Chapitre 5 : Familles.
Harry était content, malgré le fait qu'il avait du faire à nouveau un voyage en poudre de cheminette et allait devoir encore en faire deux autres aujourd'hui. Il avait plein de nouvelles affaires, une nouvelle canne, des gants pour lire, un serpent pour aveugle qui se prélassé dans un vivarium dix fois plus grand que son vieux bocal, et même une nouvelle paire de lunettes de soleil. Vu qu'il n'avait plus à caché ses cicatrices (qui avaient disparu grâce au baume du professeur Rogue), mais seulement ses yeux. Il avait opté pour des lunettes à branche fine et montures rondes à la John Lennon.
Harry était dans sa chambre du rez-de-chaussée, c'était apparemment une des chambres d'ami de Poudlard réservé aux invités trop vieux pour grimper les escaliers capricieux de Poudlard. Dumbledore l'avait laissé à Harry le temps que l'on lui trouve une famille convenable, et lui signala que quelque soit la maison où il serait réparti, il conserverait cette chambre toute sa scolarité car ce serait plus pratique pour lui, mais qu'un sort sera lancé sur une des tapisseries de sa chambre pour qu'elle soit relier à la salle commune de sa futur maison afin qu'il se mêle à ses pairs. Le plus amusant c'était que le mot de passe pour rentrer dans la chambre, et qui sera aussi le mot de passe de la tapisserie, était en fourchelang pour évité qu'un petit malin ne rentre dans sa chambre sans sa permission. À vrai dire seul Dumbledore pouvait rentrer dans sa chambre en sa qualité de directeur.
Harry venait de disposer toutes ses robes sorcière sur son lit. Il en avait six : trois robes de travail pour Poudlard, deux robes de tous les jours et une pour les cérémonies. Après tout il avait rendez-vous avec un ministre, c'est pas rien. Il avait aussi plusieurs vêtements moldus qu'il laissa dans leur paquet car il n'en avait pas l'utilité pour le moment. Mais pour l'instant il cherchait la marque qu'avait brodé madame Guipure, à sa demande, dans la manche gauche de chaque robes afin de les reconnaître et ce changer.
Une fois prêt il demanda à son serpent. "Prête à faire une balade Tirésias ?"
"Oui patron." Répondit le serpent en se glissant dans la manche d'Harry pour se lover autour de son cou. "On va encore passsser au barbecue ?"
"Malheureusssement je le crains." Dit Harry en soupirant. "Essstime toi heureussse, toi au moins tu ne tombe pas par terre à l'arrivé."
"Oui mais la McGo tremble tellement que j'ai l'impression d'être sssur un Flamby en plein tremblement de terre."
En effet pour évité de blesser ses nouveaux yeux, Harry avait demandé au professeur McGonagall de gardé Sia (nda : prononcé Zia) avec elle lorsqu'ils prendraient la cheminette de retour.
"Comment tu connait les Flambys ?" Demanda Harry surpris.
"Le fêlé du bocal est complètement accros à cccce truc."
"Le fêlé du… Ah ! Le vendeur. Bref allons y."
Harry et McGonagall était depuis un moment dans le bureau du ministre de la magie, Cornelius Fudge, une tasse de thé à la main. Ce dernier était outré par ce qui était arrivé à leur héro nationale.
"Pourquoi les protections n'ont pas prévenue Dumbledore de ce qu'il se passait ? On aurait pu le soigner à temps." Fulmina le ministre.
"J'ai posé la même question à Albus." Répondit McGonagall. "Et il m'a répondu que les protections en place ne protégeaient monsieur Potter que des attaques ou accidents magiques. Il n'a jamais pensé que des moldus puissent être si horribles."
Fudge soupira. "Pour ce qui concerne la garde de monsieur Potter je vais demander à mes assistants de faire des recherches sur les familles à même de prendre soin de lui. Avez-vous des suggestion ?"
"J'en ai plusieurs en effet" Confirma McGonagall. "Déjà vous pouvez m'inclure dans la liste. Il y a aussi les Weasley, les Tonks, et le professeur chourave, ainsi que le professeur Sinistra on de la famille prête à accueillir monsieur Potter."
"Excusez-moi ?" Dit le principal intéressé.
"Oui monsieur Potter ?" Demanda Fudge
"Merci. Pour commencer : Professeur McGonagall si vous êtes prétendante à ma garde j'aimerai que vous m'appeliez Harry, et que vous me tutoyer."
"Mais monsieur Po…" commença Minerva.
"Harry ! J'insiste." L'interrompis Harry.
"Très bien Harry." Soupira Minerva. "Mais sache qu'une fois que les cours reprendrons se sera de nouveaux Monsieur Potter."
