Salut tout le monde, voici la suite! Merci pour les reviews. Ne t'inquiètes pas , Rainko, Emily viendra plus tard( je l'apprécie aussi beaucoup ^^)
Disclaimer: Ni la série ni les personnages ne m'appartiennent (dommage...)
Chap 2
Flash back (suite)
- Quelque chose a traversé l'anomalie.
- A vrai dire … il y a eu plusieurs anomalies et donc plusieurs surprises, corrigea le bureaucrate n°1, assis à sa droite. Il semble que les expériences sur les champs magnétiques perturbent les anomalies selon les … différents paramètres mis en place par les scientifiques. Nous avons à gérer un individu dont la moitié des organes sont des prothèses métalliques et intelligentes, le cadavre d'un animal de l'ère glacière et un templier franc hystérique .
- Mais … mais … c'est impossible. La civilisation n'est pas arrivé jusqu'ici, s'exclama Connors lorsque le 4X4 tombât en panne et qu'ils durent monter sur une charrette à foin avec leur matériel.
- On tient à notre train de vie traditionnelle. Ici, à part l'eau et l'électricité, rien de technologique, lui répondit le conducteur.
- Pas de voitures? Demanda poliment Abby, histoire de faire la conversation et de ne pas penser sur quoi ses chaussures neuves avaient une haute chance de marcher.
- Rien pas même ces petites boites pour appeler!
Pragmatique, Matt haussa simplement les épaules face aux regards effarés de son équipe. Becker se mit à tripoter frénétiquement son oreillette pour s'assurer du soutien arrière. Et seule la voix de Jess put le convaincre d'arrêter, sous peine d'abîmer l'oreillette en question. Le fermier eut la gentillesse de pousser jusqu'aux barbelés de la base militaire, situés au milieu de leurs pâturages. La bâtisse ronde de briques ne détonnait pas dans le paysage mais elle dégageait une onde continue de mal être quasi physique que tous ressentirent au fin fond de leurs entrailles.
« Le bétail ne s'approche pas d'ici.
- A cause des champs magnétiques. Ils sont plus fort que la moyenne. On ne captera plus si l'on s'approche, expliqua Matt. On a besoin d'un soutien logistique sur place. Allez-y, j'appelle Lester pour faire venir Jess. Merci pour la … promenade.
- Pas de souci. Faites un saut au village: les repas de la vieille Louise sont pas fameux mais ils nourrissent. Hue!"
Malgré le fait d'être perdu au fin fond de la campagne anglaise, les militaires étaient aussi pédants et protocolaires qu'en tant de guerre. Aussi passèrent ils un long et désagréable moment à se faire contrôler: identité, fouilles physique, fouilles du matériel et à parlementer pour garder leurs armes parce que non, elles n'étaient pas destinés à une rébellion mais à traquer les créatures qui se baladaient dans leur fichu complexe pendant qu'ils passaient leur temps à se crêper le chignon alors qu'ils avaient reçu les directives d'en haut mais que sinon ils seraient ravi de les fusiller et de rentrer à Londres après avoir bien sur manger un morceau chez la vieille Louise. Sur ce, le sergent décida qu'il appréciait Becker et autorisa l'équipe à pénétrer dans la zone de test au sous-sol 15.
Quand ils arrivèrent l'anomalie venait d'être traversé par un homme tout droit sorti de Terminator. Il était hystérique et se roulait par terre tandis que sa peau semblait être rongé par le métal. Un tir bien placé sur son plastron le calma sec. Sa voix rauque s'éleva.
"-Merci. Mon circuit d'information surchargeait mon cerveau. Le Réseau doit avoir un bug.
- Parce que vous avez le web directement connecté à votre cerveau? Mais c'est cool! S'exclama Connors, excité par l'idée.
- Sauf quand le Réseau dit que vous vous trouvez en 2012 et que comme c'est impossible, il essaye de vous tuer. Sinon, oui, c'est cool. Bon, vous avez une borne d'accès?
- Hein? Non, mais vous devriez repasser par l'anomalie avant qu'elle se referme.
