Voilà la suite de cette histoire avec un peu de retard. Bonne lecture


Chapitre 5

Rick

Il ne m'avait fallu pas plus de trente minutes, comme je l'avais indiqué à l'infirmière, pour me rendre à l'hôpital. Je montais directement au service de réanimation, sans prendre la peine de revêtir la tenue tellement la situation était critique à mes yeux. Je fus stoppé dans mon élan par une infirmière qui me cria, que la tenue était obligatoire et que si je ne faisais pas demi-tour immédiatement pour y remédier, elle appellerait la sécurité. Je passais outre ses menaces et franchis le seuil de la chambre.

Le docteur Hayes m'attendait auprès de Kate et vérifiait ses constantes, comme je l'avais déjà vu faire des dizaines de fois.

- Que se passe-t-il ? Lançais-je, légèrement essoufflé par ma course folle et inquiet de ce que Hayes allait m'annoncer.

- Il y a eu quelques complications, mais tout est rentré dans l'ordre, pour l'instant, dit-il, le plus calmement possible.

- Pour l'instant ! Tiquais-je, qu'est-ce que cela veut dire ? Que son état va s'aggraver, ou bien s'améliorer ? Je n'en peux plus d'attendre dites-moi ce qu'il se passe exactement, criais-je, énervé d'être dans l'ignorance la plus totale.

- Calmez-vous monsieur Castle, ou j'appelle la sécurité pour vous escortez jusqu'à la sortie, me menaça-t-il.

Je pris conscience de mon comportement, lorsqu'il me parla de faire venir la sécurité. Je m'excusais d'avoir crié sur lui et m'asseyais pour entendre ses explications.

- Comme je vous le disais, il y a eu quelques complications, commença-t-il. Votre femme a convulsé, et cela, plusieurs fois avant que je ne lui administre un traitement afin de les stopper, continua-t-il.

- Convulsé ? Je ne comprends pas ! Vous m'avez dit que l'hématome c'était résorbé, dis-je, complètement perdu.

- Monsieur Castle, lorsque l'on s'est vu la première fois, je vous ai dit que son cerveau était comprimé par cet hématome et que si on ne faisait rien, il pouvait entraîner la mort. Maintenant qu'il s'est résorbé, la pression exercée sur le cerveau s'est relâché et à révélé des lésions cérébrale, avoua-t-il, d'un air grave.

Je compris à ce moment-là que la situation empirait de nouveau.

- Qu'elles vont être les conséquences de ses lésions ?

- Et bien si elle se réveille, elle pourrait présenter des problèmes d'élocution, de compréhension, de trouble musculaire, ou d'amnésie. Mais rien n'est certain, on ne le saura qu'une fois qu'elle sera sortie du coma.

- D'accord, et le bébé, est-ce qu'elle souffre de ses convulsions ? Demandais-je, en regardant le monitoring.

- J'ai fait appeler le docteur Price, pour qu'elle vous explique les options. Je vais voir si elle est arrivée, dit-il en quittant la pièce et me laissant seul.


4 jours plus tard

Le taxi, qui me conduisait, à l'hôpital était au point mort depuis quinze minutes et je commençais à trouver le temps long. Je décidais donc de descendre ici et de finir à pied le reste du trajet. Je payais le chauffeur en lui souhaitant une bonne journée. Un peu de marche à pied me ferais le plus grand bien.

Alors que je remontais vers l'Est, je repensais aux quatre derniers jours qui venaient de s'écouler, et c'étaient les pires, depuis l'incident de Kate. Les convulsions n'avaient pas complètement stoppées, mais étaient moins importantes dû au traitement qu'elle recevait. Et depuis, j'avais l'impression qu'une épée de Damoclès trônait en permanence sur la tête de Kate et du bébé.

En effet, les médecins m'avaient expliqué que le traitement était bénéfique pour Kate, mais nocif pour le bébé. Et inversement, si elle ne recevait pas le traitement, cela était favorable pour ma fille, mais dangereux pour ma femme. Un choix cornélien m'avait donc été posé avec deux options.

La première, était de donner le traitement à Kate et ainsi stopper ses convulsions. Cependant, pour cela, il fallait sortir le bébé plutôt que prévu, et ce afin d'éviter des complications, tel que des malformations cardiaques.

La seconde option, consistait à ne rien faire et voir si les convulsions persistaient et si c'était le cas, Kate pourrait en mourir et il faudrait pratiquer une césarienne en urgence pour tenter de sauver le bébé.

