Voilà la suite de cette histoire, en espérant qu'elle vous plaise toujours. Bonne lecture.


Lanie

Six jours ! Cela faisait six jours que ma meilleure amie était dans le coma et toujours aucune amélioration de son état. Les médecins restaient optimistes, pour qu'elle se réveille, mais restaient sur la réserve, concernant les séquelles qu'elle pourrait avoir par la suite.

Je savais, de par mon métier, que plus le coma était long, plus les séquelles étaient importantes. Je les remerciais, indirectement, de ne pas nous donner de faux espoirs quant aux chances qu'elle en sorte indemne. Mais j'espérais, de tout mon cœur que ce soit le cas, car je connaissais suffisamment Kate, pour savoir que c'était une battante.

Pour l'heure, après avoir revêtu l'habit traditionnel du service de réa, je me dirigeais vers la chambre où se trouvait Kate. Une fois devant celle-ci, je ne fus pas surprise d'y trouver Castle, il était après faire la lecture à Kate, car depuis qu'une infirmière lui avait dit que lui parler augmentais les chances qu'elle se réveille, Rick passait ses journées entières, de huit heures à vingt heures, à lire à haute voix. Heureusement pour lui, il était banni du service pour la nuit, car même si Kate était dans le coma, elle aussi avait besoin de repos, étant donner que, les soins qu'elle recevait dans la journée pouvaient être épuisants, même dans un cas comme le sien.

- Et Castle ! Qu'est-ce que tu lui lis aujourd'hui ? Une de tes créations ou un tout autre genre, m'exclamais-je, en venant l'embrasser.

- Aujourd'hui, c'est un de mes crus, et plus précisément « Vague de chaleur », répondit-il, en marquant la page qu'il était après lire et en posant le livre sur le lit.

- Comment va-t-elle ? Fis-je, en désignant Kate.

- Aucun changement, souffla-t-il. Le docteur Hayes lui a fait passer un scanner hier après-midi. L'hématome s'est résorbé, donc maintenant, c'est à elle de faire le reste boulot pour qu'elle se réveille, dit-il, en se levant et s'approchant de Kate.

- N'est-ce pas chérie, tu dois faire un effort. Montre moi tes jolis yeux ! Si tu ne le fait pas pour moi, fait le pour ta fille, car figure toi que je lui parle tous les jours, et la voix de sa maman lui manque, murmura-t-il, en l'embrassant sur le front.

- Vraiment, Castle, tu ne crois pas que tu exagères en disant cela, lançais-je, en levant les yeux au ciel. Tu n'as pas honte, utiliser ta fille comme appât pour réveiller sa mère, dis-je, en rigolant.

- Quoi, fit-il, innocemment. Tous les moyens sont bons dorénavant, et je suis sur que la voix de sa mère lui manque, fit-il, en posant une main sur le ventre de mon amie.

J'allais m'avouer vaincue, lorsque le docteur Price, fit irruption dans la pièce. Elle était suivie par une infirmière, et celle-ci poussait un appareil, que je reconnus, comme étant un échographe.

- Monsieur Castle, docteur Parish, contente de vous voir, commença-t-elle. Je savais que je vous trouverez ici, monsieur Castle. J'allais pratiquer une échographie pour vérifier que le bébé se développe bien, et je me disais, que vous aimeriez y assister, annonça-t-elle, tout sourire.

- Vraiment, s'enquit, Rick de joie.

- Oui, je ne vois pas pourquoi vous ne seriez pas là ! Vous êtes bien le père de cet enfant n'est-ce pas, ironisa-t-elle, sur le ton de la plaisanterie.

- Oh, croyez-moi, c'est bien lui le père, poursuivis-je, sur le même ton.

- Bien, dans ce cas, nous allons pouvoir commencer.

- Je vais vous laisser, je repasserais plus tard, m'exclamais-je.

- Non Lanie, reste s'il te plaît, je suis sur que ça n'aurait pas dérangé Kate, dit-il. Et puis tu pourras voir mon adorable fille.

- Castle, c'est un moment à partager à deux, entre Kate et toi...

