de la suivre.
Elle se dirigea vers le lit et commença son récit.
- Comme vous la dit le docteur Hayes, ils ont dû l'intuber, commença-t-elle. Ce tube, dit-elle, en désignant le tuyau qui sortait de la bouche de Kate, et relié au respirateur artificiel. Même si elle ne montrait pas de déficience respiratoire, chaque patient dans le coma est intubé, cela permet d'assurer les voies respiratoires du patient. Ensuite, ils ont dû lui poser une sonde gastrique, c'est indispensable dans un cas comme celui de votre femme. Elle permet d'alimenter votre femme et le bébé, 24h/24, continua-t-elle. Après, il y a les diverses perfusions auxquelles elle est reliée. Ce son des solutions pour l'hydrater, des anti-douleurs, et des médicaments. Et pour finir, voici les deux monitoring, désigna-t-elle, l'un est celui de votre femme, et l'autre est celui du bébé. Ils contrôlent leurs activités cardiaques.
Je m'approchais de ceux-ci pour les étudier de plus prés. Celui relié à Kate émettait des bips rassurants et régulier, ce qui me rassura dans la mesure du possible puisqu'elle était dans le coma. Quant à celui du bébé, ce n'était pas des bips que j'entendais, mais les véritables battements du cœur, ils étaient rapides, mais je me souvenais, lors de la première échographie, que le médecin, avait dit que c'était tout à fait normal pour un bébé in utero. Price interrompu le cours de mes pensées en signalant qu'elle restait à ma disposition. Je la remerciais d'avoir pris le temps et alors qu'elle quittait la pièce, je m'approchais de Kate.
Je lui pris la main, et me penchais au-dessus d'elle pour venir l'embrasser sur le front. Je fus surpris, car contrairement à d'habitude sa peau était froide, comme si elle était restée dans le froid de l'hiver.
- Vous pouvez lui parler, vous savez, fit une infirmière en s'approchant du lit et en commençant à changer une des perfusions. Certaines personnes dans le coma entendent et cela les stimules pour revenir parmi nous, annonça-t-elle, souriante.
- Je le ferais, merci, dis-je.
- Les visites sont terminées à cette heure-ci normalement, mais le docteur Price m'a dit qu'elle vous autorisait à rester pour cette nuit. Même si je pense, que vous seriez sûrement mieux installé dans votre lit, que dans ce fauteuil, s'exclama-t-elle, en montrant le siège qui était posé dans un coin.
- C'est gentil de sa part, je penserais à la remercier.
- Je vous laisse, si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas, je serais au bout du couloir. Et n'oubliez pas, parler lui, conclu-t-elle, en quittant la chambre.
Tout en la regardant quitter la chambre, je décidais de suivre ses indications, car après tout cela ne pouvait pas lui faire du mal. Je me penchais de nouveau au dessus d'elle et lui effleura le visage.
- Kate, chérie, murmurais-je, réveille-toi s'il te plaît, j'ai besoin de toi, le bébé a besoin de toi. Tu ne peux pas m'abandonner, je t'aime Kate.
Je fus déçu de ne voir aucune réaction de sa part, mais à quoi pouvais-je bien attendre, bon sang. Les médecins m'avaient dit que le plus dur serait d'attendre, afin de lui laisser le temps de récupérer, mais combien de temps devrais-je la voir dans cet état, avant qu'elle n'ouvre les yeux.
Je me résignais sur le fait, qu'elle ne reviendrait pas cette nuit et me retournais pour aller chercher le fauteuil et l'approcher du lit. Je m'installais dedans, toujours en tenant ça main, car j'avais besoin de la toucher, pour ressentir sa présence.
Je dus m'assoupir un moment, car lorsque j'ouvris les yeux, quelqu'un appelait mon nom et me secouait légèrement.
- Richard.
Jim
J'ai su dès l'instant où j'avais ouvert ma porte, que quelque chose était arrivé à ma Katie. Ces collègues Ryan et Esposito, se tenaient devant ma porte, et rien que leurs présences ici au fin fond du New Jersey, à une heure si tardive, annonçait que quelque chose de grave s'était passé.
- Où est Kate ? Demandais-je, avant même qu'ils aient prononcés le moindre mot.
- Monsieur Beckett, commença, Esposito, nous sommes venus vous chercher pour vous ramener à l'hôpital, votre fille y a été amenée tôt dans la soirée.
- Pourquoi, que c'est-il passé ? Ça a un rapport avec le bébé ? Continuais-je, en prenant ma veste et quelques affaires.
- Non monsieur, fit-Ryan. Cela a un rapport avec un incident qui c'est produit ce matin, elle allait bien sur le coup, mais son état s'est aggravé en fin de journée. Castle nous a dit où vous trouver et nous nous sommes proposés pour venir vous chercher et vous ramener auprès d'elle.
- Merci, c'est gentil de votre part, laisser moi finir de fermer la cabane et nous pourrons y aller.
Durant le trajet qui nous ramenait à New-York, Ryan m'avait détaillé les événements de l'incident et j'avais été surpris de découvrir que Kate allait toujours sur le terrain. Car même si elle était enceinte de six mois et demi, et que celle-ci se déroulait à merveille selon les dires de sa fille, le travail qu'elle exerçait n'était pas un boulot de tout repos et pas sans risque non plus.
Après deux heures de route, nous arrivions enfin à l'hôpital, Esposito, avait par le biais de sa femme, su nous diriger le plus rapidement possible, afin de la rejoindre dans la salle d'attente. Une fois dans celle-ci, la meilleure amie de ma fille vint a m'a rencontre.
- Jim, je suis contente de vous voir, même si j'aurais préféré vous retrouver dans d'autres circonstances, me confia-t-elle, en me serrant la main.