"Ça me vas." Répondit Harry avec un grand sourire. "Deuxièmement : Je ne suis au courant du monde magique que depuis trois jours, en comptant aujourd'hui, donc je ne sais pas si cela existe ici, mais chez les moldus, il y a se qu'on appelle un parrain et une marraine. Des adultes choisis par les parents de l'enfant afin qu'ils prennent soin de ce dernier au cas où les parents ne seraient plus dans la possibilité d'effectuer cette tâche. N'y a-t-il pas d'équivalent dans le monde sorcier ?"
Il y eu long moment de silence qui inquiéta Harry.
"Vous êtes toujours là ?" Demanda Harry.
"Oui excusez nous monsieur Potter." Dit Fudge en se reprenant. "Je vais devoir vous demander de gardé cela pour vous."
Harry, surpris promis qu'il ne dirait rien.
"Le système de parrain et marraine existe aussi dans le monde des sorciers." Reprit Fudge. "Le hic c'est que votre parrain Sirius Black est actuellement enfermé à Azkaban, la prison des sorciers, pour avoir vendu vos parents à celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, et pour multiple homicides. Ses crimes sont tellement horribles qu'il a été envoyé directement en prison sans procès… Votre marraine quand à elle s'appelle Alice Londubat. Et ce n'est un secret pour personne, elle est actuellement interné, ainsi que son mari, à Sainte Mangouste depuis presque dix ans. À vrai dire, quand vous avez vaincu, on ne sait comment, vous-savez-qui, sa plus grande partisane c'est mise en tête avec quelque autre partisans, on ne sait pas pourquoi, que les Londubat savaient ce qui était arrivé à leur seigneur et les ont torturés avec le sortilège de Doloris jusqu'à ce que les Londubat perde l'esprit. Ils sont actuellement à l'état végétatif sans aucun espoir de guérison."
Après cinq minutes de silence où Harry digérait ces informations, il déclara "je veux les rencontrer… tout les trois."
Minerva qui était en train de boire une gorgé de son thé s'étrangla. "Vous n'êtes pas sérieux monsieur Potter ?" Fudge lui était trop choqué pour réagir.
"Je suis tout à fait sérieux Professeur McGonagall, et c'est Harry." Déclara ce dernier. "Pour Black, vu qu'il n'a pas eu de procès, je veux entendre de sa bouche pourquoi il a trahi mes parents, et je veux qu'il voit les dégâts qu'il a causé." Dit-il en enlevant ses nouvelles lunettes de soleil. Il savait que c'était un peu vache d'utilisé son handicap comme excuse, mais en même temps les chances qu'ils acceptent étaient minces. Alors autant tenter le tout pour le tout. "Quant aux Londubat… même s'ils sont à l'état végétatif il reste quand même ma seule famille."
Un nouveau silence s'installa dans la salle, brisé seulement par le ministre qui faisait les cent pas en réfléchissant. Pour lui, que le jeune Potter aille rendre visite aux Londubat ne lui posé aucun problème, le souci c'était Black. Le jeune Potter avait marqué un point avec le manque de procès de Black, pourquoi diable l'avait-il dit à Potter. Puis finalement, après avoir pesé le pour et le contre Fudge déclara. "C'est d'accord à certaines condition."
"Vous n'êtes pas sérieux Cornelius ?" Vociféra McGonagall.
"Qu'elles sont-elle ?" Demanda Harry.
"Pour ce qui est de Frank et Alice Londubat." Dit Fudge. "Je n'y vois pas d'objection faite comme vous voulez, mais je veux que vous profitiez de votre passage à Sainte Mangouste pour passer un bilan médicale complet."
"Aucun problème." Affirma Harry.
"Quand à Black." Repris le ministre avec véhémence. "Vous ne serez jamais seul avec lui, vous aurez toujours quatre aurors avec vous, de votre départ de Poudlard, jusqu'à votre retour à Poudlard, même quand vous devrez aller aux toilettes se sera sous la surveillance de ces quatre aurors. Et vous serez aussi accompagner d'un professeur."
"Je n'y vois pas d'inconvénients, mais qu'est-ce qu'un 'auror' ?" Demanda Harry.
"C'est l'équivalent sorcier de la police, Harry." Répondit McGonagall à sa question.
"Oh ! Dans ce cas aucun problème. Quand pourrais-je les voir ?" Demanda Harry.
"Pour Black." Repris le ministre d'un ton plus calme. "Je vais devoir préparer votre rencontre afin qu'elle se passe au mieux, je vous tiendrais donc au courant. Pour les Londubat vous êtes libre de choisir, mais je veux que votre bilan de santé soit fait avant que vous ne commenciez votre scolarité à Poudlard. Ai-je bien été clair monsieur Potter ?"
"Limpide monsieur le ministre."
"Minerva, en attendant que nous trouvions une famille prête à accueillir monsieur Potter, je vous nomme temporairement tutrice légal de Harry James Potter, vous pouvez disposer."