- Oui, mais le problème et qu'on ne peut pas dire qu'elle soit tout à fait-là, lança-t-il, tristement. Alors s'il te plaît, je te le demande, reste avec moi.

Pour la deuxième fois en moins de cinq minutes, je m'avouais vaincue, suite aux paroles touchantes du grand Richard Castle. Price, avait profité de notre échange, pour préparer Kate. Celle-ci, avait l'abdomen totalement découvert et le docteur avait déjà étalé le gel.

- Alors monsieur Castle, prêt à voir votre fille ? Questionna Price, en posant la sonde sur le ventre de Kate.

- Toujours ! Montrez-moi ma princesse, dit-il, joyeusement.

Castle pris ma main et la serra. Par ce simple geste, je sentais la tension qui l'occupait. Price commença l'examen et l'image apparue. Celle-ci montra une image nette du bébé de Rick et Kate, et ma première impression fut, elle est parfaite. Son corps était déjà bien formé, heureusement pour un fœtus de vingt-neuf semaines, je pouvais voir sa tête, ses mains, ses pieds et l'émotion me submergea, tellement j'étais ému de voir ça. Je jetais un coup d'œil à Rick, qui lui aussi était visiblement ému, puisque des larmes perlaient aux coins de ses yeux. Je me retenais de faire un commentaire, car le moment restait magique et pour rien au monde, je ne voulais gâcher ce moment.

- Je peux déjà vous dire qu'elle a la bougeotte, s'exclama le docteur souriante.

- En ayant des parents comme ceux-là ! Fis-je, en désignant Kate et Rick. Pourquoi je ne suis pas étonnée.

Rick leva les yeux au ciel, et redirigea son attention sur l'échographe.

- C'est normal, n'est-ce pas ? Je veux dire qu'elle bouge autant, interrogea-t-il, soucieux.

- Oui pas d'inquiétude à avoir de ce côté-là. Votre femme arrive à la fin du sixième mois et il reste encore assez de place pour que le bébé puisse bouger et se retourner. Par contre, à partir du huitième mois, elle devrait beaucoup moins bouger et donner de coup, car elle commencera à manquer de place, expliqua-t-elle.

Price, continua l'examen presque en silence, puisqu'elle ouvrit la bouche seulement pour dire l'estimation du poids et la taille du bébé, et pour confirmer que tout allait bien, autant pour Kate que pour sa fille. Elle termina par imprimer des photos pour Castle et une fois cela fait, quitta la chambre.

Je me tournais vers Rick pour voir sa réaction. Celui-ci avait les mains posées sur le ventre de Kate, et parlait à sa fille. Je l'avais déjà surpris faire ce geste ces derniers jours, mais à chaque fois, il s'était interrompu en me voyant rentrer dans la chambre. Mais aujourd'hui, apparemment, cela ne lui posait aucune gène. Toutefois, je décidais de me retirer afin de les laisser tous les trois et l'informait que je serais à la cafétéria.


Une fois servi et installée à une table, j'en profitais pour appeler mon mari, car depuis l'incident de Kate, nous nous étions peu vus. Lui étant débordé par deux nouvelles affaires à résoudre, et moi occupée, par mes allées et venu entre mon travail et l'hôpital. Il décrocha dès la première sonnerie.

- Hola chica ! Comment va ma femme chérie ?

- Oh Javier ! Ça va, dis-je, d'une petite voie.

- C'est ça oui, à entendre ta voix, je dirais plutôt que ce n'est pas la grande forme. Un problème avec Beckett ?

- Non, Kate va bien, enfin autant qu'elle le peut vu son état. C'est juste que..., on vient de lui faire une échographie, et Castle m'a demandée de rester, et c'était tellement émouvant, que ça m'a un peu chamboulée. Tu comprends, j'imagine le cas où elle ne se réveillerait pas, et où sa fille se retrouverait seule sans sa mère...

- Lanie ! Elle ne serait pas seule puisque Castle sera là, toi tu seras là, moi, Ryan, Alexis et Martha seront tous là pour cette princesse, tenta-t-il, de me rassurer.

