Hello hello tout le monde ! Voici un chapitre bien long qui j'espère vous plaira ! Personnellement j'ai adoré le traduire, il était vraiment drôle !

Merci à NaomiWeaver pour sa longue review ** niveau anglais, je me débrouille quand même, mais j'avoue faire parfois appel à un traducteur pour certaines expressions ou verbes que je n'arrive pas à interpréter, ou des tournures de phrases qui ne sonnent pas bien ^^ mais je trouve que traduire est vraiment enrichissant ! et en ce qui concerne la mort d'Ernesto, je suis d'accord, on peut même dire qu'avec la seconde chute de cloche à la fin du film, il s'est fait rattraper une seconde fois par le karma à cause de ses nouvelles intrigues afin de rester blanc comme neige... assez ironique vu qu'il s'habille toujours en blanc d'ailleurs ! Pour la découverte de ses premiers mensonges (il commençait déjà l'usurpation tiens ! je viens de me rendre compte !) aha surprise surprise :p

Liaux : Des fois j'ai l'impression qu'en fait Ernesto est simplement quelqu'un de vantard, sans plus de jugeote ou d'intelligence ._. Enfin tu comprendras dans ce chapitre pourquoi il ne voulait pas y aller tout seul :P

Bonne lecture !

Hector tripota son col. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas pris autant de soin à s'habiller. Il fusilla son ami du regard, lui qui était aussi apprêté que d'habitude, les cheveux rabattus en arrière, les vêtements repassés, les dents bien blanches.

"- Je ne comprends toujours pas pourquoi tu as besoin de ma présence."

Ernesto passa la main dans ses cheveux brillants. "- Je ne pourrai jamais faire ça seul," expliqua-t-il. "- Tu as entendu Imelda, comment aurais-je pu lui dire non ?

- Est-ce que tu voulais vraiment dire non ?," se demanda Hector.

"Eh bien, je ne sais pas. Pas exactement," dit Ernesto. "- Je veux dire, je veux continuer de la voir, mais... sa mère ? Depuis quand est-ce que ça fait partie de l'affaire ?"

Hector secoua la tête, désespéré. "- Généralement, quand on courtise une fille, sa famille n'est pas loin," fit-il remarquer. "- C'est un prix de groupe, si on veut."

Ernesto soupira lourdement. Hector remarqua qu'il jouait avec sa cravate. Il était nerveux. Hector l'avait rarement vu dans cet état. C'était l'homme le plus sûr de lui qu'il ait jamais rencontré. Il leva un sourcil dans sa direction. "- Tu n'as jamais été dans cette situation ?"

"- Non !," s'écria brutalement Ernesto. "- C'est pour ça que j'ai besoin de toi. Tu es bien plus habitué à ce genre de choses que moi."

Hector leva les mains, vaincu. "- Très bien, je comprends. Je serai là en tant que soutien, sans intervenir.

- Tu distrairas la mère ?," demanda Ernesto avec espoir.

Hector sourit. "- Oui, je distrairai sa mère.

- Tu es le meilleur, Hector !"

Ils arrivèrent à la maison à l'heure, juste avant que le soleil ne disparaisse. En fait, ils étaient même plutôt en avance. Hector permit à Ernesto de se tenir devant lui et de toquer à la porte. Ce fut Imelda qui l'ouvrit. Elle portait une robe d'un jaune lumineux avec de longues manches bouffantes et des lacets blancs sur son col qui contrastaient joliment avec sa peau sombre. Elle sourit chaleureusement à Ernesto.

"- Ernesto, vous êtes en avance," dit-elle jovialement. "- Entrez."

Elle lança un regard à Hector et son sourire se fana. Elle hocha légèrement la tête dans sa direction. "- Hector," dit-elle simplement.

"- Hola, Imelda. C'est un plaisir de vous revoir," dit Hector aussi aimablement que possible.

Elle ne répondit pas et reporta son attention sur Ernesto alors qu'ils entraient. Ernesto était tellement obnubilé par Imelda qu'il avait commencé à s'avancer dans la maison sans retirer son manteau ni ses chaussures. Hector remarqua le faux pas, attrapa son ami par l'épaule et demanda rapidement à Imelda : "- Où pouvons nous mettre nos affaires ?

- Vos affaires ?," demanda Imelda.

"- Nos manteaux," dit Hector en désignant sa veste en cuir. "- Nos chaussures.

- Oh, bien sûr," répondit-elle comme si elle-même avait oublié. Elle se tourna vers Ernesto. "- Vous pouvez mettre votre veste et vos chaussures dans la penderie."