- Moi aussi, Lanie, dis-je, en parcourant la pièce du regard à la recherche de mon gendre. Où est Richard ?
- Oh, il est avec Kate, les médecins sont venus nous parler de son état et il a demandé à la voir. Il est avec elle depuis.
- Comment va ma Katie, demandais-je, en m'asseyant.
Lanie, répéta aux gars et à moi, ce que les médecins lui avaient dit quelques heures plutôt. Et mon angoisse grandis au fur et à mesure de son discours.
- Elle est dans le coma ! Lançais-je, d'une voie paniquée et surprise par cet aveu.
- Oui, je suis désolée de vous l'apprendre comme ça, répliqua-t-elle.
- Vous savez si je peux la voir ?
- Je ne pense pas que cela pose de problème, puisque Rick est avec elle. Vous êtes son père après tout, s'exclama-t-elle.
Je remerciais Lanie, Kevin et Javier et retournais donc à l'accueil afin de trouver quelqu'un capable de me conduire à la chambre de ma fille. Une jeune femme m'indiqua comment rejoindre où le service se trouvait Kate.
Après avoir traversé plusieurs couloirs, j'arrivais enfin devant le service concerné. Plusieurs infirmières étaient présentent derrières un immense bureau, et l'une m'interpella.
- Est-ce que je peux vous renseigner monsieur ? Demanda-t-elle souriante.
- Oui, je viens voir ma fille, répondis-je.
- Je suis désolé monsieur, mais les visites ne sont pas autorisées à cette heure-ci. Il vous faudra revenir demain matin.
- Je ne comprends pas, le mari de ma fille est avec elle pourtant, fis-je.
- Vraiment, quel est le nom de votre fille ?
- Katherine Beckett, elle est enceinte et a été admise aujourd'hui.
- Oh, oui, je vois, le docteur Price a autorisé son mari à rester pour la nuit s'il le souhaitait, je ne pense pas qu'elle soit contre la visite de la famille proche, s'exclama-t-elle. Je vais juste vous demander de mettre cette blouse et ses sur chaussures, car c'est un milieu stérile et après je vous conduirais à la chambre de votre fille.
- Bien sur, je vous remercie, dis-je, en enfilant la blouse et les sur chaussures, et tout cela, en la suivant.
Après avoir traversé un énième couloir, elle se retourna et me signe que nous étions arrivés.
Et en effet, je jetais un coup d'œil à l'intérieur pour Kate allongée dans un lit et Richard à ses côtés, lui tenant la main et dormant dans un fauteuil inconfortable. Et vu la position qu'il avait, il était bon pour un bon mal de dos.
Je m'approchais de lui et commençais à le secouer et l'appeler, afin de le réveiller.
- Richard ! Murmurais-je, une première fois. Mais cela n'eut aucun effet.
- Richard ! Lançais-je, plus fort cette fois-ci.
La seconde fois fut la bonne puisqu'il sursauta et reprit vite ses esprits en me voyant.
- Jim, vous êtes déjà arrivé ? Quelle heure est il ? Parlant à grande vitesse.
- Du calme fiston, je suis arrivé à l'hôpital il y a une demi-heure environ, et il est une heure du matin, annonçais-je. Comment va-t-elle, dis-je, en désignant Kate.
- Bien, mis à part qu'elle est dans le coma, confia-t-il, tristement. Je suis désolé Jim, je n'ai pas su la protéger, souffla-t-il.
- Le seul responsable est l'homme qui lui a fait ça, et d'après ce que m'a expliqué le détective Ryan, il est en prison pour l'instant. Donc je vous interdis de penser que vous êtes responsable de son état, rétorquais-je.
- Vous ne comprenez pas, si je l'avais surveillée, son état ne se serait pas autant aggravé et elle ne serait pas dans le coma, confia-t-il tristement.
- Personne ne peut prévoir ce qui allait se passer, alors arrêter de vous morfondre, et battez-vous pour elle, ou plutôt pour eux, criais-je, en désignant ma fille et son ventre. Ils ont besoin de vous, autant que vous avez besoin d'eux.
- Vous savez, le médecin m'a dit que c'était une fille, dit-il, le sourire aux lèvres.
- Vraiment, je pensais que vous ne vouliez pas savoir le sexe avant la naissance.
- Oui, c'est vrai mais elle n'était pas au courant, donc quand elle a voulu me parler de l'état du bébé, elle la révélé sans vraiment réfléchir, mais je ne lui en veux pas, je n'ai plus qu'a l'annoncer à Kate maintenant, annonça-t-il, en la regardant.
- Alors mon bébé va avoir une fille, m'exclamais-je, tout souriant. J'espère qu'elle ne sera pas comme Kate à sa naissance,dis-je, en rigolant.
- Comment ça ?
- Kate ne faisant que de pleurer, le premier mois après sa naissance à été catastrophique pour sa mère et moi, nous ne dormions que quelques heures par nuit, car mademoiselle ne voulais pas dormir. Et puis du jour au lendemain, elle a cessé, elle dormait, prenait ses biberons sans rechigner, en somme, un bébé que touts parents aimeraient avoir.
- Peut m'importe qu'elle pleure, elle pourra pleurer toutes les larmes de son corps, du moment que je puisse la tenir dans mes bras et que Kate puisse en faire autant, ferra mon plus grand bonheur, conclu-t-il. Je vais vous laisser la place, de toute, façon je dois rentrer, ma mère et ma fille ne devraient pas tarder à rentrer. Je vais en profiter pour dormir un peu et me changer, je serais de retour tôt demain matin. Je vous la confie pour le reste de la nuit, annonça-t-il, en se levant et en embrassant le front de ma fille.
Je le regardais quitter la pièce et prenais place auprès de ma fille, et lui murmura un je t'aime.