- Oui, je sais, mais la plus grande crainte de Kate lorsqu'elle est tombée enceinte était qu'il lui arrive quelque chose et que son enfant se retrouve sans sa mère. Elle a vécu ça et elle ne voulait pas que ça arrive à sa fille ou son fils, confiais-je.

- Ça n'arrivera p as puisqu'elle va se réveiller, c'est de Beckett dont on parle, elle n'abandonne jamais.

Chaque jour qui passait me rappelais pourquoi je l'avais épousé. Il était présent dans les bons, comme dans les mauvais moments et trouvait toujours les bons mots pour me rassurer. Et je l'aimais pour cela, car même si notre relation avait eu des hauts et des bas, on avait réussi à trouver un équilibre.

- Je t'aime, Javier, lançais-je.

- Je t'aime aussi, Lanie.

- Est-ce que tu rentres ce soir, car cela fait deux jours que l'on ne s'est pas vus et tu me manques, avouais-je.

- L'affaire Mason avance lentement, mais je serais là avant que tu ailles te coucher, promis, dit-il.

- Ok, est bien à ce soir alors, concluais-je, en raccrochant.

Je terminais mon café et retournais dans la chambre de Kate. Une fois sur le seuil de la porte, je vis Rick, il était penché au-dessus d'elle et lui parlait.


- Si tu savais comme elle est belle Kate, elle est parfaite. Le médecin a dit que se serait une petite crevette à la naissance, car elle ne mesure que trente centimètres et pèse un kilo pour l'instant, mais si tu la garde bien au chaud, je suis sur qu'elle va encore bien grandir, murmurait-il.

- Cette fois-ci, se fut trop pour mon petit cœur, tellement la scène que j'avais sous les yeux était touchante.

- Castle ! Je vais y aller, je dois retourner au travail, mais je repasserais demain, l'interrompis-je.

- Oui, merci d'être passée, répondit-il, sans même se retourner, comme s'il était hypnotisé par Kate.

Sur ses paroles, je quittais donc la chambre et ne pus m'empêcher de verser quelques larmes de tristesse.


Rick

Je regardais les lumières de la ville à travers la vitre du taxi qui me ramenait au loft, où Alexis et ma mère m'attendaient. À cette heure de la journée, la circulation était encore dense, les bouchons n'avaient toujours pas disparus et je serais à la maison au plus tard à vingt heures. Ma fille m'avait appelé juste après que je sois sortis de l'hôpital, pour savoir si je rentrais bientôt à la maison.

En effet, depuis que Kate était hospitalisée, mes apparitions à la maison, c'étaient faites rares, car je partais tôt et rentrais tard, et ce, afin d'être au chevet de ma bien-aimée le plus longtemps. Son appel, m'avais fait comprendre, que je lui manquais, et je lui avais donc confirmé que je serais là pour le dîner. Ce à quoi elle avait répondu, qu'elle se chargeait de préparer le repas.

Je fus interrompu par le chauffeur qui me signala que j'étais arrivé, et lui tendis un billet, afin de régler la course. Le portier me salua et je me dirigeais vers l'ascenseur. Je poussais la porte du loft, et une odeur de poulet rôti atteignit mes narines.

- Ça sent bon ici, quand est-ce qu'on mange, lançais-je, à haute voix.

- Papa, tu es déjà là, dit-elle, en se jetant dans mes bras.

- Je la serrais dans mes bras et lui fis passer, tout l'amour que j'avais pour elle par ce simple geste.

- Le dîner est presque prêt, en attendant, tu peux aller t'asseoir dans le canapé, s'exclama-t-elle en retournant derrière les fourneaux.

- Où est ta grand-mère ? Demandais-je, en scrutant la pièce à sa recherche.

- Elle est à son studio, elle ne devrait plus tarder.

- Ok, je serais dans mon bureau en attendant que tout soit prêt, concluais-je, en me dirigeant vers celui-ci.

Je m'installais derrière mon ordinateur afin de profiter du temps qui m'était offert, afin de lire les mails que ma boîte contenait. Beaucoup étaient des messages de soutiens, provenant d'amis et un notamment du maire.