Harry était nerveux. Il avait fini son bilan médical et ce qu'il apprit ne le surpris pas. Ses yeux étaient morts, et il souffrait de malnutritions. À part ça il était en parfaite santé, mais le médicomage l'informa quand même que pendant un mois il devrait prendre une potion quotidiennement pour que son organisme retourne à un niveau acceptable.
Tout ça Harry s'en fichait, car tout son esprit était focalisé sur sa rencontre avec sa marraine et son mari. À cette occasion Harry avait mis la même robe qu'il avait mit pour le ministre, et était accompagné de Minerva. Il avait le droit de l'appeler comme ça vu que jusqu'à nouvel ordre elle était sa tutrice, mais il lui fut interdit de lui donner un surnom.
Alors qu'il s'approchait du couple Harry remarqua quelque chose très étranges. La magie, comme Harry la voyait, ressemblait à des cheveux géants flottant dans l'eau, et ces cheveux restaient en quelque sorte collés sur les être vivant quand il y en avait beaucoup de magie dans l'air comme maintenant. Mais sur Franck est Alice Londubat, la magie était hérissé de piques, comme sur un peigne dont aucune dents n'étaient à la même longueur et qui changeaient constamment. Harry se demanda s'il arriverait à les 'lisser'. Il fut sorti de ses pensées par la voix d'une vielle femme.
"Bonjour Minerva." Dit-elle d'une voix qui avait l'air résigné. "Qui est le jeune homme qui t'accompagne ?".
"Bonjour Augusta." Répondit-elle. "Il s'agit d'Harry Potter, il a exprimait le souhait de rencontrer sa marraine Alice ainsi que ton fils."
"C'est un plaisir jeune homme." Dit la vielle dame, en lui tendant la main.
"Le plaisir est pour moi madame Londubat." Répondit-il en lui serrant la main. Heureusement pour lui, l'hôpital étant saturé en magie il pouvait voir les mouvements des personnes sans trop de problèmes, car il ne pouvait pas compter sur Sia qu'il avait laissé à Poudlard. Après tout, s'amener à un premier rendez-vous avec un serpent venimeux se n'était pas très poli. Même s'il l'avait emmené chez le ministre, cachée dans sa manche.
"Tu n'as qu'à rejoindre mon petit fils, Neville. Il informe Alice et Franck à propos de son entré à Poudlard." Dit-elle.
"Merci madame Londubat, à tout à l'heure." Dit Harry se dirigeant vers Neville en faisant aller sa canne de droite à gauche.
Augusta remarquant ce drôle de spectacle, allait le rappeler quand Minerva lui dit sans ambages.
"Il est aveugle."
"Bonjour… Neville c'est ça ?"
"Euh, oui, bonjour… et vous êtes ?"
"Moi c'est Harry, et tu peux me tutoyer vu que d'une certaine manière on est de la même famille."
"Vraiment ?" Demanda Neville incrédule.
"Oui, ta mère est ma marraine, je l'ai appris il y a deux jours."
Cela laissa Neville sans voix.
"D'ailleurs." Repris Harry. "Hier, j'ai aussi appris que ma mère était ta marraine."
Nouveau silence de Neville.
Ne ce laissant pas démonter, Harry poursuivit. "Excuse-moi de te demander ça mais pourrais-tu me laisser seul à seul avec tes parents. J'aimerai me présenter et parler avec eux, et c'est un peu embarrassant de le faire devant quelqu'un qu'on ne connaît pas. On pourra toujours faire connaissance plus tard si tu veux, surtout que, d'après ce que j'ai compris, tu sera aussi à Poudlard cette année."
Neville encore sous le choc de tant de révélation marmonna "Oui… Oui bien sur." Et il s'en alla.
Cela faisait à peu près dix minutes qu'Harry parlait, enfin chuchotait, à Alice Londubat. Minerva, Augusta, et Neville discutaient d'Harry et de ce qu'il avait vécus chez les Dursley. Ils ne regardaient pas dans la direction d'Harry pour respecter son intimité, quand une voix de femme, une voix complètement éraillée comme si elle n'avait pas été utilisée depuis des années, les fit réagir.
"Qui êtes-vous ?" Dit la voix.
À ces mots ils tournèrent tous les trois la tête en direction de la voix. Mais ne ils comprenaient pas ce qu'ils voyaient.
Harry avait sa main droite sur la joue d'Alice, et cette dernière le regardait droit dans les yeux.
"Qui êtes-vous jeunes homme ?" refit la voix d'Alice Londubat.
À ces mots Harry s'évanouit avec un grand sourire sur le visage, et fut retenue tant bien que mal par une Alice affaiblie.
À cette vision Augusta et Neville Londubat… S'évanouir à leurs tours.
