Chapitre 4 : Chemin de Traverse.

Harry était pour le moins… désorienté. L'infirmière de l'école, Pompom Pomfresh, avait, elle aussi, aucune idée de comment soigner sa cécité. Et un de ses collègues médicomages travaillant à Sainte Mangouste, l'hôpital des sorciers, confirma ses dires. Apparemment les sorciers aveugles sont très rare du fait qu'il y a des potions et sortilèges pour soigner les yeux blessés, mais pas pour les yeux qui on déjà cicatrisés ou qui sont fatigués. Il n'existe même pas de sort ou de potion pour corriger la vue d'une personne. Il existe bien des yeux magiques pour remplacer la perte d'un œil. Mais il fallait que l'œil magique soit lié à un œil sain du porteur pour qu'il soit efficace. Si l'œil magique est lié par exemple à un œil qui à une vision de 1 sur 10. Alors l'œil magique aura aussi une vision de 1 sur 10.

Mais ce qui désorienta le plus Harry c'était le Chemin de Traverse. Déjà, il avait du s'y rendre avec le professeur McGonagall avec de la poudre de cheminette. On aurait du interner le taré qui a inventé ça. Pensa Harry. Non seulement ce dernier était à moitié phobique au feu en raison de son accident. (Il fallut nombre de paroles rassurantes du directeur et du professeur McGonagall, ainsi qu'une potion calmante du professeur Rogue pour le convaincre d'utilisé la poudre.) Mais en plus il n'avait plus aucun repère pendant le voyage (ce qu'il détestait), et fini par terre à l'arrivé.

Même le Chemin de Traverse était complètement déroutant. Vous étiez à un endroit, le lieu était presque aussi rempli de magie que Poudlard. Et deux pas plus loin vous tombiez dans un lieu sans une goute de magie.

La première chose qu'Harry et le professeur McGonagall firent c'est se rendre à Gringotts pour voir le responsable des comptes Potter, Ragnok. Harry fut très surpris. Il apprit, lui qui était habitué à porter les vieilles affaires de Dudley, qu'il était assez riche pour, non seulement s'acheter des vêtements, mais également acheter le magasin avec, ainsi que tout le Chemin de Traverse.

Les gobelins, comme les sorciers, n'avaient pas de technique de soin permettent de soigner ses yeux. Mais par contre, vu que la plupart des gobelins étaient des banquiers, ils avaient développés des moyens de faciliter le travail aux gobelins souffrant de cécité. Harry sorti donc de la banque avec non seulement une bourse remplit d'or, mais aussi avec une paire de gant magique.

Ces derniers avaient la capacité de faire apparaitre les mots qu'ils touchaient du bout des doigts, dans l'esprit du porteur et de lui faire comprendre leur sens et la manière de les prononcer, à condition que la langue du texte sois inscrit dans la base de données des gants. Ainsi les gants d'Harry lui permettaient de lire l'anglais, le français, le braille et le latin. Il pouvait aussi lire n'importe qu'elle langue écrite, mais sans la traduction ou la prononçassions. Les gobelins s'étaient aussi procurés pour lui une vraie canne pour aveugle moldu pliable, qu'il étrenna de suite. McGonagall quand à elle réduisit l'ancienne canne d'Harry pour la mettre dans sa poche.

L'achat du matériel scolaire d'Harry c'est déroulé sans anicroches, excepté lors de l'achat de sa baguette chez Ollivander. Chaque baguette qu'il testait provoquer un mini désastre, et en même temps Harry, de sa vue magique, voyait quelque chose pulsé à chaque mouvement de baguette.

"Excusez-moi, monsieur, mais qu'est ce qu'il y a là bas ?" Demanda Harry au vendeur, en pointant du doigt l'endroit concerné.

"D'autres baguettes. Pourquoi cette question monsieur Potter ?" Demanda-t-il.

"Eh bien, à chaque fois que je fais un mouvement de baguette je sens quelque chose dans cette direction." Répondit Harry.

Intriguer Ollivander se dirigea vers la direction que pointait Harry en se demandant qu'elle baguette pouvait bien appeler le jeune homme, quand il se rappela qu'il avait rangé 'cette baguette' à cet endroit. Rapidement il prit la boite contenant la baguette et la ramena à Harry.

Ce dernier avait à peine effleuré la baguette qu'une sensation de chaleur et de bien-être s'en échappa.

"Étrange… vraiment étrange…" Murmura Ollivander.

"Excusez-moi." Demanda Harry. "Mais qu'est-ce qui est étrange ?"

"Je me souviens de chaque baguette que j'ai vendue, Monsieur Potter." Répondit l'étrange vendeur. "Or, le phénix sur lequel a été prélevée la plume qui se trouve dans votre baguette a également fourni une autre plume à une autre baguette. Il est très étrange que ce soit précisément cette baguette qui vous ait convenu, car sa sœur n'est autre que celle qui… qui vous a fait cette cicatrice au front."

Harry avala sa salive avec difficulté.

"L'autre faisait 33,75 centimètres." Poursuivit Ollivander. "Elle était en bois d'if. Curieux, vraiment, la façon dont les choses se produisent. Souvenez-vous, c'est la baguette qui choisit son sorcier, pas le contraire. Vous venez de le prouver quand elle vous a appelé… Je crois que vous avez un bel avenir, Mr Potter… Après tout, celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom a fait de grandes choses, des choses terribles, certes, mais quelle envergure !"

C'est sur ces paroles dérangeantes qu'Harry, et une professeur McGonagall qui pestait contre la langue trop pendue du vendeur, se dirigèrent vers la ménagerie magique. Dumbledore avait fournis une grosse quantité de gallions à Minerva pour qu'elle achète, ou commande, un chien d'aveugle pour Harry.

