Coucou tout le monde !
D'abord, merci merci pour vos reviews, ça me fait chaud au cœur de voir qu'elle plaît 3
NaomiWeaver : Je suis plus fan d'Hector que d'Imelda en ce qui me concerne car je le trouve plus développé en tant que personnage, et lui a été encourageant envers Miguel dès le début comme une famille est supposée l'être ! Pourtant, au début du film je m'en méfiais comme de la peste, mais à la fin je pleurais tout ce que je pouvais parce que je ne voulais pas qu'il meure xD J'ai été très étonnée aussi que le film n'ait pas éveillé les écrivains français, alors qu'il a eu encore plus de succès en France qu'aux USA ! J'ai eu un gros coup de cœur pour les problématiques soulevées (la famille, la mort, la vocation...) et je l'ai trouvé vraiment bien tourné ! et bien les graphismes dans le monde des morts... J'étais au bout de ma vie tellement c'était beau ! Et pour la traduction d'autres ff, c'est une bonne question, j'accepte bien entendu les suggestions ! Si je suis familière de l'univers et que le film/livre/manga/série m'a plu il y a bien moyen que je demande à l'auteur.e si je peux la traduire ! Mais je n'en traduirai probablement qu'une à la fois par contre, parce que c'est long ^^ Et merci beaucoup pour ta gentille review 3
Liaux : Merci beaucoup, j'espère que cette suite te plaira :3
Bref, bonne lecture à vous !
"- Eh bien, je trouve que tout s'est superbement bien passé," déclara la mère d'Imelda.
Imelda n'était pas sûre d'être d'accord. Bien sûr, Don Julian s'était comporté comme l'incarnation même du gentleman et l'avait arrosée de compliments toute la soirée... semblant même sincère. Cependant, il manquait toujours quelque chose : cette étincelle, ce feu. Il manquait de passion. Il était bien trop terne. La seule chose un tant soit peu excitante chez lui était sa fantastique moustache.
"- Tu ne trouves pas que cela s'est bien passé, Imelda ?," lui demanda sa mère.
"- Oh ! Oh, si," répondit-elle.
"- Qu'est-ce qui ne va pas ?," l'interrogea sa mère, la sentant troublée.
"- Rien. Don Julian est très gentil," insista Imelda.
"- Mais ?"
Imelda laissa échapper un soupir. "- Mama, tu ne trouves pas qu'il est un peu... ennuyeux ?
"- Ennuyeux ?," répéta sa mère. "- Imelda, la moitié de la ville lui appartient.
- J'en suis bien consciente. Mais pense à tout ce qu'il a dit hier soir," dit Imelda. "- Tout ce dont il a parlé, c'était moi ou ta cuisine.
- Et en quoi est-ce un mal ?
- Eh bien, si je dois l'épouser, ne devrais-je pas savoir autre chose de lui, à part le fait qu'il soit riche ?"
Sa mère roula des yeux. "- Tu trouves toujours quelque chose à redire, hein ?"
Imelda se rembrunit, se rappelant ce qu'Hector lui avait dit plus tôt, " votre problème est que rien ne vous impressionne". "- Ca n'a rien avoir avec une critique," déclara-t-elle. "- J'aimerais meiw le connaître, c'est tout."
De plus, il a donné des discours passionnés sans aucune passion, pensa-t-elle. Mais elle se tut.
"- Eh bien, tu vas devoir t'en occuper toi-même," répondit sa mère. "- Depuis que Don Julian a clairement donné ses intentions, personne n'est venu se déclarer. Il est peut-être bien ta dernière option.
- Ce n'est pas vrai," dit Imelda sans réfléchir. "- J'ai été approchée hier.
- Vraiment ? Par qui ?," s'enquit sa mère, entre la curiosité et l'hostilité.
Imelda souhaita instantanément n'avoir rien dit, mais elle ne pouvait plus reculer. Elle continua audacieusement : "- C'est un étranger, il est venu pour participer au concours de musique de la semaine prochaine.
"- Un musicien itinérant ?," dit sa mère, l'air peu impressionné. "- Pourquoi ne l'ai-je pas encore rencontré ?
- Je l'ai rencontré seulement hier," déclara Imelda. "- Mais ses intentions sont claires.
- Hmm...," répondit platement sa mère. "- Et... il te plaît ?
- Eh bien, je... je ne sais pas," répondit Imelda, sentant ses joues chauffer.
"- Si, c'est le cas. C'est écrit sur ton visage," dit sa mère, faisant un geste vers elle.
"- Je viens de rencontrer Don Julian aussi," protesta Imelda.
"- Et tu sais déjà qu'il ne te plaît pas.
- Peut-être que si j'apprends à la connaître...
- Qui est ce musicien ?,"la coupa sa mère.
Imelda se tourna les pouces. "- Il s'appelle Ernesto de la Cruz.
- Ca sonne bien comme un musicien," dit sa mère avec un bruit sarcastique. "- Est-ce qu'il est bon, au moins ?"
Imelda ne put retenir un sourire. "- Si."
Sa mère poussa un soupir, cédant. "- Dans ce cas, j'imagine que je dois le rencontrer. La prochaine fois que tu le vois, invite-le à souper."