Dans les deux options qui m'étaient proposées, ma fille naîtrait avant l'heure, serait prématuré et aurait peut-être des séquelles. Et même si les médecins m'avaient assuré qu'elle ne serait pas une grande prématurée à ce stade de la grossesse, elle devrait rester en réanimation néonatale un petit moment.

J'avais donc choisi, avec beaucoup de réflexions et de discussion avec Jim, Lanie et les médecins, de prendre l'option numéro trois. Celle-ci consistait à administrer le traitement à Kate, mais à petite dose et de suivre encore de plus prés ma fille, grâce aux échographies. C'est pour cela que les convulsions n'avaient pas stoppées complètement, mais les docteurs restaient confiants sur ce choix, car elles restaient faibles, courtes et pour l'instant n'avaient aucune incidences sur le cœur du bébé.

Mes pensées furent interrompues par une ambulance qui passa tout près de moi, pour venir s'engager sur le parking des urgences. Cela me fit prendre conscience que j'étais arrivé devant l'hôpital.

Je poussais la porte de la chambre pour me retrouver devant mon pire cauchemar. Kate était là, couchée sur un lit d'hôpital, reliée à un divers tas d'appareils émettant des sons plus ou moins rassurants pour une personne étrangère au milieu médical. Mais pour moi, malheureusement, plus rien n'avait de secret sur les différentes machines qui permettaient à la femme que j'aimais de suivre son état de santé ainsi que de la maintenir en vie. Et pour l'instant, les sons émis étaient rassurants, son cœur battait à un rythme normal, ainsi que celui du bébé.

Aujourd'hui, j'étais en colère, en colère contre Kate, car si elle m'avait écoutée, nous n'en serions pas là ! Moi à son chevet à attendre qu'elle se réveille et elle dans le coma.

Et attendre, je n'en pouvais plus ! Dix jours que je passais mon temps à attendre, entre angoisse et espérance. L'angoisse de la perdre, de perdre ma fille, de les perdre toutes les deux, et l'espérance qu'elle se réveille, que l'on reprenne notre quotidien.

Mais notre quotidien devrait attendre, car pour l'heure, je m'installais dans le fauteuil auprès de Kate, et prenais sa main dans la mienne, toute en entamant la lecture d'un nouveau livre. Et alors que les premiers mots franchissaient mes lèvres, je sentis la main de Kate faire des soubresauts. Ma première réaction fut de regarder le moniteur cardiaque afin de vérifier que c'était des convulsions, mais contrairement à d'habitude, son cœur gardait un rythme normal, ce qui écartait une nouvelle crise. Je reprenais donc ma lecture, pensant avoir rêvé, mais je sentis de nouveau un mouvement. Cette fois, je regardais nos mains liées et celle de Kate bougea dans la mienne. Je me levais totalement paniqué par ce qui était après de se passer.

J'appelais une infirmière afin qu'elle prévienne le docteur Hayes du réveil imminent de ma femme, tout en serrant sa main et lui parlant.

- Kate, chérie, réveille-toi, je suis là.

Et à ce moment-là, ce que j'attendais depuis dix jours, était après se produire, Kate émergeait enfin de son long coma. Je vis ses yeux papillonner, puis ceux-ci finirent par s'ouvrir complètement, et je pus y lire de la panique.


Kate

Des bruits lointains parvenaient à mes oreilles, sans que je puisse vraiment les identifier. J'avais l'impression de devoir fournir un effort surhumain pour parvenir à les comprendre.

Je me concentrais donc le mieux que je pouvais et je finis par identifier la voix de Rick.

- Kate, chérie, réveille-toi, je suis là.

Je tentais d'obéir à l'ordre qui m'étais donné, même si cela me coûtais, car ceux-ci, furent agressés par la lumière de la pièce où je me trouvais. Je finis par les ouvrirent complètement et le visage de Rick m'apparut, ainsi que la pièce qui l'entourait.

Je réussis à distinguer une chambre d'hôpital et tous un tas d'appareils médicaux auxquels j'étais reliée. J'essayais de me souvenir pour qu'elle raison, j'étais ici et le dernier souvenir qui me revint fut mon agression dans cet appartement.

À ce moment-là, la panique me gagna, car j'avais l'impression d'étouffer. Je cherchais donc à remédier à cette sensation en essayant de retirer le tube qui me gênais, mais mon geste fut interrompu.

Un visage qui m'étais inconnu, apparu dans mon champ de vision et essaya de me repousser au fond de mon lit. Il parlait vite tout en donnant des ordres.