Hector et Ernesto retirèrent leurs vestes et leurs bottes et se dirigèrent vers Imelda qui avait ouvert une porte près de l'entrée. Ernesto y entra avec ses affaires, Hector à sa suite. Imelda regarda Hector, l'air irrité. "- Toi ? Tu peux les mettre sur ta tête, ça m'importe peu."

Hector plissa les yeux dans sa direction pendant qu'elle aidait Ernesto à ranger ses vêtements dans la penderie. Il la suivit ensuite dans la cuisine sans même un regard pour Hector.

Hector regarda ses affaires, pensif. Quel était son problème ? Il avait tout aussi peu envie d'être là qu'elle ne voulait le voir dans ces murs, mais au moins il essayait d'être poli. Tant pis, si elle n'essayait pas d'être courtoise, alors pourquoi se forcerait-il ? Il plia sa veste avant de la placer sur sa tête, avant d'y mettre ses chaussures. Elle lui avait dit de les mettre là, c'est ce qu'il allait faire. Il suivit le couple dans l'autre pièce, équilibrant ses vêtements au fur et à mesure de ses pas. Quand il entra, au départ, personne ne fit attention à lui. Imelda et Ernesto s'étaient déjà assis à la table pour discuter ; ou du moins, Ernesto parlait et Imelda l'écoutait, le menton calé entre ses deux poings, captivée par quelque sujet qu'il avait choisi pour pouvoir s'en vanter. La mère d'Imelda n'était pas encore arrivée. Hector devina qu'elle devait être en train de préparer le dîner dans la cuisine ; ils étaient en avance après tout. Hector s'avança prudemment dans la pièce, gardant toujours ses affaires en équilibre sur sa tête, et s'assit à côté d'Ernesto. Ils le remarquèrent enfin.

Ils le fixèrent tous les deux, mais Imelda réagit la première. "- Mais qu'est-ce que tu fais ?," demanda-t-elle.

"- Quoi donc ?," demanda Hector sur un ton innocent.

"- Quoi donc ?," répéta Imelda d'une voix singeante. "- Tu sais tout à fait de quoi je parle.

- Je ne vois rien de particulier, senorita," répondit-il simplement. "- C'est vous qui m'avez dit de mettre mes affaires sur ma tête."

Imelda lui lança un regard noir. Ernesto sentit la tension entre eux deux et dit rapidement : "- Très drôle, Hector. Haha !," puis il se tourna vers Imelda. "- Un vrai clown, pas vrai ?"

Mais Imelda ne rit pas. Hector lui sourit, plutôt fier de lui. "- Est-ce qu'il vous arrive de rire ?"

Elle le fusilla du regard. "- Bien sûr ! Je ris sans arrêt. C'est juste que je ne vous trouve pas drôle.

- C'est étrange, car ma mère me trouve hilarant."

Imelda ne rit toujours pas. Hector haussa les épaules, gardant la tête bien droite afin que rien n'en tombe. "- Ca valait le coup," dit-il. Puis il sourit à nouveau alors qu'il pensée lui venait. "- Je sais ! Au lieu de demander à tes prétendants de t'écrire une chanson, tu devrais leur demander de te faire rire !"

Imelda sauta sur ses pieds, furieuse. "- Enlève ça de ta tête !," s'écria-t-elle.

Hector haussa les sourcils, surpris par sa crise, et obéit immédiatement. Elle les lui arracha des mains et siffla : "- Tiens t'en aux "hola" et "adios".

- Mais si j'ai une question ?," interrogea Hector.

"- Garde-la pour toi," répondit-elle, le nez en l'air.

"- Mais si c'est vraiment, vraiment important et que la vie de plusieurs personnes dépendent de cette question ?

- Tu peux me demander," grogna Imelda, sa respiration s'accélérant avec l'irritation.

"- Ou que le puits s'assèche et tu doives aller dans la ville voisine chercher de l'eau ? Et si il y a une troupe de bandits qui se dirigent vers ta maison ? Ou si-"

Le visage d'Imelda était devenu rouge vif sous la colère. "- AY ! Silencio !"

Elle lança une des bottes d'Hector sur lui-même. Il l'esquiva et elle frappa Ernesto au ventre. Il qui poussa un cri de douleur et l'expression de la jeune femme se transforma instantanément pour devenir du remord. Elle lâcha les affaire d'Ernesto et se précipita vers Ernesto qui s'était agenouillé sous la douleur.

"- Oh non, je suis désolée !," s'écria-t-elle.

Ernesto n'arrivait pas à parler et fit un geste vain. Imelda l'aida à s'installer sur une chaise. Hector se contenta d'observer la scène, abasourdi. Une fois qu'il fut installé sur la chaise, Imelda revint à lui. "- Tu vois ce que tu as fait ?!

- Moi ? C'est toi qui a lancé cette chaussure !," fit remarquer Hector.