Harry attendait près de l'entré du magasin que le professeur McGonagall prenne les renseignements nécessaire, quand il entendit une voix sur sa gauche se plaindre.

"C'essssst pas vrai qu'est-ccce qu'on est à l'étroit iccci !" La voix était bizarre. Elle était étrangement sifflante et Harry était incapable de dire si c'était la voix d'un homme ou d'une femme.

"Excusssez-moi." Dit Harry. "Vous voulez que je me poussssse ?" Il trouva alors que sa voix était bizarre elle aussi, et qu'elle avait le même ton sifflant que l'autre voix. Il espérait que la personne n'en prendrait pas ombrage en croyant qu'il se moquait de lui ou elle.

Mais au gros soulagement d'Harry, la voix répondue. "Non cccc'est bon çça ne changerait rien. Merccci quand même."

"Il n'y a pas de quoi." Répondit Harry. Il avait à peine terminé sa phrase qu'une McGonagall paniqué l'interpella.

"QU'EST-CE QUE VOUS FAITE MONSIEUR POTTER ?"

"Rien de spécial." Répondit Harry en se demandant ce qu'il avait bien put faire de mal pour avoir droit à cette crise d'hystérie. "Je discutais juste avec cette personne." Fit-il en regardant dans la direction de la personne sus nommé.

"Mais dans cette direction c'est… c'est…" Balbutia le professeur.

"Vous pouvez arrêter de me pointer du doigt ssss'il vous plaît. CCCCC'est mal poli. Et ççça me cassse les pieds." Dit la voix.

"Cette personne à raison professeur McGonagall c'est très mal poli de pointé quelqu'un du doigt."

McGonagall dans un hoquet de surprise baissa son doigt. Et après un raclement de gorge pour reprendre contenance et s'exclama. "Monsieur Potter, pour votre information il n'y aucune personne dans la direction que vous montrez, il n'y a qu'un serpent à qui vous vous êtes adressé en Fourchelang, la langue des serpents."

"Vraiment ?" Demanda Harry incrédule.

"Vraiment, monsieur Potter." Répondit-elle.

Harry pensant que c'était peut êtres une blague, demanda à la voix. "Veuillez exxxcussser ma quesssstion mais, essst-cccce que vous êtes un sssserpent ?"

"Non." Répondit la voix. "Je sssssuis 'UNE' sssserpent. Tâche de ne pas l'oublier gamin."

"Oh !" S'exclama Harry. "Mais c'est génial professeur McGonagall."

"Puis-je savoir ce qu'il y a de 'génial' au fait que vous sachiez parler une langue associé à la magie noire ?"

Harry ne relevant même pas la partie 'magie noire' lui expliqua sa pensée. "Un chien d'aveugle doit avertir son maître via une gestuelle qui peut être mal interprété par son maître. Mais imaginez si le chien ou en l'occurrence le serpent peut vous adressez la parole. Alors là plus de problème, il dit directement s'il y a un danger ou non et sera même plus précis. De plus, pas besoin d'entrainement vu qu'on peut dire directement se que l'on attend de lui."

En entendant l'explication du jeune homme elle fut sidérée. Avec se genre de réflexions, il y a de forte chance qu'Harry sois répartie à Serdaigle au lieu de Gryffondor comme tout les Potter avant lui. Puis sortant de ses pensées elle demanda au vendeur. "Est-il venimeux ?"

"Il s'agit d'un Trimeresurus albolabris appelé aussi Crotale des Bambous, ou Fer de lance asiatique." Commença le vendeur. "Il s'agit là de l'espèce magique. Comme son homologue moldue, sa morsure est non mortelle mais provoque une douleur semblable au Doloris dans la zone mordu. La douleur est moins forte chez son cousin moldu mais elle dur plus longtemps que sa version magique qui ne dure que dix minutes. Mais la véritable différence c'est que les fers de lance magique sont diurnes et les fers de lance moldues sont nocturnes. Et aussi que la version magique à un spectre visuel semblable à l'être humain."

Après un moment de silence le professeur McGonagall déclara. "Un 'oui' ou un 'non' aurait suffis vous savez ?"

Un "Oh ! La belle rouge" venant de 'LA' serpent fit exploser Harry de rire jusqu'aux larmes, comprenant que le vendeur était devenu rouge de honte.

McGonagall qui pensait qu'Harry se moquait de sa remarque allez le réprimander, mais quand elle vue les larmes d'Harry, elle se retient. Harry avait maintenant, après tout, des 'canaux macrimaux' ou quel que soit le nom, tout neuf. Alors autant qu'il en profite pour des larmes de joie.

Après un petit moment à attendre qu'Harry se calme elle demanda "Vous pensez vraiment que ce serpent fera ce que vous dite ?"

"Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir." Répliqua Harry. "Lui poser la question."

Harry expliqua donc au fer de lance asiatique (C'est le seul nom qu'Harry avait réussi à retenir.) sa cécité et si 'La' serpent voulait bien devenir ses yeux.

"SSSSi tu me ssssort de ccce maudit bocal, je ferais tousss ccce que tu veux, je te ferais même un masssssage des pieds." Déclara le reptile. "Je ssssuis un sssserpent, bordel, pas un putain poissssson rouge !"

Harry éclata à nouveau de rire. "On en arrivera pas là." Dit-il entre deux éclats de rire.

"Elle dit que si on la sort de son bocal à poisson rouge elle fera tout se que je voudrais." Déclara Harry.

McGonagall demanda d'un air contrit "C'est combien ?"