Chapitre 1 : Tu es un sorcier Harry.
Harry allait bientôt avoir onze ans. Il le savait grâce à sa montre 'spécial' que lui avaient offert les Dursley. C'est un des trois cadeaux qu'il avait reçus d'eux quand il avait eu son accident. Ils lui avaient donné, une paire de lunette de soleil à monture large pour cacher ses yeux, une canne blanche, et une montre avec des aiguilles en relief. Enfin ça c'était ce que lui avaient dit les Dursley, mais Harry n'était pas idiot. Ses lunettes étaient les veilles lunettes de Dudley dont ils avaient rafistolé la branche cassée. Sa canne était juste un manche de balais, cassé lui aussi, auquel ils ont rajouté une balle de tennis fendue en deux pour atténuer le bruit et caché la partie brisé, et ils avaient peint le tout en blanc avec se qui resté d'un fond de pot de peinture. Et enfin sa montre avait aussi appartenu à Dudley, ils avaient juste enlevé le verre de protection. D'ailleurs la trotteuse était à moitié cassée.
Harry attendait là, allongé par terre sur le sol poussiéreux de la masure où ils s'étaient abrités des lettres. Ce qui était complètement ridicule. Les Dursley c'était tellement appliqué à lui empêcher de lire les lettres qui lui était adressé, qu'ils en avaient oublié que de un : Harry était aveugle. Et de deux : du fait de son handicap il ne savait pas lire, ou de manière très sommaire, étant donné que les Dursley n'ont jamais investi dans des livre en braille. Harry était sûr que s'ils avaient donné une des lettres à Harry, tout ce serais arrêté. Même s'il était incapable de les lire.
M'étant de côté le ridicule de la situation, Harry n'aimait pas cet endroit. Ce n'était pas le côté délabré et insalubre de la masure qui le gênait. Mais tout lieu nouveau pour lui était un véritable calvaire pour se repérer dans l'espace. Bien que depuis quelques années c'était un peu plus facile. En effet il avait remarqué que ces dernier temps il sentait quelque chose qui l'avertissait en cas d'obstacles. Il ne savait pas ce que c'était mais cela lui faisais pensais à ce que faisaient les chauvesouris pour se diriger dans le noir.
Cette espèce d'écho localisation l'aidait seulement quand il en avait vraiment besoin même si elle n'avait pas besoin d'un son de départ pour fonctionner. Ainsi chez les Dursley où son environnement lui était familier elle ne se manifesté pas ou seulement quand Dudley m'était un obstacle sur son chemin, ou quand les Dursley le punissaient. Par contre elle se déclenchait systématiquement aux croisements pour lui signaler s'il y avait des voitures ou non. De par sa manière de réagir, ce phénomène ressemblait au comportement d'un chien d'aveugle. Aussi Harry décida d'appeler cette dernière 'Lassie'. Même s'il ne prononcerait jamais le nom à voix haute, par peur que les Dursley le prennent mal.
Plus que cinq secondes et il allait avoir onze ans…quatre…trois…deux…un…
BOUM ! BOUM !
Harry sursauta, et il sentie que Dudley aussi.
BOUM ! BOUM !
"Quelqu'un tire au canon ou quoi ?" S'exclama Dudley.
Harry sentie les pas de sa tante et de son oncle qui descendaient.
"Qui est là ?" Cria se dernier "Je vous préviens, je suis armé."
Depuis quand l'oncle Vernon a une arme ? S'interrogea Harry avant d'entendre le déclic d'un chien qu'on armait.
L'oncle Vernon avait bien une arme, et elle était prête à faire feu.
BOUM ! Craaaac !
Un bruit tellement assourdissant qu'il fit mal à Harry, du à son ouïe fine, lui signala que la personne qui frappait à la porte, venait de la défoncer. Harry entendit ensuite une petite série de pas lourd. Qui que soit cette personne, elle devait peser plus que toute la famille Dursley réuni.
"Si vous aviez une tasse de thé, ce ne serai pas de refus." S'exclama une voix grave mais chaude. "Le voyage n'a pas été facile."
Harry entendit les pas se rapprocher du canapé où était installé Dudley rapidement suivis par un "Bouge-toi un peu, gros tas."
Un petit cri et des pas rapide d'hippopotame signala à Harry que Dudley c'était effectivement poussé. Qui que soit cette personne, elle plaisait à Harry.
"Et voilà Harry !" s'exclama le nouveau venu. Harry remarqua que la voix était plus chaude que tout à l'heure.