Toutefois, mon attention fut attirée par ceux de Gina, ils étaient assez nombreux. J'en ouvris un au hasard, et plus j'avançais dans la lecture plus je sentais la colère monter. Elle me menaçais de rompre mon contrat avec la maison d'édition, si je ne lui fournissais pas le chapitre que je lui devais. Selon elle, ce n'est pas parce-ce que Kate était dans le coma, que je ne pouvais pas écrire, au contraire j'avais tout le temps pour cela. Je ne pris même pas la peine de lire les autres pour comprendre qu'ils étaient de la même nature. J'entrepris donc, de lui répondre qu'elle pouvait toujours attendre, car ma priorité était Kate et le bébé. Qu'elle pouvait bien faire ce que bon lui semble concernant Black Pawn, et qu'elle était avant tout qu'une égoïste qui n'avait pas de compassion et encore moins de cœur.

- Richard, tu es déjà là, s'exclama, ma mère en faisant irruption dans la pièce.

- Oui, je suis rentré plutôt, car Jim et venu à l'hôpital pour voir sa fille, donc je me suis dit que je devais les laisser en tête en tête.

- Oh, et bien dans ce cas, nous allons pouvoir dîner ensemble, ça fera plaisir à Alexis, tu lui manques en ce moment, dit-elle.

- Oui, je sais, je ne suis pas très présent pour elle en ce moment et je suis sur qu'elle m'en veut un peu. Mais avec tout ce qu'il se passe, j'ai besoin d'être auprès de Kate, avouais-je, un peu honteux de faire passer mes besoins avant ceux de ma fille.

- Alexis est grande maintenant, ce n'est plus une petite fille capricieuse. Elle comprend ce qu'il se passe et que la priorité, c'est Kate et le bébé. Elle souhaite juste voir son père de temps en temps et t'entendre lui dire que tu l'aimes, argumenta-t-elle.

- Tu as raison et je vais faire un effort pour rentrer plus tôt le soir.

- Bien parfait ! Et si nous allions manger ce que ta fille a préparé, s'empressa-t-elle, en me guidant vers le salon.

Le dîner s'était déroulé dans la bonne humeur, malgré les préoccupations que j'avais. Mère, avait commencé par parler de son studio et de ses élèves qu'elle trouvaient brillants puis Alexis, avait continué en parlant de l'université, qu'elle trouvait toujours aussi passionnante et où elle trouvait les cours intéressants. Une fois le repas terminé, et la vaisselle faite, il n'était que vingt-deux heures. Toutefois, je m'étais dirigé vers ma chambre en souhaitant bonne nuit à ma fille et à ma mère, car depuis que Kate était à hôpital, je ne dormais pas beaucoup, et j'étais épuisé. Le peu de sommeil que j'avais était léger et mes nuits courtes, car elles étaient remplies de cauchemars. Je me couchais donc tôt et m'endormis, pour une fois, assez rapidement.


Un son strident, répétitif et désagréable résonnait au loin. Cela me tira de mon sommeil et je compris qu'il s'agissait de mon téléphone, je regardais mon réveil qui m'indiqua qu'il était trois heures du matin. Je décrochais rapidement, avant que la personne au bout du fil ne raccroche.

- Castle, répondis-je, d'une voix endormie.

- Monsieur Castle, désolé de vous déranger à cette heure-ci. Je suis l'infirmière du service de réanimation et le docteur Hayes m'a demandé de vous prévenir.

- Que se passe-t-il ? Dis-je, cette fois-ci parfaitement réveillé.

- Il y a eu quelques complications concernant votre femme et le docteur Hayes aimerait que vous rendiez à l'hôpital afin de vous parler, annonça-t-elle.

- J'arrive, je serais là dans trente minutes, fis-je, en raccrochant.

- Bon sang, le sort s'acharnait sur elle, même si son état ne s'était pas vraiment amélioré, le faite qu'il y ai des complications et que Hayes veuille me voir tout de suite ne présager rien de bon pour la suite.

J'entrepris de m'habiller rapidement et de laisser un mot aux deux femmes qui occupaient le loft, tout en appelant le portier pour qu'il arrête un taxi. Une fois à bord, je laissais les indications aux chauffeurs, afin que celui-ci me dépose le plus rapidement possible à l'hôpital.


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