Hello tout le monde ! J'espère que vous avez passé un bon début de semaine !

Perso j'ai enfin réalisé que ma licence ne me correspondait pas (quand traduire cette fanfiction est devenu plus intéressant que suivre mes cours...) je compte finir le semestre puis ne pas me réinscrire, pour faire mon service civique à partir de septembre !

Enfin bref, place à la lecture !

Rappel du disclaimer : cette fanfiction est l'œuvre de classicdisneyFTW, je n'ai pour mérite que de l'avoir traduite ! Les personnages appartiennent à Disney !

Une heure. Une heure avant que Don Julian n'arrive pour dîner. Imelda soupira et regarda le coucher de soleil. La veille au soir, il était avec elle à regarder l'astre descendre. Elle chassa un frisson à ce souvenir. Qu'était-elle supposée faire maintenant ? Sa mère était déjà sur le point de choisir sa robe de noces. Tout le monde s'attendait déjà à la voir finir avec Don Julian. Les autres hommes venus la courtister n'était pas à moitié aussi importants que lui. Il était un membre majeur de leur communauté, sans oublier sa richesse. De plus, ses autres prétendants avaient été très insistants, mais fugaces dans leur cour. Don Julian semblait en comparaison très sérieux dans ses déclarations, si on ignorait son évident ennui lorsqu'il les faisait. Mais était-il réellement le genre de personne qu'elle devait épouser ? Elle tenta de se le représenter. Elle et Don Julian ensemble. Elle à son bras, elle entretenant la maison, elle l'embrassant... berk. Cela n'avait aucune spontanéité pour elle. N'y avait-il donc personne d'autre ?

"- Hola !"

Surprise par la voix, Imelda regarda vers le portail. Dans la faible lumière, elle vit une grande silhouette maigre de l'autre côté sans pouvoir décerner un visage. Elle plissa les yeux, tentant de distinguer la personne. "- Qui est là ?

- C'est moi. Vous vous souvenez ? L'homme que vous avez frappé avec votre bottine ?"

Imelda fronça un sourcil, reconnaissant le jeune étranger débraillé qu'elle avait agressé quelques jours plus tôt. Il ne portait plus sa guitare et était maintenant vêtu d'habits propres, mais il portait toujours le même chapeau de paille qui lui donnait un air malicieux. Il s'appuyait nonchalamment au portail, souriant d'un air idiot. Imelda était déroutée de voir une personne aussi malvenue devant sa porte.

"- Que faites-vous là ?," demanda-t-elle.

"- Je suis là de la part d'Ernesto de la Cruz," répondit-il en poussant le portail et entrant dans le jardin.

"- Ernesto ? Vous le connaissez ?

- Si. Je suis son partenaire."

Imelda rit. "- Ernesto n'aurait pas une vie aussi mauvaise que son partenaire.

- Une mauvaise vie ?," répéta-t-il en s'approchant d'elle, offensé. Elle pouvait maintenant le voir clairement. Il semblait mi-vexé, mi-amusé de son commentaire. "- Pour votre gouverne, je suis probablement le musicien le plus dinstingué sur lequel vous avez posé les yeux. Et le plus beau, aussi."

Il bomba sa poitrine maigre tout en souriant d'un air parfaitement ridicule. Puis, il lui fit un clin d'oeil. Imelda se renfrogna, peu amusée. Il la taquinait et elle n'appréciait pas.

"- Qu'est-ce que vous voulez ?," demanda-t-elle d'une voix neutre.

"- Je vous l'ai dit, je suis là pour Ernesto."

"- Si vous êtes réellement son partenaire, savez-vous pourquoi il n'est pas venu lui-même ?," demanda Imelda, suspicieuse.

"- Il euh... ne sait pas que je suis là."

Imelda leva un sourcil, puis l'observa pour chercher une trace de malhonnêteté. Il était singulier, et elle détestait les singularités, mais elle se rappelait qu'Ernesto avait mentionné un partenaire et tous les deux étaient apparus dans le coin au même moment. Elle le croirait... pour cette fois. "- Comment avez-vous dit que vous vous appeliez ?

- Hector," répondit-il en retirant son chapeau et le tenant humblement entre ses mains. "- Hector Rivera.

- Eh bien, Hector Rivera, Ernesto a bien mentionné qu'il avait un partenaire," déclara Imelda. "- Alors je vous accorde le bénéfice du doute.
- Très généreux de votre part," répondit Hector avec une touche de sarcasme.

Imelda le regarda d'un air mauvais. "- Alors, pourquoi traîniez-vous autour de ma maison sans qu'il le sache ?

"- Eh bien, senorita, vous vous souvenez du défi que vous lui avez lancé ? Ecrire une chanson originale ?"

Imelda croisa les bras. Où voulait-il en venir ?

"- Et, voyez-vous, aucun de nous deux n'a jamais écrit de chanson d'amour auparavant, et le projet est un peu ardu puisqu'aucun de nous n'est jamais tombé amoureux.

- C'est pour cela que je lui ai donné ce défi," déclara Imelda. "- La musique doit venir du coeur. Lorsqu'il ressentira quelque chose pour moi, la musique viendra."

Hector pinça les lèvres, sceptique. "- Je ne pense pas que ce soit aussi simple."