"- Je ne sais pas ce que tu lui trouves, Ernesto. Elle est grossière, obstinée et de mauvaise compagnie."
Hector et Ernesto s'étaient installés hors de la cantina, regardant les gens passer. Hector tentait d'accorder sa guitare, mais il était si concentré à se plaindre d'Imelda que cela ne sonnait jamais juste.
"- Je sais, n'est-elle pas divine ?," dit Ernesto avec un rire.
Hector secoua la tête. Il ne comprendrait jamais son ami. Il était généralement attiré par les filles qui tombaient à ses pieds, le suppliant de les prendre. Il choisissait toujours la plus jolie du lot, et lui faisait ensuite "passer du bon temps". Puis, le jour suivant, il était incapable de se souvenir de son nom, ou de la reconnaître dans la foule. Mais ils partaient vite par la suite et il n'avait alors plus à s'en faire.
Alors que se passait-il avec cette fille ? Hector n'arrivait pas à comprendre. Peut-être appréciait-il le défi ? Mais ça ne semblait pas logique. Ernesto détestait se donner du mal pour quoi que ce soit. C'était Hector qui se chargeait du plus difficile dans leur relation. L'idée qu'Ernesto était peut-être vraiment tombé amoureux d'Imelda lui traversa l'esprit, mais cela ressemblait plus à un rêve. Puis il considéra le fait qu'il s'ennuyait peut-être. Mais Hector balaya cette idée aussi vite qu'elle lui était venue. Il ne pouvait pas voir son ami ainsi. Serait-il vraiment capable de jouer avec le coeur de quelqu'un pour cette raison ? Sûrement pas !
"- Si tu le dis, " lui dit Hector, essayant une fois de plus de jouer sa guitare. Cela ne sonnait toujours pas juste. Il essaya de desserrer une des cordes à nouveau. Pourquoi n'y arrivait-il pas ? Il l'avait pourtant fait des centaines de fois.
"- C'est la corde du D. Il faut la resserrer un peu plus."
Hector, surpris par la voix, leva la tête pour se retrouver face à la femme dont ils parlaient justement, Imelda. Elle se tenait les mains sur les hanches devant eux. Ernesto se leva instantanément à sa vue, mais Hector se renfrogna et se concentra de nouveau sur sa guitare.
"- Je ne pense pas que ce soit la D," dit-il.
"- C'est le cas," insista-t-elle.
"- Non. La corde du A doit être desserrée et ensuite les deux cordes E doivent être un peu plus serrées, et je crois que ce sera bon."
Imelda émit un soupir dramatique. "- Tu rends les choses plus compliquées qu'elles ne le sont. Serre la corde du D, espèce de burro têtu !" (NDR : burro = âne)
Hector leva un sourcil, à la fois à cause de l'insulte et du tutoiement, puis lâcha un grand soupir qui ressemblait plus à un grognement. "- Ay ! Très bien !," dit-il en resserrant la corde.
Quand il frotta les cordes par la suite, elles étaient parfaitement accordées. Imelda sourit fièrement quand Hector la regarda d'un air surpris.
Ernesto laissa échapper un rire. "- Tu vois ? Je t'avais dit qu'elle était merveilleuse."
Hector ne répondit pas, mais regarda de nouveau sa guitare pour en pincer les cordes, agacé. Ernesto s'avança vers Imelda, souriant. "- Que fais-tu ici, mi flora bonita ?" (NDR : mi flora bonita = ma jolie fleur)
Il prit sa main pour l'embrasser. Hector la vit rougir. Il n'était pas surpris puisqu'il avait vu tant de filles avoir la même réaction, cependant il avait attendu autre chose de la part de celle-ci.
"- Ma mère veut vous rencontrer," dit-elle sans détour.
"- Ta mère ?," répéta Ernesto, l'air surpris.
"- Oui. Voudriez-vous venir pour le souper demain soir ?"
Pendant un moment, Ernesto ne dit rien. Hector pouvait imaginer son ahurissement. Bienvenue dans la vraie cour, Ernesto. Rencontre avec la famille et tout ça. Hector avait envie de rire.
"- Si, bien sûr," dit finalement Ernesto. "- Mais puis-je venir avec Hector ?
- Hector ?!," s'exclamèrent-ils en même temps, choqués.
"- Nous pourrions avoir besoin d'un autre chaperon que votre mère. De plus... le pauvre gars ne ferait rien sans moi.
- Ce n'est pas..., " protesta Hector avant qu'Ernesto ne le réduise au silence en lui écrasant le pied.
Imelda lança un regard noir à Hector qui se doutait que l'idée ne lui plaisait pas. Malgré tout, le regard d'Ernesto était suppliant et Hector savait qu'aucune femme ne pourrait y résister. Elle secoua la tête, vaincue. "- Je demanderai à ma mère, mais je suis sûre qu'il n'y aura pas de problème," dit-elle.
" Que bueno !," s'exclama Ernesto. "- Nous nous reverrons demain soir !"
Et voilà ! Celui-ci était un peu plus long ! Le piège de la cour se referme sur Ernesto, héhé :p Bon, autant vous le dire : je n'ai aucune notion de solfège. Donc si je me suis trompée en nommant les cordes citées dans ce chapitre, n'hésitez pas à me le faire savoir et me corriger !