"La dernière fois que je t'ai vu, tu n'étais encore qu'un bébé." Dit la voix. " Tu ressemble beaucoup à ton père, mais tu as les yeux de ta maman."
Harry n'en revenait pas. Même si Harry tournait sa tête en direction du nouveau venu. Comment savait-il comment sont ses yeux, sachant que non seulement il les garde tout le temps fermés, mais qu'en plus il porte constamment ses lunettes de soleil ? (C'était un ordre des Dursley. La première chose que devais faire Harry en se levant c'était cacher ses yeux.) Puis Harry se rappela que cette personne le connaissait d'avant son accident. Alors il était logique qu'il connaisse l'apparence de ses yeux. Même s'ils étaient bien différents aujourd'hui, l'homme en face de lui ne pouvait pas le savoir. Surtout que vue l'heure tardive il devait faire très sombre dans la masure.
La voix de l'oncle Vernon le sorti des ses pensées.
"Monsieur, j'exige que vous sortiez d'ici immédiatement. Vous avez commis une violation de domicile avec effraction."
Les pas lourds s'éloignèrent d'Harry.
"Ah, ça suffit, Dursley, espèce de vieux pruneau !"
Décidément Harry aimait de plus en plus cette personne. Il entendit alors un bruit d'une rapide altercation, de quelque chose de métallique qui se tordait, et enfin les pas lourds qui se rapprochaient à nouveau.
"Je te souhaite un bon anniversaire, Harry." Dit le curieux personnage. "Je t'ai apporté quelque chose. J'ai du m'assoir un peu dessus pendant le voyage, mais ça doit être très bon quand même."
Harry entendit la personne farfouiller dans ce qui au bruit ressemblait à un manteau. Et Lassie se manifesta en lui indiquant que l'homme, déjà, était gigantesque, et qu'il tendait quelque chose ressemblant à une boite.
Harry était tellement estomaqué qu'il prit la boite sans dire merci et trouva facilement l'ouverture. À l'intérieure se trouvait quelque chose de cylindrique, et à l'odeur, Harry compris qu'il s'agissait d'un gâteau. Son tout premier gâteau d'anniversaire.
Tout se bousculait dans l'esprit d'Harry. Il avait des tas de questions, mais la seule qui franchit ses lèvres fut :
"Qui êtes-vous ?"
"Ah, c'est vrais, je ne me suis pas présenté." Répondit le géant d'un ton penaud. "Rubeus Hagrid, gardien des Clés et des Lieux à Poudlard."
Harry remarqua, pendant qu'il serrait la main que lui tendais Hagrid, qu'il y avait de la fierté dans la voix de se dernier quand il avait annoncé son statut de gardien.
"Et ce thé ? Faudrait peut-être y penser." Dit Hagrid, en se frottant les mains. Aux oreilles d'Harry, le bruit des mains du géant ressemblait au bruit de pierre à poncer, qu'on frottait l'une sur l'autre "Remarque, si vous avez quelque chose de plus fort, je ne serais pas contre."
Puis, sans qu'Harry ne sache pour quoi, Hagrid poussa un grognement. Harry était en train de se demander le pourquoi de se grognement quand il entendit deux petites détonations suivis par une soudaine vague de chaleur venant de l'endroit où Harry savait qu'il y avait l'âtre de la cheminé. Instinctivement Harry recula d'un pas. Depuis son accident il avait une peur presque panique du feu. La pyrophobie d'après son maître d'école, même si Harry n'en était pas phobique.
Harry entendit Hagrid faire du ramdam, mais ne savait pas ce qu'il faisait, car Lassie était au abonnée absent. Après un petit moment il sentie une bonne odeur qu'il identifia comme étant des saucisses griller. Soudain Harry entendit l'Oncle Vernon dire sèchement.
"Dudley, ne touche à rien de ce qu'il te donnera."
Harry entendit Hagrid rire et lancer
"Votre gros lard de fils n'a pas besoin d'engraisser davantage, Dursley, ne vous inquiétez pas."
Décidément, pensa Harry, si Hagrid continuait comme ça, il allait demander le géant en mariage.
Hagrid donna les saucisses à Harry, qui les mangea sans cérémonie. Il avait faim après tout, et les Dursley l'avaient toujours sous alimenté.
Après un repas qui avait un avant gout de paradis d'après Harry. Ce dernier décida de rompre le silence ambiant.
"Je suis désolé." Dit-il. "Mais je ne sais toujours pas qui vous êtes."