- Je dois d'abord me réactualiser, s'entêta l'homme-machine dont la jambe droite, la main gauche et une grande partie du visage étaient des prothèses métalliques noires où brillaient de minuscules circuits argentés qui semblaient prendre vie. Si je reviens avec une erreur dans le Réseau, il va m'éliminer.
- Le futur change à chaque seconde. Si vous ne repassez pas cette anomalie, vous resterez coincé ici à vie, insista Abby, agacée.
- Alors je reste.
Une brusque baisse de tension les prit à la gorge, tout autant que les soldats qui les entourait. Ce changement influa sur l'anomalie qui leur explosa au visage.
Quelques minutes plus tard, ils se réveillèrent courbaturés. L'anomalie les avait durement projeté sur les murs et l'alarme qui sonnait résonnait dans leur tête. Becker fut le premier debout, vérifiant avec inquiétude l'état de son équipe. Une commotion au milieu de nulle part n'était vraiment pas désirable. Mais à part des bleus et des égratignures, ils n'avaient rien.
- Sergent! Pourquoi l'alarme s'est déclenché?
Ce fut la voix de Jess qui lui répondit dans l'oreillette.
- L'anomalie s'est déplacé au sous-sol 5, dans un des laboratoires. Prenez l'ascenseur. Je crois que les champs magnétiques l'ont détraqué: son intensité est différente.
- Okay. Dis à Matt de nous y rejoindre.
Le couloir gris déversait de nombreuses blouses blanches qui évacuaient la zone, sous la surveillance des militaires, nerveux. L'équipe trouvait finalement le laboratoire où un bruit familier et inquiétant se faisait entendre. Armes chargés, ils entrèrent pour faire face à une...abeille géante, venant du futur. En demi-cercle, ils avancèrent pour l'obliger à retraverser l'anomalie derrière elle. Mais le son strident de l'alarme rendit la bête plus agressive et elle leur fonça dessus, défonçant le haut de la porte pour passer malgré les tirs. Elle semblait insensible ou folle. Les cris de surprise-détresse les firent courir derrière elle, bousculant les scientifiques encore présents.
- Jess, où vas-t-elle?
- Elle se dirige vers l'extérieur. Elle utilise le puits de l'ascenseur pour remonter à la surface. Il y a des escaliers où fond du couloir, dans le sens inverse.
- Ascenseur? Demanda Abby, considérant la distance et le nombre d'obstacles mouvants.
- Bloqué par le protocole de sécurité. Trop long à contourner.
- Et merde.
Une fois en haut, ils empruntèrent le véhicule du sergent sécurité pour foncer à Dervell où se dirigeait la silhouette de l'abeille géante. Cette fois-ci, le véhicule ne les lâcha pas mais les habitants étaient dans le même état que les scientifiques: paniqués. Matt interpella leur conducteur de charrette.
- Que se passe-t-il?
- Y a un cinglé avec une épée et une abeille géante sur la place du village! Ca sort des labos, hein? J'en étais sûr: ils fabriquent des choses là-bas!
- Oui, oui, Connors?
- Une troisième anomalie s'est ouverte: l'an de grâce 1104. C'est peut-être un templier. Enfin, quelqu'un d'autre à renvoyer par son anomalie. Je la trouve, vous le convainquez?
L'abeille n'était plus un problème, vu qu'elle avait une épée à travers le corps mais le chevalier hystérique brandissant une torche l'était. En cotte de maille, crotté de la tête aux pieds, il avait l'air absolument ridicule, les menaçant dans une langue peu compréhensible. Sans aucun état d'âme, Becker lui tira dessus.
- Beau tir. Connors, tu l'a trouvé? Une ferme. Où ça? A vue d'œil, il pèse une centaine avec son armure et je ne suis pas sur que l'anomalie …
Un cheval gris pommelé passa nonchalamment devant eux, sellé. Ils échangèrent un regard.
« On arrive.
