« Par pitié » supplia Tony, « dis-moi qu'on a enfin trouvé une piste sur la Dollhouse, sinon Thor va finir par me ruiner en Pop-Tarts. »
« Il boude plus ? » voulut savoir Bruce.
« Si, mais apparemment, les antidépresseurs des Vikings c'était bouffer, se beurrer comme un petit Lu ou participer au prochain pillage. Ici, c'est calme plat et Pepper a les clefs de mon bar privé, alors Point Break en est réduit à se rabattre sur les Pop-Tarts. Il en est à dix boîtes par jour, et j'ai compté, crois-moi. »
Les sourcils de Bruce remontèrent si haut sur son front qu'ils se perdirent presque dans ses cheveux.
« Dit comme ça, tu le fais passer pour une victime de la boulimie… »
« Asgardien » rétorqua Tony. « Il coûte aussi cher à nourrir que Capsicle, et s'il continue à se taper l'incruste, j'en serais réduit à tapiner pour payer son entretien. Et quand on voit le montant de mes revenus, ça te donne idée de la gravité de la situation ! »
Bruce souffla longuement par le nez – tactique du marsouin, très efficace pour évacuer la tension nerveuse, pratiquement obligatoire lors d'une interaction prolongée avec Anthony Stark.
« Alors, non, pas de piste, nada, niente. Et non, ton idée n'est toujours pas acceptée. »
Tony prit l'air boudeur.
« Elle est bonne, pourtant. T'en as une meilleure, peut-être ? »
« Tony, tout un chacun et le chien de leur mémé sait que tu es Iron Man. Tu ne crois pas que si tu prétends vouloir louer une poupée, la direction de la Dollhouse ne flairera pas l'embrouille ? »
« Si j'y mets le paquet, je te garantis que personne n'y regardera de trop près… »
« Corruption ouverte, de mieux en mieux. C'est toujours non, Tony. »
« Tu refuses seulement pour me brimer. Si j'étais Bruce Wayne, tu me donnerais le feu vert, avoue-le. »
« Et bien, Bruce Wayne n'est certainement un justicier costumé dont le nom suffit pour plonger les malfrats d ans la terreur la plus abjecte. Il n'aurait quand même pas le droit de mener cette opération. »
« Oh, allez… »
« Quand tu commences à tremper dans ce genre de trafic, tu ne tardes pas à finir mouillé jusqu'au cou. Alors ne fais pas ton petit malin, Tony. Pas ce coup-ci. »
« Votre manque de foi me consterne, amiral. »
« Hors d'ici, seigneur Vador. J'essaie de travailler, au cas où ça ne se verrait pas. »
Tony se retira, sa grimace encore accrochée au visage.