"- C'est toi qui m'y as poussée parce que tu parlais sans cesse !," s'écria-t-elle. "- Tu ne te tais jamais ?

- Pas vraiment, non. Demande à n'importe qui."

Imelda se baissa, défit sa chaussure et et la planta sous le menton d'Hector. "- Je te préviens, essaie seulement de m'énerver un peu plus," dit-elle sur un ton venimeux.

Hector se raidit, se souvenant de la dernière fois où elle l'avait frappé au visage. Pour autant, il ne put pas se retenir de faire un commentaire. "- Tu ne penses pas que tu as frappé suffisamment de personnes pour aujourd'hui ?"

Imelda fit un pas de plus vers lui tout en gardant la chaussure sous le menton de son vis-à-vis, le visage congestionné de fureur. Elle devait se tenir sur ses pointes de pied, mais elle garda son nez si proche de lui qu'il pouvait sentir son souffle. "- Un mot de plus, Hector Rivera," siffla-t-elle. "- Ose seulement."

Elle se tint ainsi pendant ce qui sembla être une éternité. Hector pouvait toujours entendre Ernesto haleter, mais il ne pouvait se concentrer que sur cette fille en face de lui. Il pouvait voir chaque détail de son visage. Il ne l'avait jamais vu auparavant, mais elle avait un grain de beauté sous le nez.

"- Très bien, Imelda. Le dîner est enfin prêt. Où est cet Ernesto ?"

Hector se tourna vers la propriétaire de cette voix et vit une petite femme toute ronde sortir de la cuisine, vêtue d'un tablier et portant un plateau de nourriture. La mère d'Imelda sans aucun doute. Elle s'arrêta lorsqu'elle vit la scène : Imelda brandissant sa chaussure, Ernesto cherchant sa respiration dans un coin, les affaires d'Hector à l'abandon par terre au milieu de la pièce.

"- Qu'est-ce qui se passe ?," demanda-t-elle à Imelda, l'inquiétude et la confusion audibles dans sa voix.

Imelda s'écarta d'Hector et abaissa sa bottine. "- Rien, Mama. Juste une... incompréhension."

Sa mère ne la crut évidemment pas, mais ne chercha pas plus loin. Elle posa le plat qu'elle portait sur la table et retira son tablier, puis se tourna vers Hector. "- Êtes-vous Ernesto ?," demanda-t-elle précautionneusement.

Imelda laisse échapper un rire. "- Lui ? Non, ce n'est qu'Hector. L'ami d'Ernesto... pour je ne sais quelle raison."

Hectot ignora la pique. Il pencha la tête à la place. "- Merci de nous accueillir chez vous, senora. Vous avez une maison charmante.

- Vous êtes le bienvenu," lui répondit la mère d'Imelda, souriante. Elle se tourna ensuite vers Ernesto qui avait enfin retrouvé ses esprits : "- Donc ce doit être vous, Ernesto.

- Oui, senora," répondit-il. "- Et si je puis dire, merci de votre accueil. Vous avez une maison charmante."

Hector leva un sourcil. Y'avait-il un écho dans ces murs ?

"- Asseyez-vous," dit la mère d'Imelda avec un geste vers la table.

Hector et Ernesto s'exécutèrent. Imelda ramassa les affaires d'Hector et les posa dans la penderie avec celle d'Ernesto. Elle revint et aida sa mère à ramener ce qui restait sur la table avant de s'asseoir elle aussi.

Sa mère se pencha vers Ernesto : "- Eh bien, dites-nous en donc un peu sur vous "

Et voilà ! N'hésitez pas à m'envoyer un commentaire pour me donner votre avis ! Vous avez dû remarquer l'un des premiers éléments de la future chanson Un Poco Loco, héhé. disneyclassicFTW, la rédactrice, a une bonne imagination ! Et vu la personnalité d'Hector c'est complètement plausible !

En ce qui concerne le tutoiement entre Hector et Imelda qu'on voit depuis le chapitre dernier, j'ai pris cette initiative parce que je voyais mal Imelda l'insulter en le vouvoyant... lui essayait de rester respectueux en la vouvoyant, mais puisqu'elle restait dégradante envers lui, il n'avait pas à faire d'efforts en plus quoi. J'ai mis du temps quand même à trouver à partir de quand ils allaient passer à une familiarité supplémentaire ! Les anglophones ont la chance de ne pas avoir ce dilemme :') Quant à Ernesto, je le laisse la tutoyer puisqu'il essaie de lui faire la cour, mais comme elle est plus sur le recul elle conserve son vouvoiement. On peut aussi voir ça comme un manque de savoir-vivre de la part de ce séducteur à qui tout tombe dans la bouche... L'interprétation est libre ^^

On se retrouve la semaine prochaine pour la suite ! Des bisous !