- Elle lutte contre l'intubation, il faut qu'elle se calme où je vais être obligé de la sédater, cria-t-il.

- Quoi ! Non, elle vient juste de sortir du coma, vous ne pouvez pas faire ça, intervint Rick. Laisser-moi, essayer de la calmer.

- Kate, calme-toi, calme-toi, chérie, essaya-t-il de me rassurer. Tu es en sécurité, les médecins veulent seulement vérifier que toi et le bébé aller bien, d'accord ?

Ses paroles eurent pour effet de me calmer instantanément, car j'avais omis le fait que j'étais enceinte. Et je pensais donc aux conséquences que cela avait pu avoir sur le bébé. Le médecin s'approcha de nouveau et commença à me poser une multitude de questions, tout pratiquant son examen.

Et après m'avoir demander de serrer les mains ,bouger les jambes, projeter une lumière vive dans les yeux, il eut l'air satisfait des résultats et prononça une phrase magique à mes yeux, à ce moment-là.

- Madame Castle, je vais vous extuber. Je veux que vous preniez votre respiration et que vous souffliez au moment où je vous le dirais. D'accord ?

Je lui fis signe de la tête, que j'étais prête et m'attendais tout de même à passer un mauvais moment. En effet, je ne fus pas déçue, cela était désagréable et je pensais vraiment que j'allais vomir, mais le pire fut après. Une fois le tube retiré, j'avais la gorge en feu, une sensation de brûlure me submergea et une violente toux me secoua pendant quelques minutes, à tel point que des larmes perlaient aux coins de mes yeux. On me posa un masque à oxygène sur le visage en me disant de prendre de grande bouffer.

Alors que je respirais mieux, et après quelque examen sur mes réflexes, l'équipe médicale se retira, pour me laisser seul avec Rick. Celui-ci s'approcha de moi et vint m'embrasser sur le front.

- Ne me refais jamais ça ! Tu comprends, j'ai cru te perdre chaque jour qui passaient, souffla-t-il, en me regardant dans les yeux.

- Chaque jour ? Murmurais-je, étonné d'entendre ma voix enrouée.

- Tu sors de dix jours de coma ! Ton petit malaise sur la scène de crime, où soit disant, tu allais bien, était en faite un traumatisme crânien, s'exclama-t-il, visiblement en colère, par le ton qu'il employait.

- Je suis désolée, je ne voulais pas te faire peur, avouais-je. Mais je me sentais vraiment bien sur le moment.

- Je sais, je sais, je l'ai déjà entendu ce refrain, mais vous vous êtes mis en danger tous les deux, dit-il, en posant sa main sur mon ventre.

- Pardonne-moi, s'il te plaît, je m'excuse de t'avoir fait peur, m'excusais-je encore une fois.

- Moi, je te pardonne sans problème, mais pour ce qui est de ton père et de Lanie, ça sera plus compliqué, ils sont vraiment en colère contre toi.

- Je suis sur qu'avec du temps, ils me pardonneront, fis-je, épuisée.

- J'espère pour vous madame Castle, mais pour l'instant, je pense que tu peux dormir, il faut que tu récupères, confia-t-il, tout en remontant les couvertures sur moi.

- Rick ?

- Oui.

- Elle va bien ?

- Qui ça ?

- Notre fille, elle va bien n'est-pas ?. Parce que tu ne m'en à pas vraiment parlé.

- Elle ! Comment sais-tu que c'est une fille ?

En effet, comment pouvais-je savoir que c'était une fille. Rick et moi, avions décidés d'avoir la surprise lors de l'accouchement, concernant le sexe de notre enfant. Toutefois, des brides de conversation me parvenaient et mon instinct m'avait dit que c'était une fille, sans aucune hésitation.

- Je ne sais pas, je crois que c'est toi qui me la dis.

- Kate, je ne t'ai rien dit... sauf quand tu étais dans le coma.

- Oh, et c'est bien, non ?

- Quoi, que ce soit une fille ?

- Oui, enfin, je veux dire que tu en as déjà une, mais une autre ne peut être que bien, fis-je, anxieuse.

- Kate ! Fille, garçon, peu importe, du moment que vous allez bien, c'est le plus essentiel à mes yeux. Et puis une mini Beckett, c'est cool, s'exclama-t-il.

- Et elle va bien, n'est-ce pas ?

- Et bien d'après le docteur Price, tous les examens qu'elle a pu te faire, elle est en parfaite santé.

- Bien, tant mieux je suis contente, fis-je, en bâillement.