Connors était facilement impressionnable, il l'admettait-lui même. Les capacités de chacun de ses collègues l'impressionnaient. La force de caractère de chacun d'entre eux ( Becker était un ancien militaire, Matt venait du futur pour sauver le monde, Abby avait tenu un an dans le Crétacé avec lui), leur force physique et leur … créativité. Surtout leur créativité, en fait. Alors quand il écoutait distraitement Jess et Abby programmer leur prochaine sortie en groupe dans un lieu absolument fabuleux selon elles en surveillant à la fois le chemin et ses précieuses machines, le jeune homme dût y regarder à deux fois avant de se convaincre que le groupe hétéroclite composé d'un cheval, d'un chevalier assommé et de ses deux collègues était réel.
- Vous...vous...un cheval?
- Prétentieux! S'exclama Jess, amusée par la scène.
- Pourquoi? Demanda Matt, faussement ingénu. Bon, on se dépêche. Ouvrez l'anomalie.
Mais une vague de magnétisme les atteignit. Ils restèrent encore quelques minutes sans bouger, étourdis par la force de la vague. Qui réveilla le chevalier sans qu'ils s'en aperçoivent.
« Ils ont des problèmes avec leur alimentation.
- Crois-moi si l'anomalie a encore changé d'époque, ce ne sera pas le seul problème qu'ils auront, marmonna Becker en traînant le chevalier dans une motte de foin. Alors?
- Ça a brouillé le matériel. Il faut que je les rallume. Ça va prendre du temps, expliqua Connors, fébrile. Méfiez-vous de ce qui pourrait en sortir.
Toute leur attention était tournée ver l'anomalie désormais ouverte tandis que le brun pianotait sur ses appareils en priant pour que ça aille vite. Il avait la désagréable impression que quelque chose de catastrophique allait arriver. Mais bon vu la qualité de ses intuitions, ça pouvait aussi être un jour aussi sportif que les autres au ARC. Il était nerveux. Une très très mauvaise combinaison vu la situation. Il prit une profonde respiration qui le fit tousser: il était allergique au foin, surtout au foin qui sentait les excréments de chevaux et le brûlé. Attendez une minute, ce n'était pas la nervosité qui lui donnait des bouffées de chaleur? Lentement, Connors se tourna, son regard dépassa ses amis pour fixer le mur de flammes derrière eux et l'absence flagrante du chevalier.
- Ce n'est pas par là, l'anomalie, le rabroua Abby, un peu sèchement.
- On a un problème.
- Merci, Connors, on avait remarqué.
- Un autre problème plus chaud et urgent.
Jess fut la première à se retourner avant de hoqueter de surprise.
- Oh … On ne peut plus sortir.
- Pourqu... Mais où est cet abruti de chevalier?
- Dehors, à attendre la fin du barbecue, fit Matt, sarcastique. On doit traverser l'anomalie.
Ils débarquèrent sous une pluie torrentielle mais bienvenue après l'enfer de la vieille ferme, qui devait maintenant ressembler à un tas de cendres. Située dans une impasse de deux bâtiments noircis par le charbon, nul n'avait remarqué l'anomalie alors qu'ils étaient en plein après-midi dans un quartier très fréquenté, apparemment des ouvriers reconnaissable à leur casquette visé sur le crâne. Un quartier populaire. Il y a quelques siècles.
- Connors? Demanda Matt, son attention toujours fixé sur le flux de personnes qui se déversait devant eux.
Il suffisait qu'un seul tourne la tête et alerte les autres pour les mettre dans la mouise. Le petit génie tapotait son interface, qui avait souffert du voyage un peu mouvementé. L'écran grésilla avant d'afficher clairement une réponse, soulageant un chouia la tension présente dans l'air.
- Londres. Octobre 1850.
- On a pas quitté le pays, c'est déjà ça, fit Jess, optimiste, en enlevant son oreillette désormais inutile. Pas de dinosaure, de tigre à dents de sabre, de prédateurs …
- C'est une façon de voir les choses, continua Becker, toujours armes à la main. Mais il sera compliqué de se fondre dans la masse.
Comme pour confirmer ses propos, l'anomalie se ferma derrière eux, les condamnant à vivre dans le Londres victorien pour un certain temps si n'était pas pour toujours.