"Appelle-moi Hagrid." Dit se dernier. "Comme tout le monde. Et je te l'ai dit, je suis le gardien des Clés de Poudlard. Tu sais déjà ce qu'est Poudlard, j'imagine ?"
"Euh… non…" répondit Harry.
Hagrid parut scandalisé.
"Désolé." dit précipitamment Harry.
"Désolé ?" Aboya Hagrid.
Harry entendit que les Dursley reculaient de quelque pas pour se plaquer au mur.
"C'est eux qui devraient être désolés !" s'exclama Hagrid. "Je savais que tu ne recevais pas les lettres mais j'ignorais que tu n'avais même pas entendu parler de Poudlard ! Tu ne t'es donc jamais demandé où tes parents avaient appris tout ça ?"
"Tout ça quoi ?" Demanda Harry, qui ne comprenait pas le sens de sa question.
"TOUT ÇA QUOI ?" Tonna Hagrid. "Attends un peu !"
Harry entendit Hagrid se lever et fonçait vers les Dursley. Harry pouvait sentir la colère irradier du géant et les Dursley se recroqueviller un peu plus contre le mur.
"Vous n'allez pas me dire." rugit Hagrid. "Que ce garçon, ce garçon ! Ne sait rien sur… sur RIEN ?"
Harry pensa qu'il exagérait. Après tout, même avec son handicap et le fait qu'il était allé dans une école non adapté à son handicap, il avait toujours eu des notes correctes.
"Je sais quand même certaines choses." Dit-il. "J'ai fait des mathématiques et tout ça…"
"Je voulais dire que tu ne sais rien de notre monde, de ton monde. De mon monde. Du monde de tes parents." Répondit Hagrid avec une légère pointe de dédains dans la voix.
"Quel monde ?" Lui demanda Harry
"Dursley !" Hurla Hagrid.
Harry entendit une petite voix terrifié répondre
"Maisnonmaisquoimaispasdutout."
Il fallut un petit moment à Harry pour reconnaître la voix de son Oncle dans ce couinement de souris.
Harry sentit Hagrid se tourner vers lui.
"Il faut absolument que tu saches qui étaient ton père et ta mère." Dit-il. "Ils sont célèbres. Et toi aussi, tu es célèbre."
Harry était en train de se raviser pour sa demande mariage, estimant qu'une personne avec un pet au casque ne ferait pas un bon mari.
"Quoi ? Mais mon père et ma mère n'ont jamais été célèbres."
"Tu ne sais pas… Tu ne sais pas…" s'exclama Hagrid d'un air interdit.
"Tu ne sais même pas qui tu es ?" Dit-il enfin.
L'oncle Vernon retrouva soudain l'usage de la parole.
"Ça suffit !" Ordonna-t-il. "Ça suffit, monsieur ! Je vous défends de dire quoi que ce soit à ce garçon !"
Mais de quoi ils parlent ? Pensa Harry. Quoi que veuille dire Hagrid, il semblait que son oncle soit au courant.
"Vous ne lui avez jamais rien dit ?" Reprit Hagrid en épelant chaque syllabe d'une voix tremblante de rage. "Rien dit du contenu de la lettre que Dumbledore avait laissée pour lui ? J'étais là ! J'ai vu Dumbledore déposer la lettre, Dursley ! Et vous lui avez caché ça pendant toute ces années ?"
"Caché quoi ?" Dit précipitamment Harry.
"ÇA SUFFIT ! JE VOUS INTERDIS !" S'exclama l'oncle Vernon pris de panique.
La tante Pétunia eut une exclamation d'horreur.
"Je vais vous transformer en pâté, tous les deux." Lança Hagrid.
Du pâté de Dursley, beurk. Il n'y a que Dudley qui serait capable de manger quelque chose d'aussi immonde. Pensa Harry.
"Harry… Tu es un sorcier."
Un grand silence s'abattit soudain sur la cabane. On n'entendait plus que le bruit de la mer et le sifflement du vent.
"Je suis un quoi ?" Balbutia Harry.
"Un sorcier, bien sûr." Dit Hagrid. Harry entendit un grincement qui signifié que Hagrid s'était à nouveau installer dans le canapé. "Et tu deviendras un sacré bon sorcier dès que tu auras un peu d'entraînement. Avec un père et une mère comme les tiens, ça ne peut pas être autrement. Mais il est temps que tu lises ta lettre."
Harry sentit qu'Hagrid lui tendait quelque chose.
"Cela risque d'être difficile." S'exclama Harry. "Je suis aveugle."