- Bon maintenant, je pense que tu devrais te reposer. Alors ferme tes jolis yeux, et fait de beaux rêves sur notre fille.

- Tu restes avec moi, demandais-je, en lui prenant la main.

- Toujours, me répondit-il, en m'embrassant.


Je ne sais pas depuis combien de temps je m'étais assoupi, mais j'avais l'impression que je pourrais encore dormir quelques heures de plus, tellement j'étais fatiguée. Toutefois, les brides d'une discussion intense m'avaient tiré des bras de Morphée.

Les yeux encore voilés par le sommeil, je distinguais quatre personnes. Je reconnus Rick, le docteur Hayes, mais pas les deux autres. Ceux-ci portaient une blouse blanche et devaient être des médecins qui me suivaient.

La discussion avait l'air d'être plutôt animée puisqu'ils haussaient la voix. De ce que je comprenais, ils parlaient des étapes de mon rétablissement, et apparemment Castle n'était pas d'accord avec le déroulement qu'ils proposaient.

N'ayant pas remarqué mon réveil, je me manifestais auprès de Rick.

- Rick ?

Celui-ci se retourna, étonné de me voir réveillée, et franchi les quelques pas nous séparant, en un claquement de doigt, tellement il fut rapide.

- Eh ! Ma belle au bois dormant, ça va ?

- J'ai soif, quémandais-je.

Hayes se proposa d'aller chercher de quoi me réhydrater, et quitta la pièce.

- Qu'elle heure est-il ? Demandais-je en essayant de me redresser, sans pour toute fois y parvenir.

- Il ne doit pas être loin de dix-sept heures, répondit-il. Pourquoi cette question, tu as un rendez-vous de prévu ? Dit-il, pour me taquiner.

- Je crois que je serais bien incapable de m'y rendre, fis-je, en grimaçant.

- Tu as mal quelque part, lança-t-il, inquiet, en caressant mes cheveux.

- Oui, j'ai affreusement mal au dos, avouais-je. Cette position semi-couchée est désagréable, mais si je pouvais m'asseoir un peu je suis sur que ça me soulagerais.

Rick se retourna pour avoir l'aval des deux médecins et ceux-ci s'approchèrent, mettant ainsi mon cher et tendre de côté. Ceux-ci se présentèrent rapidement, Price était apparemment la Gynécologue qui me suivait depuis mon arrivé et Miller était un kinésithérapeute. Je n'eus même pas le temps de poser la moindre question, puisque comme le docteur Hayes l'avait fait quelques heures plutôt, Price commença toute une série de questions.

- Vous avez mal où exactement ?

- En bas du dos, répondis-je.

Je vis son visage se fermer et elle regarda le monitoring du bébé, puis elle rabattit les couvertures sur mes jambes et posa l'une de ses mains sur mon ventre rebondi, l'autre sur mes reins.

- La douleur est constante, ou bien seulement passagère ? Dit-elle, en m'auscultant.

- Je dirais constante.

- Et sur une échelle de un à dix, vous situez la douleur à combien ?

- Je dirais cinq, mais ça reste supportable. Il y a quelque chose qui ne va pas avec le bébé ? Fis-je, inquiète.

- Je m'assure juste que se ne sont pas des contractions, mais je pense que cela vient du fait que vous êtes restée longtemps immobile, malgré les séances de kiné faite par le docteur Miller. Le bébé poids du bébé pèse sur les muscles de votre dos et du bassin, et ça n'a rien d'avantageux. Vous sentez le bébé bouger ?

- Oui, pas de souci de ce côté-là, elle bouge toujours autant. Est-ce que je peux m'asseoir alors ?

- Docteur Miller ? Le questionna-t-elle, en le regardant.

- Je n'y vois pas inconvénient, annonça-t-il, en redressant légèrement le dossier de mon lit. Ça va mieux ?

- Oui, merci.

- Bien, parfait dans ce cas, je vais vous laisser, et je viendrais vous voir demain pour parler de la rééducation.

- De la rééducation ?

- Oui, vous en aurez besoin, car après dix jours dans le coma les muscles ont perdu de la masse musculaire, et cela, malgré les séances que je vous faisais quotidiennement.

Sur ces dernières paroles, Miller et Price quittèrent la chambre, en me laissant seule avec Rick.

- Et voilà ! Madame est servie, lança-t-il, en me tendant un verre d'eau muni d'une paille.

Alors qu'il le posait dans ma main, celui-ci me glissa entre les doigts et se renversa sur moi. Je jurais dû à mon manque d'inattention.