Imelda croisa les bras et leva un sourcil. "- Oh, vous en savez quelque chose ?

- Si j'en sais quelque chose !," s'écria Hector sur un ton défiant. "- J'ai écrit ma part de chansons.

- Eh bien, si Ernesto se soucie de moi, alors l'inspiration pour sa chanson d'amour lui viendra," insista-t-elle.

"- Je pense que vous ne comprenez pas ce qu'est écrire une chanson.

- Je pense que c'est vous qui ne comprenez rien à l'amour."

Hector croisa les bras. "- Peut-être bien. Mais je pense que l'amour n'est pas quelque chose qui doit être forcé afin d'écrire une chanson."

Imelda secoua la tête, ennuyée. "- Est-ce que vous êtes venus uniquement pour défendre vos idées sur l'amour et la composition, ou êtes-vous venu avec autre chose en tête ?"

Hector plissa les yeux d'un air aussi ennuyé qu'elle. "- Maintenant que vous le dites," dit-il d'un ton direct, "- Je suis venu pour aider Ernesto à écrire sa chanson.

- L'aider ? Comment ça ?," interrogea Imelda.

"- Je suis venu vous poser quelques questions," répondit Hector, haussant les épaules. "- Qu'elle est le style de musique que vous préférez ? Qu'est-ce que vous aimez et n'aimez pas ? Quelle est votre personnalité afin qu'il puisse savoir quelles métaphores utiliser. Est-ce que vous êtes une étoile au firmament, le soleil qui se lève, une fleur qui s'ouvre ?," Il fit une pause pour la regarder de haut en bas, pensif. "- Personnellement, je pense que vous êtes un cactus qu'on essaie d'enlacer, mais j'imagine qu'Ernesto pense autrement.

- Un cactus ?," répéta Imelda, outragée.

"- Je veux dire que si quelqu'un essaie de se rapprocher de vous, il se fait piquer," déclara simplement Hector. "- Je pense que vous êtes dure à aimer.

- Moi ? Dure à aimer ?," dit Imelda, avant de rire légèrement. "- J'ai plus de prétendants que vous ne pourriez en compter.

"- Et combien y'en a-t-il encore à vos trousses ?," demanda-t-il, les sourcils levés.

Pour une fois, Imelda ne trouva rien à répondre, pas de réplique acérée ni quoi que ce soit. A la place, elle lança un regard noir au bâton parlant et chevelu devant elle et mit ses mains sur ses hanches, la fureur pulsant dans ses veines. "- Vous savez ce qu'est votre problème ? Vous pensez tout savoir, même quand ce n'est pas le cas.

- Et votre problème est que rien ne vous impressionne," rétorqua-t-il sur un ton froid et calme, mais toujours passionné. "- Vous pensez que le monde tourne autour de vous.

- C'est faux !

- C'est la pure vérité ! Pensez à quand nous nous sommes rencontrés, vous m'avez frappé avec votre chaussure ! Pourtant, je ne faisais que passer. Et tout à l'heure, vous m'avez à peine cru quand j'ai dit être le partenaire d'Ernesto. Quelles étaient vos raisons pour ne pas me croire ?"

Imelda le fixa, sous le choc. C'était le premier homme qu'elle rencontrait qui avait du répondant. Les autres ne faisaient que bredouiller et et s'enfuir. Mais sa surprise disparut aussi vite qu'elle était arrivée, laissant place à la colère. De quel droit cet étranger osait-il lui exposer ce qu'elle pensait et faisait ?

Elle inspira profondément, se grandissant bien qu'elle ne puisse l'être autant qu'Hector. "- Ecoutez-moi bien," dit-elle sèchement, "- Je n'ai pas besoin de l'opinion d'un musicien aussi quelconque !

Le visage d'Hector resta stoïque même s'il fronça les sourcils dans sa direction, mais elle devina qu'elle avait touché un point sensible. "- Quelconque ?" répéta-t-il en s'approchant jusqu'à être nez à nez avec elle. "- Vous me pensez quelconque ? Attendez de voir, je... Ernesto va vous écrire une chanson telle que vous n'en avez jamais entendue !"

Sur ces mots, il enfonça son chapeau de paille sur ses cheveux ébouriffés, tourna les talons, sortit du jardin et claqua le portail derrière lui.
Imelda se tint là dans un silence stupéfait en fixant le portail par lequel il était parti, durant ce qui sembla être une éternité. Que venait-il de se passer ? Elle ne s'était jamais disputée avec quelqu'un de cette manière. Personne n'avait jamais osé la défier. Qui était cet Hector qui ne se gênait pas pour lui tenir tête ? Il n'agissait pas comme un gentleman ni comme un lâche, juste comme quelqu'un qui exprimait ses émotions.

"- Imelda !," l'appela sa mère de l'intérieur. "- Rentre tout de suite. Il faut tout préparer pour la venue de Don Julian ce soir."

Et voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plus ! Il est un peu plus long que les autres et n'a pas été simple à traduire à cause de certaines expressions, donc j'en suis plutôt fière ! De sacrés caractères, ces jeunes ^^ Pour une fois qu'Imelda trouve quelqu'un qui ne la laisse pas lui marcher dessus !

Allez, bonne fin de semaine et à jeudi prochain !