- Est-ce que tout va bien ? S'inquiéta-t-il, en essayant d'éponger le plus gros.

- Oui, c'est juste que j'ai l'impression d'avoir les bras en coton, tellement ce verre m'a paru lourd.

- Ne t'inquiète pas pour ça, Miller a bien dit que c'était normal. Avec la rééducation tout va bientôt rentrer dans l'ordre.

- J'espère, car je déteste être comme ça. Dépendante des autres, ça n'est vraiment pas pour moi.

- Personne n'aime ça ! Bon, je crois que je vais aller te chercher une nouvelle blouse, car celle que tu portes est définitivement trempée. Je reviens dans cinq minutes.

- Si tu pouvais ramener un peu d'eau, s'il te plaît, parce que j'ai toujours aussi soif, confiais-je, en souriant.

- À vos ordres, madame, dit-il, en imitant un salut militaire. A tout de suite.

Je profitais de l'absence de Rick, pour poser mes mains sur mon ventre et parler à ma fille, car j'avais pu lire dans les bouquins concernant la grossesse, que les bébés in-utero, étaient réceptifs à la voix de leurs mères et aux sons qui étaient proches ? Et malheureusement pour elle, même si je suis sur que Rick avait fait le nécessaire, elle avait été privée de ma voix et de mon attention pendant dix jours.

- Ma puce ! C'est maman, je suis vraiment désolée de ne pas avoir pu te parler, mais je ne t'ai pas oubliée tu sais.

Et pour toute réponse, celle-ci me flanqua un coup de pied dans les côtes, ce qui me fis sursauter et me fis monter les larmes aux yeux.

- Oui, c'est bien moi, ma chérie, et sache que plus jamais je ne prendrais de risque te concernant. Je t'aime...

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi tu pleures ? Tu as mal quelque part, débita Rick, à toute vitesse en accourant avec un nouveau verre d'eau.

- Non, calme-toi, c'est juste que je lui parlais, dis-je en désignant mon ventre, et qu'elle m'a répondu à sa façon.

- Oh ! Tout va bien alors ?

- Oui, tout va bien, sauf peut-être cette soif qui n'est toujours pas résolue, le taquinais-je.

- Pardon, je te propose de te tenir le verre cette fois-ci.

- Je pense que c'est préférable pour l'instant. Merci.

Une fois désaltérée, il m'aida à me changer. Le fait qu'il soit obligé de le faire, me gênais. En effet, ce n'était pas tant le fait que je sois nue devant lui qui me dérangeais, car nos corps n'avaient plus de secrets l'un pour l'autre, mais le fait qu'il le fasse pour m'habiller parce que même cette tâche aussi simple soit-elle, me demandais un effort considérable.

Il remarqua ma gêne, car il détendit l'atmosphère en me disant qu'il aurait préféré faire cette bonne action dans un tout autre lit.

- Moi aussi j'aurais préféré, cela aurait au moins signifier que j'en étais capable, murmurais-je, tristement.

- Kate, que je te déshabille lorsque l'on passe l'un de ces agréables moments ou parce ce que tu es malade, ne me dérange pas. Je te rappelle que je t'ai épousé pour le meilleur et pour le pire, dans la santé et dans la maladie... etc, etc. Alors arrête de faire cette tête et je te promets que tout ça, sera un mauvais souvenir.

- Merci. Rick ?

- Oui.

- De quoi étiez-vous entrain de parler lorsque je me suis réveillée, car tu n'avais pas l'air d'accord avec eux, demandais-je.

- Nous discutions de ta rééducation et sur la rapidité de celle-ci.

- Comment-ça ?

- Le docteur Miller et Hayes pensent qu'il faut démarrer ta rééducation le plus rapidement possible et ont déjà préparer un planning digne un entraînement militaire. Mais Price aimerait que tu te reposes quelques jours, et j'avoue que je suis assez d'accord avec elle.

- Et je suppose que c'est Miller qui a gagné, puisqu'il m'a dit à demain ?

- Exactement, d'ailleurs, je pense que tu devrais te reposer pour être en forme demain.

- Tu n'as pas besoin de me le dire deux fois, tu sais, je suis vraiment épuisée, dis-je, en fermant les yeux. Tu seras toujours là quand je me réveillerais ?

- Je ne bougerais pas d'ici, tu peux dormir tranquillement, je veille sur vous deux, murmura-t-il, dans mon oreille. Je t'aime Kate.

- Moi aussi, je t'aime Rick.